Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 15:22

   

         Pour une vie plus écolo au quotidien !

       Cet article s’adresse à ceux qui logent dans une habitation individuelle.

          Ce que vous pouvez faire, de façon simple avec les 10 propositions suivantes, pour améliorer votre vie quotidienne et augmenter votre autonomie.

 


Dans votre jardin :

 

  • Eviter d’effectuer des traitements chimiques (désherbants, ….) et employer des méthodes naturelles pour éloigner les indésirables (coccinelles contre pucerons, papier collant sur les troncs des arbres fruitiers, ….).
  • Installer un bac à compost pour traiter vos déchets végétaux et vos  déchets ménagers (épluchures etc.)
  • Réserver 10% de la surface de votre jardin pour créer une zone sauvage, où vous n’interviendrez pas ou si peu.
  • Rendre votre jardin productif en plantant quelques arbres fruitiers dans la mesure du possible et selon vos goûts des haies de cassissiers ou de framboisiers ; éventuellement prévoyez un carré pour un potager (salades, pommes de terre, poireaux, radis, tomates, etc.).
  • Installer un récupérateur d’eau de pluie, qui vous servira pour vos arrosages.

 

 

Dans votre maison :

 

 

  • Eviter de polluer votre habitation en fumant à l’intérieur. Faites comme au café ou au bureau, allez dehors.

  • Eviter de garer votre voiture dans un espace situé sous la maison ou qui communique avec elle ; même à l’arrêt, votre voiture est source de pollution qui contaminera peu à peu votre habitation.

  • Dans votre cuisine, renouvelez attentivement l’air ambiant, notamment si vous cuisinez au gaz. Utilisez plutôt des casseroles en inox ou en fonte (éviter par précaution celles en aluminium ou avec du téflon).

  • Le soir, en hiver, fermez vos volets et tirez vos rideaux en tissu assez épais : vous éviterez ainsi le phénomène dit de ‘paroi froide’ qui abaisse votre bien-être. Dans la journée, en hiver, laissez entrer le soleil, il vous chauffera. N’hésitez pas à baisser de 2 ou 3° la température de vos chambres, on peut bien dormir à 16°C.

  • Pensez à effectuer quelques travaux d’aménagement peu coûteux ou dont l’amortissement se fait rapidement, en privilégiant d’abord l’isolation de votre maison avant d’envisager de changer de chauffage :

 

-    D’abord, pensez à isoler votre grenier avec un matériau naturel comme la laine de bois ou de chanvre ou éventuellement la ouate de cellulose, en n’hésitant pas à prévoir une épaisseur importante (si possible 30 cm). Vous aurez en prime une maison qui sera moins chaude pendant les pics de chaleur. Si vous n’avez pas de volets, installez-en.

 

-   Dans un second temps, valider la bonne qualité de vos ouvrants et n’hésitez pas à les changer pour des fenêtres très isolantes double ou triple vitrage.

 

-   Les autres travaux comme l’isolation par l’extérieur, l’installation de serres pour faciliter du solaire passif ou d’espaces tampons, ou de nouveaux modes de chauffage à partir d’énergie renouvelable, supposent des travaux importants et donc une vraie réflexion pour repenser votre habitation.

 

 

Par ces gestes, 

Vous augmenterez votre autonomie et votre résilience

 

  • en faisant du compost vous diminuez vos ordures, vous dépendrez moins du système de collecte des ordures ménagères, et vous éviterez d’avoir à acheter des sacs de compost à votre fournisseur pour améliorer la terre de votre jardin,

 

  • en utilisant l’eau de pluie, vous diminuez la consommation d’eau qui vous est facturée et êtes un peu moins dépendant des réseaux d’eau,

 

  • en rendant votre jardin productif, vous aurez des fruits et légumes à disposition ; toujours ça de moins à acheter et une bonne raison pour faire des confitures,

 

  • en limitant vos besoins de chauffage sans amputer votre confort et même en l’améliorant, vous diminuez un peu votre consommation d’énergie, et donc vos factures.

 

Et vous aurez une vie plus saine et plus naturelle:

 

  • sans tabac et sans voiture dans l’espace de la maison, vous respirerez un air moins pollué,

 

  • avec des fruits et légumes de votre jardin non traités chimiquement, vous aurez une nourriture saine à disposition, et vous aurez aussi fait un peu d’exercice physique,

 

  • par ses herbes folles et ses graines, la zone sauvage de votre jardin sera un territoire d’observation pour vos enfants et un havre pour quelques oiseaux.

     


    A vous de jouer !


Repost 0
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 17:48

 

 

    Avec la réunion de Solaise s’est achevé le 4 février dernier le cycle de conférences Panorama 2010  organisées par  l’IFP * qui propose tous les ans  un ensemble d’interventions autour de notre avenir énergétique. Cette année le thème était :

  
   Quelle ressources en matières premières pour un système énergétique durable ?


    L’impression générale est celle d’un relatif apaisement face aux perspectives de déplétion. Si, bien sûr,  à long terme, nous nous dirigeons  inévitablement vers un épuisement des ressources fossiles (nous sommes dans un monde fini ), Monsieur Olivier Appert, président de l’IFP a mis l’accent sur certains facteurs susceptibles de repousser les échéances et donc d'atténuer les tensions et les difficultés à moyen terme.

 

 

   -  La reprise à un niveau élevé des exportations de pétrole par l’Irak. La production irakienne pourrait remonter et passer de 2,5 millions de barils par jour à 6,5 Mbj ** (sur un total mondial d’environ 85 Mbj).

  
   - La crise économique qui a réduit la pression sur les approvisionnements. Ainsi, la demande de pétrole a baissé pour la première fois depuis le choc de 1979 et la demande de gaz a, pour sa part, connu sa première chute depuis la seconde guerre mondiale.

  -  La mise en production de nombreux gisements gaziers non conventionnels en particulier aux Etats-Unis. Ces réserves appelées shales gaz étaient déjà connues depuis longtemps mais leur exploitation restait délicate.
      Les shales gaz sont stockés dans les roches de façon plus diffuse que les ressources traditionnelles. Leur exploitation nécessite une fracturation différente du substrat et réclame un grand nombre de puits. Ces difficultés techniques sont en voie d’être surmontées. De telles réserves existent peut-être partout où l'on trouve du gaz et  notamment en Russie. Elles pourraient s'avérer considérables et modifier sensiblement le panorama énergétique futur.

 

 
 

    Madame Manoëlle Lepoutre (société Total) a rappelé que la croissance démographique tirait  tendanciellement la consommation énergétique vers le haut.
    Comme M. Appert, elle a souligné l’intérêt et le potentiel probablement très important des shales gaz.
    Elle estime que les énergies d’origine fossiles devraient, dans les années à venir, voir leur poids dans la production d’énergie mondiale passer de 80 à 70 ou 75 %.
    Madame Lepoutre a conclu  sur la nécessité de donner un fort signal prix sur le CO2 si l’on souhaite voir l’ensemble des acteurs, et en particulier la Chine, prendre sérieusement en compte cette question.

 

 

 

    De son coté Monsieur Christophe Béhar (CEA), évoquant les ressources en combustible nucléaire a fait un vibrant plaidoyer pour le développement de la filière nucléaire à neutrons rapides (les surgénérateurs).

   Cette filière parfois qualifiée de quatrième génération (la troisième étant le fameux EPR en cours de construction) permet d’utiliser et même de réutiliser une plus grande partie du combustible nucléaire.

   Cette faculté se traduirait, selon Monsieur Behar, par une multiplication par 100 de la capacité des réserves d’uranium à produire de l’énergie. La déplétion se trouverait ainsi repoussée à un horizon très lointain (on parle de 3 000 ans, mais il est vrai que l’on ignore tout de nos besoins à de telles échéances).

   Enfin, et ce n’est pas le moindre des avantages attendus, l’utilisation plus complète des éléments radioactifs limite sensiblement la production de déchets, notamment de produits tels le Neptunium, le Curium ou l’Américium.

   Astrid sera peut-être Le prochain réacteur expérimental français (après Phénix et Superphénix). Selon M. Behar, qui appelle à sa réalisation, il sera de conception plus sûre que ces prédécesseurs et devrait, si sa fabrication est confirmée, voir le jour peu après 2020.

 


  Enfin, Monsieur Bernard Chaud (société Tereos) a proposé un panorama des ressources de biomasse. M. Chaud a évoqué l’apparition de nouvelles générations de semences  plus productives. La croissance des rendements constitue un facteur clef de  la rentabilité de ces ressources. M. Chaud a par ailleurs minimisé les conséquences écologiques de ces productions que plusieurs auditeurs avaient soulignées.


____________________________________________________________________________________________


Conférences à Paris le 28 janvier 2010 et à Solaise (près de Lyon) le 4 février 2010.


Intervenants  à Solaise et sujets de leurs exposés :


M.Olivier APPERT : Président de l’IFP : Panorama énergétique mondial 2009.


Mme Manoëlle LEPOUTRE : Directrice du développement durable et de l’environnement de Total :  Les ressources en hydrocarbures et le système énergétique du futur.


M. Christophe BEHAR : Directeur de l’énergie nucléaire au CEA : Les ressources en combustibles nucléaires et l’enjeu du recyclage.

M. Bernard CHAUD : Directeur Biocarburants de Tereos : Les ressources en biomasse pour les usages énergétiques.


(*)   IFP : Institut Français du Pétrole
(**) Mbj : Million(s) de barils par jour (un baril = 159 litres).




Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Energie
commenter cet article
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 08:58

Le-Point-Demographie-11-Fevrier-2010.jpg   
    Une fois n'est pas coutume, un grand hebdomadaire ose briser le tabou et fait sa une de la menace démographique.

     Surpopulation générale, urbanisation massive, problèmes alimentaires, pollution, poids des traditions (en Afrique en particulier avec l'exemple du Niger), liens entre natalité et niveau de vie, et entre natalité et éducation, déséquilibre des naissances hommes/femme :  la plupart des grandes questions démographiques sont abordées.

   
   L'article rappelle les quelques  associations tentant de faire prendre conscience de cette question  (l'Optimum Population Trust en Grande Bretagne et Démographie Responsable en France).

    Vous trouverez également un interview du démographe Henry Léridon et quelques propos de Gilles Pison.

   1969             
     Cette préoccupation démographique est rare dans la grande presse qui se plait généralement  à célébrer tous les records de natalité. Toutefois en 1969 l'Express avait évoqué la question en première page dans des termes assez proches : la marée humaine


   L'étude du Point se termine opportunément par un regard plus historique sur l'histoire de l'homme avec un article de Frédéric Léwino intitulé : Comment un petit singe à conquis le monde


   Notez que le même numéro propose également  quelques pages sur la surexploitation du  thon rouge, sujet que nous avions évoqué sur ce site.

____________________________________________________________

Le Point numéro 1952 daté du 11 février 2010.
Pages  52 à 69 pour les articles sur la démographie (textes d'Emilie Lanez, Medhi Benchelah Vanessa Dougnac Frédéric Léwino).  Notez que d'une certaine façon, le Point récidive puisque son directeur Claude Imbert avait, en décembre 2009, titré un éditorial : le tabou démographique.
Pages 70 à 73 pour l'article sur le thon rouge (texte de Frédéric Léwino et Karyn Poupée).



Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Revue de presse
commenter cet article
31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 13:22

 

    On accorde volontiers aux écologistes la vertu de se préoccuper des questions de long terme. Il s’agit en réalité moins d’une vertu que d’une nécessité. Agir en matière d’environnement présente peu d’intérêt pour le mois en cours, en offre modérément pour l’année qui vient mais se révèle déterminant pour préparer le siècle prochain.
    Cependant, la marche du temps ne s’arrêtera pas en 2100. Il faut souhaiter à notre planète et à ses habitants un avenir plus lointain. Que sera le monde dans 500, 1000, 10 000 ou 100 000 ans (1) ?


    Question oiseuse ?  Simple plaisir intellectuel ?  Non !


    Certes, le réel résulte d’une combinaison de trop de causes indépendantes pour qu’il soit raisonnable de parier sur le futur d’une société. A lointaine échéance, les meilleurs analystes peuvent prévoir des tendances lourdes, détecter des facteurs dominants mais il est délicat de prévoir leurs interactions mutuelles aussi bien que leurs imbrications avec des éléments factuels par nature imprévisibles. Souvent, les meilleurs analystes doivent au hasard le privilège de l’exactitude et la chance reste une qualité primordiale pour un futurologue.

    Malgré cette impuissance à la divination, envisager le long terme conserve tout son intérêt. C’est une démarche qui pousse à distinguer l’essentiel de l’accessoire. Elle conduit en cela à réfléchir à l’importance des enjeux et donc aux priorités temporelles et quantitatives de l’action.


Un exemple : Climat et biodiversité.


    Le risque de réchauffement climatique et le recul de la biodiversité font la une des débats. Quelle est la plus grave de ces deux menaces ? Où doivent d’abord porter nos efforts ? Une réflexion à longue échéance peut nous guider.

   Le gaz carbonique, principal responsable du risque de réchauffement, persiste dans l’atmosphère un peu plus d’un siècle (2). Compte tenu de ce délai et du montant des réserves d’énergies fossiles qu’il nous reste à consommer(3), compte tenu enfin de l’inertie des mécanismes climatiques (liée en particulier à la chaleur stockée dans les océans), il est raisonnable de considérer que dans mille ans, deux mille ans au plus, tout sera rentré dans l’ordre. L’atmosphère aura retrouvé sa composition initiale et le climat sera de nouveau soumis à ses déterminants naturels. Notons d’ailleurs qu’à ces échéances, (ou plus tard), nous pourrions nous trouver menacés par le retour d’une période glaciaire (4).
   Coté biodiversité, la perspective est différente. Si nous éliminons complètement la mégafaune, sa reconstitution équilibrée avec proies et prédateurs pourrait prendre des centaines de milliers voir des millions d’années. On ne " fabrique " pas tigres, lions, orques et ours polaires ou leurs équivalents du jour au lendemain (5). L’élaboration d’espèces nouvelles est longue ; elle réclame des délais sans commune mesure avec le rythme de nos sociétés ; elle suppose de laisser longtemps la sélection naturelle faire son travail, loin de l’action perturbatrice des hommes. Sur de telles durées, ce sont plusieurs enchaînements climatiques (périodes glaciaires / interglaciaires) qui auront eu le temps de se dérouler, soumettant, selon des cycles tout à fait naturels, les hommes et leurs civilisations à des écarts de températures comparables à ceux dont nous menace le fameux " réchauffement climatique d’origine anthropique ".

    Sous cet angle, alors la protection de la biodiversité constitue la priorité. Sa disparition engage la planète pour très longtemps.
    Si nous ne faisons rien pour le climat, dans un ou deux millénaires, nous reviendrons à la situation pré-industrielle, mais si nous ne faisons rien pour la faune, nous attendrons mille fois plus longtemps avant le retour à l’équilibre. Ce sont là des délais vertigineux sur lesquels l’humanité ne peut prendre aucun engagement, n’assurer aucune promesse. C’est une pente sur laquelle il serait imprudent de se laisser entraîner. Par définition, le " temps de réparation " est du même ordre de grandeur que celui de la vie des espèces, de la nôtre par exemple. Sous cet angle c’est donc à la protection de la biodiversité que nous devons donner la priorité (6).

 

La démographie


    C’est pour les même raisons, que nous militons ici pour une rapide maîtrise de nos effectifs, même si les durées en cause sont beaucoup plus courtes que celles évoquées précédemment.

    La pression démographique constitue une cause essentielle de la dégradation de l’environnement ! Pollution accrue et réduction drastique des espaces disponibles pour la faune et la flore menacent l’avenir et la beauté de notre planète.

    Il est important, bien entendu, de lutter contre ces fléaux en changeant aussi notre mode de vie, mais cela peut être fait en quelques décennies, la raréfaction progressive puis la fin des énergies fossiles devrait d’ailleurs involontairement participer à l’évolution de nos comportements.


   A l’inverse les mécanismes démographiques souffrent (ou bénéficient) d’une inertie beaucoup plus forte. Les hommes vivent longtemps et surtout, toute naissance ouvre elle-même la voie à une descendance.

   Les effectifs de l’humanité sont quasiment acquis pour les 40 ans à venir : Nous serons environ 9 milliards en 2050. Si nous voulons éviter que ce mouvement de croissance ne se poursuive au-delà, c’est dès maintenant qu’il faut agir. Tout conducteur sait qu’on freine d’autant mieux qu’on freine plus tôt.
    Si dans les années 2040 - 2050 nous n’avons pas stoppé la croissance de la population mondiale, alors nous préparons une fin de siècle difficile où la pression démographique viendra constamment contrecarrer et même anéantir les efforts écologiques consentis par ailleurs. Polluer deux fois moins par personne ne sert à rien si nous acceptons d’être deux fois plus nombreux.  Même frugaux, plus nombreux, nous consommerons plus d’espace.


    Là encore, c’est la prise en compte du temps, le recul et la réflexion sur le long terme qui constitueront nos meilleurs guides. Il ne sert à rien d’améliorer quelque peu demain si, de ce fait même, après demain doit être effroyable.

___________________________________________________________
 

(1) On pourrait aller au-delà et envisager des perspectives encore plus lointaines, mais ce serait là s’engager sur des inconnus toujours plus grand. N’oublions pas cependant que pour une planète, les millions d’années ne sont rien. Pour la Terre en tant que bloc rocheux, sur le plan matériel comme sur le plan temporel, l’existence de l’humanité n’est qu’un épiphénomène. " Le monde a commencé sans l’homme et il s’achèvera sans lui " rappelle Claude Lévi-Strauss dans les dernières pages de Tristes Tropiques.

 
(2) Contre 10 ans seulement pour une molécule de méthane. Après ce délai la moitié des molécules se sont combinées avec l’oxygène de l’air pour former du CO2.

 

(3) Car ne nous faisons pas d’illusions, nous allons tout brûler, même les importantes réserves de charbon (aujourd’hui estimées entre 150 et 250 fois le niveau des consommations annuelles). Il est probable que les différentes mesures de restrictions mises en œuvre ne joueront qu’à la marge, réduisant seulement la vitesse d’épuisement des gisements et non le résultat final.

 

(4)  Pour mémoire notre planète connaît depuis quatre cent mille ans au moins une succession de cycles d’environ 100 000 ans comprenant 80 000 ans de période glaciaire et 20 000 ans d’interglaciaire. La civilisation est née au cours de ce dernier âge interglaciaire qui se poursuit encore aujourd’hui et devrait durer quelques milliers d’années. Une période glaciaire " classique ", revient à ensevelir la plupart des pays aujourd’hui développés sous une couche de plusieurs centaine de mètres de glace. Donc si le réchauffement est à la mode, n’oublions pas qu’une glaciation représenterait pour notre civilisation une remise en cause encore plus radicale. Pour plus d’information voir  le lien suivant :

http://www.manicore.com/documentation/serre/passe.html

 

(5) Admettons cependant que, si nous ne l’éliminons pas complètement, la reconstitution de la mégafaune pourrait être beaucoup plus rapide; encore faut-il que les effectifs des principales espèces ne tombent pas sous un seuil qui les condamne irrémédiablement.

 

 

 

 


(6) Sauf si toutefois le changement climatique par effet de seuil ou suite à un autre problème environnemental apportait un changement tellement radical qu’il conduirait à l’extinction de toute vie (ou de la majorité de la vie) sur la planète. Auquel cas, bien entendu, conclusions de court ou de long terme se rejoindraient. Ceci n’est pas absolument exclu.

 


Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Biodiversité
commenter cet article
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 09:06


    Quand se produit une catastrophe il va de soi que la compassion envers les victimes et l'aide qu'on peut leur apporter doivent être en première ligne.
    Mais quand il s'agit d'envisager l'avenir après ce drame, alors il serait criminel de ne pas réfléchir à l'enchaînement des causes qui ont conduit à de tels bilans et à de telles souffrances.

    Le lendemain du tremblement de Terre, nous pouvions entendre sur une grande radio française, qu’à Haïti, les conditions naturelles étaient un véritable enfer ! S’agit-il bien de cela ?

    Non, du strict point de vue de la nature, c’est au contraire un paradis. Températures clémentes (quand l'Europe grelotte tous les hivers), terres fertiles, paysages superbes ! D’ailleurs la République Dominicaine qui occupe la partie Est de la même île est une destination touristique prisée des européens qui y trouvent la douceur climatique dont ils rêvent.

 

    Haïti, Terre de malchance ? Voyons donc quelles sont ces fameuses malédictions " naturelles " qui semblent poursuivre ce pays.



Les coulées de boue régulières ?

    Si les pluies, parfois brutales, sont évidemment en cause, leurs conséquences sont le seul fait de la déforestation. Haïti a tout simplement rasé presque tous ses arbres. Les collines autrefois verdoyantes sont désormais chauves et désolées. Les forêts ne représentent plus qu’ un pour cent du territoire ! Plus aucun couvert végétal ne vient retenir les sols, ouvrant la voie à une érosion dévastatrice.

    La faute à la nature ? Non ! Il faut respecter cette règle simple : ne pas prélever plus que ce que la nature renouvelle ; il se trouve que c’est impossible au-delà d’une certaine densité. A Haïti, c’est la pression démographique qui a conduit à un tel acharnement et à un déboisement général.

Les cyclones ?

    Oui, c'est très dur un cyclone et les hommes ne sont pas responsables des vents. Mais on peut en bonne partie se prémunir de ses conséquences grâce à un habitat adapté. Maisons basses et solides aux fondations enterrées, maisons bien sûr qui ne seraient pas construites en immédiat bord de mer. Rien de bien difficile à cela, sauf… Sauf si l'île est surpeuplée et que le choix ne se présente pas.
    Aujourd’hui les alertes météo nous permettent de prévoir les cyclones à temps. Une fois les habitants à l’abri dans des logements adéquats, le déchaînement des vents ne devrait pas faire de nombreuses victimes. Faut-il encore que les conditions démographiques et économiques le permettent.


Le tremblement de Terre ?

    La Terre n’a pas tremblé par la faute des hommes, certes ! Cependant chacun sait que les caractéristiques urbaines influent grandement sur la gravité des dégâts et sur le nombre de victimes.
    On met d’ailleurs en cause les promoteurs " criminels " qui avaient construit sur ou à proximité d'une faille à fort risque sismique.
Sans doute ont-il commis une faute, mais comment pouvait-on faire autrement dans une île surpeuplée ?

    Là aussi, des conséquences des tremblements de Terre, on peut se prémunir : Pas d’habitats hyper-denses, pas d'immeubles hauts, mais des maisons basses et solides en évitant la proximité immédiate de l’océan afin de limiter les effets d’un éventuel tsunami. Finalement, on se protège de façon très proche des cyclones et des séismes.
    Quel est l’obstacle à ces mesures ? Encore une fois la surpopulation (*) qui ne permet pas de construire là où l'on veut et qui par la pauvreté qu'elle génère et entretient empêche de bâtir dans les conditions qu’imposent la géographie du pays et la sécurité des habitants.

    Aujourd’hui nos pensées vont aux victimes, mais il est important que demain soient pris en compte les facteurs qui ont transformé cette catastrophe naturelle en drame humain.

_________________________________________________________________________________________________    

(*) La densité démographique d’Haïti est d’environ 335 habitants au kilomètre carré soit trois fois la densité française. La population croît de 1,8 % par an ce qui conduit à un doublement en un peu moins de 40 ans.

    La pauvreté qui ne permet pas de construire un habitat conforme aux exigences est également en cause. Mais la surpopulation hélas participe à cette pauvreté, elle en est à la fois cause et conséquence.
    Pour ceux que l’histoire d’Haïti passionne nous ne pouvons que conseiller la lecture du livre de Jared Diamond : Effondrement : l’auteur y détaille la mauvaise gestion écologique de l’île et y fait une comparaison instructive avec la partie Est occupée par la République Dominicaine où la nature a été beaucoup mieux préservée.

   Le point évoqué est traité dans le chapitre 15 : Une île, deux peuples, deux histoires… p 395 à 413 de la version française.

    Effondrement est une traduction de l’édition américaine : Collapse how societies chose to fail or succeed, Viking Penguin, 2005.

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Actualités
commenter cet article
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 20:10

 

    Il y a eu les nouveaux philosophes, il y a les nouveaux écologistes. Des gens qui pensent que l’écologie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux écologistes et s’invitent au débat. Economistes ou politologues, ils ont compris que la question écologique est et restera une problématique majeure dans le siècle. Ils sont pour une écologie raisonnable, rationnelle et positive. Ils veulent une écologie gestionnaire et efficace, et ils n’hésitent pas à critiquer voire à brocarder ces vieux écologistes indécrottables issus de la contre-culture, souvent passionnés de végétarisme et de décroissance. Pour un peu, ils les accuseraient d’avoir transformé l’écologie en un truc tellement indigeste que les écolos seraient un peu responsables du retard de nos sociétés à s’engager dans une logique de développement durable.

 


    Les nouveaux écologistes, ce n’est pas une école, pas même un cercle de réflexion, juste une galaxie d’intervenants partageant une même culture économique et politique raisonnable. Et optimiste. Ceux-ci ont bien compris qu’une croissance matérielle infinie pose problème dans un monde fini, mais ils savent aussi que la science et la technologie sont là pour repousser les limites ; ils savent bien que l’histoire depuis 120 ans a continûment donné tort à Malthus et que l’homme moderne a plus d’un tour dans son sac pour contourner les contraintes physiques et sociales. Faire voler le plus-lourd-que-l’air ? Nous savons. Aller sur la Lune ? Nous savons. Faire de l’ingénierie sociale ? Nous savons. Gérer le trou d’ozone ? Nous savons. Quand nous voulons, nous pouvons.

 


    Alors, ils sont bien d’accord pour remercier les écologistes d’avoir attiré l’attention du monde sur les limites de la planète, pour citer René Dumont à l’occasion(1), oui là-dessus ils sont d’accord, les nouveaux écologistes. Mais pas question d’aller plus loin, pas question de rentrer dans une logique de privation, ou pire encore de cautionner les discours catastrophiques qui ne pourraient que remettre en cause le fragile équilibre politique de nos démocraties et ouvrir la porte à on ne sait quelles aventures.


    Pour les nouveaux écologistes, l’urgence c’est de mettre le paquet sur la voiture électrique, sur le ferroutage et sur le solaire photovoltaïque ou l’éolien, sans oublier pour beaucoup d’entre eux le nucléaire.


    Leur idée de l’avenir : des déplacements en voitures ‘propres’ et en avions efficients, des habitats à énergie positive, une circulation des marchandises construites autour d’un réseau ferré intelligent et de lignes maritimes calculées, une place majeure faite à la recherche et développement ; leur idée du présent : un formidable défi à relever, avec des secteurs économiques entiers à inventer ou à reconstruire, un peu comme après une guerre. En un mot, derrière le greenbusiness, il y a de nouvelles Trente Glorieuses qui se profilent.

 
    Ils ? Entendez Jean-Paul Fitoussi dénonçant ‘l’extrême écologique’(2), Christophe Barbier conseillant à Europe Ecologie d’abandonner leurs débats sur la croissance et défendant l’avenir politique d’une écologie positive(3), Philippe Jurgensen promouvant ‘l’économie verte’(4), Yves Thréard vent debout ‘contre une écologie pénalisante, négative, à l'image de la taxe carbone’(5), ou Jacques Marseille qui ne voit, dans les prémices d’un Etat écologique symbolisés par la taxe carbone, que la simple continuation de l’hyper-état français, bien peu sensible à la faible capacité d’arbitrage de ses citoyens(6).

     Et peut-être peut-on aussi joindre à ces optimistes(7) que sont ces nouveaux écologistes ceux qui comme Philippe Frémeaux(8) ou Hervé Le Bras considèrent sans inquiétude majeure l’augmentation prévisible de la population mondiale à 9 milliards en 2050, en insistant sur la tendance à la baisse du nombre d’enfants par femme ? Ils défendent l’idée que l’alphabétisation des jeunes filles, le travail des femmes et un mode de vie plus urbain accentueront cette tendance : ainsi pourrions-nous échapper à toute nécessité d’une décroissance volontariste de notre démographie, si difficile à aborder dans nos sociétés marquées à la fois par l’injonction de croissance portée par les religions dominantes, par la politique nazie d’extermination mise en œuvre au siècle dernier, et par le refus de pouvoirs dictatoriaux comme l’est l’Etat chinois qui seul a osé promouvoir une politique autoritaire de contrôle des naissances.

      Néanmoins les faits sont têtus.

    Nous vivons dans un monde de plus en plus pollué par les gaz d’échappement de nos véhicules, les fumées de nos usines, les produits qui nous environnent au quotidien et la nourriture que nous absorbons, et nous commençons seulement à en voir les conséquences à travers la multiplication des allergies et des cancers, comme le dénonce le Professeur Belpomme qui nous somme d’agir ‘avant qu’il ne soit trop tard’ (9).

  
    Nous vivons dans un monde où la biodiversité régresse formidablement, et cette régression handicape notre avenir.


    Nous vivons dans un monde rongé par les tensions au sein des pays développés, avec des écarts qui s’accroissent si fortement entre riches et pauvres qu’ils bloquent l’établissement d’un vrai consensus. Et par des rancœurs et des tensions si profondes entre pays développés et pays pauvres ou émergents que tout effort partagé pour gérer notre planète est saboté par la prise en compte d’intérêts immédiats, dans un enchaînement impossible à rompre d’externalités négatives (10).

 

    Nous vivons dans une société sans consensus où seule la croissance matérielle sert de ciment dans la logique mortifère d’un toujours plus sans cesse revendiqué.

 

     Nous vivons dans un monde où nous nous croyons tout puissants car nous avons su faire voler des avions, aller sur la Lune et garantir un minimum de droits pour tous. Mais nous n’avons pas vu que tout cela n’a été possible que grâce à l’emploi de ce concentré d’énergie formidable qu’est le pétrole(11). Ce pétrole qui permet de s’affranchir des lois de la pesanteur, ce pétrole qui a remplacé la force physique de l’homme par les machines et permis de nous donner du temps pour apprendre, se cultiver, se distraire, se reposer, se soigner et inventer des objets que nos plus beaux contes n’avaient osé imaginer. Certes nous avons fait preuve d’intelligence, de sens du progrès et d’adaptation pour capter, maîtriser, utiliser cette énergie extraite des entrailles de la Terre, mais sans pétrole et sans énergie fossile nous ne sommes pas si puissants que nous voulons le croire.

 

    Or nous touchons dans un même temps aux limites de la capacité de la Terre à absorber les gaz à effets de serre provenant de la combustion des énergies fossiles et aux limites des réserves de ces mêmes énergies.

 

    Or nous vivons aujourd’hui dans un monde sans gouvernance efficace, avec une population mondiale croissante qui souhaite ardemment vivre sur le modèle occidental, et la Terre ne peut nous offrir les moyens de vivre à 9 milliards comme des américains, ni même comme des européens.

 

    Concrètement nous n’avons plus les moyens d’une croissance verte. Ce qui aurait été imaginable dans les années 70 du siècle dernier, juste après la première grande prise de conscience écologique, dans un monde à 4 milliards d’habitants, ne l’est plus aujourd’hui(12).

 

    Aujourd’hui, il nous reste à inventer et à mettre en place dans nos sociétés riches d’Occident un modèle de vie incroyablement économe par rapport au modèle actuel.

 

    Si nous avons pour objectif de diviser par 5 nos rejets de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, cela suppose une réduction de 4 % par an, sans oublier que dans ce domaine aussi la théorie des rendements décroissants s’applique. En clair, les gains de 4 % de la décennie 2040 seront bien plus difficiles à obtenir que les premiers gains. Une approche sérieuse voudrait donc que nous tentions une réduction supérieure à 4% les premières années.

 

    Il y a une autre raison pour agir vite et fort.

 

    Si c’est le modèle occidental qui sert de référence, alors il est urgent que nous mettions au plus vite en scène un modèle de vie basé sur la sobriété pour avoir une petite chance d’entraîner les déjà 3 milliards d’hommes qui veulent vivre demain comme le milliard que nous sommes. S’il faut frapper fort, alors il ne faut pas hésiter à abandonner dés demain ce qui ne nous est pas strictement nécessaire. Le transport aérien de marchandises ? Les voyages d’agrément d’un coup d’aile ? Les plats cuisinés pour lesquels nous dépensons 70 calories pour une seule ingérée ? Des centaines d’euros de jouets par enfant quand nos grands-parents se contentaient d’un seul, sinon d’une orange ?

    Il y a un recentrage à opérer sur les choses importantes, la nourriture qui doit être bonne et exempte de produits toxiques, le logement qui doit offrir un cadre de vie sain et agréable, le travail qui doit s’effectuer de manière conviviale, le temps nécessaire pour se parler et vivre ensemble, pour construire des rêves. Ce modèle de vie n’est pas compatible, il faut le dire, avec un environnement économique qui nous pousse à détruire des véhicules âgés de 8 ans au nom d’éco-bonus, dans une logique de fonctionnement toujours basée sur des flux croissants(13).

 

    Et ce n’est pas tout. Il nous revient aussi d’inaugurer dans un cadre démocratique la problématique d’une décroissance démographique. Nos pays d’Occident sont rarement autosuffisants sur un plan alimentaire et nous devons penser à laisser la place nécessaire pour les énergies non fossiles et pour ce que nous appelons les espaces utiles au maintien des équilibres naturels (zones sauvages, forêts, etc..). Si nous voulons vivre bien, en évitant par exemple d’avoir à choisir entre se nourrir et se déplacer comme on l’a vu lors du débat sur les agro-carburants, alors nous devons envisager d’être moins nombreux. Là encore, la puissance du pétrole nous a trompés en autorisant une agriculture intensive impossible à maintenir dans la durée.


    Cette décroissance volontaire peut nous heurter ; elle pose le problème de l’ingérence du pouvoir, même démocratique, dans l’intimité du noyau familial(14) et nous y sommes d’autant plus sensibles que cela touche à notre pouvoir de procréation(15). Faut-il envisager une interdiction de dépasser un certain nombre d’enfants ? Permettre d’acquérir ou d’échanger un droit à enfanter, sur le modèle des droits à polluer dans une logique de marchandisation de la vie ? Jouer simplement sur les allocations familiales, comme le propose Yves Cochet ? Observons qu’aujourd’hui, nous avons mis en place un système qui ne fait pas payer aux familles le vrai coût d’un enfant ; autrement dit les pouvoirs publics s’ingèrent dans le choix des parents en faisant prendre en charge par la collectivité une grande partie des coûts liés à l’enfant, qui est en quelque sorte subventionné : enseignement gratuit, crèches et repas scolaires à prix réduits, application du mécanisme du quotient familial dans le calcul de l'impôt sur le revenu.


     Cette décroissance démographique, peut non seulement nous prendre à contre-pied et renverser des habitudes pluri-millénaires, mais pose d’innombrables problèmes. Jusqu’ici nous n’avons pas pensé une société où nous serions moins : alors comment faire ? Comment gérer la transition démographique, avec beaucoup de personnes âgées et peu de jeunes ? Comment gérer les retraites ? Que faire des enseignants en surnombre ? Il y a beaucoup de questions à défricher et les réponses apportées seront aussi utiles aux pays hors Occident. Comment imaginer que le Bengladesh qui prévoit 250 millions d’habitants ne soit pas intéressé pour savoir comment ajuster sa population à des ressources durables ? Ou l’Inde ? Et tant d’autres…

 

 

    Il y a les nouveaux écologistes, il y a la réalité. Il ne s’agit pas d’être catastrophiste. Il ne s’agit pas d’être irréaliste. Il s’agit simplement de prendre les problèmes à bras le corps, sans démagogie, sans se raconter d’histoire. En ayant conscience des extrêmes tensions qui traversent un monde qui a été occupé, colonisé et fasciné par l’Occident. Et qui veut sa part du gâteau, comme disent les enfants. Alors il nous reste, vite, très vite, ici et maintenant, à mettre en scène un modèle de vie le plus sobre possible, le plus joyeux possible, le plus désirable possible(16), dans une geste si fortement formidable que nous serons amenés à nous dépasser vraiment. Si nous voulons survivre … et vivre(17) !

 


________________________________________________________________________________________________

 

(1) René Dumont a été le premier candidat écologiste à la Présidence de la République en 1974.

(2) in Du grain à moudre, France-Culture le 05.01.2010

(3) in C dans l’air, jeudi 3 décembre 2009 Copenhague : plutôt verts que morts !

(4) in L’Economie verte  paru en février 2009 aux éditions Odile Jacob.

(5) in Le figaro du 30.12.2009 ‘Sarkozy et le poison écologiste’

(6) in C dans l’air, 05.01.2010 La taxe carbone revient !

(7) Un bel exemple d’optimisme donné par Jean-Louis Caccomo, professeur à l'université de Perpignan in Les externalités, le marché et l’Etat : ‘Si la dynamique de croissance a pu, malgré tout, perdurer dans les pays développés, c’est que l’on est en droit de penser que les effets externes positifs ont été de nature à dégager les ressources permettant de compenser les effets externes négatifs. … la croissance a survécu au charbon, comme elle survivra sans doute au pétrole. Source : http://libertariens.chez-alice.fr/exters.htm

(8) Directeur de la rédaction d’Alternatives Economiques, pourtant défenseur de la taxe carbone et familier des thèses écolos depuis des années. Voir sa position sur la démographie, très proche de celle d’Hervé Le Bras, exprimée in C dans l’air, 21 décembre 2009 Copenhague se moque du monde

(9) Avant qu’il ne soit trop tard, professeur Dominique Belpomme, Fayard, février 2007

(10) Sur ce sujet, voir notamment Joseph E. Stiglitz, Principes d’économie moderne, de Boeck Université, Bruxelles, 2003.

(11) Sur ce sujet, voir notamment Le plein s’il vous plaît J-M Jancovici et A Grandjean, Le Seuil, février 2006.

(12) Voir sur le même theme Stern: Rich nations will have to forget about growth to stop climate change in Guardian Friday 11 September 2009 ; ou Un futur désirable sans croissance est possible, mais... Jean Gadrey, professeur d’économie à l’Université de Lille, in Entropia, octobre 2009.

(13) Voir les développements de Cédric Lagandré sur ce même sujet. Il a publié récemment L’actualité pure : essai sur le temps paralysé aux PUF 10/2009 et La société intégrale chez Flammarion 09/2009.

(14) Ce point est bien souligné par Philippe Frémeaux in C dans l’air, 21 décembre 2009, précité.

(15) A contrario l’obligation de certaines vaccinations, qui disent tout de même que notre corps ne nous appartient pas complètement, ne nous choquent plus vraiment.

(16) Même Paul Aries, promoteur parfois un peu austère du thème de la décroissance, insiste désormais sur l’importance de rendre celle-ci désirable, voir Rendre la décroissance désirable interview à Libération en date du 02.05.2009

(17) En référence à la revue du même nom disparue dans les années 70, et au groupe éponyme constitué autour de Pierre Samuel.



Repost 0
Published by Jean-Christophe VIGNAL - dans Actualités
commenter cet article
8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:03

 

 

    Quand l’horizon s’assombrit, quand le vent se lève et que grossit la houle, le marin réduit les voiles. Dans la tempête, c’est folie de vouloir tenir les délais et conserver le cap.


    On ne combat pas l’ouragan, on s’y adapte. Face à lui,  de nouvelles règles s'imposent : on présente son meilleur bord, on se fait modeste.

  
     Les tempêtes qui menacent l’homme et la nature pour ce 21ème siècle sont d’une toute autre ampleur que celles que peuvent connaître les océans. Disparitions accélérée des espèces, effondrement de la pêche, épuisement des réserves d’énergie fossile, recul des forêts… Et toujours plus d’hommes à faire vivre !

   Or, face à cet ouragan, que proposent les capitaines Attali, les commandants Allègre ? Continuons, forçons la croissance, faisons plus de recherche, donnons nous  plus encore de pouvoir sur la nature.
    En un mot, faisons exactement ce qui nous a conduit jusque là, mais poussons le à son paroxysme.
Comme si par miracle, un Dieu bienveillant allait changer les règles du jeu. Comme si par miracle ce qui nous a conduit au bord du désastre allait soudainement nous en sauver.

  
    Etrange pari ! Permettez-moi de ne pas y souscrire.

    Mauvais marins ! Mauvais Terriens !

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Billets d'humeur
commenter cet article
5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 18:58

 

 

      Il y a des périodes difficiles, échec de Copenhague, retoquage de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel, où il est possible pour un pouvoir de se dire que l’écologie qu’il entend pratiquer ne manque ni d’adversaires ni d’objecteurs qui estiment qu’il y a mieux et plus urgent à faire. 
     Au-delà des difficultés de politique internationale ou d’ordre juridique, c’est une ambiance aussi qui s’installe : c’est par exemple l’éditorialiste du Figaro Yves Thréard qui parle de ‘Sarkozy et du poison écologiste*’, qui s’insurge ‘contre l’usage abusif de l’écologie’ et proteste ‘contre une écologie pénalisante, négative, à l'image de la taxe carbone’, lui encore qui considère comme ‘coupable le retard pris par les gouvernements pour encourager les constructeurs à développer des voitures électriques fiables et peu chères’ en croyant mordicus aux vertus de la R&D et de l’investissement sans se préoccuper des inévitables contingences matérielles**.

 

      Bref, c’est difficile de tracer un chemin qui dessinerait une sortie de crise un tout petit peu moins incompatible avec le respect de la planète, sans désavantager l’économie nationale avec des contraintes non partagées par nos voisins. Sarkozy n’est pas Staline et l’époque ne se prête pas si aisément à une expérience écologique dans un seul pays ***…

 

      Mais il est au moins un domaine où il est possible d’agir : c’est celui de la consommation et surtout de l’éco-habitat. Là, la concurrence internationale ne joue pas réellement et les accords de l’OMC ne nous empêchent pas d’agir.
      Rien ne s’oppose à ce que la sortie de crise ne se traduise et ne se construise par un investissement massif des français dans l’amélioration écologique de leur habitat : en isolant les logements avec des produits bio comme la laine de bois ou de chanvre et des fenêtres de haute qualité à double ou triple vitrage, nous offrons notamment des débouchés à notre agriculture et du travail dans le secteur du bâtiment tout en limitant notre dépendance énergétique et en augmentant à terme la résilience des ménages par une plus grande autonomie.
       Alors et dans ce cadre, comment comprendre cette diminution de 40% des aides fiscales en matière de fenêtres isolantes (qui correspond concrètement à un passage de 25 à 15 % du crédit d’impôt) à partir du 1er janvier 2010 ?

 

      Tout se passe comme si, au-delà des discours, ce nouveau monde plus écolo n’arrivait pas à briser la coquille du vieux monde dispendieux des ressources de la planète.
      Nous avons mis des milliards d’euros pour sauver l’industrie automobile à travers le financement du chômage partiel, les aides publiques aux investissements en matière de R&D, ou encore les aides à la consommation de voitures thermiques****, et nous ne voyons dans les aides fiscales à l’amélioration écologique de l’habitat et aux négawatts que des niches fiscales à combattre.

 

      Si la droite au pouvoir en France veut un avenir avec l’écologie, alors il est nécessaire de revenir sur cette mesure, et plus fortement d’imaginer une sortie de crise qui s’appuie plus clairement sur le développement écologique des secteurs du bâtiment et de la production agricole, tous deux futurs gros consommateurs de main d’œuvre et dont les marges de progression écologiques sont immenses. Chiche, Monsieur le Président ?

 

 

 

 

 

* In Le Figaro du 30 décembre 2009

 

** Il y a une illusion avec la voiture électrique, qui renvoie au rêve d’un monde à la fois écologiquement clean et assez proche du notre où une grande proportion d’entre nous se déplace beaucoup à coût peu élevé ; or la solution de la voiture électrique pour tous les pays ne pourra pas remplacer la voiture thermique essence ou diesel actuelle, car notre Terre n’a pas assez de ressources ni pour supporter la fabrication d’un milliard de voitures (ce qui correspond à seulement 1 voiture pour 8 habitants à l’horizon 2025, chiffre bien éloigné des standards occidentaux), ni pour les alimenter en énergie renouvelable. Rappelons simplement que l’électricité n’est pas une source d'énergie et que nos centrales électriques sont majoritairement dans le monde alimentées par des énergies fossiles comme le pétrole ou le charbon ; sur ce thème, voir notamment J-M Jancovici - A Grandjean in Le plein s’il vous plaît.

 

*** Allusion au débat après la révolution soviétique sur le socialisme dans un seul pays.

 

**** Qui se sont traduites par une augmentation de 10,7 % des ventes de voitures en 2009 en France, voitures qui rejetteront chacune, bien que bardées d’un bonus écologique, au moins 15 tonnes de CO2 dans l’atmosphère dans les années qui viennent.

Repost 0
Published by Jean-Christophe VIGNAL - dans Société
commenter cet article
1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 08:17

       
        Evaluation de nos effectifs au 1er janvier 2010.


Source                     En 2010            En 2009             Croissance  
                                 (en millions)    (en millions)  (en millions)    (en %)

INED                            6 866              6 788              78          +   1,15 %
Population data.net      6 833              6 750              83          +   1,23 %
Worldometers              6 816              6 738              78          +   1,16 %
US Census Bureau      6 794                          (non relevé)
OPT                              6 889                          (non relevé)
Terriens.com                6 831                          (non relevé)

Moyenne :                   6 838              6 759              79          +  1,17 %
(sur les trois premières sources)

   Au 1er janvier 2010 à 0 h nous  étions donc presque  80 millions de plus que l'an dernier (en moyenne pour les données disponibles).

   Si le taux de croissance de l'humanité continue de diminuer très légèrement, sa croissance absolue, qui avait marqué une certaine baisse est repartie à la hausse.

   Selon le US Census Bureau (sorte d'INED américain qui gère l'International Data Base, une base   très complète), nous avions atteint une croissance annuelle de plus 87 millions en 1987 pour revenir  à une augmentation de  76 millions par an en 2002.
    Notez que cet établissement prévoit pour cette  année et les années à venir une croissance légèrement inférieure aux 79 millions ici indiqués. 


    Cette croissance correspond à  l'ajout quotidien de 215 000 hommes sur Terre:  résultat du solde journalier d'environ  365 000  naissances et 150 000 décès.
    Si nous retenons une densité  comparable à celle de la France métropolitaine (115 habitants par kilomètre carré environ), ce sont plus de  1 850 kilomètres carrés qui, chaque jou,r se trouvent nouvellement peuplés.

     En 10 jours seulement, c'est l'équivalent d'une ville comme Paris qui s'additionne à nos effectifs.


    Notons que " l'année démographique " a été marquée par le passage du seuil du milliard d'habitants sur le continent africain.

     Enfin, c'est  en 2012 que sera franchi le cap des 7 milliards, celui  des 6 milliards avait été atteint  en 1999.
     Il avait fallu à l'humanité environ 10 000 ans (*) pour atteindre le premier milliard et un peu plus de 100 ans pour passer de un à deux milliards.
      Aujourd'hui, c'est tous les 13 ans que nous "gagnons"  un milliard d'habitants  !
 ________________________________________________________________ 

(*) En prenant la révolution néolithique comme point de départ de l'humanité "moderne".


-    L'estimation de Terriens. com est reprise par l'association Démographie Responsable.
- L' OPT, c'est à dire l' Optimum Population Trust, est une association britannique qui lutte pour une démographie plus raisonnable.

   Parmi les sources retenues, seuls l'INED et l'US Census Bureau (International Data Base) peuvent être considérés comme de véritables professionels de la statistique démographique, les autres ne sont que des diffuseurs. Leurs estimations sont-elles plus exactes ? Difficile à dire. Pour les pays qui ne sont pas les leurs, même ces deux organismes ne font (en partie, parce qu'ils conduisent aussi des recherches sur le reste du monde) que transcrire l'information d'instituts nationaux.

   Globalement les démographes estiment que la population mondiale est connue dans une fourchette de 100 millions. En arrondissant, nous serions donc  entre 6,8 et 6,9 milliards en ce jour de nouvel an 2010.

Pour l'année précédente et  trois années suivantes voir :

La population mondiale au 1er janvier 2009

La population mondiale au 1er janvier 2011

La population mondiale au 1er janvier 2012

La population mondiale au 1er janvier 2013

Voir également pour un point plus général :

Les chiffres clefs de la population

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Démographie
commenter cet article
30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 21:17


             Sous le titre les promesses des énergies renouvelables, le mensuel La RECHERCHE publie dans son numéro daté de décembre 2009 un dossier complet sur les énergies renouvelables : 
               
            Eolien, Solaire, Géothermie, Biomasse, Hydraulique, vous saurez tout de l'état actuel des techniques comme sur les ordres de grandeurs de la production.  
           C'est l'occasion de faire le point sur les espoirs soulevés et les  difficultés générées par ces énergies qui ne sont pas nouvelles puisqu'elles ont longtemps été les seules dont disposaient les hommes. 

   
           La Recherche, décembre 2009, numéro 436, pages 38 à 53.
            Principaux auteurs : Franck Daninos, Jean-Philippe Braly, Jacques-Olivier Baruch, ainsi qu'un  un entretien avec Arthouros Zervos par Yves Sciama.


Repost 0
Published by Didier BARTHES. - dans Revue de presse
commenter cet article

Présentation

  • : ECONOMIE DURABLE
  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
  • Contact

Recherche