Mercredi 11 juin 2008

Le mensuel Science et Vie intitule son "Hors-série" de juin 2008: Construire un monde durable ( trimestriel hors-série numéro 243).

Le titre de l’éditorial : Planète finie, pose le problème avec justesse et concision. L’ensemble est complet et bien conçu. On y retrouve toutes les grandes questions qui décideront de notre avenir : Pollution, agriculture, biodiversité énergie, urbanisme…
Seul regret,  la problématique démographique n’est véritablement abordée que sur un quart de page. Les lecteurs de ce blog savent que nous mettons ce sujet au cœur de la réflexion écologique. Si nous ne maîtrisons pas la démographie, tous les efforts et tous les progrès réalisés par ailleurs seront anéantis. Il ne sert à rien de polluer chaucun deux fois moins  si nous sommes deux fois plus nombreux. Au mieux nos efforts ne retarderont ainsi que de quelques années l’effondrement écologique de la planète.

Une jolie phrase  extraite de l’interview du socio-anthropologue Alain Gras : " Aujourd’hui, la seule condition de survie réside dans l’établissement d’un rapport plus humble avec la planète ". Oui, c’est bien là ce qui doit guider toute la démarche de l’humanité.
Le temps de la domination et de sa glorification est révolu.

par Didier BARTHES publié dans : Actualités
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Jeudi 22 mai 2008

 

 

Si tout travail mérite salaire et si toute profession à droit à s’exercer dans de justes conditions de concurrence, l’idée de faire bénéficier les pêcheurs de gasoil sous taxé ou même subventionné par un mécanisme quelconque relève de l’hérésie.

Nous sommes dans un monde qui dispose de moins en moins de poissons et de moins en moins de pétrole et nous nous apprêtons à donner des subventions pour pêcher du poisson avec du pétrole !

Cela ressemble à un médecin qui devant un malade souffrant d’un cancer du poumon lui ordonnerait de doubler sa consommation de tabac. Voilà certes une façon de régler plus vite le problème, mais la pire !

Avec ce genre de politique qui illustre bien comme le monde politique n’a encore rien saisi de la nature de la crise qui se profile, nous allons nous retrouver sans poisson, sans pétrole et … sans pêcheur !

Il faut payer les produits à leur juste coût, si le poisson coûte cher à cause de sa rareté et à cause du prix du pétrole alors nous devons le payer à ce prix, aucune autre solution ne sera durable.

par Didier BARTHES publié dans : Actualités
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Lundi 19 mai 2008
La chaine ARTE propose mardi 20 mai à 21 h une émission de sa série "Théma" consacrée aux guerres du climat, Nous ne l'avons bien entendu pas encore vue mais le sujet ne relève, hélas, pas de la science fiction et certains des problèmes écologiques  pourraient bien  engendrer des conflits.
par Didier BARTHES publié dans : Actualités
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Mardi 15 avril 2008

2030 le krach écologique,  Geneviève FERONE, Grasset 2008

 

Selon Geneviève Ferone  à l'aproche des années 2030, la planète se trouvera sous le feu de  crises concomitantes: l’écologie, la démographie, l’énergie et la croissance.

Ce livre constitue l’une des nombreuses démonstrations prouvant que « nous allons dans le mur ». Démonstration hélas si peu écoutée du monde politique.

 

On y trouve des remarques intéressantes :

 

La question démographique, sujet si souvent tabou, est assez largement évoquée. Une réserve cependant, l’ouvrage part de l’hypothèse selon laquelle nous serons 7 milliards en 2030. Erreur, ce sera en 2012 environ, nous y sommes presque, il y a déja 6,7 milliards. d'être humains sur la Terre.

 

Mme Ferone souligne avec justesse que les premiers pays qui prendront des mesures (par exemple sur la taxation de l'énergie) seront également les premiers pénalisés sur le plan de la compétitivité économique, ceci constitue un hanicap sérieux envers les initiatives en la matière.

 

L'auteur s'attaque courageusement au  « politiquement correct » qui nous interdit de mettre en garde les pays en voie de développement sur leurs atteintes à l’environnement sous prétexte que nous l’avons fait avant eux (Rappel : la révolution industrielle a eu lieu en Europe dans un monde de  un milliard  d’habitants et non de sept et bientôt dix milliards, aussi les conditions sont elles bien différentes et la position de Genevieve Ferone plutôt bienvenue.).

 

Le livre souligne le peu d’efficacité de mesures qui seraient prises sans inclure des pays comme la Chine et l’Inde. A quoi cela sert-il que nos voitures consomment quelques pour cent de moins si la Chine double son parc automobile ou construit une à deux centrales à charbon par semaine ? C'est là un véritable problème !

 

Deux légères critiques cependant,

 

Il manque quelques données chiffrées qui fixeraient les idées du lecteur sur les ordres de grandeur en matière de production et de population. le livre s’appuie sur des références qui ne sont pas rappelées. Il en est de même pour les questions climatiques qui sont évoqués mais de façon trop superficielle. La question est beaucoup plus complexe que cet ouvrage ne le laisse supposer.

 

En second lieu les mesures préconisées sont un peu floues, la décroissance n’est pas étrillée comme souvent mais Geneviève Ferone la dit incapable de résoudre les choses à court terme et souligne qu’elle sera mal acceptée par les nouveaux acteurs de la croissance (on veut bien le croire). De la même façon tous les échecs du  protocole de Kyoto sont lourdement mis en évidence et en conclusion  l’auteur nous dit que cet accord n’est pas un échec (sans que ce soit seulement au sens du symbole). Alors on ne sait plus très bien ce qu’il faut faire ! On ne sait pas non plus si Geneviève Ferone considère la technologie comme une solution ou comme une fuite en avant, il est vrai qu’il y a peut être un peu des deux.

 

Malgré ces petites réserves, encore un livre nécessaire pour prendre conscience du problème.

 

nb : Vous retrouverez cette critique et celles d’autres livres (plus brèves pour l’instant) dans la rubrique bibliographie.
par Didier BARTHES publié dans : Actualités
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Mardi 15 avril 2008

La hausse continue des prix des matières premières et de l’énergie  (le pétrole dépasse aujourd’hui les 110 $ le baril) a poussé quelques revues à évoquer la question.

« La recherche » dans son numéro daté de mars 2008 propose un supplément sur le pétrole en 2030 sous titré : la transition nécessaire.  « Science et vie »  pour sa part livre dans son numéro d'avril  un article intitulé « Pétrole : Pourquoi il flambe ? »

Le supplément de « La recherche » qui semble sponsorisé par le BRGM, TOTAL,  l’IFP et L’ADEME  laisse la même impression que le colloque de l’IFP : panorama 2008 organisé récemment à Paris et à Solaize. (Cf. compte rendu sur ce blog)

Les acteurs du monde pétrolier sont très conscients des problèmes (pollution et épuisement des réserves de pétrole malgré les dénégations de façade) mais nous devons cependant nous préparer un avenir très émetteur de CO2 via les projets de liquéfaction et de gazéification du charbon. La Chine serait en train de concevoir sa première usine de ce type et  nous savons qu’elle possède de très importantes réserves. Les projets de stockage du CO2 paraissent pour l’instant peu convaincants : très embryonnaires et mal adaptés à beaucoup d’usages.

            L’article assez bref de « Science et vie » propose un bon survol de la situation et présente un historique des cours de l’or noir en données corrigées de l’inflation. Cela permet de prendre un peu de recul.
par Didier BARTHES publié dans : Actualités
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Jeudi 13 mars 2008
 
La vague écologiste a évidemment largement touché la publicité. Il est aujourd’hui impossible de vendre un produit sans en avoir auparavant vanté les mérites écologistes même si par nature et peut- être plus spécialement si par nature ce produit est particulièrement agressif pour l’environnement.
 
L’écologiquement correct s’embarrasse peu de cette contradiction et l’on voit fleurir des arguments vraiment stupéfiants et pour tout dire franchement mensongers.
Il y a quelques années déjà des sociétés d’autoroutes mettaient en avant leurs efforts pour l’environnement. Quelques « crapauducs » et autres passages aménagés ne compensent pourtant qu’infiniment faiblement les espaces irrémédiablement détruits et l’appel au trafic automobile toujours plus intense que génère la construction de nouvelles voies.
 
 On découvre ces mois-ci une publicité pour des voitures japonaises dont la motorisation hybride est supposée réduire les émissions polluantes. Bien entendu, on sait que la double motorisation thermique et électrique ne produit pas de miracle. La traction électrique ne concerne qu’une petite partie des trajets effectués et la recharge des batteries dépend du moteur thermique ce qui ne constitue pas la méthode la plus respectueuse de l’environnement. Pourtant il y a pire. Quand on regarde l’argumentation en détail on voit que les automobiles en question (il y en a deux) disposent respectivement de plus de 340 et 440 chevaux ! Bien sûr avec une telle puissance ces véhiculent produisent au kilomètre beaucoup plus de gaz carbonique qu’une petite voiture non hybride. Fondamentalement tant que nous considérerons comme normal d’utiliser des voitures de cette puissance, tant qu’une telle publicité ne nous paraîtra pas déplacée, alors tous les discours sur l’écologie seront sans objet. Cette absurde volonté de puissance dont cette publicité n’est qu’une illustration parmi d’autres conduit le monde à la catastrophe.
 
Autre exemple : Depuis quelques jours, une grande marque française nous invite à remplacer nos vieilles voitures par des modèles plus récents censés être plus propres. Il s’agit simplement d’un appel à la consommation, rappelons que la première démarche écologiste est de faire durer les produits autant que possible et non de les changer avant leur terme. Si les moteurs sont un peu plus efficaces aujourd’hui n’oublions pas que les voitures sont de plus en plus lourdes et de plus en plus puissantes ce qui compense en bonne partie les gains acquis sur les moteurs. Rappelons aussi le grand problème que pose la « diéselisation » du parc (un domaine dans lequel la France fait triste figure). Si le diesel émet en effet un (tout petit) peu moins de gaz carbonique que l’essence il émet beaucoup plus d’autres polluants et en particulier de particules fines, les plus difficiles à filtrer.
par Didier BARTHES publié dans : Actualités
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Mercredi 19 décembre 2007

A l'occasion des basses températures rencontrées en ce début de semaine, la puissance électrique utilisée en France à un instant donné a battu des records 
Le lundi 17 décembre 2008  vers 19 h un pic de 88,96 gigawatts a été atteint. Pour obtenir cette puissance,  la France a dû importer un peu plus de courant qu'elle n'en exportait au même instant. Le surplus est principalement venu d'Allemagne. 
Curieusement dans la plupart des média, cela a été présenté comme un record, presque une performance. Ne devrait-on pas y voir notre incapacité à reduire quelque peu notre consommation énergétique ? Il semble que le mythe du record soit médiatiquement plus porteur que celui de la sobriété.
Finalement c'est plutôt une mauvaise nouvelle pour l'environnement !

par Didier BARTHES publié dans : Actualités
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Jeudi 28 juin 2007

Reprenant une étude du groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, le mensuel Science et Vie dans son numéro de juillet 2007 confirme l'aggravation de la situation sur le plan du CO2.
Non seulement depuis la signature du protocole de Kyoto, les émissions de gaz carbonique ne diminuent pas mais elles augmentent et ce, à un rythme de plus en plus rapide. 
De 2000 à 2004 le taux d'augmentation annuel est de 3,4 % tandis qu'il n'était que de 1,1% pendant la décennie précédente.
Autre élément de l'étude, le poids croissant de la Chine dans ces émissions. Ce pays deviendra le premier émetteur entre les années 2010 et  2020. L'Inde et les autres pays dits émergents prendront aussi une part déterminante à cette forme de pollution.

Pas de surprise donc : le problème est mondial et sa résolution, pour l'instant, très mal engagée.

par Didier BARTHES publié dans : Actualités
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