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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 05:43

 

   En décembre, échec à Copenhague.

 

   En mars, abandon de la taxe carbone française.

 

   Même à la mode, l’écologie est un combat difficile ; nous assistons à une double impuissance.

 

    Impuissance des Etats assemblés, incapables d’adopter une politique claire et contraignante de sauvegarde des écosystèmes, minés qu’ils sont par leurs impératifs immédiats et par les rancœurs d’un monde marqué par le développement inégal et le colonialisme.

   Impuissance d’un Etat de taille moyenne, pourtant héritier d’une histoire mondiale, à mettre en place un début de fiscalité écologique, via une taxe carbone, dans un monde ouvert à la concurrence.

 

   Si la coordination des états ne fonctionne pas et si les états sont incapables pour eux-mêmes d’amorcer des politiques écologiques, prisonniers qu’ils sont des règles d’une économie libre-échangiste et du jeu incontrôlable des externalités négatives, alors comment traiter la question écologique? Comment croire que la société civile puisse avoir suffisamment d’énergie pour cela alors que des pans entiers de population vivent hors sol, coupés de notre biotope, drogués à la consommation ?

 

  Comment enrayer cette résistible ascension du pessimisme qui nous étreint ?

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Published by Jean Bruguier - dans Billets d'humeur
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:04

Quelques citations autours des principaux thèmes de l'écologie. (Nature, Economie, Energie, Animaux, Démographie, Société...)

Nature

 

« Va prendre tes leçons dans la Nature. »

Léonard de Vinci

« Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent. »

Chateaubriand

« Parler de l’homme dans la nature revient presque aujourd’hui à parler de l’homme contre la nature. »

Théodore Monod

« Aujourd’hui la seule condition de survie réside dans l’établissement d’un rapport plus humble avec la planète. »

Alain Gras (Science et Vie, 2008)

« L’homme n’a aucun droit d’utiliser la biosphère selon sa fantaisie au gré de son profit et de son divertissement ; le faisant il abuse d’un droit qu’il s’est attribué à lui-même et qui s’apparente au droit du plus fort c’est à dire au plus abominable des droits. »

Jean-Claude Nouët

« Les primevères et les paysages ont un défaut grave : ils sont gratuits. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine. »

Aldous Huxley

«Nous n´habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite.»

Bertrand de Jouvenel

« La réduction à l’homme seul, pour autant qu’il est distinct de tout le reste de la nature peut seulement signifier un rétrécissement et même une déshumanisation de l’homme lui-même […] Dan une optique véritablement humaine, la nature conserve sa dignité propre qui s’oppose à l’arbitraire de notre pouvoir. »

Hans Jonas " Le principe responsabilité "

 

Economie

 

« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. »

Kenneth Boulding

« L’un des pires démons de la civilisation de technologique est la soif de croissance. »

René Dubos, Les dieux de l’écologie

«Des rapports avec la Terre basés exclusivement sur l’utilisation de celle-ci en vue de la croissance économique ne peuvent que mener à la dégradation en même temps qu’à la dépréciation de la vie humaine.»

René Dubos, Les dieux de l’écologie

« Le système se nourrit de la dégradation de l’environnement et non de ses seuls intérêts. »

Jean-Marc Jancovici (en conférence)

« A l'Ouest comme à l’Est, c'est la même marche, le même système visant à l'augmentation des "moyens de faire" où l'on voit se réaliser la vocation de l'homme. Ce phénomène a l'ampleur d'une loi de la nature. L'amplification des moyens de faire est la passion dominante de notre société à laquelle toute sensibilité ainsi que l'environnement sont sacrifiés. Notre société est comme une immense machine dont le tableau de bord est trop pauvre en indicateurs et dont l'épiderme bétonné est insensible aux réactions individuelles. Une machine si occupée à construire, à produire, qu'elle est aveugle à ce qu'elle détruit et myope à l'égard du monde qu'elle risque de faire. »

Bertrand de Jouvenel , 1972 , membre du Club de Rome

 

«Nous ne devons pas renoncer à la technologie mais la manier avec sagesse comme le ferait le docteur Jekyll en conservant à l’esprit la santé de la Terre et non celle des hommes. C’est la raison pour la quelle il est beaucoup trop tard pour le « développement durable » ; nous devons opter au contraire pour un repli durable. »

James Lovelock , " La revanche de Gaïa "

 

« Partout l’impératif du mieux s’impose ; à l’Occident, c’est le mieux mais moins, ailleurs c’est le plus mais mieux. »

Edgar Morin, « Au-delà du développement et de la globalisation »

« Nous nous sommes enrichis de l’utilisation prodigue de nos ressources naturelles et nous avons de justes raisons d’être fier de notre progrès. Mais le temps est venu d’envisager ce qui arrivera quand nos forêts ne seront plus, quand le charbon, le fer et le pétrole seront épuisés, quand les sols aurons été appauvris et lessivés vers les fleuves, polluant leurs eaux, dénudant les champs et faisant obstacle à la navigation. »

Théodore Roosevelt

 

Energie

 

« Si on augmente pas le prix de l’énergie, on se dirige droit vers une dictature. »

Marcel Boiteux (ancien PDG d’EDF)

« L’énergie ne vaut rien ! Elle ne vaut absolument rien ! »

Jean-Marc Jancovici (en conférence)

 

« Aujourd'hui, les niveaux de population dépendent des carburants fossiles et de l'agriculture industrielle. Otez les du tableau et il y aurait une réduction de la population mondiale qui est bien trop horrible pour pouvoir y penser.»

Joseph Tainter

Démographie

 

« Je ne peux pas avoir beaucoup d’espoir pour un monde trop plein. »

Claude Lévi-Strauss (entretien télévisé)

 

« Le besoin d’une nombreuse génération ne se fait pas sentir de nos jours comme dans les temps anciens […] la différence des temps influe sur l’opportunité qu’il y a à faire ou à ne pas faire telle ou telle chose […] Dans les temps où nous vivons, il est mieux, il est plus saint de ne pas rechercher le mariage en vue de la génération charnelle. »

Saint Augustin

 

« L’impératif de pérennité implique que l’on définisse une limite de population mondiale, limite dont tout indique qu’elle est déjà dépassée.»

André Lebeau, " L’enfermement planétaire "

 

« C'est ce qui n'est pas Homme autour de lui qui rend l'Homme humain.... Plus sur Terre il y a d'hommes, plus il y a d'exaspération »

Henry Michaux

 

« Les grandes épidémies meurtrières ont disparu. Elles ont toutes été remplacées par une seule : la prolifération des êtres humains eux-mêmes. La surpopulation constitue une sorte d’épidémie lente et irrésistible, inverse de la peste et du choléra. On peut seulement espérer qu’elle s’arrêtera d’elle-même, une fois repue de vivants, comme le faisait la peste, une fois repue de cadavres. Le même réflexe de régulation jouera-t-il contre l’excès de vie qu’il a joué jadis contre l’excès de mort ? Car l’excès de vie est plus mortel encore. »

Jean Baudrillard

 

« Il y a peu de travail et beaucoup trop de population sur la terre. »

Bernard Kouchner

 

« Le commandement "Croissez et multipliez" a été promulgué, avec l'accord des autorités, au temps où la population était composée seulement de deux personnes »

William Inge

 

« Les plus grandes épreuves auxquelles le Monde aura à faire face dans les années à venir seront la surpopulation, le manque de ressources (eau, matières premières, pétrole...), des pandémies de toutes sortes de maladies connues et nouvelles, des pollutions de toutes sortes (chimiques, air, eau, alimentation...) »

Albert Einstein

 

« Ce serait l’un des plus grands triomphes de l’humanité si l’on parvenait à élever l’acte responsable de la procréation au rang d’action volontaire et intentionnelle. »

Sigmund Freud

 

 

« L’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution. »

Arne Naess

 

« Ne me parlez pas de pénurie. Mon monde est vaste et a plus qu’assez - pour un nombre limité. Il n’y a pénurie de rien, à part de volonté et sagesse ; mais il y a un surplus de gens. »

Garrett Hardin

 

« Nous périrons sous les berceaux. Nous sommes le Cancer de la Terre ; la pullulation de l'espèce humaine est responsable d'une pollution ingérable par la nature. Cela est tellement évident qu'on se demande de quel aveuglement sont frappés nos dirigeants. La Nature, dans sa grande sagesse, essaie de nous aider ; les cas de stérilité sans cause apparente s'accroissent - comme d'ailleurs s'accroissent les orphelins et enfants abandonnés et maltraités ! »

Jacques-Yves Cousteau

 

« La plus grave menace pour l’avenir de l’humanité reste l’explosion démographique, la prolifération du plus redoutable prédateur, l’homme, sur une petite planète. (…) Notre petite planète n’est pas capable de supporter longtemps les conséquences d’une surpopulation délirante et de l’activité industrielle incontrôlée de notre société de consommation, qui épuise les ressources rares non renouvelables de cette Terre, et qui pollue, défigure et finalement détruit une large part d’un écosystème dont nous faisons partie. »

René Dumont

« Aujourd'hui, les niveaux de population dépendent des carburants fossiles et de l'agriculture industrielle. Otez les du tableau et il y aurait une réduction de la population mondiale qui est bien trop horrible pour pouvoir y penser.»

Joseph Tainter

 

« Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre »

Michel Tarrier

 

« Tout pacte écologique devrait sous tendre un pacte antinataliste. »

Michel Tarrier

« Il faut réduire doucement la masse humaine pour que chaque être retrouve sa propre dignité. [...] Aucune solution n'est viable tant qu'on a pas d'abord réglé la question de la démographie.»

Marguerite Yourcenar

 

 

Relations avec les animaux.

 

« La cruauté envers les bêtes est la violation d’un devoir de l’homme envers lui-même. ».

Emmanuel Kant

 

« Une société n’est vraiment juste, sociale et civilisée que si elle respecte l’animal. »

Alfred Kessler

 

« On n’a pas deux cœurs, l’un pour les hommes l’autre pour les animaux, on a du cœur ou on n’en a pas »

Lamartine

 

« Les problèmes posés par les préjugés raciaux reflètent à l’échelle humaine un problème beaucoup plus vaste et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports de l’homme avec les autres espèces vivantes… Le respect que nous souhaitons obtenir de l’homme envers ses semblables n’est qu’un cas particulier du respect qu’il faudrait ressentir pour toutes les formes de vie… ».

Claude Lévi-Strauss

 

« Entre la pitié envers les bête et la bonté d’âme, il y a un lien étroit. »

Schopenhauer

 

« Il a pour moi une pierre commune des morales, des religions, des moeurs, l'attitudes prise devant la souffrance des animaux »

Théodore Monod

« Pour les animaux c’est tous les jours Treblinka. »

Isaak Singer

 

« L'homme a peu de chance de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau»

Marguerite Yourcenar

 

« Pourquoi la souffrance d'une bête me bouleverse-t-elle ainsi ? Pourquoi ne puis-je supporter l'idée qu'une bête souffre, au point de me relever la nuit, l'hiver, pour m'assurer que mon chat a bien sa tasse d'eau ? [..] Pour moi, je crois bien que ma charité pour les bêtes est faite de ce qu'elles ne peuvent parler, expliquer leurs besoins, indiquer leurs maux. Une créature qui souffre et qui n'a aucune moyen de nous faire entendre comment et pourquoi elle souffre, n'est-ce pas affreux, n'est-ce pas angoissant ? »

Emile Zola, (Le Figaro 1896)

Relation avec les animaux : la chasse

 

« Ce gai chasseur, armant son fusil ou son piège,

Confine à l'assassin et touche au sacrilège,

Penser, voilà ton but ; vivre, voilà ton droit,

Tuer pour jouir, non. Crois-tu donc que ce soit

Pour donner meilleur goût à la caille rôtie

Que le soleil ajoute une aigrette à l'ortie,

Peint la mûre ou rougit la graine du sorbier ?[…]

Dieu qui fait les oiseaux ne fait pas le gibier… »

Victor Hugo

« La chasse, c’est le défoulement national, c’est le petit Vietnam des frustrés. C’est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix. »

Henry Tachan "La chasse" (chanson)

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent. »

Voltaire

Société

 

« Vous êtes prisonnier d’un système de civilisation qui vous pousse plus ou moins à détruire le monde pour survivre. »

Daniel Quinn

 

« Notre civilisation se trouve dans la situation de celui que la drogue tuera, qu'il continue ou qu'il cesse brusquement d'en consommer. »

James Lovelock, " La revanche de Gaïa "

 

«Vous vous êtes évadés du monde biologique, de ses limites et de la lenteur de son histoire, vous avez fait un monde où les structures par vous organisés supplantent les organismes, prennent des dimensions non biologiques et sont sujettes à une évolution prodigieusement accélérée.»

Bertrand de Jouvenel, " la civilisation de puissance "

 

Citations diverses

« Nous sommes déjà entrés dans l’ère des survivances.»

François Cavanna, (dans une réponse à Démographie Responsable)

« Tant de mains pour transformer le monde et si peu de regards pour le contempler. »

Julien Gracq, " Lettrines "

« L'écologie n'est pas une option. »

Nicolas Hulot

« Voici venu le temps du monde fini. »

Albert Jacquard (titre d’un livre)

« La prophétie de malheur est faite pour éviter qu'elle se réalise ; et se gausser ultérieurement d'éventuels sonneurs d'alarme, en leur rappelant que le pire ne s'est pas réalisé, serait le comble de l'injustice : il se peut que leur impair soit leur mérite. »

Hans Jonas

 

« Le désir de maintenir "le cours naturel des choses" jusqu'à ce qu'il soit trop tard est la plus grande menace que l'humanité fasse peser sur elle-même.»

André Lebeau

 

« L'idée que les hommes sont assez intelligents pour régir la planète témoigne d'un orgueil démesuré.»

James Lovelock " La revanche de Gaïa"

« Il ne sert à rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre.»

François Mauriac

 

« Et si l’aventure humaine devait échouer. »

Théodore Monod (titre d’un livre)

« C’est la dose qui fait le poison. »

Paracelse

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 13:10

 

    Sans avoir de goût particulier pour hurler avec les loups, comment ne pas se joindre aujourd’hui au concert de protestations qui accompagnent l’abandon de la taxe carbone par le gouvernement ?

 

  Nous annoncions, il y a peu, deux mauvaises nouvelles pour l’environnement, il aurait donc fallu dire trois. A la première difficulté l’écologie passe à la trappe, il arrive précisément ce que nous redoutions (voir aussi : Panique à bord, écologie par-dessus bord). Comment imaginer que ces propos seraient aussi vite et aussi exactement illustrés ?

 

    Il y six mois à peine, la taxe carbone était présentée comme une réforme essentielle pour la protection de l’environnement. Même modeste, et elle l’était encore beaucoup trop, elle marquait un début de volonté.

 

   Sans doute, son impact sur les émissions planétaire de CO2 eut été infime, mais elle pouvait donner à la France un rôle exemplaire, susceptible d’entraîner les autres pays européens dans la bonne direction. Un peu de courage, un peu d’exemplarité, telles étaient ses vertus, on voit ce qu’elles sont devenues. S’il fallait illustrer le reniement…

 

 

   Cet abandon va au-delà de celui de taxe carbone. Par essence la protection de la nature est une œuvre de long terme. Il faut accepter de sacrifier des résultats ou des conforts d’aujourd’hui pour préserver demain et après demain.

   Malgré sa modestie, cette taxe relevait de cette démarche. Son abandon c’est aussi le retour à une logique de court terme, celle qui conduit inexorablement à l’échec.

 

  Bien des " excuses ", bien des " raisons ", viendront justifier une aussi funeste décision : La peur d’une contrainte économique mal venue, la peur d’une sanction électorale. Bien sûr, un  habillage présentable de la décision sera trouvé, cela commence déjà et l'on entend dire : On la refera plus tard... Sous une autre forme... En liaison avec nos partenaires européens…
   Ne soyons pas dupes !

 

  Par cette absence de vision, par ces petites lâchetés successives l’humanité va détruire sa planète.
   On attendait mieux d’un homme d’Etat, on attend mieux, en réalité, de tous les hommes.

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D’autres réflexions sur cette reculade : Les sites Notre Planète Info et Manicore (de M. Jean-Marc Jancovici).


http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2320_taxe_carbone_abandon.php

http://www.manicore.com/documentation/articles/Taxe_C_Echos.html

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 17:20

"On ne fait rien si l'on ne s'attaque à l'essentiel."


   Cette dernière quinzaine a vu tomber deux mauvaises nouvelles pour l’environnement. Apparemment sans rapport immédiat, elles participent de la même logique et justifient un réel pessimisme.


   La première est le constat d’échec de la protection du tigre (*). Le tigre est emblématique car c’est un grand prédateur dont la présence est difficilement compatible avec une humanité nombreuse et conquérante. Ses effectifs actuels seraient réduits à 3 200 animaux en liberté. Autant dire rien !
   Ils étaient 100 000 au début du siècle ! La baisse atteint donc 97 % ! Plus récemment encore, on a constaté l’accélération du phénomène. Selon le WWF, le nombre de tigres en Inde (pays où ils sont le plus nombreux) serait passé de 3 600 à 1 400 entre 2002 et 2008 soit un écroulement de plus de 60 % en 6 ans !
   A ce rythme, la fin est proche, dans 10 ans le tigre aura peut-être disparu !


   L’autre mauvaise nouvelle relève des propos de M. Nicolas Sarkozy à l’occasion du dernier salon de l’agriculture. Le Président de la République y a déclaré : " Les questions d’environnement : ça commence à bien faire. " On peut imaginer qu’il ne s’agissait là que de flatter un électorat supposé peu favorable aux thèses écologistes, on peut aussi y voir une confirmation de ce que nous évoquions dans l’article : " Panique à bord, écologie par-dessus bord. "


   A la première difficulté, l’écologie passe à la trappe, elle n’est pas l’objet de l’action politique, elle reste considérée comme une variable d’ajustement.

  Ces deux nouvelles sont des constats d’impuissance. D’une certaine façon la déclaration du Président de la République constitue une explication de l’échec dans la protection des tigres.


  Nous n’avons pas mis tous les moyens et donc nous avons échoué.


  Le tigre est, par sa beauté, peut-être le plus triste des exemples, il n’est hélas pas le seul. L’actualité récente du thon rouge illustre à merveille notre incapacité à prendre la mesure du problème et à engager des réformes, en l’occurrence pour le thon rouge, l’arrêt immédiat et absolu de toute capture.


  La question environnementale est la question principale qui se pose aujourd’hui à l’humanité. Nous ne gagnerons rien, qu'ici ou là, un report de quelques années, à ne prendre que des demi-mesures.  
   Il faut cesser de voir dans la protection de la nature une contrainte pour l’économie, un simple élément annexe que nous devrions prendre en compte. II faut faire de cette protection l’objectif même de l’activité des hommes, nous n’avons plus le choix. L’économie doit être un outil, non un but en soi.


   En d’autre termes, nous sommes, ou plutôt nous devrions, nous placer dans la situation d’une économie de guerre. Dans ce type d’économie tout est rapporté à un seul but. Les activités ne sont pas destinées à répondre aux intérêts de telles ou telles catégories, elles sont toutes soumises à l’impératif principal.


   Il arrive que les problèmes atteignent un tel stade de gravité que l’économie de guerre constitue la seule solution.
 Nous y sommes. Ou l’environnement devient la priorité absolue, ou le combat est perdu.


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(*) " Nous avons lamentablement échoué à protéger le tigre, pourtant listé comme espèce en danger depuis plus de trente cinq ans "

    " On arrive à un stade où [les tigres] ne pourront tout simplement plus se reproduire "


   Déclarations de M. John Sellar, Responsable de la lutte contre la fraude, lors de la récente réunion de la CITES, la Convention sur le Commerce International des Espèces Menacées.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:45

     Pour une vie plus écolo au quotidien !

 

    Cet article s’adresse à ceux qui logent en appartement ou en habitat collectif.

 

    Ce que vous pouvez faire, de façon simple avec les 12 propositions suivantes, pour améliorer votre vie quotidienne et augmenter votre autonomie.

 

Ce qui dépend directement de vous et seulement de vous :

 

    Supprimez au maximum les sources de pollution intérieure liées à votre façon de vivre et aux matériaux d’ameublement et de décoration :

 

  • Evitez de polluer votre habitation en fumant à l’intérieur. Si vous ou vos amis fumez, faites comme au café ou au bureau, allez dehors.  
  • Remplacez vos moquettes et linos synthétiques par du parquet en bois ou des linos naturels. De même, évitez les meubles à base d’aggloméré dont les colles dégagent du formaldéhyde. Préférez des peintures bio et des enduits à la chaux ou à l’argile. Plus globalement donnez dans la mesure du possible la priorité aux matériaux naturels.  
  • Dans votre cuisine, renouvelez attentivement l’air ambiant, notamment si vous cuisinez au gaz. Utilisez plutôt des casseroles en inox ou en fonte (éviter par précaution celles en aluminium ou avec du téflon). Soyez attentifs aux produits de nettoyage utilisés et favorisez les produits ‘verts’.



Soyez économes et aussi un peu réactif :

 

  • Economisez l’eau en installant sur les robinets des mousseurs qui réduisent le débit d’eau jusqu’à 40%. Ayez une chasse d’eau à double débit. Mais d’abord, traquez les fuites.
  • Economisez l’électricité en supprimant vos vieux lampadaires ou appliques halogènes et en favorisant l’éclairage par LED. Surveillez la présence de givre dans vos frigos et congélateurs. Limitez l’emploi du lave-linge en ne lavant pas sans cesse vos habits et évitez dans la mesure du possible l’emploi d’un sèche-linge toujours gros consommateur d’électricité.
  • Le soir en hiver, fermez vos volets s’il y en a, et tirez vos rideaux en tissu assez épais : vous éviterez ainsi le phénomène dit de ‘paroi froide’ qui abaisse votre bien-être. A l’inverse, n’hésitez pas l’été aux heures les plus chaudes à occulter vos fenêtres sud et ouest pour vous protéger des chaleurs estivales.

 

Ce qui dépend de la copropriété :

 

    Que vous soyez propriétaire occupant ou locataire, vous pouvez agir.
    Si vous êtes propriétaire, vous pouvez intervenir lors des assemblées de gestion de la copropriété ; si vous êtes locataire, n’hésitez pas à demander à votre propriétaire d’intervenir, ou mieux encore, groupez vous avec d’autres locataires pour demander une gestion plus écologique de la copropriété.

 

  • Demandez un entretien des parties communes (paliers, escaliers, ascenseur, etc.) à base de nettoyants bio.  
  • S’il y a un jardin, demandez l’installation d’un système de récupération d’eau de pluie, qui servira pour les arrosages et diminuera la facture d’eau. Intervenez pour supprimer les désherbants chimiques et pour favoriser un jardinage bio. Défendez l’installation d’un bac à compost qui limitera le volume des déchets et enrichira les sols des espaces verts. Essayer de convaincre les autres habitants de réserver 10% de la surface du jardin pour créer une ‘zone sauvage’ qui sera par ses herbes folles et ses graines un territoire d’observation pour les enfants et un havre pour les oiseaux.  
  • S’il n’y a pas de jardin, proposez l’installation d’un système collectif de lombric-compostage afin de diminuer les déchets.  
  • Si un ravalement est envisagé, proposez de réaliser lors de cette opération une amélioration sensible de votre immeuble, comme une isolation par l’extérieur par exemple ou le remplacement des ouvrants par des fenêtres haute isolation.  
  • Si le chauffage est collectif, demandez au conseil syndical d’étudier quelles améliorations sont possibles, du renouvellement pour une chaudière à haut rendement à l’installation d’un chauffage mixte avec des panneaux solaires sur les toits ou les murs orientés sud. 
  • Si existe un garage à voitures souterrain, demandez à ce que soient effectués des travaux d’étanchéité (similaires à ceux réalisés pour combattre le radon) pour éviter que les polluants dégagés par les voitures ne pénètrent dans les zones d’habitation. S’il n’y a pas de local à vélos sécurisé, défendez-en l’idée pour favoriser ce mode de déplacement doux.

 

       Avec ces gestes, vous aurez pour vous-même et pour vos proches une vie plus saine, plus confortable et plus respectueuse de notre écosystème.

 

       A vous de jouer !

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:40

Voici un article un peu plus technique que d'habitude. Il s'adresse d'abord à ceux qui ont quelque goût pour les petits calculs ou veulent connaître plus en détail ce fameux effet de serre
Rappel général : L'effet de serre est ce mécanisme par lequel certains composants de l'atmosphère (vapeur d'eau, gaz carbonique méthane...) bloquent le rayonnement infrarouge réémis par la Terre et permettent à notre planète de conserver sa chaleur.

     

    Presque inconnu il y a encore dix ou vingt ans, l’effet de serre, est devenu le héros des temps modernes… mais aussi le Diable en personne.

   Lutter ou seulement prétendre lutter contre lui  est devenu gage de respectabilité. Mais qui est donc cet adversaire et quel est son étrange pouvoir ?

    Au premier abord et si l’on en croit les médias, l’effet de serre est ce  qui, au moyen du CO2, va bouleverser le climat, occire les ours blancs, assécher nos rivières, transformer nos vertes forêts en Sahara et faire de notre belle planète une seconde Vénus.

Pourtant, si l’on va un peu plus loin, l’effet de serre est au contraire ce mécanisme merveilleux qui adoucit les températures et qui, en maintenant durablement l’eau sous sa forme liquide, permet à la vie d’exister.

Si enfin, on pousse encore la curiosité, on découvre alors un phénomène complexe, essentiel à l’équilibre du climat (voir note 1) et auquel on peut attribuer un réchauffement d’une bonne trentaine de degrés. On découvre également que le CO2 n’est pas le seul GES (Gaz à Effet de Serre). Il n’est même pas le principal puisque la bien inoffensive vapeur d’eau lui dame le pion (voir notes 2, 3 et 4).

Nous ne reviendrons ni sur la description des principes généraux, ils sont déjà largement médiatisés ni non plus sur les détails, car il s’agit cette fois d’une affaire extrêmement compliquée. Déterminer pourquoi une molécule plutôt qu’une autre entre en résonance sous l’action d’un rayonnement de telle ou telle longueur d’onde relève d’un cours de physique de haut niveau. Sachez simplement que par cette interaction, les molécules absorbent l’énergie du rayonnement et en bloquent la progression

Je vous propose  seulement de  déterminer l’ampleur de ce réchauffement et de comprendre pourquoi on parle  d’une trentaine de degrés ?


    Voici les principes et les données nécessaires à notre calcul : 

 
-   La Terre est en équilibre thermique.

C’est à dire que sur une période courte (quelques jours par exemple) elle ne se refroidit ni ne se réchauffe (même le célèbre réchauffement climatique est absolument négligeable à ces échelles de temps). Or, comme notre planète n’est en contact matériel avec rien, elle ne peut se réchauffer ou se refroidir par conduction ou par convexion et n’a d’autre solution pour modifier sa température que d’échanger du rayonnement avec l’extérieur.
Donc, si elle est en équilibre thermique cela équivaut à affirmer que le rayonnement qu’elle reçoit de l’espace (du soleil en l’occurrence) est strictement égal au rayonnement qu’elle émet vers les cieux. Cette égalité constituera la cheville ouvrière de notre raisonnement.


Nous considérerons la Terre comme un Corps noir

Il s’agit là d’une forte  approximation et en réalité c’est loin d'être le cas, mais nous pouvons la tenir pour vraie si nous prenons soin, lors de nos calculs de prendre en compte l' albédo et de soustraire au rayonnement reçu la part directement renvoyée par réflexion (proportion évaluée à 30 % de l’énergie incidente).
Rappelons à cette occasion qu’un corps noir est un corps qui ne reflète aucun rayonnement (c’est pour cela qu’il est noir). Ainsi la lumière (c’est à dire, le rayonnement) que nous en recevons ne dépend que de sa seule température (sa composition qui influencerait le reflet n’intervient pas puisque justement, il n’y a aucun reflet).

Il existe un lien donné par la formule dite de Stephan entre la température d’un corps noir et le rayonnement émis.

Ce lien s'écrit :

L =  s s T 4 

L Etant la puissance (Luminosité) exprimée en watts (w).

T Etant la Température exprimée en degrés Kelvin (K).

S Etant la surface du corps exprimée en mètres carrés.
 Ici S sera égal à 1 car nous ferons le calcul pour un mètre carré (m2) ce qui simplifiera la question sans rien changer quant au fond.
s  : la constante de Stephan  vaut : 5,67 x 10–8 w m2 K-4.

 

Voici la démarche. 

  • A partir de la constante solaire (voir l’article Puissant Soleil) nous déterminerons la quantité de rayonnement reçu par chaque mètre carré de la Terre.  
  • De l’égalité entre rayonnement émis et rayonnement reçu nous déduirons la quantité de rayonnement émis.  
  • Par la constante de Stephan nous déterminerons la température que devrait avoir la Terre considérée en équilibre thermique compte tenu de l’énergie qu’elle émet.
  • L’effet de serre sera considéré comme l’excès de température entre la valeur théorique calculée précédemment et la valeur effectivement constatée (environ 15 C° soit 288 K).  

Détermination du Rayonnement reçu par la Terre.

 

Au niveau de l’orbite terrestre (à environ 150 millions de km de notre étoile donc), chaque mètre carré placé perpendiculairement au Soleil reçoit un rayonnement d’une puissance de 1 368 w, c’est la constante solaire.

Chacun des mètres carrés de la surface terrestre ne reçoit cependant (hors effets atmosphériques) que le quart de ce rayonnement. En Effet la Terre n’intercepte les rayons solaires que sur une surface égale à un disque de même diamètre qu’elle. Or la surface d’un disque (formule : Pi R2) est égale au quart de la surface d'une sphère de même taille (formule : 4 Pi R2).
Cela s’explique simplement.
. D’une part une moitié de la sphère est dans l’ombre car il fait nuit 50 % du temps et il faut donc diviser une première fois par deux le rayonnement reçu.

. D’autre part, la demi-sphère faisant face au Soleil étant bombée, sa surface est deux fois plus importante que celle du disque correspondant. Cela divise encore par deux le rayonnement reçu par unité de surface.

Cette double division par deux justifie la division du rayonnement reçu par un facteur 4.
Hors atmosphère, la surface de la Terre serait donc, toutes longueurs d’ondes confondues, soumise à un rayonnement de 1 368 w / 4  soit : 342 watts. Cependant l’atmosphère et en particulier les nuages interceptent une bonne partie de ce rayonnement et le renvoie dans l’espace. La surface elle-même du sol est partiellement réfléchissante. C'est en cela que la Terre ne peut, strico-sensu, être assimilée à un corps noir et c'est ici que nous en tenons compte et faisons la correction nécessaire par l'opération suivante.
Ce reflet est ce que l'on appelle l’albédo. Pour la Terre il est estimé à 30 %.  Le rayonnement effectivement reçu par la surface terrestre  pour un mètre carré (et non réfléchi) est donc égal à 70 % de 342 watts soit : 
   
                                 342 watts x 0,7  =  239 watts.

 

Détermination du rayonnement émis par la Terre

 

Par l’égalité entre rayonnement reçu et rayonnement émis la Terre émet un rayonnement d’une puissance de 239 w.m2

 

Détermination de la température théorique de la Terre.

 

Il s’agit de déterminer la température théorique d’un corps qui émet 239 watts par mètre carré.

Appliquons la formule de Stephan :   L = s s T 4
 

          Remplaçons :
          L par sa valeur : 239 w.m2,
          La surface S par 1 pour un  calcul sur 1 m2     
          La constante de Stephan  par : 5,67 x 10-8 m2 K-4 

          Nous obtenons :

 

                239 w m2 =   5,67 x 10–8 w m2 K-4 x 1 x T(K) 4

On, voit que seule la température (T) reste non définie, c’est l’inconnue qu’il faut trouver en résolvant cette équation.

                    T 4 = 239 w m2 / 5,67 x 10-8 w m2 K-

En simplifiant les unités , c'est à dire en supprimant w et m2  en même temps au numérateur et au dénominateur.

                      T4 = 239 / 5.67 x 10–8 K-4

            T4 = 239 x 1,76 x 107 K4

            T4 = 4,22 x 109 K4


  Soit en prenant la racine quatrième de ce  nombre :

           T = 255 K soit  – 18 C° (5) 

Détermination de l’impact de l’effet de Serre

 

La température moyenne de la planète est aujourd'hui évaluée à 15 C° soit à 288 K.
 

Le surplus par rapport à la température calculée ci dessus est donc de :

                        288 K – 255 K = 33 degrés
 

Compte tenu des simplifications retenues dans ce calcul nous arrondirons à  un peu plus de 30 degrés ".


Ce gain est donc extrêmement sensible et change complètement les conditions de la vie terrestre. Il reste toutefois bien modeste par rapport à ce qu’on observe sur Vénus où l’excès de température est évaluée à environ 480 degrés. La température de surface de vénus est d’environ 460 C° pour un équilibre à – 20 C° sans ce mécanisme. L’atmosphère de Vénus particulièrement dense et constituée presque exclusivement de CO2 explique l’ampleur du phénomène. Il est également remarquable que sur cette planète la température d’équilibre (- 20 C°) est proche de celle de la Terre alors que Vénus est plus près du Soleil et reçoit deux fois plus de lumière par unité de surface. Il se trouve que les nuages très épais bloquent le rayonnement qui ne peut ainsi atteindre le sol.

Remarques
Ce petit calcul à juste une vocation pédagogique. Il vise à donner l’ordre de grandeur du réchauffement dû à l’effet de serre ainsi qu’à se faire une idée de la méthode. Si le résultat est tout à fait conforme à ce qu’admettent aujourd’hui les scientifiques, il convient de souligner les quelques simplifications dont nous nous sommes ici accommodés.

  • L’albédo est évalué à 30 % C’est là une valeur imprécise. De plus il n’est pas identique pour toutes les longueurs d’ondes alors que nous l’avons supposé tel dans le calcul.
  • Nous n'avons pas ici évoqué les interactions entre le sol et l'atmosphère ni entre les océans et l'atmosphère. Il aurait fallu prendre en compte les très complexes mécanismes de chauffage de celle-ci par les sols et ainsi  que par la condensation des eaux océaniques évaporées. Toutefois, cela ne modifierait pas les  résulats. En effet vis à vis de l'espace, sol, océans et atmosphère constituent bien un tout qui n'échange de l'énergie que via le rayonnement.

D’autres explications.

Vous trouverez d’intéressantes explications sur l’effet de serre parmi les sites suivants
 -   
Manicore de Jean-Marc Jancovici.
 -   
Sagascience
(dossiers du net) avec un article de Madame
     Marie-Antoinette Mélières.
 -   
Wikipédia (Effet de Serre)

________________________________________________________________________________

  (1)  On dit parfois que toute la physique du monde est contenue dans le simple craquement d’une allumette. Chacun a pu vérifier cette assertion en constatant que les questions d’enfants génèrent toute une ribambelle de " pourquoi " en forme de poupées russes et que l’art d’un parent consiste à savoir y mettre un terme de la façon la plus habile et la moins voyante.
 (2)   La vapeur d’eau représente un peu moins de 1 % de la masse de l’atmosphère. C’est en terme de quantité et en fin de compte d’effet global le plus important des gaz à effet de serre. Toutefois sa proportion est variable selon les lieux et le temps. D’autre part, les effets des modifications introduites par l’homme sur la quantité de vapeur d’eau présente dans l’atmosphère ne font pas encore l’unanimité. Le fait aussi que ce gaz nous apparaît très naturel et très inoffensif explique peut-être que l’on en parle si peu.
(3)   Les molécules ayant, compte tenu des quantités présentes dans l’atmosphère terrestre le plus grand effet de blocage des rayonnements infrarouges émis par la Terre et tentant de retourner dans l’espace sont par ordre d’importance : La vapeur d’eau : H2O, le gaz carbonique ou dioxyde de carbone : CO2 et le méthane : CH4.
 (4)   Il est extrêmement difficile de dire pour une quantité donnée dans quelle proportion exacte un corps est un gaz à effet de serre plus efficace qu’un autre. En effet si à un instant donné la chose est claire, le méthane est plus puissant que le gaz carbonique qui l’est lui-même plus que la vapeur d’eau, ces différents composants n’ont pas la même persistance dans l’atmosphère. Ainsi, une molécule de méthane reste en moyenne 10 ans avant de se transformer en gaz carbonique et les molécules de ce dernier persistent  en moyenne un peu plus de 100 ans. Aussi déterminer l’impact exact de chacun de ces composants dépend du terme auquel on raisonne, et ne se peut se réduire à une réponse unique. Sur l'efficacité des différents gaz à effet de serrre, consultez l'article du site manicore
 (5)  La différence entre les degrés Kelvin (K) et les degrés Centigrades (C°) réside seulement dans le point d’origine :
- le zéro absolu pour les degrés Kelvin  situé à - 273,15 C°
- le point de congélation de l'eau pour les degrés Centigrades situé à + 273, 15 K.
On passe donc de la première échelle à la seconde en soustrayant ces 273,15 degrés. Au niveau du zéro absolu (0 K donc) il n’y plus de mouvement dans la matière, tout est figé.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 06:20


      Nous évoquons souvent la question démographique.
      Il est bon sur ces sujets d'avoir à l'esprit les ordres de grandeur.
      Vous trouverez ci-dessous une estimation des effectifs de
      l'humanité sur différentes échelles de temps.

___________________________________________________________

Evolution de la population  depuis la révolution néolithique

                                      (En milliards d'habitants sur les 12 000 dernières années) 

courbe-population-wiki.png

Source : Wikipedia
_________________________________________________________
 

    Evolution de la population mondiale depuis 2000 ans


                                                                                                          (en millions d'habitants)

 


  
  Année      Effectifs          Années     Effectifs          Années    Effectifs
 
            0  :     250                   700   :      210                 1400   :        360

       100   :     250                   800  :       220                 1500   :        500

       200   :     250                   900  :       240                 1600   :        560
 
       300   :     200                 1000  :       260                 1700   :        640

       400   :     200                 1100  :       310                 1800   :        900

 
      
  500   :     200                 1200  :       360                 1900   :     1 650

      600   :     200                1300  :       400                 2000 (*) :     6 020



Sources : Moyennes réalisées par l'auteur à partir de différentes sources notamment celles présentées par l'US Census Bureau, par l'INED ou par  Wikipedia.

(*) L'estimation pour l'année 2000 (6 020 millions d'habitants) différe de celle du tableau suivant.(6 092 à mi-année il est vrai). La plupart des experts estiment que nos effectifs ne sont guère connus qu'a 1% près. Cela ne change rien quant à l'analyse de l'évolution.


Courbe de cette même évolution

courbe rouge DR
On note le caractère relativement stable (voir même la baisse) de la population mondiale au cours du premier millénaire de notre ère, même si, bien sûr, les données sur cette période sont entachées d'une certaine incertitude.

Globalement :

-  la population est stable de l'an 0 à l'an 1000
-  elle augmente doucement de l'an 1000 jusqu'à la révolution industrielle
-  elle explose avec la révolution industrielle
-  elle "sur-explose" au 20ème siècle, l'assymptote à la courbe étant quasi verticale.

Source:  Courbe réalisée par M. Rémi Manso de l'association Démographie Responsable

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Evolution de la population mondiale depuis un siècle

                             Effectifs en millions, taux de croissance annuel en % (*)
                             Source : US Census Bureau

Années   Effectifs   Croissance        Années     Effectifs  Croissance

1900 :   1 650       +  0,4  %                1960 :       3 042      +  1,3 % (**)

1910 :   1 700       +  0,6  %                1970 :       3 712      +  2,1 %

1920 :   1 860       +  1,0  %                1980 :       4 553      +  1,7 %

1930 :   2 070       +  1,0  %                1990 :       5 284      +  1,6  %

1940 :   2 300       +  1,0  %                2000 :       6 092      +  1,3 %
   
1950 :   2 520       +  1,4  %                2010 :       6 870      +  1,2 %

(*) Pour les années 1900 à 1950 le taux annuel de croissance a été calculé par l'auteur comme une moyenne de la croissance des dix années antérieures et postérieures. A partir de 1960 il s'agit du taux indiqué par l'US Census Bureau

(**) ce taux de croissance pour l'année 1960 n'est pas représentatif de l'augmentation de la population au cours de cette période.En moyenne entre 1955 et 1965 la croissance annulle de la population était d'environ +1,9 %. En 1960 ainsi qu'en 1959 la croissance a fortement été entachée des millions de morts et de "non naissances" provoqués par le 'grand bond en avant' chinois. Ce phénomène est encore plus explicite dans le graphique ci-dessous où l'on distingue la forte baisse  du taux de croissance global au cours de ces années. Le poids démographique de la Chine est tel qu'un changement dans ce seul pays marque profondément l'évolution mondiale.





Croissance de la population mondiale sur le siècle en cours
                           (Taux de croissance annuel en % sur la période 1950 -2050)

worldgr.gif


Source de ce graphique   : US Census Bureau


______________________________________________________________________________________________

Evolution de la population mondiale pendant  la dernière décennie

                 Effectifs en millions, estimations  à mi-année, croissance en % par an 
                               
 Années   Effectifs   Croiss             Années       Effectifs       Croiss                               
 
    2000    :    6 092     + 1,29  %            2006      :     6 554     + 1,18   %
    2001    :    6 170     + 1,28             2007      :     6 632     + 1,19   %
    2002    :    6 246     + 1,23             2008      :     6 710     + 1,14   %
    2003    :    6 322     + 1,22  %            2009      :     6 790     + 1,18   %
    2004    :    6 399     + 1,22  %            2010 (*)  :     6 870     + 1,18   %  
    2005    :    6 477     + 1,22             



Sources : US Census Bureau
(*) Pour 2010 : Prévisions

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Note : Une version très proche de cet article est désormais disponible dans les pages fixes de ce site,  dans la rubrique : les chiffres clefs.


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Published by Didier BARTHES - dans Démographie
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 07:20

science et vie mars 2010     
      Le climat est à l'honneur ce mois-ci dans Science et Vie
    Sous le titre : " Climat : Le réchauffement est-il sûr ? ",
    la revue  pose la question qui fâche.

    

    Les attaques régulières et déja anciennes de Claude Allègre ou celles, plus récentes, de Vincent Courtillot peuvent instiller le doute dans l'esprit du public.

     Disons le tout de suite, l'article de Science et Vie ne donne pas raison à ces "climato-sceptiques" : Ni sur la réalité du réchauffement, ni sur la discussion concernant le  caractère anthropique ou non de ses causes.

        Sur la réalité d'abord : les indices sont tous convergents.

       -  La température moyenne de la Terre a bien augmenté depuis 1900 d'environ 0,6 C°. Cette augmentation a marqué une pause entre 1940 et 1970, mais depuis, le mouvement est reparti de plus belle.

       -  Depuis 1980, la surface estivale de la banquise arctique suit un trend décroissant et est passé en 30 ans (pour les données lissées) d'environ 7,5 à 6,5 millions de kilomètres carrés

       -  La floraison des arbres fruitiers est clairement en avance depuis les années 1980 (Science et Vie propose un graphique montrant  l'évolution historique de la floraison des célèbres cerisiers japonais).

        -  Enfin, le niveau des océans monte assez nettement et a gagné 10 centimètres depuis 1970. On sait que l'on attribue cette élévation pour partie à la fonte des glaciers et pour partie à la dilatation des eaux.



       Sur les causes du réchauffement climatique :

    De nombreux éléments  entrent bien sûr en ligne de compte, mais l'augmentation régulière du taux de gaz carbonique dans l'atmosphère constitue un facteur  déterminant et souvent les climato-sceptiques n'expliquent guère comment cette élévation resterait  sans conséquences.
     Or, la concentration en COest passée de 280 parties par millions avant l'ère industrielle à 387 ppm aujourd'hui. Il est difficile d'imaginer que ceci ne se traduise pas par une élévation des températures, sauf à trouver des mécanismes ad hoc exactement compensateurs. On sait que la pollution induit une réduction de l'ensoleillement du sol. Plutôt qu'y voir un mécanisme compensateur on peut hélas y voir un phénomène masquant et réduisant simplement pour un temps l'ampleur du réchauffement. Il serait dangereux (pour ne pas dire pervers) de compter sur certains effets de la pollution pour en masquer d'autres.


      Sciences et Avenir consacre également dans son numéro de mars quelques pages à la question. L'article propose un tableau comparatif des arguments des uns et des autres. Dans une troisième colonne, la revue donne son propre commentaire. Bien que de façon peut-être moins marquée que pour Science et Vie, la balance penche pour les points de vue du GIEC.


     Enfin et sur un sujet tout à fait différent, Pour la Science, nous offre sous la plume d'Henry Léridon un article intutilé : La croissance démographique est-elle soutenable ?
     A vrai dire, L'auteur discute plutôt des estimations qu'il ne répond à la question posée. En conclusion, M. Léridon estime que la population humaine devrait atteindre neuf  milliards en 2050 mais "que ce chiffre ne devrait plus guère augmenter après". C'est là un consensus sur lequel s'accordent beaucoup de démographes.
     Est-ce certain ?  Mais surtout est-ce que les neuf milliards d'êtres humains prévus pour 2050 ne constituent pas déja un effectif  insuportable pour la planète telle que nous l'aimons ? 
      Sur Economie Durable, vous savez que nous pensons que si.

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Pour plus d'information sur  ces sujets :

Taux de CO2 dans l'atmosphère : Les chiffres clefs du CO2
Mécanismes de l'effet de serres : Le site Manicore
De combien nous réchauffe l'effet de serre  ? Un peu de calcul

Science et Vie : numéro 1110,  mars 2010, pages 40 à 64.
Sciences et Avenir : numéro 757, mars 2010, pages 8 à 14.
Pour la Science : numéro 389, mars 2010, pages 22 à 25.

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Published by Didier BARTHES - dans Revue de presse
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 15:22

   

         Pour une vie plus écolo au quotidien !

       Cet article s’adresse à ceux qui logent dans une habitation individuelle.

          Ce que vous pouvez faire, de façon simple avec les 10 propositions suivantes, pour améliorer votre vie quotidienne et augmenter votre autonomie.

 


Dans votre jardin :

 

  • Eviter d’effectuer des traitements chimiques (désherbants, ….) et employer des méthodes naturelles pour éloigner les indésirables (coccinelles contre pucerons, papier collant sur les troncs des arbres fruitiers, ….).
  • Installer un bac à compost pour traiter vos déchets végétaux et vos  déchets ménagers (épluchures etc.)
  • Réserver 10% de la surface de votre jardin pour créer une zone sauvage, où vous n’interviendrez pas ou si peu.
  • Rendre votre jardin productif en plantant quelques arbres fruitiers dans la mesure du possible et selon vos goûts des haies de cassissiers ou de framboisiers ; éventuellement prévoyez un carré pour un potager (salades, pommes de terre, poireaux, radis, tomates, etc.).
  • Installer un récupérateur d’eau de pluie, qui vous servira pour vos arrosages.

 

 

Dans votre maison :

 

 

  • Eviter de polluer votre habitation en fumant à l’intérieur. Faites comme au café ou au bureau, allez dehors.

  • Eviter de garer votre voiture dans un espace situé sous la maison ou qui communique avec elle ; même à l’arrêt, votre voiture est source de pollution qui contaminera peu à peu votre habitation.

  • Dans votre cuisine, renouvelez attentivement l’air ambiant, notamment si vous cuisinez au gaz. Utilisez plutôt des casseroles en inox ou en fonte (éviter par précaution celles en aluminium ou avec du téflon).

  • Le soir, en hiver, fermez vos volets et tirez vos rideaux en tissu assez épais : vous éviterez ainsi le phénomène dit de ‘paroi froide’ qui abaisse votre bien-être. Dans la journée, en hiver, laissez entrer le soleil, il vous chauffera. N’hésitez pas à baisser de 2 ou 3° la température de vos chambres, on peut bien dormir à 16°C.

  • Pensez à effectuer quelques travaux d’aménagement peu coûteux ou dont l’amortissement se fait rapidement, en privilégiant d’abord l’isolation de votre maison avant d’envisager de changer de chauffage :

 

-    D’abord, pensez à isoler votre grenier avec un matériau naturel comme la laine de bois ou de chanvre ou éventuellement la ouate de cellulose, en n’hésitant pas à prévoir une épaisseur importante (si possible 30 cm). Vous aurez en prime une maison qui sera moins chaude pendant les pics de chaleur. Si vous n’avez pas de volets, installez-en.

 

-   Dans un second temps, valider la bonne qualité de vos ouvrants et n’hésitez pas à les changer pour des fenêtres très isolantes double ou triple vitrage.

 

-   Les autres travaux comme l’isolation par l’extérieur, l’installation de serres pour faciliter du solaire passif ou d’espaces tampons, ou de nouveaux modes de chauffage à partir d’énergie renouvelable, supposent des travaux importants et donc une vraie réflexion pour repenser votre habitation.

 

 

Par ces gestes, 

Vous augmenterez votre autonomie et votre résilience

 

  • en faisant du compost vous diminuez vos ordures, vous dépendrez moins du système de collecte des ordures ménagères, et vous éviterez d’avoir à acheter des sacs de compost à votre fournisseur pour améliorer la terre de votre jardin,

 

  • en utilisant l’eau de pluie, vous diminuez la consommation d’eau qui vous est facturée et êtes un peu moins dépendant des réseaux d’eau,

 

  • en rendant votre jardin productif, vous aurez des fruits et légumes à disposition ; toujours ça de moins à acheter et une bonne raison pour faire des confitures,

 

  • en limitant vos besoins de chauffage sans amputer votre confort et même en l’améliorant, vous diminuez un peu votre consommation d’énergie, et donc vos factures.

 

Et vous aurez une vie plus saine et plus naturelle:

 

  • sans tabac et sans voiture dans l’espace de la maison, vous respirerez un air moins pollué,

 

  • avec des fruits et légumes de votre jardin non traités chimiquement, vous aurez une nourriture saine à disposition, et vous aurez aussi fait un peu d’exercice physique,

 

  • par ses herbes folles et ses graines, la zone sauvage de votre jardin sera un territoire d’observation pour vos enfants et un havre pour quelques oiseaux.

     


    A vous de jouer !


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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 17:48

 

 

    Avec la réunion de Solaise s’est achevé le 4 février dernier le cycle de conférences Panorama 2010  organisées par  l’IFP * qui propose tous les ans  un ensemble d’interventions autour de notre avenir énergétique. Cette année le thème était :

  
   Quelle ressources en matières premières pour un système énergétique durable ?


    L’impression générale est celle d’un relatif apaisement face aux perspectives de déplétion. Si, bien sûr,  à long terme, nous nous dirigeons  inévitablement vers un épuisement des ressources fossiles (nous sommes dans un monde fini ), Monsieur Olivier Appert, président de l’IFP a mis l’accent sur certains facteurs susceptibles de repousser les échéances et donc d'atténuer les tensions et les difficultés à moyen terme.

 

 

   -  La reprise à un niveau élevé des exportations de pétrole par l’Irak. La production irakienne pourrait remonter et passer de 2,5 millions de barils par jour à 6,5 Mbj ** (sur un total mondial d’environ 85 Mbj).

  
   - La crise économique qui a réduit la pression sur les approvisionnements. Ainsi, la demande de pétrole a baissé pour la première fois depuis le choc de 1979 et la demande de gaz a, pour sa part, connu sa première chute depuis la seconde guerre mondiale.

  -  La mise en production de nombreux gisements gaziers non conventionnels en particulier aux Etats-Unis. Ces réserves appelées shales gaz étaient déjà connues depuis longtemps mais leur exploitation restait délicate.
      Les shales gaz sont stockés dans les roches de façon plus diffuse que les ressources traditionnelles. Leur exploitation nécessite une fracturation différente du substrat et réclame un grand nombre de puits. Ces difficultés techniques sont en voie d’être surmontées. De telles réserves existent peut-être partout où l'on trouve du gaz et  notamment en Russie. Elles pourraient s'avérer considérables et modifier sensiblement le panorama énergétique futur.

 

 
 

    Madame Manoëlle Lepoutre (société Total) a rappelé que la croissance démographique tirait  tendanciellement la consommation énergétique vers le haut.
    Comme M. Appert, elle a souligné l’intérêt et le potentiel probablement très important des shales gaz.
    Elle estime que les énergies d’origine fossiles devraient, dans les années à venir, voir leur poids dans la production d’énergie mondiale passer de 80 à 70 ou 75 %.
    Madame Lepoutre a conclu  sur la nécessité de donner un fort signal prix sur le CO2 si l’on souhaite voir l’ensemble des acteurs, et en particulier la Chine, prendre sérieusement en compte cette question.

 

 

 

    De son coté Monsieur Christophe Béhar (CEA), évoquant les ressources en combustible nucléaire a fait un vibrant plaidoyer pour le développement de la filière nucléaire à neutrons rapides (les surgénérateurs).

   Cette filière parfois qualifiée de quatrième génération (la troisième étant le fameux EPR en cours de construction) permet d’utiliser et même de réutiliser une plus grande partie du combustible nucléaire.

   Cette faculté se traduirait, selon Monsieur Behar, par une multiplication par 100 de la capacité des réserves d’uranium à produire de l’énergie. La déplétion se trouverait ainsi repoussée à un horizon très lointain (on parle de 3 000 ans, mais il est vrai que l’on ignore tout de nos besoins à de telles échéances).

   Enfin, et ce n’est pas le moindre des avantages attendus, l’utilisation plus complète des éléments radioactifs limite sensiblement la production de déchets, notamment de produits tels le Neptunium, le Curium ou l’Américium.

   Astrid sera peut-être Le prochain réacteur expérimental français (après Phénix et Superphénix). Selon M. Behar, qui appelle à sa réalisation, il sera de conception plus sûre que ces prédécesseurs et devrait, si sa fabrication est confirmée, voir le jour peu après 2020.

 


  Enfin, Monsieur Bernard Chaud (société Tereos) a proposé un panorama des ressources de biomasse. M. Chaud a évoqué l’apparition de nouvelles générations de semences  plus productives. La croissance des rendements constitue un facteur clef de  la rentabilité de ces ressources. M. Chaud a par ailleurs minimisé les conséquences écologiques de ces productions que plusieurs auditeurs avaient soulignées.


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Conférences à Paris le 28 janvier 2010 et à Solaise (près de Lyon) le 4 février 2010.


Intervenants  à Solaise et sujets de leurs exposés :


M.Olivier APPERT : Président de l’IFP : Panorama énergétique mondial 2009.


Mme Manoëlle LEPOUTRE : Directrice du développement durable et de l’environnement de Total :  Les ressources en hydrocarbures et le système énergétique du futur.


M. Christophe BEHAR : Directeur de l’énergie nucléaire au CEA : Les ressources en combustibles nucléaires et l’enjeu du recyclage.

M. Bernard CHAUD : Directeur Biocarburants de Tereos : Les ressources en biomasse pour les usages énergétiques.


(*)   IFP : Institut Français du Pétrole
(**) Mbj : Million(s) de barils par jour (un baril = 159 litres).




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Published by Didier BARTHES - dans Energie
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  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
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