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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:30

   Les shadocks, vous vous souvenez ? C'étaient ceux qui prenaient l'eau derrière leur bateau et la mettaient devant pour continuer d'avancer ... et ils pompaient, ces fabuleux shadocks, ils pompaient !! avec l'inoubliable voix de Claude Piéplu pour nous conter tout ça.
   Claude Piéplu est mort, les Shadocks sont désormais entrés dans l'histoire du XXème siècle, mais nous avons gardé intact notre capacité à défier la physique et le bon sens.

   Un exemple ? Paris dans le cadre de l'opération 'Nature Capitale' couvre complètement pour ce week-end de Pentecôte 2010 les Champs Elysées de champs de blé, d'haies et d'arbres.

   Il a fallu pour ce faire préparer des centaines de caisses remplies de morceaux de nature découpée, qui là un peu de blé, qui ici un cognassier, qui encore un beau charme, pour ensuite les transporter et les mettre en place à l'aide de dizaine de transpalettes. Des centaines de personnes y travaillent. Et on attend 2 millions de personnes. Et le responsable de l'opération Gad Veil, interrogé (1), parle fièrement de ce projet en évoquant 'une nature en situation'.

   Mais quoi de plus artificiel que tout cela ? Quoi de plus inutile ? Quoi de plus insensé ?

   Ceci n'est qu'une gabegie qui traumatise inutilement des végétaux, qui a un impact carbone désastreux, qui se situe dans le déni des coûts de transport, qui occupe des centaines de personnes, et ce pour rien de tangible et de durable. La même logique que celle de Paris-Plage, mais pour un temps qui se mesure ici en jour et non en semaine. Ceci ne fait que s'inscrire dans cette logique de flux qui caractérise notre société aux dépens d'un développement soutenable.

   Il faut aussi avoir perdu gravement le sens des mots pour évoquer, au sujet de centaines d'arbres et d'arbustes déplacés hors de leur milieu sur du bitume aussi prestigieux soit-il pour seulement 3 jours et à grand frais, une nature en situation. Cette fraude lexicale n'est pas sans risque, comme en avertissaient en leur temps Platon ou Camus (2).

   Mais il faut peut-être prendre cette qualification au sérieux et s'interroger. Que cela veut-il nous dire ? De quoi cette nature-là est-elle le nom ? Une nature qui vient à nous, dans le centre de nos territoires urbains, enfin bordée, encadrée, propre, serait-ce cela sa place la plus désirable, la plus admirable, sa meilleure place en somme ?

   Alors il faut sans doute comprendre que c'est ce rapport-là à la nature que nous prépare ces étonnants écologistes au pouvoir à Paris et en Ile-de-France, ces écologistes qui ont accepté Paris-Plage et ladite opération de Nature-Capitale, ces écologistes citadinisés qui préfèrent prôner l'entassement urbain plutôt que la maîtrise démographique, ou la socialisation du vélo (3) au mépris de tous les coûts plutôt que la trop simple responsabilité de chacun de son deux-roues, ces écologistes idéologisés qui en période de déficits publics graves défendent le principe très classique à gauche d'une imposition des revenus du capital plutôt que la création de taxes sur les activités polluantes (4), ces écologistes enfin qui ne voient dans la nature qu'un environnement à la disposition de l'homme (5) qu'il faut juste gérer un peu plus intelligemment, plutôt que d'essayer de penser l'homme comme une vie parmi la vie dans ce merveilleux biotope qu'est la Terre.

 

   Avec ces éco-Shadocks, nous n'avons pas fini de défier la physique et le bon sens ; si nous les écoutons, nous n'avons pas fini de pomper ....

 

(1) au JT de 13h00 sur TF1 le vendredi 21 mai 2010.  

(2) "La perversion de la cité commence par la fraude des mots" avait dit Platon, idée reprise par Camus : "Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde".

(3) Cela s'appelle Vélib et coûte cher à la fois au niveau de la gestion spatiale du parc de vélos et au niveau de l'entretien des machines. Sans compter les milliers de vélos détruits ou trouvés au fond du Canal de l'Ourcq. A l'inverse les propriétaires de vélo font attention à leur engin et les font durer plusieurs années, d'où une économie de ressources naturelles (un vélo, c'est aussi quelques kilos d'acier et d'alu) et humaines: les centaines de personnes préposées à la maintenance doivent à la longue s'interroger sur le sens d'un travail qui consiste à réparer des dégradations pour la plupart volontaires.

(4) Ce qui revient par exemple mais trés concrètement à taxer la personne âgée qui loue son logement pour financer sa maison de retraite médicalisée plutôt que la personne qui se paie des week-end en avion à l'autre bout de l'Europe ; sur ce thème, voir entre autres les diverses déclarations de Cécile Duflot, leader du parti des Verts.

(5) Difficile de ne voir autre chose que 'notre bon plaisir' dans ce déplacement de végétaux effectué ce week-end de Pentecôte pour Nature Capitale ; comment mieux prouver que la nature est à notre disposition ?

 

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Published by Jean Bruguier - dans Billets d'humeur
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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 13:24

 

   ARTE diffusait hier soir (1) une émission consacrée aux conséquences écologiques de l'explosion de la centrale de Tchernobyl en 1986.

   Ceux qui s'intéressent au sujet savaient déjà que la nature ne s'est jamais si bien portée à Tchernobyl que depuis la catastrophe du sinistre réacteur (2).

   La façon dont les espèces ont réagi et se sont défendues contre les effets de la radioactivité était détaillée (mécanisme de réparation du génome dont les informations sont doublées, intense sélection naturelle... tout y était).

   Si, après l'explosion et l'incendie, les très fortes doses de radioactivité ont effectivement beaucoup tué, très vite, dés que cette radioactivité a commencé à baisser (tout en restant très élevée par rapport aux nivaux "naturels"), les animaux sont revenus et se sont adaptés.

   Bien sûr, il y a eu des mutations plus nombreuses qu’à l’ordinaire, mais la sélection naturelle a vite rétabli l’ordre des choses : une souris à deux pattes et demi n’a guère le loisir de transmettre son problème. D’ailleurs, toutes les espèces végétales, comme animales, ne résistent pas de la même manière, les petits rongeurs ou les bouleaux sont particulièrement résistants. Les chercheurs commencent à comprendre les raisons de ces différences et leurs hypothèses ont été évoquées.

   Aujourd'hui, la zone entourant Tchernobyl est très riche du point de vue de la faune et de la flore (sauf pour certains oiseaux, donc). Elle est même devenue "exportatrice naturelle" d'animaux sauvages vis à vis des régions environnantes. On y trouve de grands prédateurs comme les loups.

   Dommage qu'il ait fallu attendre la fin du reportage pour en comprendre la raison, ce n'est pas que la radioactivité soit bénéfique:  c’est juste qu'elle a chassé les hommes et que la nature, quand on lui laisse de la place et du temps sait se remettre de beaucoup d'agressions.

 

   Voila une leçon : N'essayons pas de protéger la nature par mille et mille mesures, laissons-lui simplement de la place pour vivre. Voici pourquoi nous devons faire preuve d'une plus grande "modestie démographique".

 

  L’exemple des forêts était également fort instructif, depuis que les forestiers n’entretiennent plus la forêt en coupant ou retirant les arbres morts ou malades, celle-ci se porte mieux et les arbres abîmés sont le siège d’une riche et nécessaire biodiversité.

 

  Moins nous intervenons, mieux vont les choses !

 

  La zone d’exclusion de Tchernobyl présente un rayon d’environ trente kilomètres, peut-être pourrions nous tenter, ici ou là, d’en créer d’autres dans le monde (dans les océans aussi). Il n’est même pas nécessaire d’y faire  préalablement exploser un réacteur nucléaire !

 

  Tchernobyl est une catastrophe humaine pour les nombreuses personnes qui y ont perdu la vie directement et indirectement (je ne rentre pas ici dans le débat des chiffres dont je sais qu'ils sont très controversés), ce n'est pas une catastrophe écologique (bien qu’en réalité, on ait construit, pas très loin une autre ville à la place pour reloger les habitants, il le fallait bien).

 

 

(1) Tchernobyl, une histoire naturelle, de Luc Riolon (France, 2009), diffusée le 25 mai 2010 à 20 h 35.

 

(2) Sauf les hirondelles et quelques oiseaux, comme le reportage l’expliquait fort bien et en détaillait les raisons. Les pins aussi ont moins bien résisté que d’autres arbres.

 

 

 

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Published by Didier BARTHES - dans Télévision
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 12:44

  

    Un blog est un espace bien petit pour évoquer toutes les réflexions qui ont été menées en vue de la construction d'une économie durable. Aussi, avons-nous récemment mis en ligne une bibliographie plus complète que vous retrouvez en fin de cet article.

    Cependant, les livres ou les revues ne constituent pas la seule source de savoir.  Internet offre accès à de nombreuses vidéos de conférences, de cours ou de simples interviews.

    Nous en avons sélectionnés quelques-unes qui proposent sur la question des éclairages différents, parfois philosophiques ou historiques, parfois d'orientation plus techniques. 

     Quelques soient ceux que vous choisirez, et quelque soit le média, bonne écoute ou bonne lecture.

 

 

Quelques vidéos

 

 

  Jacques Ellul

 

    Le système technicien :

 

    1/6 http://www.dailymotion.com/video/xczyxj_jacques-ellul-le-systeme-technicien_webcam

    2/6 http://www.dailymotion.com/video/xd6zmg_jacques-ellul-le-systeme-technicien_webcam

    3/6 http://www.dailymotion.com/video/xd75r7_jacques-ellul-le-systeme-technicien_webcam

    4/6 http://www.dailymotion.com/video/xd8a8k_jacques-ellul-le-systeme-technicien_webcam

    5/6 http://www.dailymotion.com/video/xd8fqi_jacques-ellul-le-systeme-technicien_webcam

    6/6 http://www.dailymotion.com/video/xd8fzt_jacques-ellul-le-systeme-technicien_webcam

 

    Le progrès:

 

         http://www.dailymotion.com/video/x8er1l_jacques-ellul-et-le-progres_news

 

    Extraits du film : Le jardin et la ville

 

         http://www.dailymotion.com/video/x4dwrz_jacques-ellul_tech

 

 

 

Jean-Marc Jancovici

 

     L’ingénieur face à la contrainte carbone (conférence à l’ESPCI) :

 

         http://www.espci.org/fr/jancovici

 

  •  Pour une présentation plus complète du même sujet voir aussi sur le site manicore ou sur le site de l’Ecole des Mines de Paris (ParisTech) un lien vers un ensemble de conférences (16 heures de vidéos regroupées en 8 modules de deux fois une heure chacun).

 

Serge Latouche 

 

     La décroissance (les mardis du club stratégies) :

 

       http://www.strimoo.com/video/14909492/Decrossance-par-serge-latouch-par-Aodrenn-MySpaceVideos.html

 

 

André Lebeau 

 

     Présentation du livre : " L'engrenage de la technique " 

     (audio : entretien sur France Culture)

 

       http://www.dailymotion.com/video/x6c8vt_andre-lebeau-france-culture-science_tech 

 

 

Claude Lévi-Strauss 

 

    Un Monde trop plein (entretien télévisé de novembre  2008):

 

     http://www.youtube.com/watch?v=ky0QTKRDDk0&feature=related

 

 

 

 

 

Quelques livres

 

  • Giorgio Agamben,

           - Homo sacer, Le Seuil, février 1997

 

  • Paul Aries,

            - Décroissance ou barbarie, Golias, 2004

  

  • Michel Barnier 

           - Le défi écologique, Stock, 1990 

 

  • Dominique Belpomme,

           - Avant qu'il ne soit trop tard, Fayard, février 2007 

 

  • Gilbert-Keith Chesterton,

            - Le monde comme il ne va pas

               Bibliothèque l'Age d'Homme, mai 1994

            - Plaidoyer pour une propriété anti-capitaliste

               Editions de l'Homme Nouveau, avril 2009 

 

  • Pierre Clastres, 

          - La société contre l'état, Editions de minuit,1974 

 

  • Daniel Cohen,

          - La prospérité du vice, Albin Michel, septembre 2009 

 

  • Jared Diamond,

          - Effondrement, Comment les sociétés décident de leur

               dispartion ou de leur survie, Gallimard, NRF Essai, 2006 (**)

            Traduction française de Collapse, how societies chose to

                fail or succed,  Viking Penguin, 2005

 

  • Jean Dorst,

           - Avant que nature ne meure, pour une écologie politique,

             Delachaux et Niestlé, 1965

 

  • Jean-Pierre Dupuy,

            - Pour un catastrophisme éclairé, Le Seuil, 2002 

 

  • Paul R. Ehrilch,

             - La bombe P, J'ai lu (pour l'édition française), 1971

 

  • Jacques Ellul,

            - La trahison de l'occident, Calman-Lévy, 1975

            - La technique ou l'enjeu du siècle, Economica, 1990

            - L'illusion politique, Table ronde, 2004

            - Le système technicien, Le cherche midi, mai 2004

 

  • Geneviève Ferone,

            - 2030 Le krach écologique, Grasset, 2008 (**)

 

  • Nicholas Georgescu-Roegen,

            - La décroissance, entropie, écologie, économie,

             Editions Sang de la Terre, juin 2006

 

  • Richard Heinberg,

            - Pétrole, la fête est finie,

              pour la traduction française, éditions Demi-Lune,

              collection Résistance, octobre 2008 

 

  • Yvan Illitch,

            - Energie et équité,  Le Seuil, 1973

 

  • Jean-Marc Jancovici,

          - L'avenir climatique, quel temps ferons nous ? 2002

 

  • Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean

           - Le plein s’il vous plait, Le Seuil, 2005 (*)

              - C'est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde, 

             Le seuil, 2009 (**)

 

  • Bertrand de Jouvenel,

             - La civilisation de puissance, Fayard, 1976

  

  • André Gorz,

            - Ecologie et politique, Galilée, 1975

 

  • Nicolas Hulot,

           - Le syndrome du Titanic, Calmann-Lévy, 2004 (*)

           - Pour un pacte écologique, Calmann-Lévy, 2006

 

  • Robert Kandel,

           - Le réchauffement climatique, Coll Que sais-je ?, PUF 2002

 

  • Cédric Lagandré,

            - L'actualité pure; essai sur le temps paralysé, PUF, 2009

            - La société intégrale, Flammarion, septembre 2009

 

  • Serge Latouche,

            - Petit traité de la décroissance sereine,

               Mille et une nuits, 2007

 

  • Eric Laurent,

            - La face cachée du pétrole, Pocket, février 2007 

  • Pierre Legendre,

           - L'empire de la vérité , Fayard,1983

           - Ce que l'Occident ne voit pas de l'Occident 

                     coll. les quarante piliers, Editions Mille et une nuits, 2004

 

  • Claude Lévi-Strauss,

            - La pensée sauvage, Plon, 1962

 

  • André Lebeau, 

           - L’engrenage de la technique, NRF Gallimard, 2005 (*)

           - L'enfermement planétaire, Coll le débat, Gallimard, 2008 (*)

 

  • James Lovelock,

          - La Terre est-elle un être vivant  ? L’hypothèse Gaïa,

             traduction française, Editions du Rocher, 1986

          - La revanche de Gaïa, Pourquoi la Terre riposte-t-elle ?

             Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Flammarion, 2007

 

  • Robert Thomas Malthus,

              - Essai sur le principe de population,1798

 

  • Jean-Claude Michéa,

           - L'empire du moindre mal, Champs, coll Essais, mars 2010

 

  • Théodore Monod,

            - Et si l’aventure humaine devait échouer, Grasset, 2000


  • Jacques Neirynck,

            - La grande illusion de la technique, Poche jouvence, 2006

  • Adolphe Nicolas,

            - 2050 Rendez-vous à risques, Belin (Pour la science), 2004

  • Yves Paccalet,

           - L’humanité disparaîtra bon débarras ! Arthaud, 2006

 

  • Pierre Papon,

           - L'énergie à l'heure des choix, Belin, (Pour la science), 2007

 

  • Jean-Marie Pelt,

           - Le tour du monde d'un écologiste,   Fayard, 1990

           - La Terre en héritage, Fayard, 2000 

 

  • Pierre Rahbi,

           - Vers la sobriété heureuse, Acte Sud, Avril 2010

 

  • René Riesel, Jaime Semprun,

         - Catastrophisme, administration du désastre et soumission

           durable, Edition de l'encyclopédie des nuisances, 2008

 

  • Aldo Schiavone,

            -  L'histoire brisée, Belin, 2003

 

  • Ernst Friedrich Schumacher,

            - Small is beautiful, une société à la mesure de l'homme, 

             pour la traduction française, Le Seuil, 1973 

 

  • Joseph E Stigliz,

            - Principe d'économie moderne

              De Boek Université, Bruxelles, 2007

 

  • Michel Tarrier, 

           - 2050 Sauve qui peut la Terre, Editions du temps, 2008

  • Michel Tarrier, Daisy Tarrier,

           - Faire des enfants tue, éloge de la dénatalité,

             Editions du temps, 2008

  • Henry David Thoreau,

           - L’esprit commercial des temps modernes,

             Le grand souffle éditions, 2007 (écrit en 1837).

 

  • Ernest U. Von Wiensäeker, Amaury B. Lovins, L. Hunter Lovins,

          - Facteur 4,  deux  fois plus de biens en consommant deux  fois

              moins de ressources

            Rapport au club de Rome, Terre Vivante, décembre 2007

 

  • Jean-Luc Wingert,

          - La vie après le pétrole, Autrement, 2005 (*)

 

 

(*)   :   Ouvrages faisant l'objet d'un commentaire dans la bibliographie.
(**)  :  Ouvrages faisant l'objet d'une note de lecture ou d'un article dédié.

 

 

 

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Published by Didier BARTHES - Jean-Christophe VIGNAL - dans Bibliographie
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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 12:20

 

Pour une vie plus écolo au quotidien !

 

 

Ce que vous pouvez faire, de façon simple avec les 10 propositions suivantes, pour mieux vous nourrir tout en limitant votre empreinte écologique.

 

Quand vous mangez chez vous :

 

  • Manger beaucoup de fruits et légumes bio, choisis en fonction de la saison et de leur proximité de production ; vous pouvez les acheter via des ‘amap’ ou dans des réseaux commercialisant du bio, comme les biocoops. N’hésitez pas à consommer des légumes secs, économiques à l’achat comme les pois-chiches ou les lentilles ; dans le même ordre d’idée, pensez aussi aux graines germées.

 

  • Prenez le temps de préparer vos repas. Cela vous évitera d’acheter des plats tout préparés souvent coûteux, généralement trop salés et à fort impact en matière de d’emballage et de transport notamment, sans compter la chaine du froid énergivore pour les plats surgelés.

 

  • Réhabilitez les céréales, notamment les anciennes comme l’épeautre plus riche en protéines, mais aussi en magnésium, en zinc, en fer et en cuivre que son "grand frère" le blé, ou l’engrain à faible teneur en gluten : employées judicieusement elles ne font pas grossir. Pour les petits déjeuners ou les goûters, n’oubliez pas la tartine de pain bio, c’est bon simple et moins coûteux que les biscottes et autres produits vendus dans les linéaires des hypermarchés.

 

  • Si vous n’êtes pas végétariens, vous pouvez limiter votre consommation de viande à 2 fois par semaine et privilégier les viandes blanches bio comme le poulet ou le canard.

 

  • Si la nourriture bio est chère pour votre budget, préférez limiter votre budget ‘boissons’… en préférant l’eau tout simplement ! Vous pouvez aussi réduire et même supprimer l’achat de desserts préparés industriellement en vous habituant vous et votre famille à terminer le repas sur un fruit tout simplement plutôt que sur une crème glacée. Eviter aussi les yaourts aux fruits aux compositions incertaines, mettez un peu de confiture dans votre yaourt nature, vous saurez ce que vous mangez et en plus c’est moins cher.

 

  • Pour vos cafés, refusez l’emploi de capsules d’ailleurs chères ; même si le café garde mieux son arôme, l’impact écologique est trop important. Par contre faites le difficile, achetez du café bio et équitable.

 

  • Dans la mesure du possible, essayez toujours d’utiliser directement les matières premières ou prenez les produits les moins travaillés. Plus vous remontez la chaine alimentaire, plus vous la maîtrisez !

 

  • Dans votre cuisine, privilégiez les ustensiles en inox (évitez par précaution celles en aluminium ou avec du téflon), et aérez attentivement si vous utilisez le gaz comme mode de cuisson.

 

  • Pour vos déchets alimentaires, essayez de les composter si vous avez un jardin, ou utilisez un lombric-composteur si vous êtes en appartement.

 

Et si vous êtes hors de chez vous  mais dans le cadre d’un restaurant d’entreprise, groupez vous avec quelques collègues pour demander des menus bio.

 

 

 

Avec ces éco-gestes,

 

  • vous limitez les transports aérien et terrestre de marchandises en privilégiant l’économie locale,
  • vous favorisez une agriculture de proximité respectueuse de la nature,
  • vous consommez moins d’espace agricole et vous laissez ainsi de la place pour les espèces sauvages,
  • vous diminuez les déchets à traiter,
  • et en plus vous et votre famille, vous vous porterez sans doute mieux !

 

Mais soyons réaliste, cela vous coûtera plus qu’aujourd’hui à la fois en temps et en argent, même si vous mangez moins de viande, achetez moins de sodas, gardez le vin pour les repas avec les amis, et préparez des légumes secs. La nourriture, c’est important, nous sommes aussi ce que nous mangeons … alors prévoyez de réorienter votre budget avec une nouvelle priorité.

 

A vous de jouer !

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 04:31

 

 

     La marée noire qui frappe aujourd’hui les côtes américaines donne lieu à de nombreux commentaires qui révèlent toute l’ambiguïté de notre attitude face aux questions écologiques.

 

     Tout d’abord, il y a cette étrange pratique qui consiste à évaluer en litres par jour le montant des fuites de pétrole. Cela rappelle cette habitude qu’avait un célèbre homme politique français des années 1970 qui aimait, pour impressionner son auditoire, exprimer les grandes fortunes en centimes de francs !

     Alors oui, cela fait beaucoup de litres ! 160 000, 800 000 ? On ne sait plus et les chiffres évoluent sans cesse. Mais le litre est-il une unité bien adéquate pour évoquer des grandeurs océanes ? Que penserait-on d’un astronome qui évaluerait la distance des galaxies en millimètres ?

     Ce n’est pas être anti-écologique, ni vouloir minimiser les choses que de le rappeler. Utilisons des unités significatives et non pas médiatiques : Pour des rejets dans l’océan,  parlons en milliers de tonnes.

 

 

     La question du bouc émissaire est également passionnante.

    Que n’entend-on sur British Petroleum ? De véritables assassins de planète à en croire la majorité des commentaires. Certes, après un accident, on peut toujours montrer que si telle ou telle erreur n’avait pas été commise, la catastrophe eut été évitée et l’exploitant se trouve évidemment le plus souvent à l’origine du problème.

    Toutefois, et là bien sûr, sous réserves de ce que montreront les enquêtes, on ne peut s’empêcher de soulever une contradiction.

     La sécurité coûte cher et les gains marginaux sont parfois prohibitifs. Or, s'il y a une majorité de gens pour accuser BP on trouve une autre majorité (donc il y a forcément communauté, au moins partielle, de ces deux ensembles) pour hurler au moindre centime de hausse des carburants.

     L'humanité ne peut vouloir massivement  consommer du pétrole (surtout à moindre coût) et en cas de pollution, en rejeter presque exclusivement la faute sur les exploitants.

 

     Même si cette marée noire s’annonce comme l'une des plus importantes (c’est un réservoir géologique qui se vide et non un simple navire au contenu forcément plus limité), prenons du recul.

    Si chaque catastrophe est individuellement évitable, il n'y a rien de surprenant à ce que, dans un monde qui consomme 85 millions de barils de pétrole par jour, soit près de cinq milliards de tonnes par an, il y ait quelques ratés et que plusieurs  centaines de milliers ou même quelques millions de tonnes s’échappent du circuit. C’est statistiquement inévitable !

     Rassurons-nous, dans quatre ou cinq décennies le problème des marées noires (importantes) sera définitivement réglé faute de combattant.  Ce ne sont pas elles qui, à long terme, constituent la  plus grave menace pour la biodiversité.

 

     Le pétrole est un produit biodégradable. S’il est aujourd'hui problématique dans le golf du Mexique, dans quelques années tout aura été recyclé par la nature, et ceci d'autant plus rapidement que nous nous trouvons dans une mer chaude où les réactions chimiques sont exacerbées et la vie foisonnante.

     Dans un siècle, la situation écologique de la planète ne sera absolument pas différente que nous ayons, d’ici là, connu vingt grandes marées noires ou zéro.

     Rappelons aussi, sans malice aucune, que si ce pétrole n’était pas allé salir  la mer nous l’aurions brûlé et envoyé polluer l’atmosphère en (presque) toute bonne conscience ! 

     Enfin n’oublions pas que les rejets naturels de pétrole sont nombreux de par le monde et que s’ils sont généralement moins concentrés, ils représentent des quantités significatives, le plus souvent passées sous silence.

 

 

    Ce n’est pas seulement un jeu intellectuel que de se moquer de ces contradictions. Il y a des conséquences graves à cet aveuglement.

 

    Pendant longtemps on a tant voulu masquer les marées noires, qu’on utilisait des dispersants chimiques qui étaient eux-mêmes  aussi polluants, sinon plus, que le pétrole qu’ils étaient censés combattre.

    Aujourd'hui encore, on essaye souvent (avec de la craie notamment) de faire couler ce pétrole. Or le faire couler, c’est le précipiter dans des zones froides et sans lumière où le processus de biodégradation sera très fortement ralenti.  Ce n’est probablement pas la meilleure solution.

 

 

    Ces propos constituent une réflexion générale visant à prendre du recul, ils ne nient en aucun cas  que localement et temporairement les conséquences soient  impressionnantes et graves pour la faune et la flore. Ils n'ignorent pas non plus la peine de ceux qui voient souillé un littoral qu’ils aiment.

   Il va de soi également, que la poursuite de forages et d’exploitations en eaux très profondes, sur lesquels il est extrêmement difficile d’intervenir en cas d'accident,  n’est  pas une pratique à encourager.

 

    Encore une fois, la meilleure prévention ne réside pas dans une avalanche de mesures techniques, mais dans une attitude plus modeste et plus humble envers la planète :  Ne consommons pas tout, partout, à toute force.

 

 

 

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Published by Didier BARTHES - dans Pollution
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 07:15

 

  Pourquoi la France ? Parce qu’elle est notre pays et que nous en sommes responsables … même s’il faut reconnaître que le chemin suivi, hormis peut-être le choix massif et persistant du nucléaire civil, n’a guère été différent de ceux des pays comparables.

 

  Pourquoi parler des quarante dernières années ? Simplement parce qu’un désir de retour à la nature et la révolte contre la société de consommation ont éclaté à la fin des années 60, avec dans la foulée la publication d’une somme de réflexions et de rapports portée par un mouvement écologique naissant. Parce que depuis le début des années 70, il n’est pas possible pour un responsable politique ou un citoyen informé de n’être pas au courant de la rupture grandissante des équilibres de notre biotope. Bref, nous connaissions l’urgence écologique ; or qu’avons-nous donc fait depuis ?

 

  En apparence nous avons fait beaucoup de progrès.

 

  Sur le plan politique, un mouvement minuscule – rappelons-nous le 1% de René Dumont à la présidentielle de 1974 – est devenu la troisième force politique du pays, le ministère de l’écologie est devenu le ministère majeur, et le principe de précaution est même devenu un principe constitutionnel.

 

  Sur le plan économique, le concept de développement durable et son corollaire la croissance sélective sont partagés par l’ensemble ou presque des acteurs. La consommation des produits écolos ou bio poursuit une croissance ininterrompue depuis 30 ans. Et les produits énergivores sont dorénavant encadrés par des normes strictes, avec une fiscalité accompagnatrice comme sur les voitures.

 

  Quant aux media, pas un jour sans nous diffuser des émissions sur la nature, sans nous inciter à modérer notre consommation ou à modifier nos comportements.

 

  En un mot, le vert est partout, semblant dicter notre vie quotidienne.

 

  Mais qu’en est-il en réalité ?

 

  En quarante ans, nous avons :

 

  • liquidé l’immense majorité de nos agriculteurs, dépeuplé les campagnes et accentué le phénomène d’urbanisation-rurbanisation du territoire, au prix d’une agriculture fonctionnant au pétrole et aux intrants chimiques et d’une population banlieurdisée perdant ses repères à force de vivre hors sol,
  •  habitué nos concitoyens à payer de moins en moins cher leur nourriture tout en consommant de plus en plus de plats préparés industriellement et grand consommateurs d’emballage et de transport en tout genre, ceci aux fins de libérer à la fois du temps domestique et du pouvoir d’achat, 
  • ouvert la France sur le monde entier en matière de produits consommés, avec l’immense avantage de disposer immédiatement de produits manufacturés produits dans les pays pauvres donc moins chers pour nous Français, même si dans un second temps cela signifie la disparition ou la délocalisation d’une partie de notre appareil productif … une logique à courte vue mais belle et bien choisie par une majorité d’entre nous, comme un exemple parfait d’externalité négative ! Tout ceci au prix d’une part d’un développement considérable des échanges internationaux générateur de pollution et de déséquilibres, et d’autre part d’un chômage de masse qui nous rend d’autant plus addict à la croissance, pris que nous sommes dans un cercle vicieux …
  • massifié l’usage de l’automobile au point d’inscrire durablement son usage dans l’organisation de l’espace, en quadrillant le pays de voies rapides, de rocades et d’autoroutes, et en colonisant l’espace urbain, 
  • multiplié les départs en vacances et généralisé les voyages aériens, tout ceci étant bien agréable mais entre-autre grand pourvoyeur de CO2 pour la planète,
  • augmenté sensiblement la taille de nos maisons ou de nos appartements, oubliant de prendre en compte l’impact en matière d’emprise, de construction et de chauffage, 
  • encouragé tous les acteurs à disposer de plus de confort personnel sans souci des conséquences écologiques, que ce soit par l’usage de plus en plus d’objets, le chauffage des terrasses extérieures des cafés, ou le recours aux médicaments ou traitements comme la pilule contraceptive  responsable de la féminisation des poissons des rivières et de la disparition de certains d'entre eux ...
  • et fait croitre la population sur notre territoire de plus de 25%, ce qui suppose toujours plus d’espace à consommer pour l’habitation, la nourriture, les loisirs, au détriment des autres occupants du territoire, arbres, fleurs, animaux.

  

  Or, tout ceci a un impact direct sur notre empreinte écologique.

 

  Il faut le dire, la France d’il y a quarante ans, celle du début des années 70, même si l’écologie était une question marginale pour beaucoup, était bien plus écologique ! Autrement dit, nous n’avons pas seulement perdu quarante ans pour adapter notre pays au respect de notre biotope, nous avons aggravé de façon lourde notre impact sur le territoire que nous occupons tout en parlant de plus en plus ‘vert’. Et les Français d’aujourd’hui, au-delà de la maîtrise des mots de l’écologie et du développement durable, sont sans doute sur un plan pratique moins préparés que ceux d’il y a quarante ans à vivre en réduisant leur empreinte écologique.

 

  Concrètement nous nous pensons écolos en nous contentant d’une douche par jour, en recyclant nos bouteilles en verre, en achetant du lait bio et en prenant le TGV pour partir en week-end alors que l’empreinte que nous faisons peser sur notre biotope n’a jamais été aussi forte.

 

  Mais sommes-nous prêts à préparer nos repas à partir d’aliments non-transformés en y passant le temps nécessaire comme le faisait nos grands-parents ? A payer plus cher notre nourriture et notre logement afin que ceux-ci soient conformes à des normes bio ? A acheter moins de vêtements, moins de gadgets, moins de meubles ? A nous contenter de produits majoritairement locaux ? A garder nos télévisions, nos ordinateurs et nos téléphones au moins 10 ans ? A ne partir en vacances avec nos voitures qu’une ou deux fois par an à quelques centaines de km de nos domiciles ? A ne plus prendre l’avion pour visiter des pays lointains ou même un peu éloignés ? A ne pas avoir plus de 2 enfants par couple ? A changer de travail si nous travaillons dans un secteur qui doit décroître ?

 

  Sommes-nous prêts à vivre plus sobrement et à partager cette aventure ensemble ? Comment faire, comment passer d’une France de plus en plus anti-écologique dans la réalité de ses comportements à une France responsable ? C’est bien le défi des prochaines années et un axe de réflexion à la fois inconfortable et stimulant pour ceux qui veulent une terre vivante.

 

 

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Published by Jean Bruguier - dans Billets d'humeur
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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 14:57

 

   Notre Terre étant finie, nous nous dirigeons inévitablement vers un épuisement (1) des réserves d’énergies fossiles : pétrole, gaz et charbon manqueront complètement à l’échelle d’un siècle ou deux. Quelques éléments pourraient cependant provisoirement changer le cours des choses et ralentir ce phénomène de déplétion.

   Nous avons déjà évoqué pour le pétrole un éventuel apaisement des tensions lié au possible retour de la production irakienne à un niveau plus élevé (6 millions de barils/jour par exemple). L’Irak qui possède les secondes ou troisièmes (2) plus grandes réserves mondiales d’or noir, est un acteur déterminant. Cette hypothèse (qui toutefois ne modifiera en rien l'avenir énergétique de la planète) a été fortement défendue lors d’un récent colloque de l’Institut Français du Pétrole (3) 

   Mais aujourd’hui, et en réalité depuis le début des années 2000, quelque chose de beaucoup plus important bouleverse le secteur du gaz naturel.

  Ce phénomène, c’est l’exploitation grandissante d’une variété de gaz appelés " shales gaz " c’est à dire les gaz de schiste.

   A vrai dire,  ces réserves ne constituent pas des nouveautés. Il s’agit bien du même produit que le gaz dit conventionnel (4) : pour l’essentiel du méthane de formule CH4, mais ici stocké dans les roches (des schistes donc) de façon diffuse ce qui en rend, ou devrions-nous dire, en rendait l’exploitation fort délicate.

   Pour cette raison, ces ressources, quoique déjà connues, n’étaient généralement pas comptabilisées. Ces gaz font partie de l’ensemble plus large appelé "gaz non conventionnels" qui comprend également le gaz de houille (coalbed gas) associé aux gisements de charbon ou les gaz stockés dans les carbonates et les sables (tight gas).

  Depuis le début de notre nouveau millénaire, les progrès dans les technologies d'exploitation : essentiellement l’élargissement des potentialités des forages horizontaux et l’amélioration des techniques de fracturation des roches (5), ont permis d’avoir accès à ces ressources et l’on assiste à une véritable explosion des mises en exploitation, aux Etats-Unis en particulier. Là bas, il est vrai, la propriété du sous-sol est liée à celle des terrains et ces initiatives s’en trouvent favorisées.

    Aux USA, les réserves de shales gas pourraient, selon certaines sources, représenter entre le tiers et la moitié des réserves totales de gaz. Bien entendu, les Etats-Unis (et le Canada qu’on peut ici associer) ne possèdent pas les principales réserves mondiales, et rien n’indique que leur cas est généralisable. Toutefois s’il s’avérait quand même qu'un ratio identique entre  "shales gas" et gaz conventionnels se retrouve dans les grandes régions gazières internationales, en Russie et au Moyen Orient notamment, les données mondiales devraient être sensiblement révisées et les réserves exploitables fortement rehaussées. En France même, quoique pour des quantités marginales à l’échelle planétaire, un permis de recherche a  récemment été attribué à la société Total pour faire des études à l’Ouest de Montélimar.

   Rappelons qu’aujourd’hui les réserves mondiales semblent représenter environ 60 fois la consommation annuelle (6). Un doublement porterait ces ressources à plus d’un siècle. C’est loin d’être négligeable.

    Même si cette hypothèse est peut-être excessive, cela n’est pas une bonne nouvelle pour la planète. Comme il est probable que nous allons consommer l'ensemble des réserves fossiles, toute nouvelle découverte ne fait que repousser la mise en place de solutions plus propres et augmente la quantité de CO2 que l’homme s’apprête à rejeter dans l’atmosphère.

______________________________________________________________________________________________

  1. Voir en bibliographie les ouvrages de Jean-Marc Jancovici, Jean-Luc Wingert ou Yves Cochet.
  2. A peu près à égalité avec l’Iran, l’Irak posséderait environ 120 milliards de barils de réserves exploitables, soit près de 4 années de consommation mondiale de pétrole au rythme actuel.
  3. Colloque de l' IFP  :  Panorama 2010.
  4. La plupart des réserves de gaz conventionnels comprennent de vastes poches indépendantes et assez facilement exploitables (on peut couramment récupérer 75% ou même 80 % du gaz présent). On trouve aussi beaucoup de gaz conventionnel en association avec les réserves de pétrole. Ces réserves sont parfois, hélas, brûlées sur place par des torchères faute de moyens d’exploitation ou d’acheminement adéquats. Pratique en régression, admettons-le.
  5. Par utilisation d’explosifs ou par insertion de gaz sous pression ou d’azote liquide.
  6. En ordre de grandeur, les réserves mondiales représenteraient aujourd’hui environ 180 000 milliards de m3 et la consommation approximativement 3 000 milliards de m3, soit à peu près un soixantième.
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Published by Didier BARTHES - dans Energie
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 05:43

 

   En décembre, échec à Copenhague.

 

   En mars, abandon de la taxe carbone française.

 

   Même à la mode, l’écologie est un combat difficile ; nous assistons à une double impuissance.

 

    Impuissance des Etats assemblés, incapables d’adopter une politique claire et contraignante de sauvegarde des écosystèmes, minés qu’ils sont par leurs impératifs immédiats et par les rancœurs d’un monde marqué par le développement inégal et le colonialisme.

   Impuissance d’un Etat de taille moyenne, pourtant héritier d’une histoire mondiale, à mettre en place un début de fiscalité écologique, via une taxe carbone, dans un monde ouvert à la concurrence.

 

   Si la coordination des états ne fonctionne pas et si les états sont incapables pour eux-mêmes d’amorcer des politiques écologiques, prisonniers qu’ils sont des règles d’une économie libre-échangiste et du jeu incontrôlable des externalités négatives, alors comment traiter la question écologique? Comment croire que la société civile puisse avoir suffisamment d’énergie pour cela alors que des pans entiers de population vivent hors sol, coupés de notre biotope, drogués à la consommation ?

 

  Comment enrayer cette résistible ascension du pessimisme qui nous étreint ?

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Published by Jean Bruguier - dans Billets d'humeur
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:04

Quelques citations autours des principaux thèmes de l'écologie. (Nature, Economie, Energie, Animaux, Démographie, Société...)

Nature

 

« Va prendre tes leçons dans la Nature. »

Léonard de Vinci

« Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent. »

Chateaubriand

« Parler de l’homme dans la nature revient presque aujourd’hui à parler de l’homme contre la nature. »

Théodore Monod

« Aujourd’hui la seule condition de survie réside dans l’établissement d’un rapport plus humble avec la planète. »

Alain Gras (Science et Vie, 2008)

« L’homme n’a aucun droit d’utiliser la biosphère selon sa fantaisie au gré de son profit et de son divertissement ; le faisant il abuse d’un droit qu’il s’est attribué à lui-même et qui s’apparente au droit du plus fort c’est à dire au plus abominable des droits. »

Jean-Claude Nouët

« Les primevères et les paysages ont un défaut grave : ils sont gratuits. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine. »

Aldous Huxley

«Nous n´habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite.»

Bertrand de Jouvenel

« La réduction à l’homme seul, pour autant qu’il est distinct de tout le reste de la nature peut seulement signifier un rétrécissement et même une déshumanisation de l’homme lui-même […] Dan une optique véritablement humaine, la nature conserve sa dignité propre qui s’oppose à l’arbitraire de notre pouvoir. »

Hans Jonas " Le principe responsabilité "

 

Economie

 

« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. »

Kenneth Boulding

« L’un des pires démons de la civilisation de technologique est la soif de croissance. »

René Dubos, Les dieux de l’écologie

«Des rapports avec la Terre basés exclusivement sur l’utilisation de celle-ci en vue de la croissance économique ne peuvent que mener à la dégradation en même temps qu’à la dépréciation de la vie humaine.»

René Dubos, Les dieux de l’écologie

« Le système se nourrit de la dégradation de l’environnement et non de ses seuls intérêts. »

Jean-Marc Jancovici (en conférence)

« A l'Ouest comme à l’Est, c'est la même marche, le même système visant à l'augmentation des "moyens de faire" où l'on voit se réaliser la vocation de l'homme. Ce phénomène a l'ampleur d'une loi de la nature. L'amplification des moyens de faire est la passion dominante de notre société à laquelle toute sensibilité ainsi que l'environnement sont sacrifiés. Notre société est comme une immense machine dont le tableau de bord est trop pauvre en indicateurs et dont l'épiderme bétonné est insensible aux réactions individuelles. Une machine si occupée à construire, à produire, qu'elle est aveugle à ce qu'elle détruit et myope à l'égard du monde qu'elle risque de faire. »

Bertrand de Jouvenel , 1972 , membre du Club de Rome

 

«Nous ne devons pas renoncer à la technologie mais la manier avec sagesse comme le ferait le docteur Jekyll en conservant à l’esprit la santé de la Terre et non celle des hommes. C’est la raison pour la quelle il est beaucoup trop tard pour le « développement durable » ; nous devons opter au contraire pour un repli durable. »

James Lovelock , " La revanche de Gaïa "

 

« Partout l’impératif du mieux s’impose ; à l’Occident, c’est le mieux mais moins, ailleurs c’est le plus mais mieux. »

Edgar Morin, « Au-delà du développement et de la globalisation »

« Nous nous sommes enrichis de l’utilisation prodigue de nos ressources naturelles et nous avons de justes raisons d’être fier de notre progrès. Mais le temps est venu d’envisager ce qui arrivera quand nos forêts ne seront plus, quand le charbon, le fer et le pétrole seront épuisés, quand les sols aurons été appauvris et lessivés vers les fleuves, polluant leurs eaux, dénudant les champs et faisant obstacle à la navigation. »

Théodore Roosevelt

 

Energie

 

« Si on augmente pas le prix de l’énergie, on se dirige droit vers une dictature. »

Marcel Boiteux (ancien PDG d’EDF)

« L’énergie ne vaut rien ! Elle ne vaut absolument rien ! »

Jean-Marc Jancovici (en conférence)

 

« Aujourd'hui, les niveaux de population dépendent des carburants fossiles et de l'agriculture industrielle. Otez les du tableau et il y aurait une réduction de la population mondiale qui est bien trop horrible pour pouvoir y penser.»

Joseph Tainter

Démographie

 

« Je ne peux pas avoir beaucoup d’espoir pour un monde trop plein. »

Claude Lévi-Strauss (entretien télévisé)

 

« Le besoin d’une nombreuse génération ne se fait pas sentir de nos jours comme dans les temps anciens […] la différence des temps influe sur l’opportunité qu’il y a à faire ou à ne pas faire telle ou telle chose […] Dans les temps où nous vivons, il est mieux, il est plus saint de ne pas rechercher le mariage en vue de la génération charnelle. »

Saint Augustin

 

« L’impératif de pérennité implique que l’on définisse une limite de population mondiale, limite dont tout indique qu’elle est déjà dépassée.»

André Lebeau, " L’enfermement planétaire "

 

« C'est ce qui n'est pas Homme autour de lui qui rend l'Homme humain.... Plus sur Terre il y a d'hommes, plus il y a d'exaspération »

Henry Michaux

 

« Les grandes épidémies meurtrières ont disparu. Elles ont toutes été remplacées par une seule : la prolifération des êtres humains eux-mêmes. La surpopulation constitue une sorte d’épidémie lente et irrésistible, inverse de la peste et du choléra. On peut seulement espérer qu’elle s’arrêtera d’elle-même, une fois repue de vivants, comme le faisait la peste, une fois repue de cadavres. Le même réflexe de régulation jouera-t-il contre l’excès de vie qu’il a joué jadis contre l’excès de mort ? Car l’excès de vie est plus mortel encore. »

Jean Baudrillard

 

« Il y a peu de travail et beaucoup trop de population sur la terre. »

Bernard Kouchner

 

« Le commandement "Croissez et multipliez" a été promulgué, avec l'accord des autorités, au temps où la population était composée seulement de deux personnes »

William Inge

 

« Les plus grandes épreuves auxquelles le Monde aura à faire face dans les années à venir seront la surpopulation, le manque de ressources (eau, matières premières, pétrole...), des pandémies de toutes sortes de maladies connues et nouvelles, des pollutions de toutes sortes (chimiques, air, eau, alimentation...) »

Albert Einstein

 

« Ce serait l’un des plus grands triomphes de l’humanité si l’on parvenait à élever l’acte responsable de la procréation au rang d’action volontaire et intentionnelle. »

Sigmund Freud

 

 

« L’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution. »

Arne Naess

 

« Ne me parlez pas de pénurie. Mon monde est vaste et a plus qu’assez - pour un nombre limité. Il n’y a pénurie de rien, à part de volonté et sagesse ; mais il y a un surplus de gens. »

Garrett Hardin

 

« Nous périrons sous les berceaux. Nous sommes le Cancer de la Terre ; la pullulation de l'espèce humaine est responsable d'une pollution ingérable par la nature. Cela est tellement évident qu'on se demande de quel aveuglement sont frappés nos dirigeants. La Nature, dans sa grande sagesse, essaie de nous aider ; les cas de stérilité sans cause apparente s'accroissent - comme d'ailleurs s'accroissent les orphelins et enfants abandonnés et maltraités ! »

Jacques-Yves Cousteau

 

« La plus grave menace pour l’avenir de l’humanité reste l’explosion démographique, la prolifération du plus redoutable prédateur, l’homme, sur une petite planète. (…) Notre petite planète n’est pas capable de supporter longtemps les conséquences d’une surpopulation délirante et de l’activité industrielle incontrôlée de notre société de consommation, qui épuise les ressources rares non renouvelables de cette Terre, et qui pollue, défigure et finalement détruit une large part d’un écosystème dont nous faisons partie. »

René Dumont

« Aujourd'hui, les niveaux de population dépendent des carburants fossiles et de l'agriculture industrielle. Otez les du tableau et il y aurait une réduction de la population mondiale qui est bien trop horrible pour pouvoir y penser.»

Joseph Tainter

 

« Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre »

Michel Tarrier

 

« Tout pacte écologique devrait sous tendre un pacte antinataliste. »

Michel Tarrier

« Il faut réduire doucement la masse humaine pour que chaque être retrouve sa propre dignité. [...] Aucune solution n'est viable tant qu'on a pas d'abord réglé la question de la démographie.»

Marguerite Yourcenar

 

 

Relations avec les animaux.

 

« La cruauté envers les bêtes est la violation d’un devoir de l’homme envers lui-même. ».

Emmanuel Kant

 

« Une société n’est vraiment juste, sociale et civilisée que si elle respecte l’animal. »

Alfred Kessler

 

« On n’a pas deux cœurs, l’un pour les hommes l’autre pour les animaux, on a du cœur ou on n’en a pas »

Lamartine

 

« Les problèmes posés par les préjugés raciaux reflètent à l’échelle humaine un problème beaucoup plus vaste et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports de l’homme avec les autres espèces vivantes… Le respect que nous souhaitons obtenir de l’homme envers ses semblables n’est qu’un cas particulier du respect qu’il faudrait ressentir pour toutes les formes de vie… ».

Claude Lévi-Strauss

 

« Entre la pitié envers les bête et la bonté d’âme, il y a un lien étroit. »

Schopenhauer

 

« Il a pour moi une pierre commune des morales, des religions, des moeurs, l'attitudes prise devant la souffrance des animaux »

Théodore Monod

« Pour les animaux c’est tous les jours Treblinka. »

Isaak Singer

 

« L'homme a peu de chance de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau»

Marguerite Yourcenar

 

« Pourquoi la souffrance d'une bête me bouleverse-t-elle ainsi ? Pourquoi ne puis-je supporter l'idée qu'une bête souffre, au point de me relever la nuit, l'hiver, pour m'assurer que mon chat a bien sa tasse d'eau ? [..] Pour moi, je crois bien que ma charité pour les bêtes est faite de ce qu'elles ne peuvent parler, expliquer leurs besoins, indiquer leurs maux. Une créature qui souffre et qui n'a aucune moyen de nous faire entendre comment et pourquoi elle souffre, n'est-ce pas affreux, n'est-ce pas angoissant ? »

Emile Zola, (Le Figaro 1896)

Relation avec les animaux : la chasse

 

« Ce gai chasseur, armant son fusil ou son piège,

Confine à l'assassin et touche au sacrilège,

Penser, voilà ton but ; vivre, voilà ton droit,

Tuer pour jouir, non. Crois-tu donc que ce soit

Pour donner meilleur goût à la caille rôtie

Que le soleil ajoute une aigrette à l'ortie,

Peint la mûre ou rougit la graine du sorbier ?[…]

Dieu qui fait les oiseaux ne fait pas le gibier… »

Victor Hugo

« La chasse, c’est le défoulement national, c’est le petit Vietnam des frustrés. C’est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix. »

Henry Tachan "La chasse" (chanson)

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent. »

Voltaire

Société

 

« Vous êtes prisonnier d’un système de civilisation qui vous pousse plus ou moins à détruire le monde pour survivre. »

Daniel Quinn

 

« Notre civilisation se trouve dans la situation de celui que la drogue tuera, qu'il continue ou qu'il cesse brusquement d'en consommer. »

James Lovelock, " La revanche de Gaïa "

 

«Vous vous êtes évadés du monde biologique, de ses limites et de la lenteur de son histoire, vous avez fait un monde où les structures par vous organisés supplantent les organismes, prennent des dimensions non biologiques et sont sujettes à une évolution prodigieusement accélérée.»

Bertrand de Jouvenel, " la civilisation de puissance "

 

Citations diverses

« Nous sommes déjà entrés dans l’ère des survivances.»

François Cavanna, (dans une réponse à Démographie Responsable)

« Tant de mains pour transformer le monde et si peu de regards pour le contempler. »

Julien Gracq, " Lettrines "

« L'écologie n'est pas une option. »

Nicolas Hulot

« Voici venu le temps du monde fini. »

Albert Jacquard (titre d’un livre)

« La prophétie de malheur est faite pour éviter qu'elle se réalise ; et se gausser ultérieurement d'éventuels sonneurs d'alarme, en leur rappelant que le pire ne s'est pas réalisé, serait le comble de l'injustice : il se peut que leur impair soit leur mérite. »

Hans Jonas

 

« Le désir de maintenir "le cours naturel des choses" jusqu'à ce qu'il soit trop tard est la plus grande menace que l'humanité fasse peser sur elle-même.»

André Lebeau

 

« L'idée que les hommes sont assez intelligents pour régir la planète témoigne d'un orgueil démesuré.»

James Lovelock " La revanche de Gaïa"

« Il ne sert à rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre.»

François Mauriac

 

« Et si l’aventure humaine devait échouer. »

Théodore Monod (titre d’un livre)

« C’est la dose qui fait le poison. »

Paracelse

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Published by Didier BARTHES - dans Citations
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 13:10

 

    Sans avoir de goût particulier pour hurler avec les loups, comment ne pas se joindre aujourd’hui au concert de protestations qui accompagnent l’abandon de la taxe carbone par le gouvernement ?

 

  Nous annoncions, il y a peu, deux mauvaises nouvelles pour l’environnement, il aurait donc fallu dire trois. A la première difficulté l’écologie passe à la trappe, il arrive précisément ce que nous redoutions (voir aussi : Panique à bord, écologie par-dessus bord). Comment imaginer que ces propos seraient aussi vite et aussi exactement illustrés ?

 

    Il y six mois à peine, la taxe carbone était présentée comme une réforme essentielle pour la protection de l’environnement. Même modeste, et elle l’était encore beaucoup trop, elle marquait un début de volonté.

 

   Sans doute, son impact sur les émissions planétaire de CO2 eut été infime, mais elle pouvait donner à la France un rôle exemplaire, susceptible d’entraîner les autres pays européens dans la bonne direction. Un peu de courage, un peu d’exemplarité, telles étaient ses vertus, on voit ce qu’elles sont devenues. S’il fallait illustrer le reniement…

 

 

   Cet abandon va au-delà de celui de taxe carbone. Par essence la protection de la nature est une œuvre de long terme. Il faut accepter de sacrifier des résultats ou des conforts d’aujourd’hui pour préserver demain et après demain.

   Malgré sa modestie, cette taxe relevait de cette démarche. Son abandon c’est aussi le retour à une logique de court terme, celle qui conduit inexorablement à l’échec.

 

  Bien des " excuses ", bien des " raisons ", viendront justifier une aussi funeste décision : La peur d’une contrainte économique mal venue, la peur d’une sanction électorale. Bien sûr, un  habillage présentable de la décision sera trouvé, cela commence déjà et l'on entend dire : On la refera plus tard... Sous une autre forme... En liaison avec nos partenaires européens…
   Ne soyons pas dupes !

 

  Par cette absence de vision, par ces petites lâchetés successives l’humanité va détruire sa planète.
   On attendait mieux d’un homme d’Etat, on attend mieux, en réalité, de tous les hommes.

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D’autres réflexions sur cette reculade : Les sites Notre Planète Info et Manicore (de M. Jean-Marc Jancovici).


http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2320_taxe_carbone_abandon.php

http://www.manicore.com/documentation/articles/Taxe_C_Echos.html

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  • : ECONOMIE DURABLE
  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
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