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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 18:04

Quelle serait la population mondiale optimale ? Voilà une interrogation qui surgit inévitablement si l’on considère la maîtrise de notre démographie comme l’une des conditions sine qua non de la sauvegarde des équilibres écologiques. Quel est le meilleur niveau pour la population mondiale ?

Un tel optimum ne peut être défini qu’en relation avec un certain nombre d’objectifs et de modalités préalablement reconnus : Un optimum pour quoi faire ? Un optimum pour qui ? Un optimum à quelle échéance ? Un optimum à quel stade de développement technologique ? Faute de réflexion sur ces points, l’interrogation comme la réponse resteront vaines.     

Un optimum pour quoi faire et pour qui ?    

La durabilité  des équilibres écologiques comme de l’humanité peut être considérée comme le but ultime. Pour l’Homme il s’agit d’un objectif plus ou moins conscient et en tout cas sous-jacent à toutes nos activités. L’humanité peut en effet difficilement envisager un objectif qui aille à l'encontre de sa durabilité.  En ce sens, tous ses autres buts sont soumis à cette contrainte de maximisation de la durée. Toute autre règle viserait en réalité à organiser notre propre disparition. Notons qu'une difficulté particulière surgit pour l'humanité : l’évolution, d'ailleurs bien mal engagée pour notre espèce qui ne se soumet pratiquement plus à aucune forme de sélection naturelle, conduira à modifier l'espèce elle-même. Pourra-t-on encore parler d'humanité si nos formes et nos capacités deviennent très différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui ?

La nature, de son côté, ne vise aucune réalisation particulière, ce sont les mécanismes d’adaptation permanente qui permettront de repousser aussi loin qu’il se pourra la fin de la vie sur Terre. Pour elle, d’une certaine façon, l’objectif est et sera atteint sans avoir été pensé. Stricto sensu, c’est un résultat obligé plutôt qu’un but. Admettre le contraire viendrait à donner dans le finalisme ou en tout cas supposer une intentionnalité au monde naturel, ce à quoi d’ailleurs conduisent certaines interprétations, à mon sens discutables, de la célèbre hypothèse Gaïa développée par James Lovelock (*).

Nous pouvons donc définir les conditions de l’optimum de la façon suivante : Permettre à la nature et à l’homme de vivre en harmonie aussi longtemps que les conditions astronomiques, climatiques et géologiques l’autoriseront. Il s’agit d’un cadre un peu vaste, mais les points suivants le préciseront.

Un optimum à quelle échéance ?  

Il est raisonnable de considérer qu'à très long terme : 20, 50, 100 millions d'années, tout est égal. Pas égal au sens où nos actes d'aujourd'hui n'auraient aucune conséquence sur le futur très lointain (la disparition des espèces que nous provoquons fera que la faune sera à jamais différente de ce qu'elle aurait été sans nous), mais égal au sens où il est impossible de dire à de telles échéances si la situation sera meilleure ou pire qu'elle n'aurait été sans notre présence alors passée.

L'exemple de l’astéroïde qui, il y a 65 millions d'années,  élimina les dinosaures est instructif. Ce fut presque la pire catastrophe écologique que l'on puisse  envisager puisque, suite au choc, toute la grande faune fut éliminée du fait du changement climatique et de ses conséquences notamment sur la végétation.  Et pourtant, quelques dizaines de millions d'années plus tard, tout allait pour le mieux, la faune et la flore étaient sans doute notablement différentes de ce qu'elles auraient été sans cet accident, mais elles n'étaient pas moins développées et pas moins riches de diversité.

Même si nous savons que nous souffrons dramatiquement de "court termisme", il n’y a, de façon générale, aucun sens à faire des prévisions à trop longue échéance. Pour les hommes, les tourments de l’Histoire excluent même une prospective sérieuse sur quelques milliers d’années. Proposons donc un moyen terme et envisageons un optimum pour dans 500 ans, cela est suffisamment éloigné pour permettre des évolutions démographiques raisonnables ne supposant pas d’effondrement (ce que la Nature ou l’Histoire hélas, ne nous épargneront sans doute pas).

Un optimum à quel niveau de technologie ?  

Si, compte tenu de notre impact actuel, certains pourraient être tentés de dire que seule une Terre sans hommes est susceptible de préserver ses équilibres écologiques, il faut reconnaître qu’avec un bas niveau de technologie, certaines sociétés pré-néolithiques pouvaient être considérées comme parfaitement intégrées et les hommes comme des prédateurs comme les autres. Attention toutefois, il faut remonter pour cela assez loin et avec des effectifs beaucoup plus faibles qu'aujourd'hui car il parait bien que l'humanité puisse être tenue pour responsable de la disparition de la mégafaune qui peuplait encore la planète il y a 30 ou 50 000 ans. Cela semble très net en Amérique du Nord et en Eurasie. Nos célèbres mammouths et autres ours ou lions des cavernes firent probablement les frais de notre présence sur ces deux continents.

Il semble toutefois exclu de retourner à l’âge de pierre tout autant qu’il l’est de parier sur une éternelle fuite en avant technologique qui supposerait une disponibilité en énergie tout à fait considérable et qui éloignerait toujours plus l’homme de ses origines. Aussi, comptons sur des technologiques comparables à celles qu’aura  connue l’humanité disons entre l’an 1950 et l’an 2050. Cette situation permet tout à la fois d’englober une situation où l’homme était encore proche de la nature (une fraction importante de l’humanité vivait à la campagne et dépendait très directement du travail agricole en 1950) et de prendre en compte la disponibilité de certaines technologies, l’informatique notamment Attention toutefois sur ce point l’informatique est très dépendante d’une industrie lourde (métaux, énergie…) dont rien ne prouve qu’elle sera durable.  

L’interrogation étant précisée, les critères étant retenus et leurs valeurs plus ou moins cadrées : quelle population retenir pour dans 500 ans, pour une humanité vivant sur des conditions technologiques comparables à celles d’aujourd’hui et se donnant pour objectif de ne pas obérer son avenir et de durer aussi longtemps que faire se peut ?  

Le débat est ouvert, je propose pour ma part, avec je l’admets, une large part d’arbitraire, une population d’environ 200 millions d’habitants sur la planète.  

A beaucoup, ce chiffre apparaîtra excessivement faible. C’est pourtant grosso modo le niveau de peuplement mondial entre l’époque de Jésus-Christ et l’an 1000 ce qui montre la durabilité d’un tel  état démographique. C’est également un effectif très supérieur à ce qu’à connu notre espèce tout au long de son histoire. Rappelons qu’il y a 10 000 ans nous étions seulement de 5 à 10 millions sur l’ensemble de la planète. De tels effectifs permettraient de laisser de vastes espaces à la nature où les processus de sélection et d’adaptation pourraient alors librement se dérouler. Cela permettrait également dans les zones habitées de disposer de densités de peuplement suffisamment faibles pour ne pas couper les humains de leur milieu. Notons également que techniquement, atteindre de tels niveaux de population suppose en cas d’évolution régulière une baisse annuelle de la population de 0,7 %  à comparer à la croissance d’environ 1,2 %  que nous connaissons actuellement. Une telle vitesse d’évolution semble raisonnable et ne conduit ni à un dépeuplement trop rapide ni à une pression trop forte sur les couples pour leur imposer une fécondité très basse. Ces résultats pourraient être obtenus en maintenant une fécondité comprise entre 1,5 et 1,8 enfant par femme en moyenne (pendant la période de transition, ensuite, la fécondité pourrait évidemment remonter à 2).

Dans le même temps  200 millions constituent un « volume d’hommes » suffisamment important pour bâtir des civilisations et connaître une évolution notable. Les égyptiens de l’antiquité, les grecs, les romains, mais aussi plusieurs grandes civilisations asiatiques et amérindiennes ou africaines ont vécu sur une Terre présentant un peuplement comparable.

Bien entendu, il ne s’agit là que d’un petit exercice intellectuel qui simplifie outrageusement les choses en tablant sur une évolution régulière, ce que l’Histoire a bien rarement connu sur de telles périodes. D’ailleurs, hélas, nombreux sont aujourd’hui les chercheurs qui tablent sur un effondrement écologique et civilisationnel à l’horizon 2050. La question, pourtant non négligeable, des moyens d’une telle politique n’est pas non plus évoquée ici. Mais comme dans tout exercice, la réflexion sur l’énoncé et sur le pourquoi des critères à retenir importe plus que le résultat.  

Alors, quel est votre avis ? Quels effectifs suggéreriez-vous pour l’humanité ? Et pour quelles raisons ? N’hésitez pas à enrichir le débat via les commentaires.

_______________________________________________________________________________________________   

(*) La Terre est un être vivant : L’hypothèse Gaïa, James Lovelock, 1979 (traduction française 1993, éditions Flammarion).

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Published by Didier BARTHES - dans Démographie
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commentaires

Patrick 02/09/2013 20:24

"l'occupation des territoires dont l'espèce humaine..."

L'occupation de l'espèce humaine sera toujours maximum ! Pas de dialogue avec la nature ni avec les animaux, animaux ? Combien de divisions ?

L'homme n'est pas une espèce raisonnable mais une espèce invasive, comme la mauvaise herbe dans les champs de blé., une sorte d'ivraie.

Se poser la question du nombre d'humains c'est se poser la question de la tolérance de l'autre, fut-il humain ou autre.

Je suis en l'occurrence très pessimiste sur la question. L'homme survivra à hauteur de ce qu'il acceptera de laisser aux autres espèces. Nous expérimentons notre capacité à partager depuis 1492, je
pense que cette date est emblématique. L'homme occidental à découvert une immensité écologique et minière et il ne s'en est jamais remis.

Pas de chiffre, pas de prévision, juste un constat très noir de notre capacité à partager une unique planète, car je le pense, la vie sur terre est UNIQUE. Peu de probabilité que la vie se soit
développée ailleurs, et si j'aimais il y a une vie quelque part dans ce vaste univers, nous n'en connaîtrons jamais le forme.

Seule sur une un radeau, la Méduse quoi !

Comme le disaient les punks dans les années 75 : No Future !

Et c'est bien dommage...

Merci pour vos contributions, je viens de découvrir indirectement grâce à votre blog Lucrèce qui nous a transmis la philosophie d'Epicure, un Epicure loin de la luxure et de la débauche, peut-être
le premier anti-clérical de l'humanité.

"Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains regardent les étoiles" (Oscar Wilde)

La bonne question eut étée : "combien seron-nous de trop ?"

Didier BARTHES 03/09/2013 09:36



Oui, moi aussi je suis pessimiste. Une'analyse aussi rationnelle qu'il se puisse de l'évolution conduit, me semlbe-t-il, à un écroulement quasi-certain.
L'association de nos effectifs et de nos comportements laisse peu de place à l'espoir. L'humanité n'anticipe pas le long terme et n'est pas armée pour l'action collective. nous n'avons pas non
plus de tendresse pour le monde.



Patrick 02/09/2013 12:36

Question fort délicate !

Sans pétrole, sans chimie, sans machine la population humaine se stabilisera "naturellement", après sans doute des guerres pour l'acquisition des dernières ressources.

Combien serons-nous ? La bonne question serait plutôt : quelle population pour quelles ressources, ressources agricoles essentiellement.

Je pense que viser un niveau de vie comparable à celui des années 1950, voire même 1850 est utopique, et de fait un niveau de population comparable.

Plus que probablement, une population de moins d'un milliard d'habitants peuplera la terre, mais on ne peut exclure une totale disparition du fait des guerres, pollutions, épidémies...

L'homme est toujours plein de ressources dans l'exercice de la haine de l'autre et de l'auto destruction non ?

Didier BARTHES 02/09/2013 16:40



Pour répondre à la première partie de votre message, oui avec de grands risques de conflits, voilà pourquoi me semble-t-il, il faut absolument maîtriser nous-mêmes notre fécondité plutôt
qu'attendre que le heurt avec les limites de la planète ne nous l'impose. Sur le second point, je maintiens néanmoins l'interrogation : "combien  serons-nous ? "et ne
souhaite pas me limiter à  l'approche économique liée aux ressources. En effet, indépendamment de la question des ressources agricoles se pose la question de l'occupation des
territoires dont l'espèce humaine prive tout le reste du monde vivant. Cette ressource là est bien connu la Terre ne modifiant pas sa surface. Il est très important ,même si nous avions assez de
ressources pour tous, de n'être pas trop nombreux.



Herve Kergourlay 05/08/2013 08:52

Du coup j en ai trouve d intéressant tout seul comme un grand

http://www.youtube.com/user/MrMondialisation
http://www.mouvement-zeitgeist.fr/comprendre/doc/medias/longs-metrages

l aspect population n est pas aborde directement mais ça fait parti des solutions. Le monde gagnerai a ce que les "inactifs" s occupe des plus âge au lieu d être stigmatiser comme improductif.

Herve Kergourlay 24/07/2013 16:23

Au delà de ce nombre certes symbolique, il me semble qu'il faudrait avant tout définir les objectifs pour cette population

objectifs politiques :
mon avis de base, 1 humanité = 0 pays à mon sens mais alors,
comment garantir voire favoriser la diversité des idées, des modes de vie, des histoires qui est aussi notre richesse ? Comment gouverner sans concentration des pouvoirs ou despotisme ? et qui va
gouverner ?
comment continuer à échanger des ressources, des biens, de l'innovation sans ces phénomènes d'accumulation de richesse ?

objectifs sociaux :
pour quel bonheur ? matériel, spirituel, intellectuel ?

objectifs d'éducations :
qui va définir ce que les enfants vont apprendre ? et doivent t ils apprendre tous la meme chose ?

objectifs techniques :
quelles limites à la médecine ?
redéfinition des priorités de la recherche pour notre bien commun (un gros mot ... pardon)

beaucoup de questions dont je peine à trouver des réponses non démagogique ou politisée à long terme. La démographie est sans doute le point le plus spectaculaire mais toutes les autres questions
et bien d'autres sont à considérer en meme temps pour converger doucement.

quelques liens à suggérer ?

Didier BARTHES 06/08/2013 18:24



Evidemment, les problèmes qui se posent à l'humanité sont multiples et interconnectés. Toute analyse se devrait donc d'être globale et susceptible de prendre en
compte toutes les interactions possibles, c'est à dire toute la réalité et la complexité du monde. J'admets bien volontiers que la démographie ne peut être séparée et doit intégrer certaines des
questions que vous évoquez (en particulier si l'on veut, comme l'évoquait cet article destiné à susciter le débat, fixer un ordre de grandeur à cet optimum). Toutefois nous avons une certitude.
Quel que soit le mode d'organisation économique, sociale, culturelle... qui dominera dans le siècle à venir, la contrainte d'espace sera toujours là et le reste du monde vivant ne pourra
subsister que si les hommes lui laissent de l'espace, celui-ci peut être différent selon le mode de vie des hommes, mais même fruguaux ceux-ci occuppent les territoires, il nous faut donc limiter
notre nombre et inclure cette question dans tous les débats sur l'écologie. Nul ne sait si une population moins nombreuse offrira le bonheur à l'humanité et préservera la planète, mais il est
certain que la surpopulation conduira au malheur. Il est donc nécessaire d'aborder la question.



michel Sourrouille 01/05/2013 22:09

Une fécondité de 1,5 est atteinte spontanément par certains pays européens, la Chine avec une politique volontariste est à tombée à 1,7 enfant par femme. Attendre du développement économique est un
leurre puisque nous sommes à l’aube d’une grave crise écologique due à l’épuisement des ressources. Le changement culturel et la coercition se mélangeront en proportion variable selon les pays.
Mais nous savons déjà définir les moyens de base à la maîtrise de la fécondité : généralisation des moyens de contraception et des possibilités d’avortement, éducation des jeunes et des adultes à
la notion de capacité de charge de la planète et d’optimum démographique, revalorisation du statut de la femme qui ne doit plus subir le machisme nataliste.

Didier BARTHES 06/05/2013 12:45



Oui, vous avez vraiment raison de dénoncer cette attente du développement qui selon trop d'économistes ou de démographes viendrait miraculeusment répondre aux
inquiétudes que suscite la surpopulation. Notre monde est de surface finie, nous avons atteint ses limites et il ne pourra plus nous offrir la croissance et le développement attendus. Il faut
donc trouver d'autres pistes. Celles que vous évoquez me semblent en effets les seules qui soient praticables.



René Varenge 01/05/2013 15:24

Si on prend comme modèle le niveau de vie des pays développés, il semble que 2 à 300 millions d'habitants seraient acceptables. Toutefois, si on tient compte du gaspillage actuel des énergies
fossiles et de diverses autres matières premières minérales ou végétales qui sont en voie d'épuisement, il est fort probable que ce nombre est beaucoup trop élevé pour que l’humanité "survive" sur
une durée de 500 ans avec le niveau de vie actuel.

Didier BARTHES 06/05/2013 12:25



Rien à ajouter, je suis à 100 % d'accord avec vous.



teysseire anne 01/05/2013 14:53

C'est à un exercice vertigineux que l'auteur nous convie!Dans la nuit des temps du passé et du futur. Si on se place du point de vue de la terre et du moindre impact des activités humaines, c'est
sans doute au peuplement humain de l'an 0 qu'on doit se référer. Personnellement, j'essaie souvent d'imaginer ce que serait tel ou tel paysage à une époque reculée. Avec tristesse, parce que
pratiquement partout en France, on voit bien que le nombre élévé d'humains a pollué, massacré et la beauté de la nature et tout ce qui y vit. Mais en m'imaginant( bien sûr, je sais que je ne le
vivrai pas mais je peux pas penser autrement)un parmi 200 millions sur la terre redevenue immense, je me sens comme le Petit Poucet!
Alors pourquoi pas 1 milliard? avec cet effectif( celui des années 1800)est ce qu'on ne pourrait pas présercver à la fois notre lien à la nature et la nature elle même? Ceci évidemment n'est pas
une réponse de nature scientifique!

Didier BARTHES 06/05/2013 12:24



En effet le choix d'un effectif parmi d'autres (100, 200, 500 millions ou même un milliard) relève pour une part de l'arbitraire mais il est important de souligner
combien notre monde serait différent, mieux préservé et plus durable si nous étions beaucoup moins nombreux. Nos effectifs actuels sont une exception qui ne se poursuivra pas. Trop peu d'entre
nous en sont conscients et hélas, ceux qui le sont se trouvent accusés d'anti-humanisme alors qu'il s'agit exactement du contraire.



France 01/05/2013 01:54

La question de l'optimum démographique est évidemment à se reposer à chaque génération. S'il est intéressant se poser la question de manière intellectuelle pour une échéance donnée, comme le fait
Didier ici, ce qui compte vraiment pour la génération présente, c'est d'abord de constater que nous sommes trop nombreux, puis de voir à quel rythme on peut raisonnablement décroître pour que cela
se fasse sans trop de souffrances (abandon des vieux devenus en proportion trop nombreux pour être pris en charge, frustration de jeunes couples empêchés de fonder une famille). Ce que fait très
bien Didier ici. Après, peu importe que nous soyons d'accord ou non sur l'objectif final, nous pouvons nous associer sans problème pour militer ensemble sur l'objectif de la baisse elle-même,
puisque ce seront les générations suivantes qui devront se reposer la question. Nous, nous serons morts bien avant d'approcher de près ou de loin cette population optimale, aussi peu ambitieuse
soit-elle !

Didier BARTHES 06/05/2013 12:40



Ce qui m'étonne beaucoup c'est que la question de l'optimum soit si peu débattue. Les hommes ne réfléchissent pas au monde dans lequel ils veulent vivre. Encore une
fois, et comme le soulignait Nicolas Hulot, nous souffrons de "court termisme". Il est vrai qu'il semble que jamais l'humanité n'ait réfléchi et moins encore pris de décisions collectives. Les
hommes agissent par réaction et non par anticipation, Or, cette attitude est très mal adaptée aux enjeux d'aujourd'hui, car les problèmes sont mondiaux.et il ne viendra pas de solution extérieure
qui viendrait compenser des erreurs locales.



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