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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 09:24

La victoire de Syriza en Grèce marque clairement l’exaspération devant des difficultés économiques récurrentes et l’on peut parfaitement comprendre les raisons du peuple grec en plein désarroi. Elle est aussi, hélas, l’indice d’un avenir inquiétant.

Syriza s’est bâtie sur le refus de l’austérité. Depuis longtemps déjà, le niveau de consommation en Grèce était supérieur à celui de la production, source inévitable d’un endettement croissant. Le refus de voir à long terme a atteint son paroxysme quand, au-delà de toute raison, la Grèce, il y a quelques années, s’offrit les jeux olympiques. Vint ensuite le temps de rembourser et la confrontation à l’impossible. Que le système bancaire ait ses imperfections, que les charges d’intérêt puissent être trop lourdes et qu’il faille les revoir; sans doute, mais cela ne décharge pas les hommes de leur imprévoyance : ni les responsables grecs, ni les responsables de l’Union Européenne qui ne surent mettre assez tôt un frein à cette dérive. La dette grecque ne s’est pas construite en un jour.  Les économistes regardaient-ils ailleurs ? Que disait Syriza quand la Grèce consommait à crédit ?

Cette imprévoyance est la première source d’inquiétude, mais sur le plan écologique, il en est une seconde. Face à la crise globale, le premier réflexe des grecs a été de demander une relance de la croissance. Ce recours à la croissance - solution miracle à tous nos problèmes - est d’ailleurs prôné par nombre de dirigeants français et européens. C’est là un signal inquiétant de ce que pourrait être le réflexe de toute l’humanité quand celle-ci sera confrontée à la finitude de la planète et de ses ressources et que la crise s’installera de façon globale. Nous entêterons-nous tous dans une demande infantile de l’impossible ?  Nous arcbouterons-nous sur l’idée d’assoir l’équilibre de la société sur une croissance permanente ? Si oui, alors la crise n’aura pas d'autre solution que l’effondrement. Les mises en garde auront été nombreuses et largement médiatisées, nous n’aurons plus d’excuses.

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Published by Didier BARTHES - dans Billets d'humeur
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commentaires

teysseire 04/02/2015 20:11

Hélas, Syriza apparaît comme le nouveau Robin des Bois, comme le défenseur du pauvre et de l'opprimé et le renouveau de l'espérance en des jours fastes...vous avez raison, toute notre société s'est
infantilisée au point de ne rien voir et ne rien penser au delà du jour qui suit et du contenu de son assiette.

Didier BARTHES 05/02/2015 13:08



Notre société se vautre dans le court termisme tandis que le temps, lui, continue sa course.



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  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
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