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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 16:48

Alors que nous mettons la question démographique au cœur de la problématique écologique et que nous regrettons que ce sujet soit considéré comme pratiquement tabou au sein même de la plupart des mouvements écologistes, il est réconfortant de voir le point de vue d’un homme tel que Claude Lévi-Strauss dont on fête cette semaine le centième anniversaire.


     Dans un entretien diffusé jeudi au cours de l’émission " Ce soir ou jamais " animée par Frédéric Taddeï sur France 2, Claude Lévi-Strauss considère lui aussi que le nombre des hommes constitue la principale menace pour l’avenir de l’humanité. Après avoir constaté que notre effectif était passé d’environ 1,6 milliard lors de sa naissance en 1908 à plus de 6 milliards aujourd’hui et à bientôt 8 ou 9, l’anthropologue se dit effrayé par cette progression.


     Claude Lévi-Strauss termine l’entretien par ces propos :


" Je ne peux pas avoir beaucoup d’espoir pour un monde trop plein "


    Comment mieux dire les choses ?




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Published by Didier BARTHES - dans Démographie
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 14:42

    L’installation de l’écologie au cœur des débats de société a généré une véritable explosion du nombre de sites sur internet. L’exhaustivité est impossible, aussi en avons nous sélectionné quelques-uns uns en rapport avec les thèmes habituellement évoqués sur economiedurable.

La clarté, le sérieux et  la richesse du contenu nous ont guidé dans nos choix.

 
Manicore


    Le site Manicore de M. Jean-Marc Jancovici est particulièrement riche, vous y trouverez des données nombreuses et une vision argumentée des principales menaces qui planent sur notre Terre. L’ensemble se présente sous forme d’une suite d’articles traitant (entre autres) des questions climatiques, de la problématique de l’énergie sous tous ses aspects et notamment de la déplétion pétrolière. Si vous disposez d’un peu de temps, quelques-uns une des conférences données par l’auteur sont mises en ligne. Toutes sont passionnantes, mais celles réalisées à l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris (8 conférences de deux heures chacune !) sont évidemment les plus complètes.

Démographie

    La question démographique est au coeur de la problématique écologique (même si de nombreux écologistes ne veulent pas en entendre parler). Enrayer l'explosion démographique est un impératif,Quelques mouvements se forment pour faire partager leur point de vue sur cet objectif: Ainsi l'association Démographie Responsable milite pour la réduction de la natalité et propose quelques pistes.
     Vous trouverez par ailleurs sur le site de 
l'Institut National d'Etudes Démographiques  (INED beaucoup de données statistiques sur le sujet.  Le site International Data Base (Etats Unis) est  également  extrèmement riche, vous pouvez par exemple obtenir pour tous les pays du monde la pyramide des âge pour l'année que vous souhaitez.


Pétrole et Energie

    Nous proposons ensuite plusieurs renvois vers des sites spécifiquement consacrés à la future déplétion pétrolière. L’ASPO (Association for Study of the PeakOil) regroupe beaucoup de scientifiques et de responsables ou souvent ex-responsables de l’industrie pétrolière. Le site français (ASPO France) propose une lettre d’information publiée sept ou huit fois par an. Le site de l’ASPO International est beaucoup plus complet mais … il est en anglais.

 

    Les deux sites suivants  : Oleocene " et le Loup derrière la porte " sont très bien conçus et riches d’enseignements. Oleocene " vous proposera de nombreux renvois. le Loup derrière la porte  " malgré son titre ressemblant à celui d’un livre d’enfant est de très bon niveau et particulièrement fourni. On y trouve des données statistiques à jour et judicieusement sélectionnées. Pour ceux qui disposent de moins de temps, nous recommandons l’article de Wikipedia sur le pic pétrolier.

 

 Développement durable, réflexion sur la croissance 


    Deux sites sont dédiés aux questions du développement durable (mais développement est-il le bon mot ?): Cdurable et Notre Planète Info Vous trouverez ici des nouvelles et des éléments sur les débats qui animent ces thèmes de réflexions. Notre planète Info présente également de nombreux livres.

 

    On ne peut réfléchir à l’avenir de la planète sans poser le problème de la croissance. Un partie (mais sans doute pas la majorité) de la mouvance écologiste estime d’ailleurs que là se situe le fond du problème et qu’il n’y aura pas d’économie respectueuse de l’environnement sans remise en cause de cette véritable religion de nos sociétés. Ce sont les partisans de la décroissance. Au sein de cette mouvance les débats sont intenses, certains incluent la démographie d’autres rejettent catégoriquement la question et ne veulent considérer que l’économie. Décroissance.org est l’un des sites consacrés au sujet.


Respect des animaux 


     Enfin le combat écologique est un tout. Il ne prend guère de sens si fondamentalement nous ne changeons pas d’attitude envers la planète. Si nous ne regardons pas avec respect et tendresse toutes les espèces qui y vivent. Comment dans ce cadre peut-on disposer de la vie des animaux pour son simple (et cruel) plaisir ? Vous trouverez un accès au site du Rassemblement des Opposants à la Chasse, la ligue ROC, Cette association est aujourd’hui présidée par le célèbre astrophysicien Hubert Reeves.

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Published by Didier BARTHES - dans Bibliographie
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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 09:38

Le mensuel  Science et Vie fait un point dans son numéro de novembre 2008 (numéro 1094, page 72) sur les réserves pétrolières dans l’Arctique.
Ces réserves sont l’objet d’importants débats. Selon les plus " optimistes ", elles s’élèveraient à 90 milliards de barils (avec une probabilité de 50 % pour que ce montant soit atteint). C’est évidemment très important mais ne correspond toutefois qu’à 3 ans de consommation mondiale et ne change en rien la problématique énergétique de la planète. D’autres comme Jean Lahererre, cofondateur de l’ASPO estiment que la probabilité que le sous sol de l’océan glacial recèle de telles quantités n’atteint sans doute que 5 % et que l’on doit plutôt compter sur 10 milliards de barils (3 à 4 mois de consommation mondiale).

En tout état de cause, ces réserves posent de nombreux problèmes. Tout d’abord leur combustion, bien sûr, s’ajouterait à celle des quantités existantes et augmenterait d’autant la pollution. En second lieu les conditions extrêmes (froid, profondeur…) pourraient être source de marées noires (rupture de canalisation, accidents de navires liés aux icebergs ou à la banquise, d’autant que le trafic maritime serait en forte augmentation).
Enfin l’Arctique est un lieu fragile. Le froid ralentit les processus de décomposition et une marée noire aurait des effets de très long terme. La lutte contre une telle catastrophe serait elle même particulièrement difficile, certaines zones étant couvertes de glace une bonne partie de l’année (voir en permanence mais le réchauffement climatique devrait changer cela !)

 

 

De son coté Sciences et Avenir (numéro 74,  novembre 2008, page 38), évoque la question des hydrates de méthane et fait part d’inquiétantes nouvelles. Sous le titre "   La bombe à méthane est amorcée " la revue relate les découvertes d’une équipe suédoise selon laquelle on noterait une concentration inhabituelle de méthane dissous dans l’océan.

Cette concentration serait liée à un dégazage de méthane sur le plateau continental sibérien. On sait que le relâchement des immenses réserves de méthane sous les fonds marins (sous la forme d’hydrate de méthane) ou dans le permafrost sur Terre, constitue l’une des grandes menaces écologiques pour les siècles à venir. Le réchauffement climatique, pourrait favoriser ces dégazages et entraîner une très forte augmentation de la concentration du méthane dans l’atmosphère. Ce processus aurait déjà eu lieu plusieurs fois dans l’histoire de la planète et pourrait être à l’origine de brutaux épisodes de réchauffement tant le méthane est un gaz à effet de serre efficace.

C’est là la double illustration de ce qu’on appelle un effet de seuil et une spirale infernale. Au dessus d’un certain niveau des températures, le méthane stocké se libère et cette libération entraîne à son tour une augmentation de l’effet de serre et par là à nouveau des températures.
Les hausses peuvent alors s’avérer extrêmement importantes et changer complètement la face de la biosphère. Attention quand même au catastrophisme systématique. Si le mécanisme est enclenché, le danger potentiel est extrême mais les faits doivent encore être confirmés et plus précisément chiffrés par d’autres recherches.

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Published by Didier BARTHES - dans Revue de presse
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 08:54

Bonus malus abusus ! 

 

Mondial de l’automobile, et déjà 10 mois d’expérience du bonus malus : c’est le moment de s’interroger sur ce dispositif au service du développement durable mis en place par le tandem Jean-Louis Borloo-Nathalie Kosciusko-Morizet dans la foulée du Grenelle de l’environnement.

A première vue, c’est un succès : la part des petites voitures a nettement augmenté au détriment des grosses automobiles, plus rapides, plus lourdes et donc plus polluantes. Succès si important que l’équilibre financier du dispositif initialement prévu – les malus finançant les bonus distribués – a été mis à mal et que l’Etat y est de sa poche.

A tout le moins, si on déclare se situer dans une logique de long terme, il faudrait exiger que toute redistribution financière à fin d’orienter les choix des consommateurs d’une activité polluante, même s’il s’agit d’en réduire ses effets, soit financée par les consommateurs de cette activité eux-mêmes. Le système de bonus malus automobile doit s’équilibrer, sinon il fonctionne comme une pompe qui marche à l’envers et se transforme en mode de subvention à une consommation polluante, un bonus malus abusus !

Autre interrogation : est-il malin de la part des Pouvoirs publics de qualifier d’écologique et d’encourager les Français à acheter une voiture qui va générer lors de sa durée de vie, comme signalé plus haut, environ 25 tonnes de CO2 ; et qui devra fonctionner au diesel ou à l’essence jusqu’en 2023, terme prévisible de son fonctionnement ? Outre que l’on produit une pollution du langage à qualifier une telle voiture d’écologique, on lance les consommateurs dans une impasse économique, car nous savons tous que l’économie du pétrole ne permettra pas de circuler à bon compte dans les années 2015-2020 avec du diesel ou de l’essence. Or l’achat d’une voiture est un achat lourd, structurant et engageant pour le budget des ménages ; en l’absence d’une rupture technologique nécessaire (voiture légère, moteur Stirling à air comprimé, etc.), il serait plus prudent pour les consommateurs de faire durer leur voiture actuelle encore quelque temps et de garder leur argent ou de l’investir par exemple dans une meilleure isolation de leur logement. Cela aurait aussi pour vertu de mettre les constructeurs automobiles sous tension, car il faut bien reconnaître qu’ils ne se pressent pas de s’adapter aux contraintes écologiques. Qu’attendent-ils, sans attendre de miracles en R&D, pour produire dés maintenant des voitures légères, conçues avec une vitesse de pointe de 120 km/h, ce qui permettrait d’économiser sur le système de freinage, les pneumatiques, la motorisation, en fait sur la totalité de la voiture ?

Allons plus loin encore ! Et constatons que se déplacer en automobile a un coût élevé pour la planète. Sans oublier qu’aujourd’hui l’automobile n’est pas zappable, voici quelques suggestions d’action pour tous ceux qui veulent se situer dans une logique de long terme.  

Pourquoi ne pas garder le principe du bonus malus, mais en l’étendant à la logique du déplacement ? En d’autres termes, passer du bonus malus automobile au bonus malus déplacement ; donc taxer les voitures les plus polluantes comme aujourd’hui et utiliser cet argent pour encourager les modes de circulation propres en finançant par exemple l’amélioration des trains de banlieue, ou des pistes cyclables et des parkings à vélo, ou en multipliant les voies piétonnes. Et pour les voitures actuellement objet d’un bonus se contenter d’une absence de taxe.

Pourquoi ne pas interdire la publicité pour les voitures, comme on l’a fait pour le tabac ? Il faut sortir de notre imaginaire ‘le désir de voiture’, cela à terme aura des conséquences sur cette consommation-là. Bien sûr, cela va poser un problème à nos constructeurs automobiles ; alors prévenons les au plus vite qu’ils doivent s’adapter et/ou se diversifier, un peu comme les grands groupes pétroliers sont en train de se transformer en spécialistes de l’énergie.

Pourquoi ne pas baisser immédiatement la vitesse maximale à 120 ou même 110 km/h sur les autoroutes, comme il en était question au Grenelle de l’environnement ?  

Pourquoi ne pas imposer aux villes de plus de 5000 habitants la création d’une zone sans voitures significative ?

Pourquoi plus globalement ne pas réfléchir en terme de néga-kilomètres, comme certains le font en matière d’énergie avec les néga-watts ? Autrement dit, il faut favoriser le non-déplacement ou minimiser les distances à parcourir. Ce qui suppose de réfléchir en profondeur à l’aménagement de nos territoires. Une épicerie qui ferme dans un quartier, combien de km en voiture ? Combien de tonnes de CO2 ? Réfléchir en néga-kilomètres, c’est assez vite penser à établir une taxe carbone significative pour obliger chacun à faire ses choix en matière de situation du logement et/ou du travail, et de déplacements pour les courses, les promenades ou les vacances. Qu’est ce qu’une taxe carbone significative ? Une taxe qui oblige à faire des vrais choix, donc d’un montant d’au moins 50 centimes par litre de carburant pour commencer, et qui devrait doubler d’ici à 5 ans. En contrepartie, les sommes collectées doivent être utilisées à baisser les impôts pour rester à niveau de prélèvement constant et à aider les ménages déstabilisés par ce changement à s’adapter. Cela peut nous affecter fortement dans notre vie quotidienne, dans notre niveau de vie, cela ne sera pas facile, mais ne rien faire aujourd’hui sera encore plus pénalisant demain, et d’abord pour les plus fragiles d’entre nous.

Encore un mot, remettre en question les déplacements automobiles d’aujourd’hui n’est pas vouloir un monde immobile et fermé sur lui-même. C’est plutôt notre monde, en formatant, en uniformisant, qui tue la diversité, qui tue le voyage et la découverte de l’autre. Eviter les déplacements inutiles et polluants, éviter de passer une partie importante de son temps à financer une voiture prise quotidiennement dans les embouteillages comme le dénonçait déjà Ivan Illich il y a plus de trente ans, c’est aussi gagner du temps pour voyager et découvrir le monde.

 

Cet article fait partie d’une série de trois articles sur le thème du déplacement ; les deux prochains aborderont la question du transport de marchandises et la question du transport aérien.

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Published by Jean Christophe VIGNAL - dans Transports
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 08:52

On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré.

 

Au moment où tant de personnages politiques vantent, la science et la croissance pour nous sortir de l’impasse écologique dans laquelle se trouve le monde, cette petite phrase attribuée à Albert Einstein et citée (entre autres) par Paul Ariès dans " Décroissance ou Barbarie " me semble devoir être méditée !

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Published by Didier BARTHES - dans Citations
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 06:17

France 5 diffuse ce jeudi 9 octobre à 15 h 35 une émission intitulée :


                                  Vent de fronde contre l’éolien.


Si les éoliennes ont la cote auprès des écologistes elles suscitent de plus en plus d’opposition de la part des riverains ou tout simplement des défenseurs des paysages.

L’éolien, source intéressante pour les lieux isolés (encore que son intermittence suppose l’existence de moyens de stockage du courant) constitue également une technologie  qui serait parfaite dans un monde peu gourmand en énergie.

Dans un pays comme la France, très consommateur, l’essentiel de l’électricité est fournie par le nucléaire (sans émission de Gaz à effet de serre). Dans ce cadre, doit-on effectivement sacrifier tant de paysages et raccorder au réseau des milliers d’éoliennes dont l’apport restera finalement marginal face aux grandes centrales électriques ? De récentes études montre que les oiseaux sont fortement victimes des pales géantes.

Rien n’est simple en matière d’environnement, et les solutions les plus sympathiques ne résistent pas toujours à l’analyse.

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Published by Didier BARTHES - dans Télévision
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 07:54

   
                       Un coup de cœur à faire partager : le (tout) petit livre de  Henry Thoreau (6 pages et encore c’est écrit gros) :


     L’esprit commercial des temps modernes.


    Cet opuscule rédigé à l’occasion d’un examen scolaire par  le tout jeune Thoreau il y a maintenant 170 ans exprime sans doute le fond de ce qui motive tout défenseur de l’environnement : Je vous laisse le découvrir : Un petit bijou.

 

    Ecologiste avant l’heure, amoureux de la nature, désormais considéré comme un des premiers penseurs de la décroissance, Henry Thoreau avait probablement tout compris bien avant les verts (mieux compris aussi sans doute). On n’ose imaginer son regard sur le monde d’aujourd’hui.

    L’ouvrage est publié chez le Grand Souffle Editions (2007) .

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Published by Didier BARTHES - dans Notes de lecture
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 11:21

Le Monde daté du 26 septembre 2008 annonce la publication par le GPC (Global Carbon Project) des données sur les émissions de CO2.

Résumé de la situation :    C’est de pire en pire.


" Le niveau d’émission de dioxyde de carbone se situe un peu au-dessus des scénarios les plus pessimistes du GIEC "

Les quantités émises sont élevées et leur progression n’est en rien ralentie, bien au contraire.

De 1990 à 2000 la quantité de gaz carbonique générée par les activités humaines à cru au rythme moyen de + 0,9 % l’an. De 2000 à 2007, le rythme de progression est passé à + 3,5 % l’an.
Nous nous trouvons donc en face d'une  croissance de la croissance  (on imagine sans doute qu’en réalité cette augmentation de la  progression s'est faite   plus régulièrement de 1990 à 2007 sans que l’année 2000 constitue une telle charnière).
 Le pire scénario réalisé par le GIEC envisageait une croissance des émissions de 2,7 % l’an.
Autre mauvaise nouvelle : l’économie dans son ensemble devient de moins en moins propre. Une unité de PIB génère de plus en plus d’émission de CO2.

 

Principaux responsables :

 

  •  

  • Aucune mesure significative dans les pays développés.
  •  

     

  • Croissance forte des émissions des pays dits émergents, Chine et Inde en tête (la Chine est aujourd’hui le premier émetteur de CO2).
  •  

     

  • Déforestation.
  •  

     

  • Baisse de l’efficacité des puits naturels de carbone (ce point très technique reste à valider).
  •  

 

 

Rien de nouveau sous le soleil donc, cela confirme les informations relayées en juin 2007 par Science et Vie dont nous avions fait échos dans un article sur le même sujet (Voir : " CO: De pire en pire ", du 28 juin 2007).

Il y a beaucoup de bruit autour de la question du CO2 mais en pratique rien n’est fait et il est probable que l’ensemble des réserves de pétrole et de gaz se verront transformées en gaz carbonique dans les 40 ans à venir sans que nous ne fassions rien d’autre que le déplorer.

Sans action vigoureuse sur la croissance et la démographie tous les discours, toutes les intentions ne seront que bons sentiments… et mensonges !

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Published by Didier BARTHES - dans Actualités
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 15:07

Les actuels débats sur la mise en place de taxes " écologiques " sur différents produits et les voltes faces récentes du gouvernement ont l’avantage de mettre l’accent sur un point que bien peu d’hommes politiques ont le courage d’affronter en face :
La contradiction fondamentale entre une société de consommation et le respect de l’environnement. Qu’elle soit qualifiée de droite ou de gauche, aucune politique n’aura d’efficacité réelle en matière de protection de la nature si elle ne remet pas en cause le principe d’une croissance continue de nos consommations matérielles. Il est illusoire d’imaginer une croissance vertueuse basée sur de " gentils " produits respectueux de l’environnement. Il nous faut apprendre à être plus légers sur la Terre, plus modestes dans notre rôle, dans notre nombre et dans nos productions. Le reste relève simplement de la bonne conscience médiatique.

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Published by Didier BARTHES - dans Actualités
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 11:44


    Depuis quelques années, plusieurs études montrent qu’il existe une corrélation inverse entre la densité d’un tissu urbain et la consommation d’énergie par habitant. Autrement dit, pour une même population, plus une ville est étendue, plus elle consomme, plus elle est dense, plus elle est économe.


    Cela se conçoit aisément. Dans une ville dense, les déplacements sont moindres et plus facilement assurés par des transports en communs. Dans les villes étendues, Phœnix est aux Etats Unis la ville la plus souvent citée comme l'exemple à ne pas reproduire, les gens se déplacent beaucoup et le font en voiture la plupart du temps. De plus le chauffage ou la climatisation d'un immeuble  est généralement plus économe que celui d'une maison individuelle (à cause du rapport surface/volume qui est plus réduit). A cette  forte consommation d’énergie s’ajoute  une occupation de plus larges surfaces laissant ainsi moins de terres aux espaces naturels


    De cette constatation, beaucoup d’écologistes concluent qu’il faut densifier les villes voir même favoriser les tours et les grands ensembles.

   C’est là une conception très inquiétante de l’écologie car elle tend à transformer tous les hommes en urbains, à les faire vivre dans un monde totalement coupé de la nature, à ne plus avoir de jardin, à ne plus ni apprécier ni connaître les saisons, à ne plus jouir du bonheur de voir pousser la végétation à chaque printemps.


    Fondamentalement l’homme n’est pas fait pour vivre en cage comme un lapin (encore que le lapin lui non plus, n’a aucune attirance ni prédestination pour la cage).

   Ce genre de point de vue ne vise qu’à valider la possibilité d’une démographie élevée, faite de populations nombreuses que nous serons donc forcés d’entasser pour préserver un tout petit reste de nature. Rappelons que même dans ce cas les populations devront se nourrir et asservir de grandes surfaces, même si chacun, pour son logement, consomme un peu moins 


    Là encore, il serait beaucoup plus raisonnable d’être moins nombreux. Cela permettrait tout à la fois de protéger la nature et à chacun d’être en contact avec elle. Quel avenir pour une société ou la nature est ignorée, inconnue ?
 Est -il besoin d' ajouter que les grandes concentrations humaines tant en terme de nombre que de densité sont les meilleurs terreaux pour la violence ?


    L’homme rêve-t-il de HLM ou de jardins ?


    Est ce parce que beaucoup d’écologistes sont urbains qu’ils proposent ce genre de solutions ? Le monde qu’ils envisagent est  effrayant. Une fois encore le choix démographique est au coeur de la problématique.






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Published by Didier BARTHES - dans Société
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