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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 07:54

   
                       Un coup de cœur à faire partager : le (tout) petit livre de  Henry Thoreau (6 pages et encore c’est écrit gros) :


     L’esprit commercial des temps modernes.


    Cet opuscule rédigé à l’occasion d’un examen scolaire par  le tout jeune Thoreau il y a maintenant 170 ans exprime sans doute le fond de ce qui motive tout défenseur de l’environnement : Je vous laisse le découvrir : Un petit bijou.

 

    Ecologiste avant l’heure, amoureux de la nature, désormais considéré comme un des premiers penseurs de la décroissance, Henry Thoreau avait probablement tout compris bien avant les verts (mieux compris aussi sans doute). On n’ose imaginer son regard sur le monde d’aujourd’hui.

    L’ouvrage est publié chez le Grand Souffle Editions (2007) .

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 11:21

Le Monde daté du 26 septembre 2008 annonce la publication par le GPC (Global Carbon Project) des données sur les émissions de CO2.

Résumé de la situation :    C’est de pire en pire.


" Le niveau d’émission de dioxyde de carbone se situe un peu au-dessus des scénarios les plus pessimistes du GIEC "

Les quantités émises sont élevées et leur progression n’est en rien ralentie, bien au contraire.

De 1990 à 2000 la quantité de gaz carbonique générée par les activités humaines à cru au rythme moyen de + 0,9 % l’an. De 2000 à 2007, le rythme de progression est passé à + 3,5 % l’an.
Nous nous trouvons donc en face d'une  croissance de la croissance  (on imagine sans doute qu’en réalité cette augmentation de la  progression s'est faite   plus régulièrement de 1990 à 2007 sans que l’année 2000 constitue une telle charnière).
 Le pire scénario réalisé par le GIEC envisageait une croissance des émissions de 2,7 % l’an.
Autre mauvaise nouvelle : l’économie dans son ensemble devient de moins en moins propre. Une unité de PIB génère de plus en plus d’émission de CO2.

 

Principaux responsables :

 

  •  

  • Aucune mesure significative dans les pays développés.
  •  

     

  • Croissance forte des émissions des pays dits émergents, Chine et Inde en tête (la Chine est aujourd’hui le premier émetteur de CO2).
  •  

     

  • Déforestation.
  •  

     

  • Baisse de l’efficacité des puits naturels de carbone (ce point très technique reste à valider).
  •  

 

 

Rien de nouveau sous le soleil donc, cela confirme les informations relayées en juin 2007 par Science et Vie dont nous avions fait échos dans un article sur le même sujet (Voir : " CO: De pire en pire ", du 28 juin 2007).

Il y a beaucoup de bruit autour de la question du CO2 mais en pratique rien n’est fait et il est probable que l’ensemble des réserves de pétrole et de gaz se verront transformées en gaz carbonique dans les 40 ans à venir sans que nous ne fassions rien d’autre que le déplorer.

Sans action vigoureuse sur la croissance et la démographie tous les discours, toutes les intentions ne seront que bons sentiments… et mensonges !

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 15:07

Les actuels débats sur la mise en place de taxes " écologiques " sur différents produits et les voltes faces récentes du gouvernement ont l’avantage de mettre l’accent sur un point que bien peu d’hommes politiques ont le courage d’affronter en face :
La contradiction fondamentale entre une société de consommation et le respect de l’environnement. Qu’elle soit qualifiée de droite ou de gauche, aucune politique n’aura d’efficacité réelle en matière de protection de la nature si elle ne remet pas en cause le principe d’une croissance continue de nos consommations matérielles. Il est illusoire d’imaginer une croissance vertueuse basée sur de " gentils " produits respectueux de l’environnement. Il nous faut apprendre à être plus légers sur la Terre, plus modestes dans notre rôle, dans notre nombre et dans nos productions. Le reste relève simplement de la bonne conscience médiatique.

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 11:44


    Depuis quelques années, plusieurs études montrent qu’il existe une corrélation inverse entre la densité d’un tissu urbain et la consommation d’énergie par habitant. Autrement dit, pour une même population, plus une ville est étendue, plus elle consomme, plus elle est dense, plus elle est économe.


    Cela se conçoit aisément. Dans une ville dense, les déplacements sont moindres et plus facilement assurés par des transports en communs. Dans les villes étendues, Phœnix est aux Etats Unis la ville la plus souvent citée comme l'exemple à ne pas reproduire, les gens se déplacent beaucoup et le font en voiture la plupart du temps. De plus le chauffage ou la climatisation d'un immeuble  est généralement plus économe que celui d'une maison individuelle (à cause du rapport surface/volume qui est plus réduit). A cette  forte consommation d’énergie s’ajoute  une occupation de plus larges surfaces laissant ainsi moins de terres aux espaces naturels


    De cette constatation, beaucoup d’écologistes concluent qu’il faut densifier les villes voir même favoriser les tours et les grands ensembles.

   C’est là une conception très inquiétante de l’écologie car elle tend à transformer tous les hommes en urbains, à les faire vivre dans un monde totalement coupé de la nature, à ne plus avoir de jardin, à ne plus ni apprécier ni connaître les saisons, à ne plus jouir du bonheur de voir pousser la végétation à chaque printemps.


    Fondamentalement l’homme n’est pas fait pour vivre en cage comme un lapin (encore que le lapin lui non plus, n’a aucune attirance ni prédestination pour la cage).

   Ce genre de point de vue ne vise qu’à valider la possibilité d’une démographie élevée, faite de populations nombreuses que nous serons donc forcés d’entasser pour préserver un tout petit reste de nature. Rappelons que même dans ce cas les populations devront se nourrir et asservir de grandes surfaces, même si chacun, pour son logement, consomme un peu moins 


    Là encore, il serait beaucoup plus raisonnable d’être moins nombreux. Cela permettrait tout à la fois de protéger la nature et à chacun d’être en contact avec elle. Quel avenir pour une société ou la nature est ignorée, inconnue ?
 Est -il besoin d' ajouter que les grandes concentrations humaines tant en terme de nombre que de densité sont les meilleurs terreaux pour la violence ?


    L’homme rêve-t-il de HLM ou de jardins ?


    Est ce parce que beaucoup d’écologistes sont urbains qu’ils proposent ce genre de solutions ? Le monde qu’ils envisagent est  effrayant. Une fois encore le choix démographique est au coeur de la problématique.






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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 17:06

Le mensuel Science et Vie intitule son "Hors-série" de juin 2008: Construire un monde durable ( trimestriel hors-série numéro 243).

Le titre de l’éditorial : Planète finie, pose le problème avec justesse et concision. L’ensemble est complet et bien conçu. On y retrouve toutes les grandes questions qui décideront de notre avenir : Pollution, agriculture, biodiversité énergie, urbanisme…
Seul regret,  la problématique démographique n’est véritablement abordée que sur un quart de page. Les lecteurs de ce blog savent que nous mettons ce sujet au cœur de la réflexion écologique. Si nous ne maîtrisons pas la démographie, tous les efforts et tous les progrès réalisés par ailleurs seront anéantis. Il ne sert à rien de polluer chaucun deux fois moins  si nous sommes deux fois plus nombreux. Au mieux nos efforts ne retarderont ainsi que de quelques années l’effondrement écologique de la planète.

Une jolie phrase  extraite de l’interview du socio-anthropologue Alain Gras : " Aujourd’hui, la seule condition de survie réside dans l’établissement d’un rapport plus humble avec la planète ". Oui, c’est bien là ce qui doit guider toute la démarche de l’humanité.
Le temps de la domination et de sa glorification est révolu.

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 09:25

Le 26 mai, l’émission " C dans l’air "  animée  sur France 5 par Yves Calvi était consacrée à la hausse des produits pétroliers et en particulier à celle du gasoil dont on sait qu’il bénéficie d’une faveur croissante chez les automobilistes. Plusieurs économistes étaient invités.

Le ton a été donné dés l'une des premières phrases de l’un d’entre eux.

" Ce n'est pas une question de géologie, les réserves on les a ". a-t-il dit

Cette sentence assénée comme une vérité résume et illustre à elle seule l’incompréhension des économistes envers la crise écologique qui touche notre planète.

La science économique s’est bâtie sur un ensemble de théories où la valeur était une mesure du travail incorporé. Les biens fournis par la nature n’ont jamais été considérés comme des richesses et seul l’effort pour se les approprier pouvait être considéré comme partie intégrante de leur valeur. Leur prix qui est une notion différente pouvant par ailleurs être fixé par l’équilibre offre / demande sur les marchés.

Il résulte de cette approche que tous les biens naturels sont exclus du domaine de l’économie et que les économistes s’intéressent peu aux contraintes matérielles qui s’y rattachent et en tout cas pas à leur éventuelle disparition. Si les ressources naturelles deviennent plus rares ou plus difficiles d’accès alors leur valeur et leur prix augmentent mais ont peut toujours se les procurer par plus d’investissement ou plus de travail ( plus de " production ").

Les limites de la nature sont inconnues de l’économiste, seul compte le travail et l’investissement.

Poursuivant ses affirmations l’intervenant a donc attribué la hausse des prix au comportement des hommes : Les investissements dans le domaine du raffinage sont insuffisants et les pays producteurs préfèrent garder leur réserves plutôt que les vendre aujourd’hui car ils anticipent encore une hausse durable (ce que l’on peut considérer au choix comme de la spéculation ou bien comme une marque de sagesse ou peut-être comme les deux).

Tout cela est juste mais relève d’une cause intermédiaire.

Ce que ne veulent pas comprendre les économistes est que ces attitudes ont justement pour origine un manque physique de pétrole (relativement à notre demande qui atteint environ 85 millions de barils par jour). Si le pétrole était durablement abondant (à ce rythme de production), aucun de ces comportements n’aurait de sens et ne serait tenable plus de quelques temps. La tendance haussière n’aurait aucune raison d’exister et ne serait donc pas anticipée.

 

Nous allons manquer de pétrole et les acteurs du secteur le savent beaucoup mieux que les professeurs d’économie (cf. notre article sur la journée Panorama 2008 organisée par l’IFP)

Aucune méthode ne permettra de faire face au manque physique. Dans quelques décennies d’ailleurs la plupart des gisements accessibles requerront pour leur exploitation plus d’énergie qu’ils ne seront susceptibles d’en restituer. Dans ces conditions de rendement négatif le pétrole ne sera jamais rentable, à n’importe quel prix. En cela le raisonnement valable pour d’autres matières premières ne peut être appliqué aux produits énergétiques qui demandent de leur propre matière pour être exploités.

 

Cette déconnexion de l’économie d’avec le monde naturel est source de bien des incompréhensions et risque d’opposer longtemps l’économie à l’écologie.

 

Les réserves de pétrole sont loin d’être infinies, elles sont précieuses et mieux vaudrait les préserver pour des usages où elles sont difficilement remplaçables que de demander leur exploitation plus intensive. Cela ne fera que rendre la crise plus proche et plus brutale et nous laissera moins de temps pour trouver des alternatives.

N’oublions pas qu’à trop suivre certains des concepts chers aux économistes nous arrivons vite à des absurdités, ainsi dans un monde où l’air serait payant nous serions plus riches puisque le PIB augmenterait.

Peut-être l’économie est-elle une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls économistes ?

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Published by Didier BARTHES - dans Energie
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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 08:02


Une bien belle idée : Des lions et des éléphants en Amérique.

 

    Le lion et l’éléphant, le roi et le plus grand des mammifères terrestres sont pour nous des symboles de l’Afrique. C’est là pourtant une restriction géographique bien récente. Il y seulement 50 000 ans, une goutte d’eau à l’échelle de l’histoire de la vie, ce que l’on appelle la mégafaune peuplait toutes les terres de la planète, Amérique comprise bien entendu. Beaucoup de vestiges y ont d’ailleurs été découverts.

    De plus en plus d’indices laissent penser que c’est l’arrivée de l’homme il y a environ 13 000 ans pour les vagues migratoires les plus significatives qui a précipité la disparition de tous ces grands animaux. Par leurs effectifs restreints ces espèces sont fragiles et une chasse intensive peut facilement les éliminer.

   Curieux et heureux retournement des choses, le mensuel " Pour la Science " nous apprend dans son numéro de juin 2008 (n° 368, p74) que certains chercheurs forment le projet de réintroduire ces splendides animaux sur le continent américain.


   L’opération s’appuierait sur l’expérience acquise lors de précédentes réintroductions comme celle du loup gris, qui fut un succès et constitue désormais un classique du genre fort commenté dans la littérature écologique. Les animaux seraient parqués dans de grandes réserves et non en totale liberté pour assurer leur protection et éviter les problèmes de voisinage avec la population humaine.

  
    Il est intéressant de souligner que les Etats Unis et le Canada qui par leur mode de vie, constituent la bête noire et la cible de la plupart des écologistes du monde sont néanmoins par la relative faiblesse de leur densité démographique (avec la Russie qui fait mieux encore parmi les pays développés) les seuls pays à permettre ce genre d’opération. C’est là une sagesse (ou un état de fait) qu’il faut méditer. L’absence de surpopulation est une condition sine qua non de la protection de la faune et l’Amérique du Nord est bien placée quoi qu’en pense une certaine mouvance écologiste.


    L’auteur de l’article souligne avec justesse que pour inverser la tendance, (tendance à l’aggravation de la situation des espèces menacées) : "  l’action audacieuse doit devenir la règle. " 
    Voilà une remarque que nous reprenons à notre compte pour la plupart des questions relatives à la protection de la nature. Les demi-mesures n'apporteront rien d'autre qu’un bref répit.

.

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Published by Didier BARTHES - dans Biodiversité
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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 09:41

 

 

    Si tout travail mérite salaire et si toute profession à droit à s’exercer dans de justes conditions de concurrence, l’idée de faire bénéficier les pêcheurs de gasoil sous taxé ou même subventionné par un mécanisme quelconque relève de l’hérésie.


    Nous sommes dans un monde qui dispose de moins en moins de poissons et de moins en moins de pétrole et nous nous apprêtons à donner des subventions pour pêcher du poisson avec du pétrole !


     Cela ressemble à un médecin qui devant un malade souffrant d’un cancer du poumon lui ordonnerait de doubler sa consommation de tabac. Voilà certes une façon de régler plus vite le problème, mais la pire !

    Avec ce genre de politique qui illustre bien comme le monde politique n’a encore rien saisi de la nature de la crise qui se profile, nous allons nous retrouver sans poisson, sans pétrole et … sans pêcheur !


    Il faut payer les produits à leur juste coût, si le poisson coûte cher à cause de sa rareté et à cause du prix du pétrole alors nous devons le payer à ce prix, aucune autre solution ne sera durable.


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Published by Didier BARTHES - dans Actualités
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 10:39

Vive le pétrole cher !

Ainsi commence enfin l’éditorial d’un magazine grand public !

Dans son hors série numéro 154 ( mai - juin 2008), le mensuel Science et Avenir offre un large panorama de la question automobile sous les contraintes croisées de l’écologie et de la future déplétion pétrolière.

On y trouvera quelques éléments sur le rôle de la voiture dans la société et sur le symbole qu’elle constitue, mais on découvrira surtout une excellente synthèse des réflexions sur son avenir.

Le dossier consacré à la voiture électrique dont on annonce le grand retour est fort complet : Autonomie, temps de recharge, fiabilité, politique des flottes, tous les sujets sont abordés.

Les biocarburants comme les voitures hybrides en prennent pour leur grade. Il est vrai que leurs supposés avantages résistent mal à une analyse approfondie. Ces questions d’ailleurs ont été évoquées dans d’autres articles de ce blog et nos conclusions vont dans le même sens (voir, : "Les dérives de la publicité" et "Energies renouvelables: pas de naïveté").

Rappelons aussi que beaucoup de solutions existent déjà. Ainsi le moteur à air comprimé (commercialisé par la société MDI) et la voiture électrique dans son état de développement actuel sont dors et déjà capables de répondre à nombre de nos besoins, la quasi-totalité des déplacements urbains en particulier. Seules les conditions de recharge surtout pour l’électrique sont encore un peu délicates pour les personnes en appartement.

En un mot des articles instructifs qui formeront une bonne base de réflexion pour qui s’intéressent à ces questions.

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 14:25

2030 le krach écologique,  Geneviève FERONE, Grasset 2008

 

Selon Geneviève Ferone  à l'aproche des années 2030, la planète se trouvera sous le feu de  crises concomitantes: l’écologie, la démographie, l’énergie et la croissance.

Ce livre constitue l’une des nombreuses démonstrations prouvant que « nous allons dans le mur ». Démonstration hélas si peu écoutée du monde politique.

 

On y trouve des remarques intéressantes :

 

La question démographique, sujet si souvent tabou, est assez largement évoquée. Une réserve cependant, l’ouvrage part de l’hypothèse selon laquelle nous serons 7 milliards en 2030. Erreur, ce sera en 2012 environ, nous y sommes presque, il y a déja 6,7 milliards. d'être humains sur la Terre.

 

Mme Ferone souligne avec justesse que les premiers pays qui prendront des mesures (par exemple sur la taxation de l'énergie) seront également les premiers pénalisés sur le plan de la compétitivité économique, ceci constitue un hanicap sérieux envers les initiatives en la matière.

 

L'auteur s'attaque courageusement au  « politiquement correct » qui nous interdit de mettre en garde les pays en voie de développement sur leurs atteintes à l’environnement sous prétexte que nous l’avons fait avant eux (Rappel : la révolution industrielle a eu lieu en Europe dans un monde de  un milliard  d’habitants et non de sept et bientôt dix milliards, aussi les conditions sont elles bien différentes et la position de Genevieve Ferone plutôt bienvenue).

 

Le livre souligne le peu d’efficacité de mesures qui seraient prises sans inclure des pays comme la Chine et l’Inde. A quoi cela sert-il que nos voitures consomment quelques pour cent de moins si la Chine double son parc automobile ou construit une à deux centrales à charbon par semaine ? C'est là un véritable problème !

 

Deux légères critiques cependant :

 

Il manque quelques données chiffrées qui fixeraient les idées du lecteur sur les ordres de grandeur en matière de production et de population. le livre s’appuie sur des références qui ne sont pas rappelées. Il en est de même pour les questions climatiques qui sont évoqués mais de façon trop superficielle. La question est beaucoup plus complexe que cet ouvrage ne le laisse supposer.

 

En second lieu les mesures préconisées sont un peu floues, la décroissance n’est pas étrillée comme souvent mais Geneviève Ferone la dit incapable de résoudre les choses à court terme et souligne qu’elle sera mal acceptée par les nouveaux acteurs de la croissance (on veut bien le croire). De la même façon tous les échecs du  protocole de Kyoto sont lourdement mis en évidence et en conclusion  l’auteur nous dit que cet accord n’est pas un échec (sans que ce soit seulement au sens du symbole). Alors on ne sait plus très bien ce qu’il faut faire ! On ne sait pas non plus si Geneviève Ferone considère la technologie comme une solution ou comme une fuite en avant, il est vrai qu’il y a peut être un peu des deux.

 

Malgré ces petites réserves, encore un livre nécessaire pour prendre conscience du problème.

 

Vous retrouverez cette critique et celles d’autres livres (plus brèves pour l’instant) dans la rubrique bibliographie.

 

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  • : ECONOMIE DURABLE
  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
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