Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 11:31

 

   Il y a eu à la fin 2008 l’annonce de la hausse de la CSG de 10 % pour financer le RSA qui produira ses premiers effets à l’automne prochain ; il y a maintenant la hausse des impôts fonciers, et notamment la taxe foncière, qui ne concerne que les propriétaires, plus facile donc politiquement à augmenter que la taxe d’habitation.

   A chaque fois de bonnes raisons. Sociales pour le financement du RSA. Nécessaires pour financer les dépenses des collectivités territoriales et éviter un endettement catastrophique à long terme, à un moment où celles-ci voient, entre autres, la part de leurs recettes assises sur les droits de mutation diminuer.

   L’augmentation de ces deux impôts va très clairement peser sur les propriétaires bailleurs qui assurent une part non négligeable de l’offre locative de logement dans notre pays. Et pas ponctuellement mais durablement, car le taux de la CSG est toujours allé croissant depuis sa création, et on n’a que très exceptionnellement vu des impôts locaux baisser.  

   Or dans le même moment les obligations que doivent assumer ces propriétaires bailleurs s’accroissent : diagnostic thermique, présence de plomb, bientôt détecteurs de fumée.

   Et ceci n’est qu’un début : le parc immobilier est une passoire thermique chauffée selon des modes inadéquats, et les investissements à réaliser pour atteindre les normes évoquées lors du Grenelle de l’environnement pour le bâtiment ancien sont colossaux. Il faut revoir de fonds en comble à la fois l’isolation des logements et leur mode de chauffage en intégrant nouvelles chaudières, panneaux solaires, vérandas et autres techniques de solaire passif. Cela suppose souvent des changements importants à apporter : création de cheminée pour tous ces logements à chaleur électrique où aucun conduit n’a été prévu, installation de réseau de chauffage basse température, changement de l’ensemble des menuiseries, création parfois de nouvelles ouvertures pour s’ouvrir au soleil, réhabilitation externe de l’immeuble pour une isolation par l’extérieur mieux à même d’éviter les fameux ponts thermiques.

   Il y a plus encore : nos maisons et appartements sont des lieux où l’on s’empoisonne. Peintures toxiques ayant pollué jusqu’au plâtre, fibres en tout genre potentiellement cancérigènes, humidité mal gérée dans des immeubles par trop étanches et mal aérés, tuyaux en plomb d’arrivée d’eau, colles et autres produits dégageant du formaldéhyde, etc. Nous avons commencé par traquer le plomb dans les peintures, et ce n’est qu’un début ; le mouvement pour un habitat sain correspond à une tendance profonde qui deviendra, et c’est normal, une exigence.

   Ce qui signifie des travaux importants à prévoir pour éliminer la pollution, comme remplacer les moquettes ou dalles plastiques par du plancher véritable ou du carrelage, changer les isolants artificiels par des isolants naturels comme le liège ou la laine de bois, installer des bio-rupteurs pour limiter la pollution électromagnétique ou mieux, refaire les réseaux électriques avec des câbles blindés notamment dans les maisons en bois, retirer les enduits en ciment pour les remplacer par des enduits à la chaux pour que les murs anciens respirent à nouveau, etc.

   Cela signifie aussi que les travaux de transformation de nos habitations dans le domaine thermique vont là encore être plus coûteux qu’initialement envisagé si l’on respecte des normes sanitaires strictes : Par exemple isoler un plancher chauffant par de grandes plaques de polystyrène extrudé ne coûte pas cher, le faire avec une matière renouvelable, naturelle, et non-polluante comme le liège revient non pas 20 % plus cher mais 5 fois plus cher.

   Tous ces travaux sont des travaux lourds et vont incomber aux propriétaires, pas aux locataires.

   Dans ces conditions, si l’on veut respecter les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement et développer un habitat sain en France, les investissements que les propriétaires bailleurs vont sans doute devoir consentir à faire dans la prochaine décennie représenteront environ entre 3 et 6 années de loyers bruts. 
  Cela ne pourra se faire qu’à trois conditions :

  • Emettre des normes contraignantes assorties de délais raisonnables mais stricts de mise en œuvre,  
  • Préparer les locataires, dans une logique de responsabilité partagée, à une sensible augmentation de la part du logement dans leurs dépenses, 
  • Préserver une rentabilité locative réelle après impôts en évitant de surtaxer un secteur d’activité au moment où celui-ci doit investir massivement pour le bien de tous.

   Est-il alors écologiquement raisonnable de faire supporter à ce secteur, confronté à un défi imminent d’autant plus difficile à relever que ses acteurs sont dispersés, peu structurés, assez souvent âgés, des hausses significatives d’impôts qui vont grever durablement sa capacité d’action ? Avec la double crise écologique et économique que nous vivons, le temps de la rareté est de retour. Des choix s’imposent à nos élus. Aujourd’hui la nouvelle médiathèque, le futur centre sportif, l’embauche d’animateurs supplémentaires, c’est autant de moins pour construire dans les dix années  qui viennent un habitat locatif sain, durable et écologique.

 

 

Repost 0
Published by Jean-Christophe VIGNAL - dans Habitat
commenter cet article
3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 11:53

    General Motors de plus en plus prise à la gorge : le débarquement de son PDG Rick Wagoner, les avertissements menaçants cette semaine du président Obama, la mise en faillite qui se précise … Comment le premier groupe mondial d’automobiles en est-il arrivé là ?

 

    C’est l’histoire d’une entreprise qui domine son marché, se laisse aller à manquer de rigueur et à jouer la facilité, passe des accords syndicaux malheureux en acceptant des coûts de main d’œuvre trop élevés, ce qui l’oblige à orienter sa production vers des produits à forte marge … et se retrouve à dépendre du marché des 4X4, marché conditionné à la fois par un maintien d’un niveau de vie élevé et par un prix bas de l’énergie … c’est l’histoire d’une entreprise  qui se fait cueillir par la crise du pétrole début 2008 et la crise financière qui explose fin 2008. C’est tout bêtement l’histoire d’un organisme trop dépendant d’un environnement particulier, et qui a cru que celui-ci serait durable.

 

    La crise de GM, c’est le rêve de l’american way of life qui se transforme en cauchemar.

   C’est le risque que sa mise en faillite ne sonne, après la disparition de Lehmann Brothers en septembre dernier, le second temps de la crise, le temps de la dépression.

 

   GM peut-elle se réveiller et se sauver ? Contrôler le process de destruction-création nécessaire pour repartir du bon pied en échappant à la disparition définitive ?

    En une phrase, GM peut-elle courir assez vite pour s’adapter au nouveau monde qui se dessine?

 

    Cela suppose que GM transforme rapidement ses lignes de production en utilisant le savoir-faire de sa filiale européenne Opel en matière de petites voitures, adapte ses coûts de production pour être compétitive, et trouve les financements nécessaires pour survivre le temps de cette adaptation. Mais produire des voitures à la mode européenne actuelle ne suffira pas : trop de marques concurrentes européennes et asiatiques le font très bien et elles aussi se battent pour survivre et ne feront pas de cadeaux ; il lui faut donc créer des voitures encore plus simples, encore plus légères, encore plus adaptées aux temps difficiles, avec des vitesses de pointe limitées, et en évitant de trop cafouiller avec les technologies à la mode : moteur électrique, moteur Stirling, à air comprimé, etc.

 

    GM peut peut-être encore survivre, mais ce sera un GM rapetissé avec un chiffre d’affaire largement inférieur et nettement moins de salariés, un GM brassant beaucoup moins de matière première et générant moins de business avec ses partenaires et sous-traitants, un GM malin, attentif à son environnement et trouvant sa place dans la nouvelle logique de mobilité qui doit se mettre en place, un GM distribuant aussi des salaires et des avantages sociaux diminués d’au moins 40%, un GM devenant une entreprise comme les autres, produisant des outils de mobilité et abandonnant son statut de compagnie emblématique produisant des objets désirables et statutaires.

 

    GM était un symbole, celui de la croyance en un monde à la croissance matérielle illimitée. S’il survit, il deviendra le symbole de la capacité d’adaptation du vieux monde.
   Cours GM, cours ! Le nouveau monde est devant toi … il est pauvre, il est sobre, il est subtil, et tu dois aussi le devenir, si tu veux en être.

Repost 0
Published by Jean-Christophe VIGNAL - dans Transports
commenter cet article
1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 15:25


  Sous ce titre le magazine Télérama (*) présente un entretien fort intéressant avec le philosophe Dominique Bourg, professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et par ailleurs membre du comité de veille de la fondation Nicolas Hulot.
   Dominique Bourg y met en cause la façon dont la société récupère la mode verte pour continuer à promouvoir la croissance dans un monde pourtant fini.
   Vaste contradiction que nous ne cessons de souligner sur ce blog.
  Le philosophe qui passe au crible l'automobile et l'informatique déclare notamment :

  " La croissance verte est un leurre ....
    Cette vision de l'écologie triomphe actuellement parce qu'elle nous permet de ne réformer notre système que partiellement. Avec la croissance verte nous pouvons continuer sur notre lancée du " toujours plus". Les Etats Unis d'Obama sont certes beaucoup plus écolos mais restent dans cette logique. Ils ne voient pas le problème et ne peuvent sans doute pas le voir. "

  Parfois les magazines de télévision sont plus intéressants que la télévision elle-même !




(*) Télérama numéro 1090 du 4 au 10 avril 2009, page 38, entretien mené par Weronika Zarachowicz.

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Revue de presse
commenter cet article
20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:29

 
   Le mensuel Sciences et Avenir présente dans son dernier numéro une enquête sur la consommation d’énergie et la pollution générée par les nouvelles technologies (informatique, audiovisuel, téléphonie…)

   Les chiffres commencent à devenir inquiétants. Selon Sciences et Avenir, les centres serveurs consommeraient 1 % de l’électricité mondiale.

   Concernant l’informatique (internet compris), nos ordinateurs et terminaux ne sont pas seuls en cause. Les serveurs avec leur fonctionnement 24 h /24 et leurs machines redondantes consomment 50 % de l’énergie du secteur dont la moitié pour la seule climatisation (l’énergie liée à la fabrication des appareils n’est pas prise en compte dans cette étude).

    Pour la téléphonie mobile 75 % de l’électricité est consommée par les infrastructures et 20 % par les terminaux.

   Selon Olivier Sidler de la société Enertech, " 10 ans d’effort sur la réduction des consommations des appareils électroménagers ont été réduits à néant par la poussée de l’audiovisuel et de l’informatique " C’est là un phénomène tout à fait comparable à celui que nous avions signalé pour l’automobile : tous les progrès réalisés sur le rendements des moteurs sont anéantis par l’augmentation de poids et de puissance des véhicules.

    Encore un beau terrain pour la course aux économies !

 
Sciences et Avenir, numéro 745, p.74, mars 2009. Notez que le mensuel présente également une critique du livre " C’est maintenant ! " objet de notre article précédent.

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Revue de presse
commenter cet article
2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:03

 

C'est Maintenant ! 3 ans pour sauver le monde 

Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean
 


Editions du Seuil, janvier 2009 : 19,5 Euros
 

Le ton est donné dés le titre et le clou enfoncé dés le sous titre. Non seulement le problème est sérieux, mais il y a extrême urgence. Tandis que " Le plein s’il vous plaît " était avant tout consacré à l’énergie, ce nouvel ouvrage fait la part belle à l’économie et aux solutions radicales à mettre en œuvre.

 

   J-M Jancovici et A Grandjean souhaitent nous faire partager plusieurs messages :

  • Les menaces qui planent sur notre planète sont graves et leur trouver une solution est urgent. Il reste très peu de temps pour initier les mesures qui renverseront la vapeur.
  • Il y a déconnexion entre l’univers économique dont les " performances " sont mesurées par des indicateurs monétaires et les réalités physiques de notre monde. Celles-ci auront forcément le dernier mot au-delà de toutes les idéologies. Nous devons reconnecter nos activités aux possibilités de la planète. Les auteurs rappellent régulièrement que le PIB n’est qu’une mesure de flux et non d’enrichissement et que " l’argent n’achète que les hommes ". Ce monétarisme exclusif nous masque les réalités. Beaucoup d’économistes semblent hélas l’oublier.
  • Il nous faut réfléchir et agir sur le long terme. La plupart de nos dirigeants travaillent aujourd’hui sur des échéances beaucoup trop courtes.
  • Nous devons mettre en place rapidement un plan ambitieux monopolisant toutes les énergies comme cela a déjà été le cas pour la reconstruction européenne après la seconde guerre mondiale ou pour le projet Apollo. C’est la réussite de ces plans qui semble donner aux auteurs un peu d’optimisme. De façon générale J-M Jancovici et Alain Grandjean militent pour un renforcement du rôle de l’état, seul capable d’orienter la société vers les adaptations nécessaires. Ils nous convient à une véritable économie de guerre contre la destruction planétaire.
  • Ce grand projet peut et doit se réaliser dans un cadre démocratique comme d’ailleurs l’ont été les précédents. Pour autant, cela ne suppose pas que les leaders politiques suivent aveuglement l’opinion publique et les sondages. Ils doivent au contraire savoir tenir un langage de vérité. Nombreuses sont les références à l’attitude de Charles de Gaulle ou à celle de Winston Churchill. Si nous tardons trop, la démocratie pourrait être la première victime de l’effondrement de nos sociétés, c’est l’une des raisons de l’urgence.

   L’ensemble est à plusieurs reprises illustré par l’histoire romancée de l’effondrement de l’île de Pâques. Le monétarisme (le " coquillagisme ") et le symbolisme y ont pris peu à peu le pas sur les réalités matérielles. C’est là une caricature réussie du monde d’aujourd’hui. Les auteurs s’offrent un petit plaisir en imitant Galilée qui faisait défendre les différents points de vue par deux personnages. Ici nous faisons connaissance avec deux pseudo énarques : le bon qui est réaliste et l’incompétent qui croit savoir compter mais ne compte que ce qui, justement… ne compte pas : L’argent.

   La connaissance qu’ont les deux auteurs de leur sujet et en particulier des ordres de grandeur donne beaucoup de force à leur argumentation. Le " démontage " des énergies renouvelables en tant que solution pour les trois ou quatre décennies à venir est imparable quoi qu’en pensent les "verts" (bois et hydroélectricité exceptés).

 

   Concernant les méthodes et les solutions à mettre en œuvre, cet ouvrage ne cherche pas à brosser le lecteur dans le sens du poil ; encore qu’on puisse soupçonner J-M Jancovici et A Grandjean de fort bien savoir que tous leurs lecteurs ne sont pas des fans de Claude Allègre ou de Jacques Attali.

   La tendance générale est martelée dés la page 67 :

  " Il est grand temps de se réveiller et d’ouvrir les yeux. Nous allons devoir réduire notre consommation matérielle parce qu’elle a atteint un niveau qui n’est tout simplement pas durable. "

   Tout au long de leurs propos J-M Jancovici et Alain Grandjean mettent en garde contre la croyance en un progrès qui nous autoriserait tous à être de plus en plus riches et de plus en plus consommateurs. Le progrès ne sera pas cette fée qui nous permettrait d'échapper aux contraintes liées à la finitude de la planète.

 

   Le plan d’action qui occupe toute la fin du livre relève du bon sens et se montre cohérent. Il paraîtra sans doute révolutionnaire aux partis traditionnels.

  Tous les aspects de l’organisation sociale sont à revoir, le travail, les déplacements, la formation, le logement, l’urbanisme l’attitude face à la consommation… Il nous faudra renoncer, non pas au bonheur, mais à une forme de luxe qui nous paraît aujourd’hui normale et qu’en réalité l’humanité n’a connu que très récemment (et encore, pas partout, loin de là).

 

   Enfin les commentaires sur les compétences et le courage de nos hommes politiques sont hélas aussi sévères que justes. Pour la plupart, ces derniers n’ont pas une connaissance du problème supérieure à la moyenne. Les réactions puis les premières mesures prisent contre la crise récente l’illustrent à merveille : favoriser le l’automobile et le transport aérien était peut-être la dernière chose à faire.
    Quand par bonheur, on observe malgré tout une lueur de lucidité C’est le courage ou la volonté d’agir qui fait défaut : On ne heurte pas les électeurs surtout dans un système ou par exemple on vient de réduire la durée du mandat présidentiel. Nos hommes politiques sont pour la plupart des " court-termismes " par excellence.

 

Deux petites réserves cependant :

   La première, qui n’étonnera pas les lecteurs de ce blog, concerne le peu de place consacré à la question démographique. Si les auteurs affirment bien (p.68) que : " Même s’il est politiquement incorrect de le rappeler, l’explosion démographique est l’un des déterminants majeurs de l’accroissement de la pression de l’homme sur son environnement " Ce sont les seuls mots consacrés au problème. Deux lignes et demi sur 273 pages c’est assez peu court pour un " facteur déterminant " voir selon nous, pour le facteur déterminant. Pas un mot non plus donc sur les éventuelles solutions.

   C’est d’autant plus étonnant que Jean-Marc Jancovici a souvent montré sa sensibilité à la question. Dans ses écrits comme dans ses interventions il répète à l’envie, et avec raison, que " c’est la dose qui fait le poison ". Dans " Le plein s’il vous plaît ", il rappelait (p.56) que " En fait, le miracle énergétique serait parfaitement possible si nous étions 50 millions d’hommes sur Terre ". Il n’hésite pas à présenter dans ses conférences le célèbre graphique qui montre l’évolution de nos effectifs depuis la révolution néolithique. Graphique dont la courbe effrayante tend clairement vers une asymptote verticale.

    Nous ne pouvons soupçonner les auteurs d’avoir peur de dire les choses qui fâchent, c’est même leur activité préférée, mais leur ouvrage est en bonne partie consacré aux solutions, et ce point, il est vrai, n’est pas facile à traiter : Comment faire sensiblement baisser la natalité ? Par le développement disent les économistes ! En discuter ici nous entraînerait loin !

   Ajoutons que le sujet démographique est encore sensible.  La société est peut-être proche de comprendre le message sur la nécessité de changer son mode de vie. Elle semble plus loin de  comprendre la nécessité de modifier sa démographie. Aussi, insister sur ce point aurait contribué à rendre inaudible le message de ce livre qui se veut pragmatique.

   La seconde réserve, plus nuancée, porte sur la fable de L’île de Pâques. Image savoureuse, elle décrit sans doute assez bien ce qui s’est passé là-bas. Toutefois c’est une caricature du système capitaliste, Peut-on la généraliser ? On a vu en effet la société communiste qui n’était pas aussi obsédée par les questions monétaires ne pas se soucier du tout de l’environnement. On peut parier que si le modèle avait perduré quelques décennies de plus, la planète ne serait guère en meilleur état. Seule, probablement, la faible densité de son peuplement à permis à l’ex-URSS de ne pas connaître un effondrement écologique.

   Admettons cependant que comme l’île de Pâques et ses statues, le communisme accordait aux symboles une grande importance. Le capitalisme et le monétarisme ne sont pas seuls en cause dans la destruction environnementale. D’autres types d’organisation en sont capables.

 

   Enfin, une remarque qui ne constitue pas une critique mais une véritable interrogation. Tout au long du texte, les auteurs nous disent que nous devons nous mettre nos économies en adéquation avec les réelles capacités physiques de notre planète. Pour une bonne part, cela nécessite de réduire les flux et les quantités consommées, c’est le contraire de la croissance. Or ce livre ne dit pas un mot sur les théories de la décroissance. Bien entendu, il y a parmi les défenseurs de ces idéologies quelques farfelus mais on trouve aussi des travaux sérieux et remarquables. On aimerait avoir l’opinion de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean sur les analyses de quelqu’un comme Serge Latouche. De la même façon, leur critique du progrès comme solution à tous nos maux serait à rapprocher des réflexions de Jacques Ellull, de Jacques Neirynck ou d’André Lebeau qui ne sont pas évoquées. On trouve également beaucoup de proximités entre les propos d’un Antoine Waechter sur la nécessité de changer radicalement de mode de vie et ce que suggèrent nos deux auteurs.

 

  Autres livres du ou des auteurs sur des sujets connexes, Le plein s’il vous plaît (Seuil), L’effet de Serre (Flammarion), L’avenir climatique (Seuil)  et récemment : Le changement climatique expliqué à ma fille (Seuil). Voir également Le site internet Manicore.

    

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Notes de lecture
commenter cet article
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 13:31

   
     La tempête qui a frappé en cette fin janvier le Sud-Ouest de la France pourrait être l’occasion d'un pas vers une gestion plus durable de notre planète.

    Dans les Landes et en Gironde, de nombreux pins ont été abattus et devront être replantés (rappelons que la forêt des landes loin d’être une forêt naturelle est avant tout une gigantesque exploitation de sylviculture). Sur ces terrains sablonneux, les pins aux racines peu profondes sont hélas particulièrement sensibles aux rafales. Pourquoi ne pas profiter pour replanter en partie en chênes-lièges ? Bien entendu ce sont des arbres du bassin méditerranéen mais il y en a depuis longtemps quelques-uns dans le sud des Landes.


    Cela offrirait plusieurs avantages


   - Tout d’abord fournir à terme une source de liège qui constitue un excellent isolant d’origine naturelle quand ceux que l’on nous propose sont le plus souvent d’origine pétrolière et demandent en outre beaucoup d’énergie pour leur fabrication.

   - Ensuite ces arbres moins hauts que les pins et aux racines plus résistantes bénéficieraient probablement d’une meilleure tenue aux vents.

    - Enfin, et ce n’est peut-être pas le moindre, ce serait une première démarche de long terme. Nous ne résoudrons aucun problème d’environnement avec des mesures de court terme qui ne visent qu’une efficacité rapide et médiatique. Les forêts n’ont que faire des médias ou des échéances électorales. S’engager dans des actions dont le résultat ne sera sensible que dans quelques dizaines d’années serait sur le plan symbolique et pédagogique un grand pas vers un peu de sagesse. 

    Notre réconciliation avec la nature passera, entre autres, par l’acceptation de ses rythmes.


Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Actualités
commenter cet article
16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 11:52


     Lundi 12 janvier, à l’issue de l’émission " C dans l'air " sur France 5 consacrée au conflit russo-géorgien, l’économiste Jean-Marie Chevalier a affirmé que le ratio entre les réserves prouvées de gaz et la consommation annuelle était de 65.

     L’animateur Thierry Guerrier en a alors conclu qu’il nous restait 65 ans de réserves et l’économiste a confirmé en précisant  : " On aura toujours du gaz "

    Rappelons donc qu’il n’y a pas identité entre un ratio réserves / consommation annuelle de 65 et la certitude d’avoir du gaz pour 65 ans.


    Pour que cette égalité soit exacte, il faudrait que soient remplies un certain nombre de conditions.

  • Que la consommation soit stable sur cette période ou au moins que la moyenne de ces consommations soit égale à celle de l’année de référence.
  •  Que nous puissions physiquement extraire du gaz au même rythme jusqu'à l’épuisement complet des gisements.
  •  Que même durant les dernières années, sachant que nous allons manquer très prochainement de gaz nous continuions à en consommer de la même façon.

Or aucune de ces conditions n’est satisfaite.

  • La consommation de gaz n’est pas stable, bien au contraire. Elle augmente de quelques pour cent par an. De plus cette augmentation est amenée à se poursuivre et probablement à s’accélérer non seulement à cause de la croissance démographique et économique, mais aussi parce que dans les décennies à venir, le pétrole entrera en déplétion. Une partie de L’énergie que nous en tirions devra donc être fournie par les autres sources fossiles et en particulier par le gaz qui lui est partiellement substituable. Cette considération réduira fortement les délais envisagés, rappelons qu’une croissance de la production de 2 % par an conduit à un doublement au bout de 35 ans.  
  • Un gisement ne s’arrête pas du jour au lendemain après avoir fourni le même débit jusqu’à la dernière seconde. Même si pour le gaz la chute de production est plus brutale que pour un gisement de pétrole, il va de soi que durant les dernières périodes d’exploitation la production ne soutient pas le rythme connu dans les meilleurs années.
  • Enfin bien entendu, et quoique l’humanité fasse souvent preuve d'imprévoyance, il est impossible d’imaginer que nous ferons " comme si " jusqu’au dernier mètre cube. Il faudra bien prendre un tout petit peu soin de l’avenir. Cette considération comme la précédente pourrait à l’inverse de la première, prolonger un peu les choses.

 

    En conséquence si le ratio évoqué est exact (ce qui d’ailleurs ne constitue pas une certitude ni dans un sens ni dans l’autre) il est probable que nous consommions encore un peu de gaz dans 65 ans et même au-delà. Mais, comme pour le pétrole, les quantités en cause seront déclinantes (et cela, bien avant 65 ans).
    Peu à peu ces deux sources d’énergie deviendront négligeables en terme de quantités et même sans doute finalement marginales en terme de part de marché. 
    Pour le pétrole, le ratio  réserves / consommations annuelles est d’environ 40. Cependant, là aussi, nous connaîtrons des pénuries  bien avant et cela, alors même que nous consommerons  encore un peu d’or noir dans 60 ou 100 ans. Le charbon, le nucléaire, les énergies renouvelables prendront probablement la relève, à moins que la civilisation ne s’écroule victime de nos aveuglements persistants.

   " C’est dans l’air "est généralement une excellente émission et mettons sur la pression de l’horloge (nous étions dans les dernières secondes) cette identité trop vite présentée comme vérité.

    Enfin la dernière remarque de Jean-Marie Chevalier illustre merveilleusement le raisonnement des économistes. Tout d’abord ceux-ci n’envisagent jamais le long terme. 65 ans lui semble le bout du monde puisqu’il affirme nous ne manquerons jamais de gaz. Or 65 ans est une broutille dans l’histoire de l’humanité et beaucoup des enfants qui naissent aujourd’hui ont même  la perspective de vivre dans un monde sans pétrole et sans gaz. Difficile à imaginer !   Non ?

 

    Plus fondamentalement encore, on mesure la réticence des économistes à prendre en compte les limites physiques du monde. La science économique ne s’intéressant et ne nommant même production que le résultat du travail des hommes elle continue à ignorer ou à tenir pour négligeables les dons de la nature. Il est vrai que si elle le faisait, il y a bien longtemps que les comptes de l’économie mondiale marqueraient une récession.

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Energie
commenter cet article
10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 14:11


    La pérennité du financement des retraites constitue l’un des arguments favoris des tenants d’une forte natalité. Les retraites d’une génération étant assurées par le travail de la suivante, tout affaiblissement de la fécondité conduirait immanquablement à un effondrement du système. (1)

    L’erreur fondamentale de la position nataliste est de mettre le doigt dans un engrenage infernal. S’il faut plus d’enfants que précédemment pour assurer les retraites cela ne finira jamais.

   S’appuyer ainsi sur une croissance continue relève d’un calcul à courte vue car si les jeunes sont bien les cotisants de demain, n’oublions pas que ce sont aussi les retraités d’après demain.

   Nous allons d’ailleurs bientôt avoir l’occasion d’observer les conséquences de ce mécanisme. Si les régimes de retraites sont particulièrement menacés dans les deux ou trois décennies à venir c’est bien parce que vont devenir retraités les très (trop ?) nombreuses générations du baby boom. 
   L’attitude consistant à compter sur un surcroît de naissances pour le paiement de retraites s’appellerait de la cavalerie si nous étions dans le domaine de la finance. Cela revient tout simplement à rembourser un emprunt en en souscrivant un autre plus lourd encore. On sait bien que cela se finit toujours douloureusement.

 

    Sur ce thème voir également l'article : Retraites: L'équation impossible.

 
(1) Précisons d’ailleurs que, plus exactement, c’est la production d’une période qui permet le financement des retraites des travailleurs de la période précédente. Or, le nombre des entrants dans les tranches d’âges généralement considérées comme actives ne constitue qu’un des déterminants de la production.  Les jeunes peuvent être de plus en plus durablement en formation (comme aujourd’hui) ou … au chômage (comme aujourd’hui aussi ) !
Il faut également prendre en compte l'évolution de la productivité.

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Société
commenter cet article
4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 09:53

 

 

 

    Que penser d’une politique qui consiste à disséminer un peu partout dans nos bureaux et nos maisons un objet qui à la fois contient des matières dangereuses et émet une pollution d’ordre électromagnétique non négligeable jusqu’à une distance de 2 mètres ? A priori, vous vous dites que c’est un choix qui fait fi de l’écologie et du développement durable … Erreur ! Celui-ci s’inscrit dans le droit fil du Grenelle de l’environnement et a été adopté au niveau européen : il s’agit de supprimer progressivement dés 2009 les ampoules à incandescence et de les remplacer par des ampoules dites basse consommation qui intègrent du mercure. En clair, un choix de court terme a été effectué : moins d’énergie consommée tout de suite, mais du mercure un peu partout sans que soit mis en place un circuit de ramassage draconien des ampoules usagées, et des risques à long terme pour la santé humaine. Silence des écologistes. Est-ce un oubli ?

 


    Ce silence n’est peut-être que la résultante du mépris habituel de nos élites politiques pour la technique ; regarder concrètement ce qu’implique un changement dans la vie des gens n’est pas de leur ressort : c’est à la population civile de s’adapter et d’encaisser les méfaits générés par les impensés des choix effectués en haut lieu. Comment expliquer autrement que rien ne soit prévu pour collecter de façon systématique les ampoules à mercure distribuées à millions ? Peut-on raisonnablement parier, au vu de la dangerosité du produit, sur un comportement citoyen de tous les acteurs, quand on connaît les pourcentages très mitigés constatés dans le tri des ordures ménagères ?

 


    Il est vrai que ce silence fait suite à d’autres silences du même type. D’abord deux exemples, dans la construction. La Réglementation Thermique des bâtiments (la RT 2005, et encore plus la RT 2010) encourage les ventilations mécaniques dites double flux qui permettent de récupérer les calories présentes dans les bâtiments, donc comme pour les ampoules basse consommation, des économies d’énergie. Ce qui n’est pas dit, c’est que ces systèmes supposent à la fois une dégradation de la qualité de l’air (l’air n’aime pas les tuyaux et y perd ses ions négatifs) et une tuyauterie compliquée souvent peu accessible dans sa totalité, d’où une maintenance complète quasi impossible ce qui implique de vrais risques pour les habitants (moisissures dans les conduits, air pollué, etc.) Ici encore, le choix est dicté par la facilité et la non-prise en compte des effets à long terme, alors que d’autres solutions, plus complexes, réclamant plus d’intelligence, jouant notamment sur l’inertie des matériaux et aussi la façon d’habiter, existent.


    Les nouvelles réglementations thermiques impliquent aussi le recours accru aux matériaux isolants. Mais de sérieux doutes pèsent sur l’innocuité des isolants minéraux comme la laine de verre, particulièrement utilisée en France. Sans compter que ce type de produit consomme tant d’énergie lors de sa fabrication que son rendement en est grandement compromis, certains calculs allant jusqu’à montrer que l’opération dans la durée est quasi nulle. Mais avez-vous entendu un appel solennel des écologistes à éviter ces techniques, ces produits ?

 


    Encore un exemple ? Alors parlons de l’aide apporté par l’état qui finance la moitié du prix des poêles à bois ? Est-ce raisonnable d’encourager au nom de l’écologie un mode de production de chaleur qui génère l'émission de particules dangereuses, sans imposer dans un même mouvement l’installation de filtres à particules ? Mais pourtant nulle protestation de la part des écologistes.

 


    Ces points sont techniques, et après tout les écologistes ne sont sans doute que des politiques comme les autres, même si on avait pu espérer que l’écologie soit porteuse d’autres valeurs et d’autres attitudes, plus proches du réel et de la vie des gens. Mais au-delà de l’explication traditionnelle pour le mépris de la technique de nos politiques, il n’est pas interdit de chercher d’autres raisons à ce silence des écologistes.

 


    Car les exemples précités heurtent certaines croyances écologistes.

 

    D’abord, ils remettent en cause l’idée que l’évolution vers une société à moindre empreinte écologique puisse se faire sans efforts significatifs de l’ensemble de la population. Installer des filtres à particules pour le chauffage à bois coûte cher, actuellement 1500 euros par filtre. Utiliser des produits naturels pour isoler comme la laine de bois, le chanvre ou le liège coûte cher, bien plus cher que le polystyrène et les laines minérales, et s’il faut les accompagner d’une pose précise et soigneuse pour éviter les ponts thermiques, cela implique une forte augmentation du nombre d’heures de travail dans la construction et là aussi des coûts croissants. Poser des briques de terre crue, cela renforce la capacité des maisons à stocker la chaleur en hiver et la fraîcheur en été, cela régule l’humidité et accroît le sentiment de confort, mais c’est cinq fois plus long que de poser une simple cloison. Installer un poêle de masse, c’est au minimum dix mille euros. Si on choisit de bons matériaux, sains pour la santé, si on choisit des techniques durables, on ne peut pas faire croire que la mise aux normes ‘basse consommation’ de nos habitats anciens et futurs pourra être simplement financée par les économies d’énergie générées calculées sur le prix actuel moyen de l’énergie. Cela suppose que la part dévolue au logement dans le budget des ménages va sensiblement augmenter, vraisemblablement au détriment des loisirs ou de l’habillement, la nourriture risquant là aussi de voir sa part s’accroître. Cela signifie que les politiques et notamment les écologistes doivent annoncer qu’une politique écologique va heurter nettement les habitudes actuelles de consommation. Sont-ils prêts à le faire ?

 


    S’interroger sur la pertinence de la technologie des ampoules basse consommation, c’est aussi s’interroger sur notre croyance en la capacité rapide de la R&D de trouver des solutions économes dans un délai proche. Peut-être pouvons-nous nous rappeler les leçons de Jacques Ellul et garder un œil critique sur les propositions des scientifiques et des industriels, même si ces propositions économisent l’énergie …quitte en attendant à modifier nos habitudes. Constater la dégradation rapide des équilibres écologiques et ne pas croire en une technique ‘père Noël’ qui sait tout résoudre pour peu qu’on le veuille, c’est abandonner l’idée du Progrès, ce rêve de facilité, et pour des politiques c’est devoir dès maintenant prendre des mesures fortes. Car gouverner, c’est prévoir et non faire des paris sur des inventions à venir qui nous éviteraient de nous remettre en question. Là encore, les écologistes politiques sont-ils prêts à le faire ?

La question du contrôle social.

 
    N’oublions pas non plus que le mouvement écologiste s’est construit dans l’ambiance libertaire des années 70, non sur un refus technique du nucléaire lié aux risques provenant de la technologie employée, mais principalement sur le refus des contraintes sociales qu’impose à la société le nucléaire. C’est-à-dire le refus d’une société incapable de supporter le désordre, le refus d’une société policière … car bien évidemment le nucléaire suppose d’être surveillé.

    Alors, le mouvement écologiste d’aujourd’hui peut-il réclamer la mise en place d’un système draconien de récolte des ampoules à mercure, système qui implique nécessairement un contrôle social fort ? Coincé entre la nécessité de faire baisser la consommation électrique et ses racines libertaires, il fait l’impasse. Mais qu’il le veuille ou non, une société à moindre empreinte sur notre biotope ne pourra fonctionner qu’avec un contrôle social accru. Reparlons des déchets : si on applique le principe payeur-pollueur, la taxe d’ordures ménagères devrait être remplacée par une facturation au poids responsabilisant chaque acteur …mais à condition que certains n’aillent pas verser leurs ordures dans la campagne. 
    Comment alors échapper à la nécessité d’une surveillance sociale, d'un contrôle fait par la collectivité ?

 

    Dépenser et consommer moins, être plus contrôlé. Il y a des choix difficiles à assumer, mais les taire est encore pire. A quand le débat ?   


Repost 0
Published by Jean-Christophe VIGNAL - dans Société
commenter cet article
1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 11:42



L'effectif exact de la population mondiale n'est évidemment  pas connu  à l'unité près, mais voici les estimations que donnent quelques sources au 1er janvier 2009.


INED                                            :   6, 788  milliards

International Data Base (US)      :   6, 751 milliards  (*)

Population data net                     :   6, 750  milliards

Worldometers                              :   6, 738  milliards

  
En un an, notre effectif s'est accru de 75 à 80 millions de personnes, soit environ 1,3 fois la population métropolitaine française. Cela correspond à une croissance journalière  d'un peu plus de  210 000 personnes soit l'équivalent des deux tiers  de la population de l'Islande.
Dans le même temps, la quasi totalité des espèces de grands mammifères à connu une évolution inverse et les espaces encore naturels ont régressé au prorata.
L'urbanisation croissante du monde ne réduit pas la pression anthropique sur  les étendues disponibles puisqu'on note simultanément une extension des surfaces cultivées.
Ceci est d'ailleurs  fort logique malgré l'aveuglement de beaucoup de mouvements écologistes qui occultent toute reflexion sur l'impact de nos effectifs.
_________________________________________________________________________
(*) Valeur soumise à caution car plus tard, au cours de l'année 2009, les données pour l'International Data Base ( c'est à dire de l' US Census Bureau, remarquable base de données par ailleurs) se trouveront  peu compatibles avec cette estimation (il y aurait eu quasiment le même nombre d'habitants à mi année 2009 qu'au premier janvier de cette même année).

Pour les années suivantes : Population mondiale au 1er janvier : 2010, 2011, 2012, 2013, 2014.

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Démographie
commenter cet article

Présentation

  • : ECONOMIE DURABLE
  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
  • Contact

Recherche