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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 12:32

 

  Le rêve caressé par les écologistes, mais en réalité appelé de ses vœux par l’ensemble de la société d’une énergie qui serait tout à la fois parfaitement propre, quasiment inépuisable et de mise en œuvre aisée nous donnerait-il accès au paradis sur Terre s’il venait à se réaliser ?

  A l’heure où tant d’hommes travaillent à améliorer notre efficacité énergétique et où la lutte contre la pollution est une priorité, en douter  pourrait passer pour de la provocation, et pourtant…

  Les choses ne sont-elles pas un peu plus complexes ? N’existe-t-il pas finalement quelques avantages aux multiples contraintes que nous impose aujourd’hui notre consommation d’énergie ?

  Notre mode actuel de production énergétique fait majoritairement appel aux combustibles fossiles (1), cela fait peser sur l’avenir une double épée de Damoclès.

 

- En premier lieu, la forte pollution engendrée par ces combustions pourrait rapidement devenir intolérable. En particulier, si après l’épuisement des réserves pétrolières, nous devions, d’ici la moitié de ce siècle passer massivement au charbon tant pour la production d’électricité que pour le chauffage ou les carburants. C’est là une hypothèse, hélas, assez réaliste. Rappelons que dans le monde beaucoup de chercheurs travaillent sur ce que l’on appelle le " CTL : Coal to Liquid ". Les procédés de liquéfaction du charbon sont maîtrisés mais ils sont fort polluants et peu efficaces (il y a une grande déperdition entre l’énergie potentielle du charbon utilisée et l’énergie finalement récupérable dans les combustibles produits). Comment réagira l’atmosphère à de telles pratiques sur une planète qui comptera neuf milliards d’habitants, tous désireux de se mettre au standard de vie occidental ?

 

-  En second lieu,  les ressources fossiles sont finies. Même le charbon, dont les réserves restent importantes s’épuisera lui aussi et cela d’autant plus vite qu’il viendra se substituer au pétrole d’abord puis au gaz. Le charbon, véritable symbole de la révolution industrielle et donc semble-il du passé, est hélas probablement une énergie d’avenir (voyez sur ce point l'excellent  dossier réalisé par M. Jean-Marc Jancovici sur le site Manicore).

 

  Ces deux menaces prennent notre futur en tenaille. Des tenailles qui se referment inexorablement et condamnent tout à la fois la poursuite de notre développement économique et de notre croissance démographique.

  Notons que l’Histoire ne manque pas d’ironie car la seconde de ces menaces (la pénurie, donc) pourrait bien être celle qui nous sauvera de la première ! Avec la fin des ressources fossiles prendra fin la pollution que génère leur combustion. Souhaitons qu'alors il ne soit  pas trop tard pour l’atmosphère et que cela ne se traduise par une déforestation massive. On ne saurait exclure ce  dernier geste de folie d'une société face au manque. 

 

   Alors, bien sûr, devant un avenir aussi peu engageant, beaucoup rêvent d’une énergie dont la production s’affranchirait de ces deux contraintes : pollution et pénurie.

   Certains imaginent que les énergies douces viendront sans problème se substituer aux salissants et déclinants hydrocarbures, d’autres, sans être plus précis, " font confiance à la science pour nous sortir de l’impasse ", " comme elle l’a toujours fait ".

   D’autres encore, plus concrets, voient dans la fusion nucléaire le Graal qui nous sauvera (2). D’autres enfin, à mon sens, les plus réalistes, mettent dans les économies d’énergie l’essentiel de leurs espoirs tout en mixant plus ou moins ce programme avec les précédents.

 

   Brillant (ou chanceux)  sera  l’augure qui saura deviner les chemins de l’avenir, mais il est intéressant de réfléchir sur ce qui est, selon moi, la plus improbable des hypothèses, celle que la science découvre un moyen qui nous apparaîtrait aujourd’hui quasi magique pour produire de l’énergie.

 

   Imaginons un instant, simple expérience de pensée, que demain, par une découverte inattendue, nous puissions pour un prix dérisoire et sans pollution aucune, stocker dans le volume d’un dés à coudre suffisamment d’énergie électrique pour, au choix, chauffer une maison pendant cent ans, faire rouler une voiture sur un million de kilomètres où même, allons-y, faire voler un Airbus A380 trente années durant !

  Rêve ultime ! Plus de problèmes, chacun pour un prix modeste pourra disposer d’un niveau de vie décent. Tous, même dans les pays les moins développés pourront se chauffer, se transporter, se nourrir même, car l’énergie est un élément essentiel de la production agricole.

   Alors par cette triple alliance de l’écologie, de l’économie et de la justice sociale au niveau planétaire le monde sera-t-il sauvé ?

 

   Bien au contraire, je crois que c'est exactement ce qui le condamnerait. Les contraintes évoquées sont probablement celles qui ont une (toute) petite chance de nous sauver nous, les hommes  et les autres habitants de la Terre.

 

   En limitant notre développement économique et démographique ces contraintes limitent notre emprise sur la planète. Si l’énergie devient abondante il n’existera plus de frein à notre expansion absolue. Toutes les terres ou presque pourront se couvrir d’hommes. Qu’importe alors que les maisons n’émettent plus de CO2, elles prendront inéluctablement la place du vivant. Les déserts les plus froids ne seront plus hostiles, le chauffage sera propre et gratuit. Le développement des réseaux routiers, si consommateurs et si " fragmenteurs " d’espaces naturels seront favorisés face à une demande de mobilité qui n’aura plus de limites financières ou techniques.

   Les villes pourraient alors s’étendre indéfiniment et la nature se réduire à presque rien. Avec une énergie gratuite la culture hors sol, par exemple dans des immeubles en hauteur ou au contraire sous-terrains, ne sera plus un problème,  la lumière artificielle venant remplacer le Soleil. De même, l'approvisionnement en eau ne constituera plus une difficulté. Avec de l'énergie à profusion, le dessalement de l'eau de mer et son acheminement sur les lieux de production agricole sera un jeu d'enfant.  L'énergie est au coeur de nos sociétés.

   Devrons-nous alors compter sur la sagesse pour que des lois viennent limiter notre expansion et préserver la nature ? Ce serait là faire un pari bien risqué.  A-t-on déja vu des lois s'opposer avec succès et durablement aux tendances lourdes de l'histoire ?

   Ainsi, les contraintes et les menaces que nous percevons comme des difficultés, et même des ennemis de la nature seront peut-être, à terme, nos ultimes protections, celles qui nous éviteront de mettre complètement à genoux notre planète.

 

  Il ne faut évidemment pas voir en ces propos un appel à privilégier les énergies polluantes et à refuser les " renouvelables " mais bien à prendre en compte la complexité du problème et à comprendre que notre avenir ne passe pas par une technologie triomphante mais par une attitude mesurée et par un respect pour le monde. Il n’y a pas de magie et pas de bonne solution qui s’appuierait sur une domination encore plus forte de la nature.

 

(1) Sur ce point l’exemple français n’est pas représentatif, la part importante du nucléaire (près de 80 %) dans notre production d’électricité peut fausser le point de vue. Mais l’électricité ne représente pas toute l’énergie, loin de là, et de fait, même en France le pétrole représente la première source d'énergie primaire.

De plus, le cas français constitue une exception qui n’est probablement pas généralisable au monde entier, ni même à l’ensemble des pays développés. La plupart des écologistes d’ailleurs ne le souhaitent pas.  Rappelons en outre que pour les transports, éléments fondamentaux de notre société de mobilité permanente, notre dépendance au pétrole est presque totale.  

(2) La maîtrise de la fusion nucléaire est toutefois loin d’être acquise. Voir sur ce site l’article qui y est consacré. De plus, la fusion,  même si elle était au point, continuerait de souffrir de deux handicaps majeurs. Tout d'abord, elle fournit de l’électricité qui est une forme d'énergie assez mal adaptée aux transports tant que des progrès importants n’auront pas été faits en terme de stockage. Et enfin, elle suppose des sociétés stables dans le long terme : Quid des centrales nucléaires en cas de guerre civile ou de conflits entre états  ?

 

 

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Published by Didier BARTHES - dans Energie
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commentaires

Jonathan 25/05/2011 11:02


J'ai pas lu les autres commentaires, mais je vois une faille dans le raisonnement.

Tu dis qu'une société disposant d'un accès à l'énergie illimité s'étendra de même sans limites... Et pour cela tu te bases sur la démographie galopante que connait le monde et les pays en
développement...

Mais c'est faux. Je pense qu'on a tous vu au lycée que la croissance démographique stagne, voire même régresse dans les pays occidentaux. Et la il convient de s'intéresser à la raison de cette
stagnation.

En fait En farfouillant un peu sur le net il n'est pas difficile d'établir la relation entre éducation et démographie.

Prenons une société pré industrielle, ou peu développé (économiquement parlant) Je pense n'apprendre à personne que dans une telle société (cf pays africains par exemple, ou Europe médiévale) La
natalité est extrêmement élevée, la mortalité la suit de près. la mortalité y est élevée parce que la médecine ne permet pas de la réduire, et la natalité y est élevée pour une raison très simple,
une femme qui n'est pas éduqué ne va pas attendre ses 25 ans pour se marier. Elle est généralement mariée vers 15 ans (en 10 ans on a le temps de faire 2 - 3 enfants), et passe n'a pas grand chose
à faire de son temps si ce n'est s'occuper de ses enfants... on peut s'attendre raisonnablement à voir cinq enfants dans une famille.

Dans les sociétés en développement, (cf les cours d'histoires sur la révolution industrielle, et les pays émergents comme la chine...) La petite fraction éduquée de la population propose à la
société des innovations qui rendent les productions plu rentable, et développe la médecine. du coup, la mortalité recule et les gens dispose de temps devant eux. donc la natalité reste élevée, mais
les gens ont du temps pour s'investir dans d'autres domaines, et commence à concevoir l'utilité de l'éducation(en témoigne dans nos contrées les développement de syndicats, de partis politiques la
généralisation de l'éducation...)

Dans une société développée, La natalité est à peu près aussi faible que la mortalité, (même parfois plus, comme en Allemagne par exemple)... Cela provient du fait que une population éduquée se
marie vers 25 - 30 ans, et que dans une telle société, il n'est pas rare de voir les femmes (et les hommes) travailler à mi temps, voire temps complet, s'investir dans pas mal d'activité, de
loisir, ou d'associations humanitaire, et du coup, si certaines conservent le désir d'avoir pas mal d'enfants, beaucoup n'ont qu'un ou deux enfants... et du coup, la demographie se stabilise.

En conclusion, en terme de démographie, on peut s'attendre à ce que la population continue d'augmenter pendant le prochain demi siècle, puis se stabilise vers les 12 000 000 000 d'habitants... et à
partir de la régresse lentement...et si on veut contrôler la démographie, bah plutôt que de limiter les naissances, ou de tuer des gens en masse, il suffit de se contenter d'éduquer les hommes et
les femmes, pour leur donner autre choses à faire que de faire des enfants. et une populations plus éduquée est naturellement plus responsable...

cordialement


Didier BARTHES 27/05/2011 20:15



Bonjour,


Je m'inquiète en effet de la surpopulation et je dis par ailleurs qu'une énergie trop facile donnerait à l'humanité un tel pouvoir sur le monde qu'elle le
détruirait. Pour autant je ne base pas le second élément sur le premier, les deux raisonnements me semblent simplement vrais. Toutefois si dans le principe.  les deux choses sont
indépendantes. Dans l'Histoire j'admets que l'énergie facile à permis l'augmentation de la population et que si cela devait continuer elle le permettrait encore ce qui constituerait une forte
menace pour la planète et ses équilibres.


En ce qui concerne la baisse des effectifs de certains pays : elle reste très limitée et en concerne très peu (Allemagne  + Russie + quelques anciens
pays de l'Est) sur 200 ! Pour le reste, le monde est en forte croissance démographique puisque nous gagnons chaque année 80 millions d'habitants ce qui est proche du maximum jamais constaté (87
millions environ aux frontières des décénnies 1980-1990). Il faut savoir que, en nombre, la croissance démographique est plus importante aujourd'hui que dans les années 50 ou même que dans
la majorité des années 60 pourtant considérées comme des années d'explosion. Pour les statistiques sur ce sujet, voir sur ce même site la page "Les chiffres clefs de la
population".


Que par ailleurs une augmentation du niveau de vie soit généralement corrélée à une certaine baisse de, la fécondité: c'est exact, mais cela prend de nombreuses
années et dans un premier temps l'effet démographique ne se fait pas sentir puisque la baisse de la natalité est largement compensée par une augmentation (heureuse) de l'espérance de
vie. 


Enfin, compter sur cela pour stabiliser la population est sans doute un leurre puisque la fin des énergies fossiles et des ressources naturelles (les poissons
par exemple) ne permettront jamais à l'ensemble de la population mondiale d'atteindre le niveau de vie des populations occidentales (et donc selon cette vision d'atteindre leur bas niveau de
fécondité).


J'ajoute que, même si nous stabilisions nos effectifs à 12 milliards, comme vous l'évoquez (c'est une stabilisation que je crois  possible) il s'agit
d'un nombre énorme absolument incompatible avec la préservation de la nature (c'est deux fois plus qu'en l'an 2000 et 60 fois plus qu'au début de l'ère chrétienne). Il serait dans ces conditions
bien difficile de nourrir tous ces êtres humains et surtout il ne s'agit pas que de les nourrir, encore faut il leur offrir un cadre de vie non entierement bétonné et laisser de grands espaces
aux animaux sauvages. Où avec de tels effectifs mettriez vous les tigres  ? (- 97 % en un siècle !) ? Les lions  ? Les éléphants ? Les ours ? et de façon générale tous les grands
animaux. La Terre, ne l'oubliez pas, ne gagne pas un seul mètre carré.


Toute son histoire l'humanité a été beaucoup beaucoup moins nombreuse qu'aujourd'hui. Nous avons multiplié par  1000 (oui par 1000) nos effectifs au cours des
dix derniers millénaires, N'est-ce pas là une folle fuite en avant ? Aucune espèce jamais ne s'est conduit ainsi sur la planète. Aucune d'ailleurs n'a jamais mis en danger l'équilibre
biologique mondial, nous sommes les premiers. Triste privilège dont, je crois notre nombre constitue la cause principale.


Bien cordialement.



vieux rat 12/09/2010 15:01


« « Le rêve caressé par les écologistes, mais en réalité appelé de ses vœux par l’ensemble de la société d’une énergie qui serait tout à la fois parfaitement propre, quasiment inépuisable
et de mise en œuvre aisée nous donnerait-il accès au paradis sur Terre s’il venait à se réaliser ? » »

FAUX : les écologistes ne souhaitent pas une énergie facile. Même si vous pouvez dire qu'ils en rêvent...
Les écologistes n'existent pas comme entité rêvante ou pensante ...
DES écologistes souhaitent UNE décroissance, c'est à dire réduire l'impact délétère des humains sur leur(s) environnement(s) au risque de le rendre invivable.
C'est très très différent.
DES écologistes et autres peuvent souhaiter tout ce que vous voulez, car tout a été dit, surtout le n'importe-quoi. Cela n'a pas de sens de stigmatiser un concept. On n'est pas dans le même domaine
de discours.

  « « A l’heure où tant d’hommes travaillent à améliorer notre efficacité énergétique et où la lutte contre la pollution est une priorité, en douter  pourrait passer pour
de la provocation, et pourtant… » »
Améliorer notre efficacité énergétique est au mieux une fausse interprétation (des rêves ?), au pire réducteur. L'idée est de REDUIRE l'impact de l'humanité sur son environnement.
Pas de faire plus ou autant avec moins !
ON SAIT que réduire un cout entraine une sur-dépense, c'est systématique. Vois études à ce sujet.
Si ma voiture consomme moins je m'en sers plus, si ma chaudière brule mieux, je me chauffe plus ... Si tel itinéraire a été aménagé et est plus fluide, son usage est plus important etc ..

  « « Les choses ne sont-elles pas un peu plus complexes ? N’existe-t-il pas finalement quelques avantages aux multiples contraintes que nous impose aujourd’hui notre
consommation d’énergie ?
  Notre mode actuel de production énergétique fait majoritairement appel aux combustibles fossiles (1), cela fait peser sur l’avenir une double épée de Damoclès.
... ...
  Ces deux menaces prennent notre futur en tenaille. Des tenailles qui se referment inexorablement et condamnent tout à la fois la poursuite de notre développement économique et de notre
croissance démographique.
.... 
  Il ne faut évidemment pas voir en ces propos un appel à privilégier les énergies polluantes et à refuser les " renouvelables " mais bien à prendre en compte la complexité du
problème et à comprendre que notre avenir ne passe pas par une technologie triomphante mais par une attitude mesurée et par un respect pour le monde. Il n’y a pas de magie et pas de bonne solution
qui s’appuierait sur une domination encore plus forte de la nature. » »
.. ..

Ceci a été déjà dit mille fois et il n'est pas inutile de le reredire.
Pourtant rien n'y fait.

Ceci pour la simple raison . Que dire est facile et faire plus difficile.
En précisant un peu dire : nous en avons le loisir, faire : nous ne l'avons pas.



Je, NOUS, ne sommes pas responsables de ces destructions massives. Les grandes entreprises oui.

Je NOUS ne sommes pas responsables des consommations massives.
Quand TOUT ce qui m'entoure me pousse à plus consommer, je consomme plus, sans autre questionnement. Je ne suis pas stratège, dirigeant, je survis je travaille, je me démène.


Les gouvernements qui savent bien et aident tout ceci oui
, sont responsables, c'est leur fonction !

NOUS sommes victimes d'un SYSTEME. Celui qui édicte à tous, consommez consommez c'est bon pour l'économie donc pour tous.
Or ceci est irresponsable (donc fou, au sens définie la folie).
Cela a été dit et redit depuis au moins une centaine d'années.
Cela n'a pas empêché le SYSTEME de progresser de manière délirante, tellement que l'environnement planétaire, qui a permis ce développement FOU, risque disparaître ... se transformer en un autre
monde.

Qui est fou ?
Vous ? Moi ?
Non, NOS dirigeants (publics et privés) et autres intellos ( 'grandes' gueules médiatiques ) qui ont poussé à la roue, cette roue que nous ne savons plus arrêter de massacrer notre milieu de vie,
perdu dans l'univers.

Un SYSTEME, c'est un environnement socio-économico-politique qui me pousse à faire ceci plutot que cela.
Je préfère faire raser des forêts pour planter des palmiers à huile, afin de profiter d'un marché très profitable, plutôt que de risquer de vendre à moindre bénéfice donc de voir mon action
baisser, donc de disparaître, par l'achat d'un prédateur à l'affut,
Le SYSTEME me pousse à la compétitivité qui occulte toute autre considération.
Il faut donc changer ce SYSTEME.
Parler pour se plaindre ou pontifier (ce que je fais volontiers) ne sert de rien, si cela ne change pas ce SYSTEME.


Didier BARTHES 13/09/2010 14:32



Bonjour,


Si parler ne sert à rien alors en effet ce blog est inutile (ainsi que votre commentaire ou ma réponse d'ailleurs). Bien, cela dit parlons quand même !


Vous abordez beaucoup de sujets, mais cet article avait un objectif précis et limité :   Dénoncer l'illusion d'une énergie facile qui pourrait
résoudre tous nos problèmes.  Bien sûr, de fil en aiguille, on peut, à partir de n'importe quel sujet remonter à l'organisation de la société dans son ensemble et faire le procès de
toute l'organisation sociale du monde. J'ai tendance a préférer des approches ciblées sur des thèmes précis qui me semblent déterminants comme la démographie ou l'énergie.


Je ne suis pas certain que la faute soit celle des dirigeants face à des peuples victimes. les choses me paraissent plus imbriquées. Les dirigeants sont liés à la population et la population
aspire à la consommation.


Je ne sais exactement ce que vous entendez par Système. Peut-être la société de consommation ? En ce cas, oui, je pense que cela n'est pas
durable, et qu'il n'est d'ailleurs pas souhaitable que cela dure. Cela ne conduit qu'à détruire l'environnement et à frustrer beaucoup d'entre nous. Il nous faudra dans l'avenir être plus
frugaux et moins nombreux.


Vous rappellez  que ce que j'écris a déja été dit mille fois. Sans doute, et je n'ai pas prétention à être le premier à dire les choses. Qui pourrait
d'ailleurs s'en vanter ? Toutefois, admettez que  dénoncer une énergie qui serait abondante et peu polluante n'est pas fréquent et j'ai pensé qu'évoquer le
sujet présentait quelqu'intéret.


Sincèrement


 



Gorge Rouge 11/09/2010 22:01


"... une attitude mesurée et par un respect pour le monde" certes ! Mais encore ?
Je me permets de vous renvoyer sur mon blog pour des propositions plus précises qui vont dans le même sens.
Robin


Franck 11/09/2010 11:51


Tout ceci me parait juste !


Manso 08/09/2010 08:58


Excellent article: l'énergie facile sonnerait le glas de l'humanité.


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  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
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