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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 05:43

 

   En décembre, échec à Copenhague.

 

   En mars, abandon de la taxe carbone française.

 

   Même à la mode, l’écologie est un combat difficile ; nous assistons à une double impuissance.

 

    Impuissance des Etats assemblés, incapables d’adopter une politique claire et contraignante de sauvegarde des écosystèmes, minés qu’ils sont par leurs impératifs immédiats et par les rancœurs d’un monde marqué par le développement inégal et le colonialisme.

   Impuissance d’un Etat de taille moyenne, pourtant héritier d’une histoire mondiale, à mettre en place un début de fiscalité écologique, via une taxe carbone, dans un monde ouvert à la concurrence.

 

   Si la coordination des états ne fonctionne pas et si les états sont incapables pour eux-mêmes d’amorcer des politiques écologiques, prisonniers qu’ils sont des règles d’une économie libre-échangiste et du jeu incontrôlable des externalités négatives, alors comment traiter la question écologique? Comment croire que la société civile puisse avoir suffisamment d’énergie pour cela alors que des pans entiers de population vivent hors sol, coupés de notre biotope, drogués à la consommation ?

 

  Comment enrayer cette résistible ascension du pessimisme qui nous étreint ?

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Published by Jean Bruguier - dans Billets d'humeur
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commentaires

Pablus 27/04/2010 14:15


Comme le dit Alain Grandjean sur son blog (Un grand défenseur de la taxe carbone, j'ai vu que vous aviez revu ses livres), la question ressortira forcément lors des prochaines élections
présidentielles.
Je dirais même que le PS vient de l'ajouter dans son programme (voir sur Mediapart)

http://alaingrandjean.fr/2010/03/29/l%E2%80%99abandon-de-la-taxe-carbone-une-triple-erreur/


Jean Bruguier 05/05/2010 12:05



Dans deux ans peut-être la taxe carbone ressortira des cartons ... peut-être même avant si on veut bien croire Jean-Louis Borloo qui espère encore une prise en compte au niveau européen.


Il est vrai qu'en France les grandes orientations politiques se fixent et se figent au moment de la Présidentielle, et beaucoup ont cru que le Pacte écologique porté par Nicolas Hulot en 2007
inscrirait dans les faits une politique favorable au respect de notre biotope à partir du moment où le futur Président l'avait validé. C'était juste oublier que le Pacte, au-delà des grands et
beaux objectifs assignés, n'insistait pas assez sur ce que signifie concrètement une politique écologique en France : le déclin de la filière automobile, l'augmentation du travail agricole dans
une perspective biologique, un prix sensiblement plus élevé de l'énergie pour financer les renouvelables, le recentrage des dépenses des ménages sur l'essentiel à savoir le logement et la
nourriture ... il ne faudra pas moins qu'une nouvelle élection pour valider ces choix. Encore faut-il les présenter aux Français avec clarté ; les écologistes le feront-ils ou préfèreront-ils
parler 'vert' en dessinant des projets de long terme sans indiquer le prix réel à payer par chacun ?


Sans un appui clair à une politique vraiment écolo et aux changements que celle-ci implique, tout pouvoir sera obligé de reculer comme aujourd'hui devant les difficultés. En écologie aussi les
bonnes intentions ne suffisent pas !



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