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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 13:10

 

    Sans avoir de goût particulier pour hurler avec les loups, comment ne pas se joindre aujourd’hui au concert de protestations qui accompagnent l’abandon de la taxe carbone par le gouvernement ?

 

  Nous annoncions, il y a peu, deux mauvaises nouvelles pour l’environnement, il aurait donc fallu dire trois. A la première difficulté l’écologie passe à la trappe, il arrive précisément ce que nous redoutions (voir aussi : Panique à bord, écologie par-dessus bord). Comment imaginer que ces propos seraient aussi vite et aussi exactement illustrés ?

 

    Il y six mois à peine, la taxe carbone était présentée comme une réforme essentielle pour la protection de l’environnement. Même modeste, et elle l’était encore beaucoup trop, elle marquait un début de volonté.

 

   Sans doute, son impact sur les émissions planétaire de CO2 eut été infime, mais elle pouvait donner à la France un rôle exemplaire, susceptible d’entraîner les autres pays européens dans la bonne direction. Un peu de courage, un peu d’exemplarité, telles étaient ses vertus, on voit ce qu’elles sont devenues. S’il fallait illustrer le reniement…

 

 

   Cet abandon va au-delà de celui de taxe carbone. Par essence la protection de la nature est une œuvre de long terme. Il faut accepter de sacrifier des résultats ou des conforts d’aujourd’hui pour préserver demain et après demain.

   Malgré sa modestie, cette taxe relevait de cette démarche. Son abandon c’est aussi le retour à une logique de court terme, celle qui conduit inexorablement à l’échec.

 

  Bien des " excuses ", bien des " raisons ", viendront justifier une aussi funeste décision : La peur d’une contrainte économique mal venue, la peur d’une sanction électorale. Bien sûr, un  habillage présentable de la décision sera trouvé, cela commence déjà et l'on entend dire : On la refera plus tard... Sous une autre forme... En liaison avec nos partenaires européens…
   Ne soyons pas dupes !

 

  Par cette absence de vision, par ces petites lâchetés successives l’humanité va détruire sa planète.
   On attendait mieux d’un homme d’Etat, on attend mieux, en réalité, de tous les hommes.

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D’autres réflexions sur cette reculade : Les sites Notre Planète Info et Manicore (de M. Jean-Marc Jancovici).


http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2320_taxe_carbone_abandon.php

http://www.manicore.com/documentation/articles/Taxe_C_Echos.html

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Published by Didier BARTHES - dans Billets d'humeur
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commentaires

DelphineB 29/03/2010 22:28


Oui une nouvelle bien énervante. M. sarkozy vient de se mettre quelques personnes à dos (moi- enfin c'était déjà le cas avant; Nicolas Hulot, qui vient de quitter les groupes de travail du grenelle
de l'environnement ; et même dans son propre gouvernement : Mme Jouanno n'est pas loin de la dépression - je rigole :-)()


Didier BARTHES 30/03/2010 12:35



  J'estime que Nicolas Hulot a eu raison de marquer le coup. Concernant M.Sarkozy on peut imaginer les pressions contraires auxquelles il peut être soumis (peur
de diminuer la compétitivité des entreprises françaises, peur de subir une sanction électorale suite à ce nouvel impôt, opposition des milieux qui l'ont soutenu...)
  Toutefois le rôle d'un chef d'Etat devrait être de résister à ces pressions et de privilégier le long terme plutôt que le court terme.
  L'attitude de M. Jean-Louis Borloo aussi est surprenante. Je crois cet homme très conscient du problème écologique, il a mis tout son coeur et toute son activité dans cette réforme il y a
quelques mois. Comment peut-il aujourd'hui admettre ce reniement ? Cela revient à dire le contraire exactement de ce que l'on a martelé il y a si peu.
  Ajoutons, non par souci  de rendre la balance équilibrée, mais par respect pour la vérité, que ceux qui se sont engagés contre cette taxe ont eux, fait preuve de beaucoup de mauvaise
foi et de beaucoup de légèreté. Là aussi, la démagogie a été préférée au  souci du long terme.



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