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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 07:24

Un article d'Antoine Solomiac

En ce début d’année 2021, huit ans et demi après Merah, six ans après Charlie, et alors qu’un professeur de l’enseignement public vient de se faire décapiter pour blasphème, la France se penche officiellement sur son rapport avec l’islam et avec l’islamisme.

C’est un fait nouveau. Depuis Charlie et l’abandon du concept de « loup solitaire » qu’on s’était empressé d’accoler à Merah, le mot d’ordre des pouvoirs publics a été constant : pas d’amalgame, au point qu’on a fini par qualifier de « pas-d’amalgamistes » ses auteurs et ses relais. Mais ce mot d’ordre du pouvoir hollandiste correspondait alors au vœu d’une majorité de l’opinion et était repris à l’unisson par la droite et les médias : il n’y avait pas de problème avec l’islam en France mais seulement des terroristes, des radicaux, des radicalisés, quand ce n’était pas tout simplement des déséquilibrés, pouvant avoir agi pour des motifs « religieux », ignorant eux-mêmes qu’ils étaient mus, en réalité, par une logique d’exclusion sociale.

Le chef d’œuvre de ce discours orwellien était donné au mois d’octobre par le New York Times qui titrait, après l’assassinat de Samuel Paty : « Un homme abattu par balles par la police française après une attaque meurtrière au couteau dans la rue » (French Police Shoot and Kill Man After a Fatal Knife Attack on the Street). Un fait divers en quelque sorte.

Il aura fallu que le président de la République donne de sa personne en parlant de séparatisme islamiste pour que ce mot réintègre le débat politique officiel, les gens de cour se sentant autorisés à mettre le nom sur la chose, non sans réticence d’ailleurs, presque sur la pointe des pieds. La droite a déposé une proposition de loi constitutionnelle visant à garantir la prééminence des lois de la République, le gouvernement riposte avec un projet de loi confortant les principes républicains, ces textes étant l’un comme l’autre expurgés de quelque référence que ce soit à l’islam ou à l’islamisme.

De surcroît, le socle de la pensée officielle est qu’il n’existe aucune continuité ni aucune corrélation entre islam et islamisme. Cette différenciation radicale entre les deux termes, qui se présente comme une constatation de fait, ne résulte pas de l’observation sociale mais est déduite de l’opinion, au demeurant respectable, que la stigmatisation de la communauté musulmane consécutive au terrorisme serait à la fois injuste à son égard et préjudiciable à la cohésion nationale. Les représentants de la classe politique française n’hésitent pas à se transformer, pour les besoins de la démonstration, en exégètes du Coran : une religion de tolérance et de paix.

Le problème est que cette vision irénique est contredite par les études d’opinion réalisées par l’IFOP pour le compte de l’Institut Montaigne en mai 2016, puis de Charlie Hebdo et de la Fondation Jean-Jaurès en août 2020, qui montrent au contraire qu’il y a bien continuité entre islam et islamisme. La population musulmane se distingue nettement du reste de la population française – composée de deux grandes masses, les chrétiens et les personnes sans affiliation religieuse – lorsqu’elle est interrogée, notamment, sur la hiérarchie entre les lois religieuses et les lois profanes, sur la liberté de critique de la religion ou sur le degré de compréhension du terrorisme.

Cette continuité entre islam et islamisme n’est pas propre à notre pays : la montée du fondamentalisme, depuis un demi-siècle au moins, concerne l’ensemble des populations musulmanes dans le monde. Pour la France, les études citées plus haut tendent à prouver, d’une part, que les distorsions évoquées entre communauté musulmane et communauté nationale se creusent avec le temps, d’autre part, qu’au sein de la communauté musulmane, les jeunes et les très jeunes (de 15 à 24 ans) sont les plus sensibles à l’islamisme : ils sont ainsi 74 % à répondre qu’ils « font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République ».

Autant dire que malgré les discours officiels et les politiques publiques mises en œuvre depuis des années, souvent coûteuses, la situation ne s’est pas améliorée et ne risque pas de le faire dans un avenir prévisible. Les faits sont têtus. Comme le constatait sobrement un ancien Premier ministre, « la sécularisation de la religion musulmane recule ».

Que faire donc ? D’abord nommer les choses, ce qui ne veut pas dire nommer « l’ennemi » : personne ne songe en France à rééditer la bataille de Poitiers. Parler de l’islam, ce n’est pas occulter qu’une grande partie de nos compatriotes musulmans, notamment les aînés, placent encore les lois de la République au-dessus de celles de la religion et n’aspirent qu’à vivre paisiblement en conservant leur foi. Ils ne revendiquent, comme d’autres minorités, que le droit à l’indifférence, ni plus, ni moins non plus.

Mais c’est aussi regarder comment change la composition religieuse de la société française, avec le recul du catholicisme et la progression de l’irreligion, depuis un siècle, et avec la montée de l’islam, depuis un demi-siècle, principalement due à l’immigration et à la résilience culturelle et religieuse des populations concernées une fois installées dans notre pays.

Il y a environ six millions de musulmans en France, soit 9 % de la population, ce qui n’est pas en soi considérable mais qui en fait quand même le second foyer de peuplement musulman en Europe après la Russie et le premier de l’UE devant l’Allemagne.

Si l’on se penche maintenant sur les statistiques de l’état civil, c’est plus de 18 % des prénoms donnés en France à la naissance au cours de ces dernières années qui sont arabo-musulmans, soit le double de proportion des musulmans dans le pays. Cela fait ressortir tant le dynamisme démographique de la communauté musulmane au sein de la population française, que le caractère très relatif de son assimilation : ces prénoms sont encore donnés à la troisième génération en comptant celle de l’installation en France. Sans doute, au niveau d’une famille, le choix du prénom relève-t-il de la liberté individuelle, mais au niveau statistique il est le marqueur culturel et social de la place qu’occupe une communauté dans un pays et de son niveau d’intégration.

On compare souvent la situation des musulmans avec celle des immigrés européens en France du début du siècle dernier. Ces situations présentent pourtant deux différences : d’une part, les immigrés européens ne constituaient que 3,5 % de la population française de l’époque, soit deux et demi fois moins que la proportion des musulmans aujourd’hui, d’autre part, l’appartenance à une communauté religieuse est un facteur d’identification et de différenciation plus pérenne que la pratique d’une langue d’origine, qui s’oublie en une génération.

Continuité effective entre islam et islamisme, recul de la sécularisation de la religion musulmane, assimilation inaboutie de la communauté d’hommes et de femmes qu’elle rassemble, voire irrédentisme d’une partie de sa jeunesse, ces faits dérangent nos habitudes de penser. Ils remettent en cause nos idées sur les relations entre religion et société civile, jusques et y compris la notion de laïcité.

On peut, en effet, se demander si celle-ci a vocation à régler, de tout temps et en tous lieux, les rapports entre la religion et le pouvoir séculier, ou si elle ne constitue pas plutôt le compromis historique passé en France, au début du siècle dernier et après plus d’un siècle de luttes, entre une République conquérante et une église catholique connaissant les premiers signes de la déchristianisation du pays.

Nous avons longtemps, par ethnocentrisme, identifié notre représentation de la religion au catholicisme, ce qui nous amène désormais à trouver des « particularités » à l’islam. Mais l’islam ne se définit pas par rapport à une norme implicite, qui serait le catholicisme ou plus généralement le christianisme, « religion de la sortie de la religion ».

Il faut aujourd’hui nous garder de deux illusions, qui ont inspiré nos politiques publiques. La première est la possibilité d’éradiquer l’islamisme sans porter atteinte à l’islam, la seconde est l’idée de faire entrer celui-ci dans le paradigme de la laïcité. Ce sont des vœux pieux.

Nous devons changer notre manière de voir et poser la question de notre rapport à l’islam en termes quantitatifs, c’est-à-dire dans la perspective des relations entre la communauté nationale tout entière et la communauté musulmane, et non plus sur la base des rapports de droit entre l’Etat et chacun des individus qui composent cette dernière.

C’est une remise en cause sinon de l’approche laïque, du moins de la fameuse phrase de Clermont-Tonnerre en 1789 : « Tout refuser aux Juifs comme nation, tout accorder aux Juifs comme individus ». Car si l’islam n’est pas un Etat dans l’Etat, comme a pu l’être la Réforme sous Richelieu, il est en passe de devenir une petite nation dans la nation française. On peut fermer les yeux pour ne pas le voir, on peut faire des lois pour dire que cela n’existe pas, on finit toujours par se cogner sur la réalité.

Abandonner l’objectif de laïciser l’islam pour se fixer celui de le stabiliser, du moins en France, à son niveau actuel ou à un niveau qui ne soit pas trop supérieur, apparaît dès lors comme une réponse plus réaliste.

Il faut, en priorité, réduire le volume de l’immigration non européenne. Celle-ci est en effet musulmane dans la proportion de 80 % au moins de ses effectifs, compte tenu des pays d’origine des migrants. Elle représente un solde migratoire - nombre des nouveaux arrivants diminué de celui des immigrés quittant la France - d’environ 200 000 à 250 000 personnes de confession musulmane chaque année, soit de 0,3 % à 0,4 % de la population française vivant en France.

Réduire l’immigration se heurte toutefois à trois obstacles. Le premier est celui des ONG et syndicats qui réclament «la liberté de circulation et d’installation des femmes et des hommes sur l’ensemble de la planète » ; si ce courant reste minoritaire, il n’en bénéficie pas moins de relais solides dans les médias. Le deuxième obstacle est représenté par différents secteurs économiques (BTP, restauration, agriculture saisonnière), qui fonctionnent grâce à une main d’œuvre bon marché et précarisée ; c’est un obstacle plus sérieux, les forces économiques concernées disposant de lobbys au sein des institutions politiques et de l’administration. Le troisième obstacle, le plus important, tient à la difficulté juridique et pratique de réduire l’immigration, quand bien même la volonté politique existerait de le faire, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. 

Les trois flux majeurs de l’immigration non européenne sont le regroupement familial, l’accueil des étudiants étrangers et l’immigration clandestine. La réduction du regroupement familial est déjà limitée par le fait qu’une partie de celui-ci consiste en l’accueil sur notre territoire des conjoints de ressortissants français. Elle est, pour le surplus, rendue difficile par la reconnaissance d’un « droit à mener une vie familiale normale » qui résulte des jurisprudences du Conseil d’Etat, du Conseil constitutionnel et des cours européennes (CEDH et CJUE), ayant toutes, à l’exception de celle du Conseil d’Etat, valeur supra-législative.

La limitation du nombre des étudiants étrangers n’est apparemment pas dans les projets de l’actuel gouvernement, qui veut au contraire en porter le nombre de 350 000 à 500 000 (étudiants européens inclus) dans les six ans qui viennent. Or, selon des statistiques officieuses, un tiers des étudiants étrangers, hors doctorants, resteraient en France sans titre de séjour après leurs études. 

Enfin, la réduction de l’immigration clandestine repose sur la surveillance physique de nos frontières terrestres et maritimes, ainsi que sur le contrôle des arrivants dans nos aéroports. Ces frontières ne peuvent être que celles de la France, y compris celles internes à l’Europe, en l’état de la porosité des frontières extérieures de l’UE et de la volonté assumée des instances européennes de favoriser la venue de migrants. Il nous faudrait donc, pour lutter efficacement contre cette forme d’immigration, conduire une politique de circulation des personnes en contradiction ouverte avec les accords de Schengen de 1985.

Au-delà des formules obligées sur le nécessaire contrôle des flux migratoires, la réalité est que notre pays accueille chaque année, avec persévérance, un contingent supplémentaire d’immigrés musulmans équivalent à 0,35 % de sa propre population et que les pouvoirs publics ne sont nullement disposés, dans les faits, à y changer quoi que ce soit.

A l’occasion de l’examen du projet de loi sur le séparatisme, dont le mot lui-même a été retiré, et du titre et du texte, le gouvernement a fait savoir qu’il ne saurait être question d’aborder le problème de l’immigration, sans du reste s’expliquer autrement sur ce point. Tout est dit.

Pour surmonter ces entraves qui semblent déposséder la France de sa propre souveraineté, comme dans un mauvais rêve où l’esprit ne parvient plus à commander au corps, il faut une volonté politique. Aucun homme, aucune femme, dans aucune fonction de la République, ne dispose aujourd’hui de l’autorité nécessaire pour imposer cette volonté, pour trancher le nœud gordien. Seul le peuple, s’exprimant par voie de référendum, est en mesure de le faire.

Antoine Solomiac.

 

 

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commentaires

A. Solomiac 03/02/2021 11:16

Réponse sur les rapports entre l'article, l'écologie et la décroissance. Il est exact que l'écologie et la décroissance ne sont pas les principes qui ont inspiré cet article, encore que l'arrêt de l'immigration - au-delà de la question musulmane - favorisera (ou favoriserait) la décroissance démographique de la France. Ce qui pose problème depuis l'affaire des foulards de Creil (1989), depuis la parution des Territoires perdus de la République (2002), depuis Merah (2012), Charlie (2015), le Bataclan (2016) et la suite, et non du fait des mauvais souvenirs de la guerre d'Algérie, qui n'intéresse plus personne à l'exception du président Macron et de Benjamin Stora, c'est la présence et l'expansion d'une forte communauté musulmane dans ce pays avec laquelle la coexistence, ou le vivre-ensemble pour parler la novlangue, apparaît de plus en plus difficile. L'article n'est pas fait pour rêver mais justement (c'est même sa conclusion) pour sortir de ce qui s'apparente à un mauvais rêve. A. Solomiac

thomas 30/01/2021 17:18

Sujet délicat et difficile, à la fois simple et complexe. Je remarque juste en passant que plus on parle de 'vivre ensemble' avec de plus en plus d'insistance et moins on le vit ... Le sujet, sur ce blog qui se veut d'abord écolo et qui aborde sans préjugés la question démographique, est d'abord celui d'une décroissance démographique sur notre territoire afin de nous donner le maximum d'atouts pour une transition vers un monde enfin respectueux du vivant qui nous entoure et des équilibres écologiques. Dans ce cadre, est-il responsable de continuer à accueillir toujours plus de personnes étrangères ? C'est le choix, plus ou moins assumé, des partisans d'EELV. Choix qui provient sans doute d'un amalgame entre le fait que tous les humains partagent la même planète et une approche mondialisée oubliant les territoires nationaux. Or un des principes de l'écologie est 'small is beautifull'. Soit on l'applique et chaque pays essaie d'adapter sa démographie à ses bio-capacités, soit on l'oublie et on soutient un monde sans frontières favorisant les migrations et gommant les mécanismes d'alerte visible à un niveau régional (en permettant de 'verser' un trop plein de population sur d'autres zones moins en tension), prenant alors le risque d'un plantage total de notre monde.

Léon Paul 31/01/2021 18:10

@ thomas. Ce blog se veut en effet écolo, mais remarquez juste en passant qu'aujourd'hui tout le monde se prétend écolo. On pourrait peut-être dire là aussi que ceux qui en parlent le plus sont souvent ceux qui en font le moins. Remarquez également que cet article ne parle pas d'écologie, ni directement de décroissance démographique, encore moins de décroissance matérielle, cet article fait seulement l'éloge d'une certaine décroissance. Celle des musulmans en France. Je suis désolé mais cette "écologie" là ne me fait pas rêver.

Léon Paul 19/01/2021 13:33

Teysseire : Bien que je sois d'accord avec votre réponse à 07H53 , je ne vois pas pourquoi la question du vivre-ensemble devrait se limiter à ces "deux parties". La société fourmille de personnes qui rejettent vos valeurs, ou les miennes, notre façon de vivre, notre culture, qui détestent ce que nous sommes etc. Ces personnes ne sont pas nécessairement de religion musulmane. Le vivre-ensemble devrait être au coeur des réflexions de chacun de nous, pas seulement des Français. Toutefois je pense qu'il y a beaucoup de travail à faire (éducation) afin que tout le monde comprenne déjà l'intérêt du vivre-ensemble.

Quant à ce que vous dites dans votre réponse à 07H43, on pourrait l'élargir bien plus loin. Qu'en est-il aujourd'hui des violences commises ici ou là au nom de cette idéologie (religion ?), le capitalisme pour ne pas le nommer ? Cette violence multiforme qui cause d'immenses dégâts et qui fait énormément de victimes (guerres, violences policières, violences déguisées, insidieuses, dans les entreprises par exemple, etc. ) Et qui plus est ravage l'environnement, et le vivre-ensemble bien sûr.

Orient XXI 18/01/2021 19:53

L’islam est-il une religion violente ?
https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/la-violence-dans-l-islam,2670

Teysseire 19/01/2021 07:43

Il est plus pertinent de juger de la violence d'une religion à partir des actes commis en son nom aujourd'hui, que de s'appuyer sur des écrits datant de deux millénaires..

Léon Paul 18/01/2021 18:11

Teysseire : Le désamour voire le mépris pour la "populace", ou pour le "gros animal " comme disait Platon, voire la peur de la foule, rien de tout ça n'empêche le vivre-ensemble. Personnellement j'entretiens de très bonnes relations avec des gens que je juge très cons. Et qui n'en pensent pas moins de moi. D'ailleurs à très juste raison.

Teysseire 19/01/2021 07:53

On ne peut "vivre ensemble" avec une personne qui rejette vos valeurs, votre façon de vivre, votre culture, qui déteste ce que vous êtes... Là ce n'est pas une question d'intelligence mais de survie psychique voire physique. Dans ce cas, on peut demander aux deux parties -par référendum, pourquoi pas- si elles veulent continuer la vie commune.

Viviane Tits 17/01/2021 18:32

Ceux qui pensent que l'islam est une religion de paix ont souvent été influencés par des musulmans qui se sont présentés comme des pacifistes. Mais qu'en est-il réellement ? Si on lit le coran, les hadiths muslims (témoignages des proches de muhammad) ainsi que la vie du faux prophète muhammad, on se rend compte que l'islam est avant tout une religion de guerre. Muhammad était un homme de guerre. Il a imposé sa religion par la violence : tueries de masse, viols des non musulmanes, vols des biens des "mécréants" (un mécréant est celui qui mé croit...qui croit mal...càd qui n'est pas musulman). Muhammad a dû fuir la Mecque sa ville natale tellement il s'y était mal comporté. Il a été accueilli à Médine. Il y a attendu d'y avoir assez de "croyants" et il y a pris ensuite le pouvoir par la force. Ensuite, il est retourné à la Mecque où de nouveau, il a imposé sa religion par la force. Idem pour ses descendants. Partout l'islam s'est propagé et maintenu par la peur. On ne peut pas quitter l'islam. C'est le crime d'apostasie, punissable de mort. Si les musulmans se présentent comme étant des "pacifistes", c'est parce que dans deux endroits du coran, on leur dit d'agir ainsi. Tant que les musulmans sont peu nombreux dans un endroit, ils doivent s'y faire oublier. Et dès qu'ils sont suffisamment nombreux, ils doivent prendre le pouvoir par la force. Ne croyez pas que je sois raciste. La moitié de ma famille est musulmane. C'est parce que je connais bien l'islam que j'ai peur qu'il ne se propage et ne rejette aux oubliettes de l'histoire tous les acquits des femmes en Europe. Avant même de faire un référendum, il faudrait absoluement que vous appreniez ce qu'est vraiment l'islam et que vous préveniez les autres européens qui sont décidément très; très, très naïfs.

Léon Paul 17/01/2021 12:30

Comment le résultat de ce référendum pourrait-il surprendre ceux que vous appelez "bien-pensants" ? Même si les responsables politiques sont éloignés de "la réalité vécue", pensez-vous qu'ils ne savent pas ce que les Français ont dans la tête ?
Je vous laisse imaginer le climat avant et après ce référendum, les discussions sur les plateaux télé, sur les réseaux dits sociaux, dans les cafés du commerce, en famille etc. Et pour en arriver à quoi finalement ? Pour diviser encore plus les Français ? Qu'a t-on à gagner avec ça ?
Alors mieux qu'un référendum je pense qu'un sondage ferait très bien l'affaire. Les sondages c'est formidable. On peut leur faire dire n'importe quoi, ils servent à mesurer et donc à façonner l'opinion (qu'on peut retourner en seulement quelques jours), mais le gros avantage des sondages c'est qu'on les oublie en un rien de temps (un sondage chasse l'autre). Finalement la sondocratie c'est beaucoup mieux que l'ochlocratie.

Antoine Solomiac 19/01/2021 10:25

Le sondage donne un état de l'opinion. Le référendum a valeur contraignante, il permet l'adoption d'un texte à valeur normative comme la loi. Il est l'un des mode d'expression de la souveraineté nationale.

Teysseire 17/01/2021 17:40

Vous affichez un tel mépris pour l'opinion publique et la" populace "que votre vivre-ensemble a plutôt des allures d'entre-soi.

Teysseire 17/01/2021 09:36

Nous ne sommes en réalité pas très loin de l'état dans l'état. L'Islam est devenu le pays fantasmé des jeunes immigrés de la Xième génération qui n'ont pu ou voulu s'intégrer. Il reste chevillé à l'âme des nouveaux arrivés (pour des raisons économiques pour la plupart ou fuyant un conflit). Les ancêtres des premiers avaient gardé la nostalgie du retour au pays d'origine, ils n'y sont retournés pour la plupart qu'après leur mort et ils ont transmis aux suivants cette nostalgie, des traditions culturelles et leur croyance religieuse tout à fait modérée à l'époque . Leurs enfants et petits enfants n'ont eux aucun lien véritable avec ces pays là, ils s'y sentent même tout à fait rejetés quand ils y retournent occasionnellement. Les nouveaux arrivés savent qu'ils ne retourneront pas en arrière et pourtant souffrent de leur exil. L'Islam les fédère tous, structure leurs revendications, colères, ressentiments. Il faut bien s'enraciner quelque part : l'Islam leur sert de "terre natale". Et où installer cette terre natale, si ce n'est en France seul pays qu'ils connaissent ou pays qui vient de les accueillir, qui les a aidés, les considère comme citoyens et est si bienveillant envers tout ce qui n'est pas elle-même. Ils considèrent à la fois la France comme leur appartenant et comme détestable à cause sa laïcité, son laxisme de moeurs et son obstination à les assimiler. A la fois "Je suis Français, j'ai des droits, madame" et "Moi, je suis pas Français, je suis Arabe, madame!". Il sont par ailleurs tout à fait conscients de leur poids démographique "On va être de plus en plus nombreux, faudra vous y faire!" Alors oui, je suis favorable à un référendum dont les résultats surprendraient les bien-pensants et les responsables politiques éloignés de la réalité vécue. Il n'y a pas de vivre ensemble possible avec cet Islam là.

Léon Paul 16/01/2021 20:35

Le titre à lui seul sent l’amalgame. Le vrai problème est-il l’immigration ou bien l’islam ? L’islamisme ou bien l’islam ? Et quel islam ? Pour l’auteur tout est lié. Certes, mais tout de même. Où est la part des choses là dedans ? Et la bêtise, a t-elle un lien avec l’islam ? Avec l’immigration alors ?
Dès le début de l’article le ton est donné, tremblez braves gens ! La suite est là pour nous ouvrir les yeux : «l’ennemi» gagne du terrain, toujours plus, les Antoine et les Monique se font rares, les Mehdi et les Yasmine font exploser les registres de l’état civil, les églises se vident etc.
Sérieusement, demandons-nous pourquoi les Français ont peur de tout, pourquoi ils prénomment leurs gamins Kévin, Nolan ou Mila, pourquoi ils ne vont plus à la messe, pourquoi ils ne croient plus en rien, ou alors en n’importe quoi ce qui revient au même. Serait-ce à cause de l'islam peut-être ? De l’immigration alors ? N’importe quoi !
Et vous voudriez un référendum. C’est à dire donner au peuple l’occasion de se défouler sur ces sujets, certes liés, vous voudriez qu’on se réfère à l’opinion, cette chose si futile, si versatile, manipulable à volonté et qui aujourd’hui rétablirait la peine de mort si elle gouvernait (ochlocratie). Non, je ne pense pas que ce soit la meilleure façon d’améliorer le vivre-ensemble ni d’élever le niveau.

Antoine Solomiac 16/01/2021 22:01

Oui tout est lié, ce qui ne veut pas dire que tout est identique. L'immigration est essentiellement musulmane, la population française non. Donc la proportion des musulmans augmente avec l'immigration.
L'ennemi, j'ai justement écarté ce terme, et de manière expresse. Il n'est donc pas honnête de l'attribuer à l'article avec des guillemets.
Vous méprisez le peuple, futile et versatile, c'est votre droit. Moi, je pense au contraire qu'il a toute légitimité pour décider de son destin et que le référendum, après une campagne qui l'éclaire, lui permet de le faire : on l'a vu avec l'Europe en 2005.
Ochlocratie : gouvernement par la populace. Vous êtes élitiste, moi pas.
A. Solomiac