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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 12:20

 

Pour une vie plus écolo au quotidien !

 

 

Ce que vous pouvez faire, de façon simple avec les 10 propositions suivantes, pour mieux vous nourrir tout en limitant votre empreinte écologique.

 

Quand vous mangez chez vous :

 

  • Manger beaucoup de fruits et légumes bio, choisis en fonction de la saison et de leur proximité de production ; vous pouvez les acheter via des ‘amap’ ou dans des réseaux commercialisant du bio, comme les biocoops. N’hésitez pas à consommer des légumes secs, économiques à l’achat comme les pois-chiches ou les lentilles ; dans le même ordre d’idée, pensez aussi aux graines germées.

 

  • Prenez le temps de préparer vos repas. Cela vous évitera d’acheter des plats tout préparés souvent coûteux, généralement trop salés et à fort impact en matière de d’emballage et de transport notamment, sans compter la chaine du froid énergivore pour les plats surgelés.

 

  • Réhabilitez les céréales, notamment les anciennes comme l’épeautre plus riche en protéines, mais aussi en magnésium, en zinc, en fer et en cuivre que son "grand frère" le blé, ou l’engrain à faible teneur en gluten : employées judicieusement elles ne font pas grossir. Pour les petits déjeuners ou les goûters, n’oubliez pas la tartine de pain bio, c’est bon simple et moins coûteux que les biscottes et autres produits vendus dans les linéaires des hypermarchés.

 

  • Si vous n’êtes pas végétariens, vous pouvez limiter votre consommation de viande à 2 fois par semaine et privilégier les viandes blanches bio comme le poulet ou le canard.

 

  • Si la nourriture bio est chère pour votre budget, préférez limiter votre budget ‘boissons’… en préférant l’eau tout simplement ! Vous pouvez aussi réduire et même supprimer l’achat de desserts préparés industriellement en vous habituant vous et votre famille à terminer le repas sur un fruit tout simplement plutôt que sur une crème glacée. Eviter aussi les yaourts aux fruits aux compositions incertaines, mettez un peu de confiture dans votre yaourt nature, vous saurez ce que vous mangez et en plus c’est moins cher.

 

  • Pour vos cafés, refusez l’emploi de capsules d’ailleurs chères ; même si le café garde mieux son arôme, l’impact écologique est trop important. Par contre faites le difficile, achetez du café bio et équitable.

 

  • Dans la mesure du possible, essayez toujours d’utiliser directement les matières premières ou prenez les produits les moins travaillés. Plus vous remontez la chaine alimentaire, plus vous la maîtrisez !

 

  • Dans votre cuisine, privilégiez les ustensiles en inox (évitez par précaution celles en aluminium ou avec du téflon), et aérez attentivement si vous utilisez le gaz comme mode de cuisson.

 

  • Pour vos déchets alimentaires, essayez de les composter si vous avez un jardin, ou utilisez un lombric-composteur si vous êtes en appartement.

 

Et si vous êtes hors de chez vous  mais dans le cadre d’un restaurant d’entreprise, groupez vous avec quelques collègues pour demander des menus bio.

 

 

 

Avec ces éco-gestes,

 

  • vous limitez les transports aérien et terrestre de marchandises en privilégiant l’économie locale,
  • vous favorisez une agriculture de proximité respectueuse de la nature,
  • vous consommez moins d’espace agricole et vous laissez ainsi de la place pour les espèces sauvages,
  • vous diminuez les déchets à traiter,
  • et en plus vous et votre famille, vous vous porterez sans doute mieux !

 

Mais soyons réaliste, cela vous coûtera plus qu’aujourd’hui à la fois en temps et en argent, même si vous mangez moins de viande, achetez moins de sodas, gardez le vin pour les repas avec les amis, et préparez des légumes secs. La nourriture, c’est important, nous sommes aussi ce que nous mangeons … alors prévoyez de réorienter votre budget avec une nouvelle priorité.

 

A vous de jouer !

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 04:31

 

 

     La marée noire qui frappe aujourd’hui les côtes américaines donne lieu à de nombreux commentaires qui révèlent toute l’ambiguïté de notre attitude face aux questions écologiques.

 

     Tout d’abord, il y a cette étrange pratique qui consiste à évaluer en litres par jour le montant des fuites de pétrole. Cela rappelle cette habitude qu’avait un célèbre homme politique français des années 1970 qui aimait, pour impressionner son auditoire, exprimer les grandes fortunes en centimes de francs !

     Alors oui, cela fait beaucoup de litres ! 160 000, 800 000 ? On ne sait plus et les chiffres évoluent sans cesse. Mais le litre est-il une unité bien adéquate pour évoquer des grandeurs océanes ? Que penserait-on d’un astronome qui évaluerait la distance des galaxies en millimètres ?

     Ce n’est pas être anti-écologique, ni vouloir minimiser les choses que de le rappeler. Utilisons des unités significatives et non pas médiatiques : Pour des rejets dans l’océan,  parlons en milliers de tonnes.

 

 

     La question du bouc émissaire est également passionnante.

    Que n’entend-on sur British Petroleum ? De véritables assassins de planète à en croire la majorité des commentaires. Certes, après un accident, on peut toujours montrer que si telle ou telle erreur n’avait pas été commise, la catastrophe eut été évitée et l’exploitant se trouve évidemment le plus souvent à l’origine du problème.

    Toutefois, et là bien sûr, sous réserves de ce que montreront les enquêtes, on ne peut s’empêcher de soulever une contradiction.

     La sécurité coûte cher et les gains marginaux sont parfois prohibitifs. Or, s'il y a une majorité de gens pour accuser BP on trouve une autre majorité (donc il y a forcément communauté, au moins partielle, de ces deux ensembles) pour hurler au moindre centime de hausse des carburants.

     L'humanité ne peut vouloir massivement  consommer du pétrole (surtout à moindre coût) et en cas de pollution, en rejeter presque exclusivement la faute sur les exploitants.

 

     Même si cette marée noire s’annonce comme l'une des plus importantes (c’est un réservoir géologique qui se vide et non un simple navire au contenu forcément plus limité), prenons du recul.

    Si chaque catastrophe est individuellement évitable, il n'y a rien de surprenant à ce que, dans un monde qui consomme 85 millions de barils de pétrole par jour, soit près de cinq milliards de tonnes par an, il y ait quelques ratés et que plusieurs  centaines de milliers ou même quelques millions de tonnes s’échappent du circuit. C’est statistiquement inévitable !

     Rassurons-nous, dans quatre ou cinq décennies le problème des marées noires (importantes) sera définitivement réglé faute de combattant.  Ce ne sont pas elles qui, à long terme, constituent la  plus grave menace pour la biodiversité.

 

     Le pétrole est un produit biodégradable. S’il est aujourd'hui problématique dans le golf du Mexique, dans quelques années tout aura été recyclé par la nature, et ceci d'autant plus rapidement que nous nous trouvons dans une mer chaude où les réactions chimiques sont exacerbées et la vie foisonnante.

     Dans un siècle, la situation écologique de la planète ne sera absolument pas différente que nous ayons, d’ici là, connu vingt grandes marées noires ou zéro.

     Rappelons aussi, sans malice aucune, que si ce pétrole n’était pas allé salir  la mer nous l’aurions brûlé et envoyé polluer l’atmosphère en (presque) toute bonne conscience ! 

     Enfin n’oublions pas que les rejets naturels de pétrole sont nombreux de par le monde et que s’ils sont généralement moins concentrés, ils représentent des quantités significatives, le plus souvent passées sous silence.

 

 

    Ce n’est pas seulement un jeu intellectuel que de se moquer de ces contradictions. Il y a des conséquences graves à cet aveuglement.

 

    Pendant longtemps on a tant voulu masquer les marées noires, qu’on utilisait des dispersants chimiques qui étaient eux-mêmes  aussi polluants, sinon plus, que le pétrole qu’ils étaient censés combattre.

    Aujourd'hui encore, on essaye souvent (avec de la craie notamment) de faire couler ce pétrole. Or le faire couler, c’est le précipiter dans des zones froides et sans lumière où le processus de biodégradation sera très fortement ralenti.  Ce n’est probablement pas la meilleure solution.

 

 

    Ces propos constituent une réflexion générale visant à prendre du recul, ils ne nient en aucun cas  que localement et temporairement les conséquences soient  impressionnantes et graves pour la faune et la flore. Ils n'ignorent pas non plus la peine de ceux qui voient souillé un littoral qu’ils aiment.

   Il va de soi également, que la poursuite de forages et d’exploitations en eaux très profondes, sur lesquels il est extrêmement difficile d’intervenir en cas d'accident,  n’est  pas une pratique à encourager.

 

    Encore une fois, la meilleure prévention ne réside pas dans une avalanche de mesures techniques, mais dans une attitude plus modeste et plus humble envers la planète :  Ne consommons pas tout, partout, à toute force.

 

 

 

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Published by Didier BARTHES - dans Pollution
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 07:15

 

  Pourquoi la France ? Parce qu’elle est notre pays et que nous en sommes responsables … même s’il faut reconnaître que le chemin suivi, hormis peut-être le choix massif et persistant du nucléaire civil, n’a guère été différent de ceux des pays comparables.

 

  Pourquoi parler des quarante dernières années ? Simplement parce qu’un désir de retour à la nature et la révolte contre la société de consommation ont éclaté à la fin des années 60, avec dans la foulée la publication d’une somme de réflexions et de rapports portée par un mouvement écologique naissant. Parce que depuis le début des années 70, il n’est pas possible pour un responsable politique ou un citoyen informé de n’être pas au courant de la rupture grandissante des équilibres de notre biotope. Bref, nous connaissions l’urgence écologique ; or qu’avons-nous donc fait depuis ?

 

  En apparence nous avons fait beaucoup de progrès.

 

  Sur le plan politique, un mouvement minuscule – rappelons-nous le 1% de René Dumont à la présidentielle de 1974 – est devenu la troisième force politique du pays, le ministère de l’écologie est devenu le ministère majeur, et le principe de précaution est même devenu un principe constitutionnel.

 

  Sur le plan économique, le concept de développement durable et son corollaire la croissance sélective sont partagés par l’ensemble ou presque des acteurs. La consommation des produits écolos ou bio poursuit une croissance ininterrompue depuis 30 ans. Et les produits énergivores sont dorénavant encadrés par des normes strictes, avec une fiscalité accompagnatrice comme sur les voitures.

 

  Quant aux media, pas un jour sans nous diffuser des émissions sur la nature, sans nous inciter à modérer notre consommation ou à modifier nos comportements.

 

  En un mot, le vert est partout, semblant dicter notre vie quotidienne.

 

  Mais qu’en est-il en réalité ?

 

  En quarante ans, nous avons :

 

  • liquidé l’immense majorité de nos agriculteurs, dépeuplé les campagnes et accentué le phénomène d’urbanisation-rurbanisation du territoire, au prix d’une agriculture fonctionnant au pétrole et aux intrants chimiques et d’une population banlieurdisée perdant ses repères à force de vivre hors sol,
  •  habitué nos concitoyens à payer de moins en moins cher leur nourriture tout en consommant de plus en plus de plats préparés industriellement et grand consommateurs d’emballage et de transport en tout genre, ceci aux fins de libérer à la fois du temps domestique et du pouvoir d’achat, 
  • ouvert la France sur le monde entier en matière de produits consommés, avec l’immense avantage de disposer immédiatement de produits manufacturés produits dans les pays pauvres donc moins chers pour nous Français, même si dans un second temps cela signifie la disparition ou la délocalisation d’une partie de notre appareil productif … une logique à courte vue mais belle et bien choisie par une majorité d’entre nous, comme un exemple parfait d’externalité négative ! Tout ceci au prix d’une part d’un développement considérable des échanges internationaux générateur de pollution et de déséquilibres, et d’autre part d’un chômage de masse qui nous rend d’autant plus addict à la croissance, pris que nous sommes dans un cercle vicieux …
  • massifié l’usage de l’automobile au point d’inscrire durablement son usage dans l’organisation de l’espace, en quadrillant le pays de voies rapides, de rocades et d’autoroutes, et en colonisant l’espace urbain, 
  • multiplié les départs en vacances et généralisé les voyages aériens, tout ceci étant bien agréable mais entre-autre grand pourvoyeur de CO2 pour la planète,
  • augmenté sensiblement la taille de nos maisons ou de nos appartements, oubliant de prendre en compte l’impact en matière d’emprise, de construction et de chauffage, 
  • encouragé tous les acteurs à disposer de plus de confort personnel sans souci des conséquences écologiques, que ce soit par l’usage de plus en plus d’objets, le chauffage des terrasses extérieures des cafés, ou le recours aux médicaments ou traitements comme la pilule contraceptive  responsable de la féminisation des poissons des rivières et de la disparition de certains d'entre eux ...
  • et fait croitre la population sur notre territoire de plus de 25%, ce qui suppose toujours plus d’espace à consommer pour l’habitation, la nourriture, les loisirs, au détriment des autres occupants du territoire, arbres, fleurs, animaux.

  

  Or, tout ceci a un impact direct sur notre empreinte écologique.

 

  Il faut le dire, la France d’il y a quarante ans, celle du début des années 70, même si l’écologie était une question marginale pour beaucoup, était bien plus écologique ! Autrement dit, nous n’avons pas seulement perdu quarante ans pour adapter notre pays au respect de notre biotope, nous avons aggravé de façon lourde notre impact sur le territoire que nous occupons tout en parlant de plus en plus ‘vert’. Et les Français d’aujourd’hui, au-delà de la maîtrise des mots de l’écologie et du développement durable, sont sans doute sur un plan pratique moins préparés que ceux d’il y a quarante ans à vivre en réduisant leur empreinte écologique.

 

  Concrètement nous nous pensons écolos en nous contentant d’une douche par jour, en recyclant nos bouteilles en verre, en achetant du lait bio et en prenant le TGV pour partir en week-end alors que l’empreinte que nous faisons peser sur notre biotope n’a jamais été aussi forte.

 

  Mais sommes-nous prêts à préparer nos repas à partir d’aliments non-transformés en y passant le temps nécessaire comme le faisait nos grands-parents ? A payer plus cher notre nourriture et notre logement afin que ceux-ci soient conformes à des normes bio ? A acheter moins de vêtements, moins de gadgets, moins de meubles ? A nous contenter de produits majoritairement locaux ? A garder nos télévisions, nos ordinateurs et nos téléphones au moins 10 ans ? A ne partir en vacances avec nos voitures qu’une ou deux fois par an à quelques centaines de km de nos domiciles ? A ne plus prendre l’avion pour visiter des pays lointains ou même un peu éloignés ? A ne pas avoir plus de 2 enfants par couple ? A changer de travail si nous travaillons dans un secteur qui doit décroître ?

 

  Sommes-nous prêts à vivre plus sobrement et à partager cette aventure ensemble ? Comment faire, comment passer d’une France de plus en plus anti-écologique dans la réalité de ses comportements à une France responsable ? C’est bien le défi des prochaines années et un axe de réflexion à la fois inconfortable et stimulant pour ceux qui veulent une terre vivante.

 

 

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Published by Jean Bruguier - dans Billets d'humeur
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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 14:57

 

   Notre Terre étant finie, nous nous dirigeons inévitablement vers un épuisement (1) des réserves d’énergies fossiles : pétrole, gaz et charbon manqueront complètement à l’échelle d’un siècle ou deux. Quelques éléments pourraient cependant provisoirement changer le cours des choses et ralentir ce phénomène de déplétion.

   Nous avons déjà évoqué pour le pétrole un éventuel apaisement des tensions lié au possible retour de la production irakienne à un niveau plus élevé (6 millions de barils/jour par exemple). L’Irak qui possède les secondes ou troisièmes (2) plus grandes réserves mondiales d’or noir, est un acteur déterminant. Cette hypothèse (qui toutefois ne modifiera en rien l'avenir énergétique de la planète) a été fortement défendue lors d’un récent colloque de l’Institut Français du Pétrole (3) 

   Mais aujourd’hui, et en réalité depuis le début des années 2000, quelque chose de beaucoup plus important bouleverse le secteur du gaz naturel.

  Ce phénomène, c’est l’exploitation grandissante d’une variété de gaz appelés " shales gaz " c’est à dire les gaz de schiste.

   A vrai dire,  ces réserves ne constituent pas des nouveautés. Il s’agit bien du même produit que le gaz dit conventionnel (4) : pour l’essentiel du méthane de formule CH4, mais ici stocké dans les roches (des schistes donc) de façon diffuse ce qui en rend, ou devrions-nous dire, en rendait l’exploitation fort délicate.

   Pour cette raison, ces ressources, quoique déjà connues, n’étaient généralement pas comptabilisées. Ces gaz font partie de l’ensemble plus large appelé "gaz non conventionnels" qui comprend également le gaz de houille (coalbed gas) associé aux gisements de charbon ou les gaz stockés dans les carbonates et les sables (tight gas).

  Depuis le début de notre nouveau millénaire, les progrès dans les technologies d'exploitation : essentiellement l’élargissement des potentialités des forages horizontaux et l’amélioration des techniques de fracturation des roches (5), ont permis d’avoir accès à ces ressources et l’on assiste à une véritable explosion des mises en exploitation, aux Etats-Unis en particulier. Là bas, il est vrai, la propriété du sous-sol est liée à celle des terrains et ces initiatives s’en trouvent favorisées.

    Aux USA, les réserves de shales gas pourraient, selon certaines sources, représenter entre le tiers et la moitié des réserves totales de gaz. Bien entendu, les Etats-Unis (et le Canada qu’on peut ici associer) ne possèdent pas les principales réserves mondiales, et rien n’indique que leur cas est généralisable. Toutefois s’il s’avérait quand même qu'un ratio identique entre  "shales gas" et gaz conventionnels se retrouve dans les grandes régions gazières internationales, en Russie et au Moyen Orient notamment, les données mondiales devraient être sensiblement révisées et les réserves exploitables fortement rehaussées. En France même, quoique pour des quantités marginales à l’échelle planétaire, un permis de recherche a  récemment été attribué à la société Total pour faire des études à l’Ouest de Montélimar.

   Rappelons qu’aujourd’hui les réserves mondiales semblent représenter environ 60 fois la consommation annuelle (6). Un doublement porterait ces ressources à plus d’un siècle. C’est loin d’être négligeable.

    Même si cette hypothèse est peut-être excessive, cela n’est pas une bonne nouvelle pour la planète. Comme il est probable que nous allons consommer l'ensemble des réserves fossiles, toute nouvelle découverte ne fait que repousser la mise en place de solutions plus propres et augmente la quantité de CO2 que l’homme s’apprête à rejeter dans l’atmosphère.

______________________________________________________________________________________________

  1. Voir en bibliographie les ouvrages de Jean-Marc Jancovici, Jean-Luc Wingert ou Yves Cochet.
  2. A peu près à égalité avec l’Iran, l’Irak posséderait environ 120 milliards de barils de réserves exploitables, soit près de 4 années de consommation mondiale de pétrole au rythme actuel.
  3. Colloque de l' IFP  :  Panorama 2010.
  4. La plupart des réserves de gaz conventionnels comprennent de vastes poches indépendantes et assez facilement exploitables (on peut couramment récupérer 75% ou même 80 % du gaz présent). On trouve aussi beaucoup de gaz conventionnel en association avec les réserves de pétrole. Ces réserves sont parfois, hélas, brûlées sur place par des torchères faute de moyens d’exploitation ou d’acheminement adéquats. Pratique en régression, admettons-le.
  5. Par utilisation d’explosifs ou par insertion de gaz sous pression ou d’azote liquide.
  6. En ordre de grandeur, les réserves mondiales représenteraient aujourd’hui environ 180 000 milliards de m3 et la consommation approximativement 3 000 milliards de m3, soit à peu près un soixantième.
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Published by Didier BARTHES - dans Energie
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 05:43

 

   En décembre, échec à Copenhague.

 

   En mars, abandon de la taxe carbone française.

 

   Même à la mode, l’écologie est un combat difficile ; nous assistons à une double impuissance.

 

    Impuissance des Etats assemblés, incapables d’adopter une politique claire et contraignante de sauvegarde des écosystèmes, minés qu’ils sont par leurs impératifs immédiats et par les rancœurs d’un monde marqué par le développement inégal et le colonialisme.

   Impuissance d’un Etat de taille moyenne, pourtant héritier d’une histoire mondiale, à mettre en place un début de fiscalité écologique, via une taxe carbone, dans un monde ouvert à la concurrence.

 

   Si la coordination des états ne fonctionne pas et si les états sont incapables pour eux-mêmes d’amorcer des politiques écologiques, prisonniers qu’ils sont des règles d’une économie libre-échangiste et du jeu incontrôlable des externalités négatives, alors comment traiter la question écologique? Comment croire que la société civile puisse avoir suffisamment d’énergie pour cela alors que des pans entiers de population vivent hors sol, coupés de notre biotope, drogués à la consommation ?

 

  Comment enrayer cette résistible ascension du pessimisme qui nous étreint ?

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Published by Jean Bruguier - dans Billets d'humeur
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:04

Quelques citations autours des principaux thèmes de l'écologie. (Nature, Economie, Energie, Animaux, Démographie, Société...)

Nature

 

« Va prendre tes leçons dans la Nature. »

Léonard de Vinci

« Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent. »

Chateaubriand

« Parler de l’homme dans la nature revient presque aujourd’hui à parler de l’homme contre la nature. »

Théodore Monod

« Aujourd’hui la seule condition de survie réside dans l’établissement d’un rapport plus humble avec la planète. »

Alain Gras (Science et Vie, 2008)

« L’homme n’a aucun droit d’utiliser la biosphère selon sa fantaisie au gré de son profit et de son divertissement ; le faisant il abuse d’un droit qu’il s’est attribué à lui-même et qui s’apparente au droit du plus fort c’est à dire au plus abominable des droits. »

Jean-Claude Nouët

« Les primevères et les paysages ont un défaut grave : ils sont gratuits. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine. »

Aldous Huxley

«Nous n´habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite.»

Bertrand de Jouvenel

« La réduction à l’homme seul, pour autant qu’il est distinct de tout le reste de la nature peut seulement signifier un rétrécissement et même une déshumanisation de l’homme lui-même […] Dan une optique véritablement humaine, la nature conserve sa dignité propre qui s’oppose à l’arbitraire de notre pouvoir. »

Hans Jonas " Le principe responsabilité "

 

Economie

 

« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. »

Kenneth Boulding

« L’un des pires démons de la civilisation de technologique est la soif de croissance. »

René Dubos, Les dieux de l’écologie

«Des rapports avec la Terre basés exclusivement sur l’utilisation de celle-ci en vue de la croissance économique ne peuvent que mener à la dégradation en même temps qu’à la dépréciation de la vie humaine.»

René Dubos, Les dieux de l’écologie

« Le système se nourrit de la dégradation de l’environnement et non de ses seuls intérêts. »

Jean-Marc Jancovici (en conférence)

« A l'Ouest comme à l’Est, c'est la même marche, le même système visant à l'augmentation des "moyens de faire" où l'on voit se réaliser la vocation de l'homme. Ce phénomène a l'ampleur d'une loi de la nature. L'amplification des moyens de faire est la passion dominante de notre société à laquelle toute sensibilité ainsi que l'environnement sont sacrifiés. Notre société est comme une immense machine dont le tableau de bord est trop pauvre en indicateurs et dont l'épiderme bétonné est insensible aux réactions individuelles. Une machine si occupée à construire, à produire, qu'elle est aveugle à ce qu'elle détruit et myope à l'égard du monde qu'elle risque de faire. »

Bertrand de Jouvenel , 1972 , membre du Club de Rome

 

«Nous ne devons pas renoncer à la technologie mais la manier avec sagesse comme le ferait le docteur Jekyll en conservant à l’esprit la santé de la Terre et non celle des hommes. C’est la raison pour la quelle il est beaucoup trop tard pour le « développement durable » ; nous devons opter au contraire pour un repli durable. »

James Lovelock , " La revanche de Gaïa "

 

« Partout l’impératif du mieux s’impose ; à l’Occident, c’est le mieux mais moins, ailleurs c’est le plus mais mieux. »

Edgar Morin, « Au-delà du développement et de la globalisation »

« Nous nous sommes enrichis de l’utilisation prodigue de nos ressources naturelles et nous avons de justes raisons d’être fier de notre progrès. Mais le temps est venu d’envisager ce qui arrivera quand nos forêts ne seront plus, quand le charbon, le fer et le pétrole seront épuisés, quand les sols aurons été appauvris et lessivés vers les fleuves, polluant leurs eaux, dénudant les champs et faisant obstacle à la navigation. »

Théodore Roosevelt

 

Energie

 

« Si on augmente pas le prix de l’énergie, on se dirige droit vers une dictature. »

Marcel Boiteux (ancien PDG d’EDF)

« L’énergie ne vaut rien ! Elle ne vaut absolument rien ! »

Jean-Marc Jancovici (en conférence)

 

« Aujourd'hui, les niveaux de population dépendent des carburants fossiles et de l'agriculture industrielle. Otez les du tableau et il y aurait une réduction de la population mondiale qui est bien trop horrible pour pouvoir y penser.»

Joseph Tainter

Démographie

 

« Je ne peux pas avoir beaucoup d’espoir pour un monde trop plein. »

Claude Lévi-Strauss (entretien télévisé)

 

« Le besoin d’une nombreuse génération ne se fait pas sentir de nos jours comme dans les temps anciens […] la différence des temps influe sur l’opportunité qu’il y a à faire ou à ne pas faire telle ou telle chose […] Dans les temps où nous vivons, il est mieux, il est plus saint de ne pas rechercher le mariage en vue de la génération charnelle. »

Saint Augustin

 

« L’impératif de pérennité implique que l’on définisse une limite de population mondiale, limite dont tout indique qu’elle est déjà dépassée.»

André Lebeau, " L’enfermement planétaire "

 

« C'est ce qui n'est pas Homme autour de lui qui rend l'Homme humain.... Plus sur Terre il y a d'hommes, plus il y a d'exaspération »

Henry Michaux

 

« Les grandes épidémies meurtrières ont disparu. Elles ont toutes été remplacées par une seule : la prolifération des êtres humains eux-mêmes. La surpopulation constitue une sorte d’épidémie lente et irrésistible, inverse de la peste et du choléra. On peut seulement espérer qu’elle s’arrêtera d’elle-même, une fois repue de vivants, comme le faisait la peste, une fois repue de cadavres. Le même réflexe de régulation jouera-t-il contre l’excès de vie qu’il a joué jadis contre l’excès de mort ? Car l’excès de vie est plus mortel encore. »

Jean Baudrillard

 

« Il y a peu de travail et beaucoup trop de population sur la terre. »

Bernard Kouchner

 

« Le commandement "Croissez et multipliez" a été promulgué, avec l'accord des autorités, au temps où la population était composée seulement de deux personnes »

William Inge

 

« Les plus grandes épreuves auxquelles le Monde aura à faire face dans les années à venir seront la surpopulation, le manque de ressources (eau, matières premières, pétrole...), des pandémies de toutes sortes de maladies connues et nouvelles, des pollutions de toutes sortes (chimiques, air, eau, alimentation...) »

Albert Einstein

 

« Ce serait l’un des plus grands triomphes de l’humanité si l’on parvenait à élever l’acte responsable de la procréation au rang d’action volontaire et intentionnelle. »

Sigmund Freud

 

 

« L’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution. »

Arne Naess

 

« Ne me parlez pas de pénurie. Mon monde est vaste et a plus qu’assez - pour un nombre limité. Il n’y a pénurie de rien, à part de volonté et sagesse ; mais il y a un surplus de gens. »

Garrett Hardin

 

« Nous périrons sous les berceaux. Nous sommes le Cancer de la Terre ; la pullulation de l'espèce humaine est responsable d'une pollution ingérable par la nature. Cela est tellement évident qu'on se demande de quel aveuglement sont frappés nos dirigeants. La Nature, dans sa grande sagesse, essaie de nous aider ; les cas de stérilité sans cause apparente s'accroissent - comme d'ailleurs s'accroissent les orphelins et enfants abandonnés et maltraités ! »

Jacques-Yves Cousteau

 

« La plus grave menace pour l’avenir de l’humanité reste l’explosion démographique, la prolifération du plus redoutable prédateur, l’homme, sur une petite planète. (…) Notre petite planète n’est pas capable de supporter longtemps les conséquences d’une surpopulation délirante et de l’activité industrielle incontrôlée de notre société de consommation, qui épuise les ressources rares non renouvelables de cette Terre, et qui pollue, défigure et finalement détruit une large part d’un écosystème dont nous faisons partie. »

René Dumont

« Aujourd'hui, les niveaux de population dépendent des carburants fossiles et de l'agriculture industrielle. Otez les du tableau et il y aurait une réduction de la population mondiale qui est bien trop horrible pour pouvoir y penser.»

Joseph Tainter

 

« Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre »

Michel Tarrier

 

« Tout pacte écologique devrait sous tendre un pacte antinataliste. »

Michel Tarrier

« Il faut réduire doucement la masse humaine pour que chaque être retrouve sa propre dignité. [...] Aucune solution n'est viable tant qu'on a pas d'abord réglé la question de la démographie.»

Marguerite Yourcenar

 

 

Relations avec les animaux.

 

« La cruauté envers les bêtes est la violation d’un devoir de l’homme envers lui-même. ».

Emmanuel Kant

 

« Une société n’est vraiment juste, sociale et civilisée que si elle respecte l’animal. »

Alfred Kessler

 

« On n’a pas deux cœurs, l’un pour les hommes l’autre pour les animaux, on a du cœur ou on n’en a pas »

Lamartine

 

« Les problèmes posés par les préjugés raciaux reflètent à l’échelle humaine un problème beaucoup plus vaste et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports de l’homme avec les autres espèces vivantes… Le respect que nous souhaitons obtenir de l’homme envers ses semblables n’est qu’un cas particulier du respect qu’il faudrait ressentir pour toutes les formes de vie… ».

Claude Lévi-Strauss

 

« Entre la pitié envers les bête et la bonté d’âme, il y a un lien étroit. »

Schopenhauer

 

« Il a pour moi une pierre commune des morales, des religions, des moeurs, l'attitudes prise devant la souffrance des animaux »

Théodore Monod

« Pour les animaux c’est tous les jours Treblinka. »

Isaak Singer

 

« L'homme a peu de chance de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau»

Marguerite Yourcenar

 

« Pourquoi la souffrance d'une bête me bouleverse-t-elle ainsi ? Pourquoi ne puis-je supporter l'idée qu'une bête souffre, au point de me relever la nuit, l'hiver, pour m'assurer que mon chat a bien sa tasse d'eau ? [..] Pour moi, je crois bien que ma charité pour les bêtes est faite de ce qu'elles ne peuvent parler, expliquer leurs besoins, indiquer leurs maux. Une créature qui souffre et qui n'a aucune moyen de nous faire entendre comment et pourquoi elle souffre, n'est-ce pas affreux, n'est-ce pas angoissant ? »

Emile Zola, (Le Figaro 1896)

Relation avec les animaux : la chasse

 

« Ce gai chasseur, armant son fusil ou son piège,

Confine à l'assassin et touche au sacrilège,

Penser, voilà ton but ; vivre, voilà ton droit,

Tuer pour jouir, non. Crois-tu donc que ce soit

Pour donner meilleur goût à la caille rôtie

Que le soleil ajoute une aigrette à l'ortie,

Peint la mûre ou rougit la graine du sorbier ?[…]

Dieu qui fait les oiseaux ne fait pas le gibier… »

Victor Hugo

« La chasse, c’est le défoulement national, c’est le petit Vietnam des frustrés. C’est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix. »

Henry Tachan "La chasse" (chanson)

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent. »

Voltaire

Société

 

« Vous êtes prisonnier d’un système de civilisation qui vous pousse plus ou moins à détruire le monde pour survivre. »

Daniel Quinn

 

« Notre civilisation se trouve dans la situation de celui que la drogue tuera, qu'il continue ou qu'il cesse brusquement d'en consommer. »

James Lovelock, " La revanche de Gaïa "

 

«Vous vous êtes évadés du monde biologique, de ses limites et de la lenteur de son histoire, vous avez fait un monde où les structures par vous organisés supplantent les organismes, prennent des dimensions non biologiques et sont sujettes à une évolution prodigieusement accélérée.»

Bertrand de Jouvenel, " la civilisation de puissance "

 

Citations diverses

« Nous sommes déjà entrés dans l’ère des survivances.»

François Cavanna, (dans une réponse à Démographie Responsable)

« Tant de mains pour transformer le monde et si peu de regards pour le contempler. »

Julien Gracq, " Lettrines "

« L'écologie n'est pas une option. »

Nicolas Hulot

« Voici venu le temps du monde fini. »

Albert Jacquard (titre d’un livre)

« La prophétie de malheur est faite pour éviter qu'elle se réalise ; et se gausser ultérieurement d'éventuels sonneurs d'alarme, en leur rappelant que le pire ne s'est pas réalisé, serait le comble de l'injustice : il se peut que leur impair soit leur mérite. »

Hans Jonas

 

« Le désir de maintenir "le cours naturel des choses" jusqu'à ce qu'il soit trop tard est la plus grande menace que l'humanité fasse peser sur elle-même.»

André Lebeau

 

« L'idée que les hommes sont assez intelligents pour régir la planète témoigne d'un orgueil démesuré.»

James Lovelock " La revanche de Gaïa"

« Il ne sert à rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre.»

François Mauriac

 

« Et si l’aventure humaine devait échouer. »

Théodore Monod (titre d’un livre)

« C’est la dose qui fait le poison. »

Paracelse

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 13:10

 

    Sans avoir de goût particulier pour hurler avec les loups, comment ne pas se joindre aujourd’hui au concert de protestations qui accompagnent l’abandon de la taxe carbone par le gouvernement ?

 

  Nous annoncions, il y a peu, deux mauvaises nouvelles pour l’environnement, il aurait donc fallu dire trois. A la première difficulté l’écologie passe à la trappe, il arrive précisément ce que nous redoutions (voir aussi : Panique à bord, écologie par-dessus bord). Comment imaginer que ces propos seraient aussi vite et aussi exactement illustrés ?

 

    Il y six mois à peine, la taxe carbone était présentée comme une réforme essentielle pour la protection de l’environnement. Même modeste, et elle l’était encore beaucoup trop, elle marquait un début de volonté.

 

   Sans doute, son impact sur les émissions planétaire de CO2 eut été infime, mais elle pouvait donner à la France un rôle exemplaire, susceptible d’entraîner les autres pays européens dans la bonne direction. Un peu de courage, un peu d’exemplarité, telles étaient ses vertus, on voit ce qu’elles sont devenues. S’il fallait illustrer le reniement…

 

 

   Cet abandon va au-delà de celui de taxe carbone. Par essence la protection de la nature est une œuvre de long terme. Il faut accepter de sacrifier des résultats ou des conforts d’aujourd’hui pour préserver demain et après demain.

   Malgré sa modestie, cette taxe relevait de cette démarche. Son abandon c’est aussi le retour à une logique de court terme, celle qui conduit inexorablement à l’échec.

 

  Bien des " excuses ", bien des " raisons ", viendront justifier une aussi funeste décision : La peur d’une contrainte économique mal venue, la peur d’une sanction électorale. Bien sûr, un  habillage présentable de la décision sera trouvé, cela commence déjà et l'on entend dire : On la refera plus tard... Sous une autre forme... En liaison avec nos partenaires européens…
   Ne soyons pas dupes !

 

  Par cette absence de vision, par ces petites lâchetés successives l’humanité va détruire sa planète.
   On attendait mieux d’un homme d’Etat, on attend mieux, en réalité, de tous les hommes.

_________________________________________________________________________________________

D’autres réflexions sur cette reculade : Les sites Notre Planète Info et Manicore (de M. Jean-Marc Jancovici).


http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2320_taxe_carbone_abandon.php

http://www.manicore.com/documentation/articles/Taxe_C_Echos.html

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 17:20

"On ne fait rien si l'on ne s'attaque à l'essentiel."


   Cette dernière quinzaine a vu tomber deux mauvaises nouvelles pour l’environnement. Apparemment sans rapport immédiat, elles participent de la même logique et justifient un réel pessimisme.


   La première est le constat d’échec de la protection du tigre (*). Le tigre est emblématique car c’est un grand prédateur dont la présence est difficilement compatible avec une humanité nombreuse et conquérante. Ses effectifs actuels seraient réduits à 3 200 animaux en liberté. Autant dire rien !
   Ils étaient 100 000 au début du siècle ! La baisse atteint donc 97 % ! Plus récemment encore, on a constaté l’accélération du phénomène. Selon le WWF, le nombre de tigres en Inde (pays où ils sont le plus nombreux) serait passé de 3 600 à 1 400 entre 2002 et 2008 soit un écroulement de plus de 60 % en 6 ans !
   A ce rythme, la fin est proche, dans 10 ans le tigre aura peut-être disparu !


   L’autre mauvaise nouvelle relève des propos de M. Nicolas Sarkozy à l’occasion du dernier salon de l’agriculture. Le Président de la République y a déclaré : " Les questions d’environnement : ça commence à bien faire. " On peut imaginer qu’il ne s’agissait là que de flatter un électorat supposé peu favorable aux thèses écologistes, on peut aussi y voir une confirmation de ce que nous évoquions dans l’article : " Panique à bord, écologie par-dessus bord. "


   A la première difficulté, l’écologie passe à la trappe, elle n’est pas l’objet de l’action politique, elle reste considérée comme une variable d’ajustement.

  Ces deux nouvelles sont des constats d’impuissance. D’une certaine façon la déclaration du Président de la République constitue une explication de l’échec dans la protection des tigres.


  Nous n’avons pas mis tous les moyens et donc nous avons échoué.


  Le tigre est, par sa beauté, peut-être le plus triste des exemples, il n’est hélas pas le seul. L’actualité récente du thon rouge illustre à merveille notre incapacité à prendre la mesure du problème et à engager des réformes, en l’occurrence pour le thon rouge, l’arrêt immédiat et absolu de toute capture.


  La question environnementale est la question principale qui se pose aujourd’hui à l’humanité. Nous ne gagnerons rien, qu'ici ou là, un report de quelques années, à ne prendre que des demi-mesures.  
   Il faut cesser de voir dans la protection de la nature une contrainte pour l’économie, un simple élément annexe que nous devrions prendre en compte. II faut faire de cette protection l’objectif même de l’activité des hommes, nous n’avons plus le choix. L’économie doit être un outil, non un but en soi.


   En d’autre termes, nous sommes, ou plutôt nous devrions, nous placer dans la situation d’une économie de guerre. Dans ce type d’économie tout est rapporté à un seul but. Les activités ne sont pas destinées à répondre aux intérêts de telles ou telles catégories, elles sont toutes soumises à l’impératif principal.


   Il arrive que les problèmes atteignent un tel stade de gravité que l’économie de guerre constitue la seule solution.
 Nous y sommes. Ou l’environnement devient la priorité absolue, ou le combat est perdu.


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(*) " Nous avons lamentablement échoué à protéger le tigre, pourtant listé comme espèce en danger depuis plus de trente cinq ans "

    " On arrive à un stade où [les tigres] ne pourront tout simplement plus se reproduire "


   Déclarations de M. John Sellar, Responsable de la lutte contre la fraude, lors de la récente réunion de la CITES, la Convention sur le Commerce International des Espèces Menacées.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:45

     Pour une vie plus écolo au quotidien !

 

    Cet article s’adresse à ceux qui logent en appartement ou en habitat collectif.

 

    Ce que vous pouvez faire, de façon simple avec les 12 propositions suivantes, pour améliorer votre vie quotidienne et augmenter votre autonomie.

 

Ce qui dépend directement de vous et seulement de vous :

 

    Supprimez au maximum les sources de pollution intérieure liées à votre façon de vivre et aux matériaux d’ameublement et de décoration :

 

  • Evitez de polluer votre habitation en fumant à l’intérieur. Si vous ou vos amis fumez, faites comme au café ou au bureau, allez dehors.  
  • Remplacez vos moquettes et linos synthétiques par du parquet en bois ou des linos naturels. De même, évitez les meubles à base d’aggloméré dont les colles dégagent du formaldéhyde. Préférez des peintures bio et des enduits à la chaux ou à l’argile. Plus globalement donnez dans la mesure du possible la priorité aux matériaux naturels.  
  • Dans votre cuisine, renouvelez attentivement l’air ambiant, notamment si vous cuisinez au gaz. Utilisez plutôt des casseroles en inox ou en fonte (éviter par précaution celles en aluminium ou avec du téflon). Soyez attentifs aux produits de nettoyage utilisés et favorisez les produits ‘verts’.



Soyez économes et aussi un peu réactif :

 

  • Economisez l’eau en installant sur les robinets des mousseurs qui réduisent le débit d’eau jusqu’à 40%. Ayez une chasse d’eau à double débit. Mais d’abord, traquez les fuites.
  • Economisez l’électricité en supprimant vos vieux lampadaires ou appliques halogènes et en favorisant l’éclairage par LED. Surveillez la présence de givre dans vos frigos et congélateurs. Limitez l’emploi du lave-linge en ne lavant pas sans cesse vos habits et évitez dans la mesure du possible l’emploi d’un sèche-linge toujours gros consommateur d’électricité.
  • Le soir en hiver, fermez vos volets s’il y en a, et tirez vos rideaux en tissu assez épais : vous éviterez ainsi le phénomène dit de ‘paroi froide’ qui abaisse votre bien-être. A l’inverse, n’hésitez pas l’été aux heures les plus chaudes à occulter vos fenêtres sud et ouest pour vous protéger des chaleurs estivales.

 

Ce qui dépend de la copropriété :

 

    Que vous soyez propriétaire occupant ou locataire, vous pouvez agir.
    Si vous êtes propriétaire, vous pouvez intervenir lors des assemblées de gestion de la copropriété ; si vous êtes locataire, n’hésitez pas à demander à votre propriétaire d’intervenir, ou mieux encore, groupez vous avec d’autres locataires pour demander une gestion plus écologique de la copropriété.

 

  • Demandez un entretien des parties communes (paliers, escaliers, ascenseur, etc.) à base de nettoyants bio.  
  • S’il y a un jardin, demandez l’installation d’un système de récupération d’eau de pluie, qui servira pour les arrosages et diminuera la facture d’eau. Intervenez pour supprimer les désherbants chimiques et pour favoriser un jardinage bio. Défendez l’installation d’un bac à compost qui limitera le volume des déchets et enrichira les sols des espaces verts. Essayer de convaincre les autres habitants de réserver 10% de la surface du jardin pour créer une ‘zone sauvage’ qui sera par ses herbes folles et ses graines un territoire d’observation pour les enfants et un havre pour les oiseaux.  
  • S’il n’y a pas de jardin, proposez l’installation d’un système collectif de lombric-compostage afin de diminuer les déchets.  
  • Si un ravalement est envisagé, proposez de réaliser lors de cette opération une amélioration sensible de votre immeuble, comme une isolation par l’extérieur par exemple ou le remplacement des ouvrants par des fenêtres haute isolation.  
  • Si le chauffage est collectif, demandez au conseil syndical d’étudier quelles améliorations sont possibles, du renouvellement pour une chaudière à haut rendement à l’installation d’un chauffage mixte avec des panneaux solaires sur les toits ou les murs orientés sud. 
  • Si existe un garage à voitures souterrain, demandez à ce que soient effectués des travaux d’étanchéité (similaires à ceux réalisés pour combattre le radon) pour éviter que les polluants dégagés par les voitures ne pénètrent dans les zones d’habitation. S’il n’y a pas de local à vélos sécurisé, défendez-en l’idée pour favoriser ce mode de déplacement doux.

 

       Avec ces gestes, vous aurez pour vous-même et pour vos proches une vie plus saine, plus confortable et plus respectueuse de notre écosystème.

 

       A vous de jouer !

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:40

Voici un article un peu plus technique que d'habitude. Il s'adresse d'abord à ceux qui ont quelque goût pour les petits calculs ou veulent connaître plus en détail ce fameux effet de serre
Rappel général : L'effet de serre est ce mécanisme par lequel certains composants de l'atmosphère (vapeur d'eau, gaz carbonique méthane...) bloquent le rayonnement infrarouge réémis par la Terre et permettent à notre planète de conserver sa chaleur.

     

    Presque inconnu il y a encore dix ou vingt ans, l’effet de serre, est devenu le héros des temps modernes… mais aussi le Diable en personne.

   Lutter ou seulement prétendre lutter contre lui  est devenu gage de respectabilité. Mais qui est donc cet adversaire et quel est son étrange pouvoir ?

    Au premier abord et si l’on en croit les médias, l’effet de serre est ce  qui, au moyen du CO2, va bouleverser le climat, occire les ours blancs, assécher nos rivières, transformer nos vertes forêts en Sahara et faire de notre belle planète une seconde Vénus.

Pourtant, si l’on va un peu plus loin, l’effet de serre est au contraire ce mécanisme merveilleux qui adoucit les températures et qui, en maintenant durablement l’eau sous sa forme liquide, permet à la vie d’exister.

Si enfin, on pousse encore la curiosité, on découvre alors un phénomène complexe, essentiel à l’équilibre du climat (voir note 1) et auquel on peut attribuer un réchauffement d’une bonne trentaine de degrés. On découvre également que le CO2 n’est pas le seul GES (Gaz à Effet de Serre). Il n’est même pas le principal puisque la bien inoffensive vapeur d’eau lui dame le pion (voir notes 2, 3 et 4).

Nous ne reviendrons ni sur la description des principes généraux, ils sont déjà largement médiatisés ni non plus sur les détails, car il s’agit cette fois d’une affaire extrêmement compliquée. Déterminer pourquoi une molécule plutôt qu’une autre entre en résonance sous l’action d’un rayonnement de telle ou telle longueur d’onde relève d’un cours de physique de haut niveau. Sachez simplement que par cette interaction, les molécules absorbent l’énergie du rayonnement et en bloquent la progression

Je vous propose  seulement de  déterminer l’ampleur de ce réchauffement et de comprendre pourquoi on parle  d’une trentaine de degrés ?


    Voici les principes et les données nécessaires à notre calcul : 

 
-   La Terre est en équilibre thermique.

C’est à dire que sur une période courte (quelques jours par exemple) elle ne se refroidit ni ne se réchauffe (même le célèbre réchauffement climatique est absolument négligeable à ces échelles de temps). Or, comme notre planète n’est en contact matériel avec rien, elle ne peut se réchauffer ou se refroidir par conduction ou par convexion et n’a d’autre solution pour modifier sa température que d’échanger du rayonnement avec l’extérieur.
Donc, si elle est en équilibre thermique cela équivaut à affirmer que le rayonnement qu’elle reçoit de l’espace (du soleil en l’occurrence) est strictement égal au rayonnement qu’elle émet vers les cieux. Cette égalité constituera la cheville ouvrière de notre raisonnement.


Nous considérerons la Terre comme un Corps noir

Il s’agit là d’une forte  approximation et en réalité c’est loin d'être le cas, mais nous pouvons la tenir pour vraie si nous prenons soin, lors de nos calculs de prendre en compte l' albédo et de soustraire au rayonnement reçu la part directement renvoyée par réflexion (proportion évaluée à 30 % de l’énergie incidente).
Rappelons à cette occasion qu’un corps noir est un corps qui ne reflète aucun rayonnement (c’est pour cela qu’il est noir). Ainsi la lumière (c’est à dire, le rayonnement) que nous en recevons ne dépend que de sa seule température (sa composition qui influencerait le reflet n’intervient pas puisque justement, il n’y a aucun reflet).

Il existe un lien donné par la formule dite de Stephan entre la température d’un corps noir et le rayonnement émis.

Ce lien s'écrit :

L =  s s T 4 

L Etant la puissance (Luminosité) exprimée en watts (w).

T Etant la Température exprimée en degrés Kelvin (K).

S Etant la surface du corps exprimée en mètres carrés.
 Ici S sera égal à 1 car nous ferons le calcul pour un mètre carré (m2) ce qui simplifiera la question sans rien changer quant au fond.
s  : la constante de Stephan  vaut : 5,67 x 10–8 w m2 K-4.

 

Voici la démarche. 

  • A partir de la constante solaire (voir l’article Puissant Soleil) nous déterminerons la quantité de rayonnement reçu par chaque mètre carré de la Terre.  
  • De l’égalité entre rayonnement émis et rayonnement reçu nous déduirons la quantité de rayonnement émis.  
  • Par la constante de Stephan nous déterminerons la température que devrait avoir la Terre considérée en équilibre thermique compte tenu de l’énergie qu’elle émet.
  • L’effet de serre sera considéré comme l’excès de température entre la valeur théorique calculée précédemment et la valeur effectivement constatée (environ 15 C° soit 288 K).  

Détermination du Rayonnement reçu par la Terre.

 

Au niveau de l’orbite terrestre (à environ 150 millions de km de notre étoile donc), chaque mètre carré placé perpendiculairement au Soleil reçoit un rayonnement d’une puissance de 1 368 w, c’est la constante solaire.

Chacun des mètres carrés de la surface terrestre ne reçoit cependant (hors effets atmosphériques) que le quart de ce rayonnement. En Effet la Terre n’intercepte les rayons solaires que sur une surface égale à un disque de même diamètre qu’elle. Or la surface d’un disque (formule : Pi R2) est égale au quart de la surface d'une sphère de même taille (formule : 4 Pi R2).
Cela s’explique simplement.
. D’une part une moitié de la sphère est dans l’ombre car il fait nuit 50 % du temps et il faut donc diviser une première fois par deux le rayonnement reçu.

. D’autre part, la demi-sphère faisant face au Soleil étant bombée, sa surface est deux fois plus importante que celle du disque correspondant. Cela divise encore par deux le rayonnement reçu par unité de surface.

Cette double division par deux justifie la division du rayonnement reçu par un facteur 4.
Hors atmosphère, la surface de la Terre serait donc, toutes longueurs d’ondes confondues, soumise à un rayonnement de 1 368 w / 4  soit : 342 watts. Cependant l’atmosphère et en particulier les nuages interceptent une bonne partie de ce rayonnement et le renvoie dans l’espace. La surface elle-même du sol est partiellement réfléchissante. C'est en cela que la Terre ne peut, strico-sensu, être assimilée à un corps noir et c'est ici que nous en tenons compte et faisons la correction nécessaire par l'opération suivante.
Ce reflet est ce que l'on appelle l’albédo. Pour la Terre il est estimé à 30 %.  Le rayonnement effectivement reçu par la surface terrestre  pour un mètre carré (et non réfléchi) est donc égal à 70 % de 342 watts soit : 
   
                                 342 watts x 0,7  =  239 watts.

 

Détermination du rayonnement émis par la Terre

 

Par l’égalité entre rayonnement reçu et rayonnement émis la Terre émet un rayonnement d’une puissance de 239 w.m2

 

Détermination de la température théorique de la Terre.

 

Il s’agit de déterminer la température théorique d’un corps qui émet 239 watts par mètre carré.

Appliquons la formule de Stephan :   L = s s T 4
 

          Remplaçons :
          L par sa valeur : 239 w.m2,
          La surface S par 1 pour un  calcul sur 1 m2     
          La constante de Stephan  par : 5,67 x 10-8 m2 K-4 

          Nous obtenons :

 

                239 w m2 =   5,67 x 10–8 w m2 K-4 x 1 x T(K) 4

On, voit que seule la température (T) reste non définie, c’est l’inconnue qu’il faut trouver en résolvant cette équation.

                    T 4 = 239 w m2 / 5,67 x 10-8 w m2 K-

En simplifiant les unités , c'est à dire en supprimant w et m2  en même temps au numérateur et au dénominateur.

                      T4 = 239 / 5.67 x 10–8 K-4

            T4 = 239 x 1,76 x 107 K4

            T4 = 4,22 x 109 K4


  Soit en prenant la racine quatrième de ce  nombre :

           T = 255 K soit  – 18 C° (5) 

Détermination de l’impact de l’effet de Serre

 

La température moyenne de la planète est aujourd'hui évaluée à 15 C° soit à 288 K.
 

Le surplus par rapport à la température calculée ci dessus est donc de :

                        288 K – 255 K = 33 degrés
 

Compte tenu des simplifications retenues dans ce calcul nous arrondirons à  un peu plus de 30 degrés ".


Ce gain est donc extrêmement sensible et change complètement les conditions de la vie terrestre. Il reste toutefois bien modeste par rapport à ce qu’on observe sur Vénus où l’excès de température est évaluée à environ 480 degrés. La température de surface de vénus est d’environ 460 C° pour un équilibre à – 20 C° sans ce mécanisme. L’atmosphère de Vénus particulièrement dense et constituée presque exclusivement de CO2 explique l’ampleur du phénomène. Il est également remarquable que sur cette planète la température d’équilibre (- 20 C°) est proche de celle de la Terre alors que Vénus est plus près du Soleil et reçoit deux fois plus de lumière par unité de surface. Il se trouve que les nuages très épais bloquent le rayonnement qui ne peut ainsi atteindre le sol.

Remarques
Ce petit calcul à juste une vocation pédagogique. Il vise à donner l’ordre de grandeur du réchauffement dû à l’effet de serre ainsi qu’à se faire une idée de la méthode. Si le résultat est tout à fait conforme à ce qu’admettent aujourd’hui les scientifiques, il convient de souligner les quelques simplifications dont nous nous sommes ici accommodés.

  • L’albédo est évalué à 30 % C’est là une valeur imprécise. De plus il n’est pas identique pour toutes les longueurs d’ondes alors que nous l’avons supposé tel dans le calcul.
  • Nous n'avons pas ici évoqué les interactions entre le sol et l'atmosphère ni entre les océans et l'atmosphère. Il aurait fallu prendre en compte les très complexes mécanismes de chauffage de celle-ci par les sols et ainsi  que par la condensation des eaux océaniques évaporées. Toutefois, cela ne modifierait pas les  résulats. En effet vis à vis de l'espace, sol, océans et atmosphère constituent bien un tout qui n'échange de l'énergie que via le rayonnement.

D’autres explications.

Vous trouverez d’intéressantes explications sur l’effet de serre parmi les sites suivants
 -   
Manicore de Jean-Marc Jancovici.
 -   
Sagascience
(dossiers du net) avec un article de Madame
     Marie-Antoinette Mélières.
 -   
Wikipédia (Effet de Serre)

________________________________________________________________________________

  (1)  On dit parfois que toute la physique du monde est contenue dans le simple craquement d’une allumette. Chacun a pu vérifier cette assertion en constatant que les questions d’enfants génèrent toute une ribambelle de " pourquoi " en forme de poupées russes et que l’art d’un parent consiste à savoir y mettre un terme de la façon la plus habile et la moins voyante.
 (2)   La vapeur d’eau représente un peu moins de 1 % de la masse de l’atmosphère. C’est en terme de quantité et en fin de compte d’effet global le plus important des gaz à effet de serre. Toutefois sa proportion est variable selon les lieux et le temps. D’autre part, les effets des modifications introduites par l’homme sur la quantité de vapeur d’eau présente dans l’atmosphère ne font pas encore l’unanimité. Le fait aussi que ce gaz nous apparaît très naturel et très inoffensif explique peut-être que l’on en parle si peu.
(3)   Les molécules ayant, compte tenu des quantités présentes dans l’atmosphère terrestre le plus grand effet de blocage des rayonnements infrarouges émis par la Terre et tentant de retourner dans l’espace sont par ordre d’importance : La vapeur d’eau : H2O, le gaz carbonique ou dioxyde de carbone : CO2 et le méthane : CH4.
 (4)   Il est extrêmement difficile de dire pour une quantité donnée dans quelle proportion exacte un corps est un gaz à effet de serre plus efficace qu’un autre. En effet si à un instant donné la chose est claire, le méthane est plus puissant que le gaz carbonique qui l’est lui-même plus que la vapeur d’eau, ces différents composants n’ont pas la même persistance dans l’atmosphère. Ainsi, une molécule de méthane reste en moyenne 10 ans avant de se transformer en gaz carbonique et les molécules de ce dernier persistent  en moyenne un peu plus de 100 ans. Aussi déterminer l’impact exact de chacun de ces composants dépend du terme auquel on raisonne, et ne se peut se réduire à une réponse unique. Sur l'efficacité des différents gaz à effet de serrre, consultez l'article du site manicore
 (5)  La différence entre les degrés Kelvin (K) et les degrés Centigrades (C°) réside seulement dans le point d’origine :
- le zéro absolu pour les degrés Kelvin  situé à - 273,15 C°
- le point de congélation de l'eau pour les degrés Centigrades situé à + 273, 15 K.
On passe donc de la première échelle à la seconde en soustrayant ces 273,15 degrés. Au niveau du zéro absolu (0 K donc) il n’y plus de mouvement dans la matière, tout est figé.

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