Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 15:18


    M. Barack Obama ira donc au sommet de Copenhague.

   Si certains s'en réjouissent et veulent voir là un sensible virage de la politique américaine, d'autres notent que le progrès est pour le moins modeste. Certes, M. Obama se rendra au sommet climatique avec des objectifs chiffrés mais ceux-ci restent bien peu ambitieux.


    Les Etats-Unis s'engageraient à réduire leurs émissions de CO2
de 17 % en 2020 par rapport au niveau de 2005.

   Notons cette référence à 2005 alors que la plupart des pays retiennent l'année 1990. C'est une pratique qui relève du marketing. Il serait bon que l'ensemble des pays s'accordent  sur le point de départ. Proposons l'an 2000. Ce sera plus clair et facilitera le travail des historiens pour les comparaisons à venir.

    Ces 17 % par rapport à 2005 correspondraient à environ 3 ou 4 % par rapport à 1990. C'est vraiment insuffisant. D'autant que les Etats Unis étant un pays particulièrement gaspilleur ils disposent de " réserves d'économie" facilement accessibles. Un cran en moins pour la climatisation, un degré en moins pour le chauffage, des voitures plus proches des modèles du vieux continent et le tour est joué. Si les Américains vivaient comme les Européens, gageons que l'objectif serait atteint. Pas de grande révolution, pas d'effort surhumain en vue.

    Ajoutons que les Etats-Unis  disposent de la technologie nucléaire et pourraient assez facilement se passer d'une grande partie du charbon aujourd'hui  utilisé pour la production d'électricité. Or, on sait que le charbon constituera la grande menace climatique de l'avenir, au moins pour la seconde moitié du siècle quand pétrole et gaz seront par la force des choses réduits à un rôle marginal (autrement dit, il n'y en aura plus).

   Les américains ont les cartes en main, pour l'instant leurs propositions sont largement insuffisantes. Ils ne donneront pas ainsi au reste du monde le signal audacieux qui  permettrait d'avancer.
   A quoi s'engagera la Chine ? Et surtout, les promesses seront-elles tenues ? Rien n'est moins sûr, bien entendu, la crise économique  peut faciliter les choses, mais elle repoussera aussi les exigences écologiques au second plan. 
   Dans le même temps les perspectives climatiques semblent de plus en plus s'orienter vers la fourchette hausse des prévisions. Le vingt et unième siècle sera chaud et difficile.

   
  

Partager cet article

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Climat
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : ECONOMIE DURABLE
  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
  • Contact

Recherche