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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 13:02

 

   Une nouvelle réforme du système de retraite est en marche.

  Discutée, âprement critiquée, désagréable pour l’immense majorité des français, elle peut sans doute être améliorée et les discussions parlementaires ou quelques manifestations à venir y parviendront peut-être à la marge.

  Mais si tout le monde semble d’accord pour admettre qu’il y a crise prévisible du financement de ce mécanisme de solidarité intergénérationnel, bien peu tentent de comprendre ce qu’annonce cette crise.

  Essayons d’y voir un peu plus clair. Qu’est ce que ce projet gouvernemental ? D’abord une réforme qui respecte les stratifications de la société française et de ce fait, laisse en place un système particulièrement injuste.

  Pourquoi un euro cotisé génère-t-il ici moins d’un euro reversé et trois ou quatre là ? 

  Pourquoi  les règles de réversion entre conjoints sont-elles différentes selon l'apartenance au secteur privé ou au secteur public ?

  Pourquoi un chômeur de longue durée contrôlé par Pôle Emploi (et donc assigné à résidence hors cinq semaines par an) verra-t-il ses trimestres chômés pris en compte s’il est sans ressources financières, et pas du tout s’il est marié (1) ou s’il a quelques revenus ?

  Pourquoi, pourquoi ? Il y a de multiples pourquoi, dix pages n’y suffiraient pas. Qu’est-ce qui peut alors justifier que les pensions soient calculées si différemment et en dehors de toute prise en compte d’une quelconque pénibilité ou d’une distinction fondée sur l’utilité commune (2) ?

 Rien au fond, rien si ce n’est l’égoïsme des groupes sociaux et l’incapacité du pouvoir politique à faire prévaloir l’idée de justice.

 La nuit du "quatre août" est loin et la remarque de Michel Rocard sur le caractère politiquement explosif de ce dossier bien présente (3).  Incidemment ce point est à noter pour tous ceux qui prévoient de grands changements à venir dans notre façon de vivre dans les décennies qui viennent. Comment la France pourrait-elle aborder sereinement une telle mutation à la fois si forte et si nécessaire pour s’adapter à un nouvel ordre écologique, avec des crispations sociales pareilles et un tel laxisme face à des injustices aussi criantes ?

  Qu’est-ce encore que ce projet gouvernemental ? Une réforme à vision limitée. C’est une réforme dont l’objectif premier est de décaler l’échéance de la crise de paiement de 8 ans seulement (4) ; elle ne peut être que la première marche vers un régime encore plus sévère.

 De plus, c’est une réforme qui signe la fin d’un principe - celui qui faisait que les retraites des salariés étaient l’affaire des salariés et des entreprises - en introduisant le recours à l’impôt.

  S’il en était besoin, voici encore un exemple de notre tendance à toujours rechercher des équilibres dans un cercle toujours plus grand, à repousser la recherche de l’équilibre dans un secteur précis et circonscrit pour aller au-delà (5), tendance qui facilite le report des échéances et des décisions difficiles au prix d’un déséquilibre bien plus grand à terme, intégrant en lui-même une logique de faillite majeure.

  Nous ne sommes pas ici dans le pragmatisme, mais seulement dans la courte vue, faisant fi des conséquences à long terme.

  C’est aussi une réforme qui fait l’impasse sur la lassitude profonde d’une grande partie des gens qui travaillent. Ils pourraient encore travailler mais ils ne le veulent plus, ils n’en peuvent plus, fatigués de trop de stress, de trop de mépris, de si peu de récompenses, mêmes symboliques, pour un travail estimable et bien fait (6).

 C’est une réforme qui oublie la nécessité profonde de changer le travail et la façon de l’exercer et de le vivre. S’il est tentant d’accuser l’actuel gouvernement de manquer de courage et de vision à long terme, il n’est pas inutile de voir que majorité comme opposition appuient systématiquement leur calcul et leur prévision sur un taux de croissance retrouvé. Quand on parle retraite, on parle croissance du PIB et on oublie tous les beaux discours sociétaux sur un autre modèle ; on est là entre gens sérieux et l’argent doit rentrer.

  Et c’est là que les choses deviennent intéressantes. Car longtemps nos politiques et une bonne partie des décideurs ont voulu croire que la croissance économique pourrait pallier au déséquilibre démographique grandissant. Déséquilibre dû à la fois à l’augmentation du temps de retraite (de seulement quelques années à plus de deux décennies) et au ralentissement de la croissance démographique (un pays comme la France ne peut voir sa population augmentée de 50% tous les 60 ans comme nous l’avons vécu depuis la fin de la seconde guerre mondiale) ; et ce, sans compter aussi la réduction du temps de travail effectif avec des études de plus en plus longues partagées par une part de plus en plus importante de la jeunesse.

 Car la retraite à 60 ans par répartition, c’était d’abord et surtout un pari sur une croissance économique forte et durable, suffisamment importante en tout cas pour que la part grandissante de la richesse nationale orientée vers les retraités soit indolore pour les actifs.

 

  Autrement dit, notre système de retraite est fondé sur une solidarité intergénérationnelle qui ne peut fonctionner que si sa perception est masquée par une croissance continue du gâteau à partager.

  En un mot, dans notre société la solidarité telle que nous l’avons conçue n’est économiquement possible que si son poids relatif reste mesuré. 

 Autrement dit, le système de retraite tel qu'il a été conçu ne peut fonctionner que si la croissance du PIB est au rendez-vous. Les planificateurs de l'époque le savaient d'ailleurs fort bien, la démographie n'offrant que peu de surprises. Comme le dit Alfred Sauvy, "la démographie est une science fort simple qui consiste à prévoir que des enfants de douze ans auront vingt ans, huit ans plus tard". Dés lors que la croissance du PIB, cette variable nécessaire de l'équation de notre système de retraite, ne se décrète pas et qu'elle joue l'Arlésienne, le montage si généreux s'effondre.

 

  Dans ce cadre, la crise du système actuel de retraite n’est pas une simple crise d’ajustement lié à un déficit démographique momentané, c’est un effet du caractère impossible de la croissance économique telle que nous l’avions imaginée et dont nous avons pourtant impérativement besoin (7) pour maintenir vaille que vaille notre système à flot. Si nous jouions aux échecs, nous dirions que nous sommes mat.

  Concrètement, il n’y a plus maintenant comme perspective pour l’immense majorité qu’un travail stressant et fragmenté qu’il faudra tenir jusque vers les 70 ans (8) pour recevoir une retraite de misère rongée par des mécanismes d’indexation fallacieux. Ou prévoir une taxation des actifs propre à les décourager.

 Sans doute aura-t-on un "mix" des deux solutions. Derrière l’effondrement, la tromperie ?

 Allons plus loin encore. Cette crise du système des retraites, c’est un des premiers signes d’un effondrement qui court déjà.

 Effondrement moral d’une démocratie tant prisonnière de ses lobbies et groupes de pression qu’elle est incapable de mettre en place une réforme socialement juste.

 Effondrement comptable d’un système qui appuyait son équilibre sur une croissance démographique perpétuelle et une croissance économique forte et sans faille. Or ni l’une ni l’autre ne sont possibles dans une France et un monde finis. Aujourd’hui le redéploiement de l’économie mondialisée nous empêche d'atteindre les taux de croissance du PIB prévus.

  Demain, c’est la question écologique qui, en limitant la poursuite de notre croissance démographique et en remettant en cause notre modèle de fonctionnement économique basé sur une prédation incontrôlée et une dégradation systématique du biotope dans lequel nous évoluons, fait  in fine voler en éclat ce beau droit à la retraite que nous avions cru construire.

  Bien des auteurs qui se sont penchés sur ce sujet des retraites ont évoqué la tromperie et le mensonge dès les années 90.

  Faut-il citer Michel Godet, Sophie Coignard et Alexandre Wickham, Christian Saint-Etienne, Jean-François Revel, Michel Raffoul, Philippe Manière (9) ? Ils nous ont tous mis en garde sur nos ‘droits’ à la retraite, si peu acquis !

  Mais c’est d’une autre tromperie dont je voudrais parler, une tromperie qui n’a pas d’auteur précis, mais une tromperie qui a accompagné la transformation de notre vieux pays en société de consommation (10), basée sur une généralisation du salariat, le développement du travail de bureau et l’urbanisation. S’il s’agissait de séduire les gens, de les faire adhérer à la société de consommation, avouons qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

  En laissant croire, entre autres, à un système de retraite qui pèserait peu sur les actifs tout en permettant de partir à 60 ans et en espérant sérieusement vivre jusqu’à plus de 90 ans. Avec la crise et la réforme en cours, c’est ce rêve qui s’effondre et comme le résume bien Jean-Luc Mélenchon la fin de ce rêve "c'est la fin d'un monde, c'est la fin d'une manière de vivre et c'est la fin des jours heureux".

  Ce rêve, il n’a fonctionné depuis 1945 que grâce à une longévité moindre qu’aujourd’hui, à des montants faibles de retraites jusqu’à la fin des années 70, et à une double croissance économique et démographique impossible à tenir dans la durée.  

  Encore faut-il rappeler que ce rêve fonctionne à crédit depuis une bonne quinzaine d’années ! Il n’aura duré en fait qu’une génération à l’échelle de l’histoire, juste le temps d’installer en profondeur, avec l’assentiment des gens, une société urbaine oublieuse de l’économie si précautionneuse d’un monde rural animé par des agents souvent autonomes et responsables.

  Et comme la magie de la retraite facile aurait pu ne pas suffire, le mythe d’un pouvoir d’achat toujours meilleur a été activé en laissant notamment croire à une nourriture abondante et pas chère.

  Rappelons-nous, la nourriture jusqu’au milieu du XXème siècle cela coûtait cher et c’était un poste primordial dans le budget des ménages ! Avec l’industrialisation de l’agriculture, intrants chimiques, antibiotiques à tout va et camps de concentration pour nos animaux d’élevage, le prix de la nourriture a baissé (11): steak et saumon pour tout le monde ! Et en prime, du pouvoir d’achat pour financer vacances, voyages, sorties et autres produits à la mode.

  Nourriture abondante et pas chère certes, mais il y a un détail qui tue: cette nourriture est assise sur un mode de production non pérenne (12) et en plus elle n’est pas saine ; avec ses pesticides et ses molécules incertaines elle nous empoisonne (13) après nous avoir fait grossir inconsidérément, nous et nos enfants.

 Comme en matière de retraite, le visage peu avenant de la société de consommation se découvre peu à peu. En fait, tout ceci n’était qu’illusion. Abondance factice et croissance matérielle incessamment poursuivies ne sont que les conditions nécessaires pour que le mensonge d’une société de facilité, sans effort sans transmission et sans respect, perdure encore un peu … nous aussi nous vivons la société du mensonge déconcertant (14).

 Cette histoire, c’est comme si nous avions conclu un pacte faustien à l'issue de la seconde guerre mondiale. Peu de personnes avaient réellement envie de travailler dans un bureau sous les ordres d’un petit chef (15), "de manger du poulet aux hormones et de rentrer le soir dans son HLM", comme le chantait Jean Ferrat dans ‘La montagne’.

  Il y avait un besoin de sécurité bien compréhensible après deux guerres mondiales qui avaient vu la ruine de la plupart des agents économiques, et un désir d’accès aux nouveaux biens perçus comme urbains qu’étaient alors le frigo, le lave-linge et la voiture. Alors, le calcul est vite fait :  ok pour une grosse trentaine d’années d’un travail salarié pas si plaisant mais propre, à la grande ville, et après : à nous la belle vie, les vacances perpétuelles et le retour au pays !

  Et maintenant que nous en revenons, le Diable ne veut pas lâcher sa proie.

  Sur ce thème voir également l'article : Retraites et Démographie

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(1) Dans le cas où le conjoint travaille et/ou dispose de revenus suffisants, l’ASS (l’Allocation Spécifique de Solidarité) n’est pas versée ; or il est nécessaire de recevoir celle-ci pour valider les trimestres chômés.

(2) Pour reprendre les termes de l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789.

(3) Remarque faite à l’occasion de la sortie du Livre blanc sur les retraites, la Documentation française, 1991.

(4) Les projections les plus sérieuses mettent en avant le fait que les déficits du système de retraite reviendront dés 2018. Sans compter que les hypothèses économiques retenues n’intègrent pas une persistance de la crise économique apparue en 2008 et tablent sur une croissance retrouvée.

(5) Ce mécanisme qui consiste à rechercher un équilibre au sein d’un ensemble toujours plus grand est l’exact opposé du principe ‘Small is beautifull’ tant prisé par les écologistes de la première heure et qui suppose de régler les problèmes au plus prés de leur fait générateur. En ce sens on peut légitimement s’étonner de la position politique des verts français qui souhaitent un recours encore plus massif à l’impôt, même si dans leur esprit il s’agit de taxer les ‘riches’.

 (6) cf. les considérations de Charles Péguy sur l’amour par l’ouvrier du travail bien fait, in L’Argent, Equateurs parallèles, 2008(7) ‘C’est 10% de croissance qu’il nous faudrait’ in Retraites le mensonge permanent, Gérard Maudrux, Les belles lettres, 2000, p. 11

(8) Nous sommes déjà à 67 ans pour percevoir une retraite proportionnelle sans décote (dite improprement à taux plein) pour tous ceux qui auront une carrière heurtée et/ou fait de longues études supérieures ; le tour de vis prévisible à l’horizon 2018 n’aura plus que trois ans à ajouter.

(9) Michel Godet, Le grand mensonge, Fixot, 1997 ; Sophie Coignard et Alexandre Wickham, L’omerta française, Albin Michel, 1999 ; Christian Saint-Etienne, L’Etat mensonger, J-C Lattès, 1996 ; Jean-François Revel, La grande parade, Plon, 2000 ; Michel Raffoul, Retraites, La fête est finie, First, 1999 ; Philippe Manière, L’aveuglement français, Stock, 1998.

(10) Cette vieille expression de société de consommation est après tout très discutable car elle ne représente que le côté très partiel d’une société complexe ; je l’utilise néanmoins car c’est autour d’elle que s’est cristallisé un refus et une remise en cause des choix de nos sociétés dés la fin des années 60. Et puis, nommer le tout par une partie saillante est une vieille habitude assez partagée …

(11) La part de la nourriture dans le budget des ménages a été divisée par plus de deux et est aujourd’hui inférieure à 15%.

(12) D’une part l’agriculture d’aujourd’hui carbure d’abord et fortement au pétrole, source d’énergie fossile bien provisoire, et d’autre part les pratiques culturales dégradent l’état des terres et favorisent trop souvent l’avancée des déserts.

(13) cf. Dominique Belpomme, Avant qu’il ne soit trop tard, Fayard, février 2007, ou l'émission de FR3 lundi 28 juin 2010, à 20h35, Pièces à conviction 'Assiette tous risques'

(14) Voir le très beau livre de Ante Ciliga, Dix ans au pays du mensonge déconcertant, Paris, Champ Libre, 1977 ; le fait de vivre dans une société démocratique ne nous prémunit pas de vivre dans une logique de mensonge d’autant plus déconcertante qu’elle nous mène dans une impasse, et que nous le savons. De leur côté, les opposants au système totalitaire soviétique ont aussi et très tôt posé la question de l’écologie, voir notamment Liberté et sacrifice, écrits politiques, Jan Patocka. éd. Millon, juillet 1993.

(15) Voir à ce sujet les ruses déployées par les salariés pour supporter un environnement hiérarchisé in Le phénomène bureaucratique : essai sur les tendances bureaucratiques des systèmes d’organisation modernes et sur leurs relations en France avec le système social et culturel, Michel Crozier, Le seuil, 1963.

 

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Published by Jean Bruguier - dans Société
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commentaires

Retraite et démographie 28/06/2011 12:16


Merci!

La simulation est évidemment celle d'une solution irréaliste, mais que nombreux économistes n'hésitent pas à avancer pour promouvoir leurs intérêts.

En entrant dans le détail, cette simulation soulève d'épineux points. En particulier, si par exemple on faisait venir des millions de travailleurs étrangers, le système tiendrait si leurs
cotisations égalaient celles des cotisants actuels, c'est à dire s'ils travaillaient tous pour des salaires dans la moyenne française.
Ce qui est une autre aberration lorsqu'on sait que le chômage touche beaucoup plus les travailleurs immigrés en France (25% contre 10%), et que les emplois moins techniques ont des paies
inférieures à la moyenne.

Des fois il me prend l'envie d'attraper un économiste ou un politique qui nous sort des âneries pareil, de le pendre à un crochet et de le faire souffrir un peu.


Retraite et démographie 27/06/2011 16:40


La "simulation" trouvée sur le site d'un cabinet d'actuaires spécialisés dans les retraites qui illustre bien le propos (économie et démographie).

http://www.spac-actuaires.fr/publications/2011-05-05-retraites-et-demographie.html

Cordialement,
R.


Didier BARTHES 28/06/2011 11:12



Merci pour ce lien fort intéressant qui met quelques chiffres très instructifs sur ce raisonnement et me semble le valider.


Cordialement



toto 16/08/2010 19:28


Merci pour ce tres bon article, tres bien rédigé et qui a le mérite de pointer du doigt les travers de notre système économique actuel.
J'aimerais rajouter que cette faillite du système des retraites change la conception du "travail" pour les jeunes générations, dont je fais partie. Nous n'acceptons plus d'exercer un travail
déshumanisé, avec des conditions de travail déplorables, dans un environnement urbain et pollué, rentrer chez nous le soir dans des appartements exigus après des heures supplémentaires passées au
travail. Nous ne voulons pas gaspiller notre énergie davantage quand nous savons que nous n'aurons même plus de retraite assurée. Non, nous voulons maintenant un travail agréable, avec des bonnes
conditions, en respect avec la nature et compatible avec nos valeurs, qui nous laisse du temps libre pour pouvoir profiter dès à présent de notre vie, et qui dans ces conditions nous permettrait de
travailler dix ans de plus jusqu'à 70 ans.
En somme, c'est positif. Le travail vers lequel on se dirigera respectera des valeurs, en particulier l'écologie. Nouis chercherons à revenir aux sources, à concilier le travail avec la vie, notre
vie. Beaucoup d'entre nous tentons actuellement de nous éloigner de la société de consommation pour une société morale, juste, solidaire et plus en harmonie avec la nature.


kelux 13/07/2010 16:50


Bonjour,
selon vous que serait un système de retraite durable ?


Jean-Christophe VIGNAL 25/07/2010 08:20



Un système de retraite durable, c-à-d équilibré de sorte q'il ne soit pas financé par la dette (que celle-ci soit financière ou écologique avec la dégradation du biotope) et assez juste dans sa
répartition afin de ne pas créer de malaise social ? Evidemment la réponse est complexe, mais vous avez raison il faut l'imaginer ... ce sera le thème d'un prochain article à la rentrée.



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