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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 14:20
         
     Souvent pour évoquer un fort mouvement de croissance les économistes utilisent le terme de croissance exponentielle. Que cache en réalité ce terme ? Quelles sont les implications d’un tel phénomène ?

    Je vous propose de mieux le connaître en nous appuyant sur l’analyse de la croissance démographique.
 
Prenons l’exemple d’une population en augmentation de 2 % par an comme l’était l’humanité dans son ensemble durant la décennie 1960-1970.
 
Affirmer que cette population évolue à ce rythme revient à dire que son effectif se voit annuellement multiplié par le coefficient 1,02. Après deux ans elle se trouve ainsi multipliée par 1,02 x 1,02 soit 1,022 et de façon plus générale par 1,02 n à l’issue de n années.
 En généralisant encore, un taux de croissance de x % conduit après n années à la multiplication des quantités initiales par (1 + x/100) n. La variable temporelle, le nombre d’années écoulées (n) est ici placée en exposant. C’est pourquoi on parle de croissance exponentielle.
 
Le mot a quelque chose d’effrayant et cet effroi est hélas parfaitement justifié. Les progressions exponentielles recèlent en effet deux particularités fort inquiétantes.
 
-         Elles conduisent à terme à une véritable explosion des quantités auxquelles elles s’appliquent et ce, même si le taux de croissance ramené à l’année (ou à la période de référence)  apparaît très modéré.
-          Elles cachent très bien leur jeu puisque le caractère catastrophique de la progression ne se dévoile qu’à proximité de l’échéance, quand par exemple un territoire devient surpeuplé.
 
L’ignorance, parfois volontaire, de ces deux conséquences justifie pour une part l’amour immodéré que les démographes et les économistes portent à la croissance. Les situations sans issue, auxquelles elles conduisent se situent généralement à des échéances placées au-delà de leur horizon habituel de réflexion et parfois plus prosaïquement de leur mandat pour les décideurs politiques. Un certain conformisme, une sorte de pensée unique selon l’expression en vogue joue aussi son rôle dans cette unanimité. Voyons maintenant le détail de ces deux particularités que sont l' Explosion et le masquage.
Tout d’abord l’explosion. Reprenons notre exemple. Une croissance de 2 % conduit à un doublement de la population en 35 ans environ (parce que : 1,0235 = 2). Ces 2 % en apparence bien anodins amèneraient ainsi la population à quadrupler en 70 ans et à être multipliée par 8 en 105 ans faisant en conséquence passer en à peine plus d’un siècle le nombre d’êtres humains de 6,6 à 53 milliards ! Difficile à imaginer ! Aujourd’hui, en 2008 l’accroissement de la démographie mondiale s’est quelque peu ralenti et s’établit autour de 1,2 % par an.   Pourtant cette baisse ne change pas fondamentalement les données du problème. Le temps de doublement de la population passe de 35 à 58 ans mais  à l’échelle de l’histoire, cela conduit presque aussi rapidement et tout aussi sûrement à la catastrophe. Dans cette hypothèse, c’est en 2181 que nous serons 53 milliards, mais c’est probablement beaucoup plus tôt que nous connaîtrons de très sérieuses difficultés.
Que ceux qui ont quelque goût pour les chiffres sachent que si la population continuait sur le même rythme, elle atteindrait en 840 ans l’effectif de 150 000 milliards ce qui correspond à la surface des terres émergées exprimée en mètres carrés, Antarctique, Groenland et autres déserts compris. Chaque homme disposerait alors exactement d’un carré de un mètre de côté. Il est préférable de laisser cela au domaine de la fiction. Début 2008 chaque homme jouit encore de 22 700 m² soit un peu moins de 2,3 hectares. C’est en fait déjà très peu pour une gestion écologique de nos ressources. Quant à ceux qui aiment les films catastrophes et la science fiction la plus incroyable, qu’ils sachent que si la population actuelle  continuait sur sa lancée, elle formerait dans un peu moins de 9 000 ans une sphère de matière dont le rayon croîtrait à la vitesse de la lumière ! Sidérant non ? A titre de curiosité vous trouverez le calcul ici.
Bien sûr, ces lois de progression ne relèvent pas du seul domaine démographique, elles s’appliquent à toute quantité matérielle. La croissance de la production de tel ou tel bien ne peut se poursuivre éternellement faute de quoi la planète finirait toujours crouler sous les objets fabriqués : tonnes d’acier, automobiles, ordinateurs etc. Les émissions de polluants se trouvent soumises aux mêmes lois, même si certains mécanismes naturels en permettent partiellement le recyclage. Une croissance exponentielle finit toujours par l’emporter… jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de combattant.
Les croissances exponentielles conduisent enfin à des impasses dans un domaine désormais largement médiatisé : Les prélèvements sur les ressources naturelles. Que ces ressources soient finies comme l’illustre bien le prochain épuisement des réserves d’hydrocarbures ou qu’elles soient renouvelables  comme le sont la faune et flore. Là aussi, quelles que soient les capacités de régénération de la nature, le mouvement exponentiel a toujours le dernier mot. Ainsi a été épuisé en moins de cent ans l’essentiel des réserves halieutiques. Malgré tous les moyens mis en œuvre, la pêche stagne et s’est même effondrée pour certaines espèces autrefois aussi courantes que la morue en Atlantique Nord. C’est donc la nature qui en dernier recours met fin à une croissance impossible que l’homme n’a pas su réguler. C’est la solution la plus brutale, la plus définitive, celle qui ne laisse que des perdants.

    Pour être tout à fait précis, il faut ajouter que ces limitations ne s’appliquent pas aux seules progressions exponentielles. Un mouvement de croissance arithmétique c’est à dire par lequel on produit au cours de chaque cycle une quantité fixe de plus que lors du cycle précédent (de type : 100, 105, 110, 115…) conduit lui aussi à une impasse dans un monde fini si les produits ne se détruisent ou ne se recyclent pas avec le temps. La construction de nouvelles voies de communications par exemple même en quantités annuelles stables ou même décroissantes devra bien s’arrêter un jour faute de voir macadamisée la planète entière. Le caractère exponentiel accélère le mouvement et rend en cela l’avenir plus incertain car plus difficilement maîtrisable.

Dans un monde fini comme l’est notre planète, toute croissance d’une quantité matérielle ne peut être que transitoire. Cette impossibilité à maintenir durablement un phénomène d’expansion ne résulte d’aucun préalable idéologique ni d’aucun choix de société. Seules les lois de la physique sont en cause. Pourtant, dans leur quasi-unanimité, les mondes politiques et économiques ignorent cette réalité et vouent au mot comme au concept de croissance une adoration presque religieuse. Quelle est la source de cette addiction ? Est-ce l’image positive ‘naturellement‘ associée à l’idée de progression ?  Est-ce la volonté bien comprise   de promettre. 
Examinons maintenant la seconde caractéristique de ce type de progression : sa capacité à masquer la proximité des échéances.

Cette notion a été popularisée avec talent par le généticien Albert Jacquard qui a donné à l’un de ses livres le titre de la petite fable illustrant le phénomène : L’équation du nénuphar
[1]. Nicolas Hulot l’a également évoqué dans « le syndrome du Titanic[2] ».De quoi s’agit-il ? Simplement de répondre à la question suivante : Sur un étang se trouvent quelques nénuphars et ceux ci ne cessent de se multiplier. Si l’on sait que la surface de l’étang sera entièrement couverte par ces plantes en 50 jours et que leur étendue double chaque 24 heures, au bout de combien de temps les nénuphars recouvriront-ils la moitié de l’étang ?
      La première réponse qui vient à l’esprit : 25 jours est évidemment fausse. Si la surface double tous les jours la moitié de celle ci aura été couverte à la veille de l’échéance. Cela signifie que face à une progression exponentielle la catastrophe ne s’annonce pas longtemps à l’avance. L’avant veille de la catastrophe un quart seulement de l’étang est couvert et l’antépénultième jour un huitième seulement, laissant ainsi croire que l’étang est ‘sous peuplé’ et qu’il reste tout le temps pour réagir. Notre planète ressemble à cet étang !
Nous ne savons pas quelle est exactement l’échéance pour la Terre, c’est à dire à quel niveau de densité humaine elle deviendra proprement invivable. Il s’agit d’ailleurs d’une notion par nature imprécise. Sous certains aspects notre planète est déjà largement surpeuplée, en ce qui concerne la place laissées aux autres espèces notamment. Pour un monde qui supporte une humanité en progression annuelle de 1,2 % l’équivalent du « jour nénuphar » de la parabole vaut donc 58 ans, c’est le temps de doublement de notre effectif.  
     Une soixantaine d’années, cela représente deux générations, c’est très court au regard de la forte inertie des mécanismes démographiques. L’avenir à moyen terme (moins de 40 ans) est quasiment déjà écrit. Ainsi nous savions dés la fin des années 50 que l’humanité atteindrait six milliards d’individus en l’an 2000. Même si nous réduisons quelque peu notre taux de fécondité, ce qui a commencé, le très grand nombre de personnes en âge d’avoir des enfants ou qui vont prochainement atteindre cet âge fait que mécaniquement, la population continuera à croître pendant les décennies à venir. Le phénomène sera par ailleurs amplifié du fait de l’allongement attendu de la durée moyenne de la vie (un peu moins de 60 ans aujourd’hui pour l’humanité dans son ensemble).
Ce masquage des échéances est extrêmement préoccupant. Il introduit chez beaucoup de nos contemporains un véritable aveuglement. On entend encore fréquemment dire que la question de la surpopulation n’est pas urgente puisque 30 ou 40 % (le taux dépend des définitions retenues) des surfaces émergées sont encore vides ou sous peuplées.
       C’est là une illusion dangereuse, la preuve que la véritable nature d’une progression exponentielle est encore largement incomprise.

      Dans moins de deux générations, soit toute la planète sera peuplée ce qui est improbable compte tenu du caractère inhabitable d’une bonne partie des surfaces aujourd’hui inoccupées, soit les terres déjà habitées le seront avec une densité double de celle de 2007 avant de l’être avec une densité quadruple une soixantaine d’années plus tard.


      Quelle marge de manœuvre restera-t-il alors pour la protection de l’environnement ? Pour la préservation des espèces animales et végétales ? Pour les prairies, les forêts ? Malgré touts les bons sentiments, toutes les bonnes volontés : Aucune !


        Le caractère inexorable, explosif et masquant d’une croissance exponentielle met en péril notre avenir. Plus insidieusement, il condamne sans que beaucoup d’écologistes n’en aient conscience ou ne veuillent l’admettre l’idée que l’on puisse concilier développement démographique et même développement économique avec la protection de la planète. Par sa nature, l’exponentielle emporte tout, même les illusions d’une croissance douce, respectueuse et durable !

 

note :  Voir également sur ce sujet et à titre de curiosité, l'article Démographie Explosive et vitesse de la lumière. 


[1] Albert Jacquard , L’équation du nénuphar : Les plaisirs de la science , éditions Calmann-Lévy 1998
[2] Nicolas Hulot, Le syndrome du Titanic , éditions Calmann-Lévy 2004
 
 
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Published by Didier BARTHES - dans Démographie
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 14:09
A tous ceux qui pensent qu’à défaut de notre sagesse, c’est le prochain épuisement des gisements pétroliers et gaziers qui nous forcera finalement à réduire nos émissions polluantes, c’est la nature elle-même qui apporte un démenti. Ce démenti s’appuie sur l’ampleur des réserves de charbon que recèle encore notre planète.
Selon les sources, ces réserves représentent de 150 à 250 fois notre consommation actuelle. Le charbon a par ailleurs la bonne idée d’être mieux réparti que le pétrole et de se trouver majoritairement chez ses principaux consommateurs en l’occurrence la Chine et les Etats Unis. Voilà des qualités bien appréciées.
Les réserves dureront-elles pour autant de 150 à 250 ans ? Difficile à dire ! l’avenir de la production n’est pas entièrement écrit. Cependant des signes inquiétants se font déjà jour, selon le magazine Sciences et Avenir (février 2008), la production de charbon devrait croître de plus de 5 % par an jusqu’en 2015 et cette croissance, quoiqu’à un rythme moindre, devrait se poursuivre une bonne partie du 21ème siècle. Notre appétit d’énergie et le remplacement progressif du gaz et du pétrole par le charbon expliquent cette évolution. Ironie de l’Histoire le « vieux » charbon, symbole de la révolution industrielle devrait redevenir la source d’énergie triomphante des années à venir.
Toutefois, aussi importantes soient les réserves, elles seront vite épuisées face à la croissance exponentielle de leur exploitation et les 150 ou 250 ans évoqués devront de ce point de vue probablement être revus à la baisse. Déjà la consommation chinoise a été multipliée par deux entre 2000 et 2006 ! Le pays construit des centrales au rythme de deux à trois par semaine !
A l’inverse, et cela est vrai pour tous les hydrocarbures, la consommation ne pourra se maintenir au même rythme jusqu’à la dernière goutte ou à la dernière tonne. Cela prolongera les choses. Cependant, comme pour le pétrole ce n’est pas l’épuisement ultime qui est important mais le fait que les réserves ne soient plus en mesure de constituer une ressource significative pour la société.
 
Pourtant, ces débats sur la durée physique du charbon passeront probablement au second plan devant la question de l’émission des gaz à effet de serre. De cette question viendra certainement la limitation première à l’usage inconsidéré de cette matière première. Non seulement à énergie produite égale, le charbon est plus émetteur de CO2 que le pétrole ou le gaz, mais sa liquéfaction que l’on évoque de plus en plus pour palier à l’épuisement des hydrocarbures liquides, est fortement polluante. Les Etats Unis comme toutes les puissances industrielles sont hélas très demandeuses de ce procédé qui avait été utilisé par l’Allemagne pendant la seconde guerre mondiale et par l’Afrique du Sud au temps ou elle était soumise à embargo pour cause d’apartheid.
 

Une fois encore, l’avenir est noir pour la planète.

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Published by Didier BARTHES - dans Energie
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 13:38

Selon le site Populationdata.net  nous étions au 1er janvier 2008 environ 6 milliards et 667 millions d'êtres humains sur notre planète (un tout petit peu plus selon l'INED (voir : www.ined.fr ).
On sait que la question démographique est souvent taboue dans les milieux de l'écologie.
Même si chacun d'entre nous se comporte bien ce chiffre est-il raisonnablement  compatible avec le respect de l'environnement ? 
Quel espace laissons nous aux autres espèces ?
Pourquoi ne pourrait-on pas être humaniste sans être nataliste ?

 

 

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Published by Didier BARTHES - dans Démographie
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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 14:15

  A l'occasion des basses températures rencontrées en ce début de semaine, la puissance électrique utilisée en France à un instant donné a battu des records 
  Le lundi 17 décembre 2008  vers 19 h un pic de 88,96 gigawatts a été atteint. Pour obtenir cette puissance,  la France a dû importer un peu plus de courant qu'elle n'en exportait au même instant. Le surplus est principalement venu d'Allemagne. 
  Curieusement, dans la plupart des média, cela a été présenté comme un record, presque une performance. Ne devrait-on pas y voir notre incapacité à reduire quelque peu notre consommation énergétique ? Il semble que le mythe du record soit médiatiquement plus porteur que celui de la sobriété.
  Finalement c'est plutôt une mauvaise nouvelle pour l'environnement !

 

 

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Published by Didier BARTHES - dans Actualités
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 14:08

 

  (Cette liste d'ouvrages a été mise à jour en mai 2010)

 

  • Giorgio Agamben,

           - Homo sacer, Le Seuil, février 1997

 

  • Paul Aries,

            - Décroissance ou barbarie, Golias, 2004

  

  • Michel Barnier 

           - Le défi écologique, Stock, 1990 

 

  • Dominique Belpomme,

           - Avant qu'il ne soit trop tard, Fayard, février 2007 

 

  • Gilbert-Keith Chesterton,

            - Le monde comme il ne va pas

               Bibliothèque l'Age d'Homme, mai 1994

            - Plaidoyer pour une propriété anti-capitaliste

               Editions de l'Homme Nouveau, avril 2009 

 

  • Pierre Clastres, 

          - La société contre l'état, Editions de minuit,1974 

 

  • Daniel Cohen,

          - La prospérité du vice, Albin Michel, septembre 2009 

 

  • Jared Diamond,

          - Effondrement, Comment les sociétés décident de leur

               dispartion ou de leur survie, Gallimard, NRF Essai, 2006 (**)

            Traduction française de Collapse, how societies chose to

                fail or succed,  Viking Penguin, 2005

 

  • Jean Dorst,

           - Avant que nature ne meure, pour une écologie politique,

             Delachaux et Niestlé, 1965

 

  • Jean-Pierre Dupuy,

            - Pour un catastrophisme éclairé, Le Seuil, 2002 

 

  • Paul R. Ehrilch,

             - La bombe P, J'ai lu (pour l'édition française), 1971

 

  • Jacques Ellul,

            - La trahison de l'occident, Calman-Lévy, 1975

            - La technique ou l'enjeu du siècle, Economica, 1990

            - L'illusion politique, Table ronde, 2004

            - Le système technicien, Le cherche midi, mai 2004

 

  • Geneviève Ferone,

            - 2030 Le krach écologique, Grasset, 2008 (**)

 

  • Nicholas Georgescu-Roegen,

            - La décroissance, entropie, écologie, économie,

             Editions Sang de la Terre, juin 2006

 

  • Richard Heinberg,

            - Pétrole, la fête est finie,

              pour la traduction française, éditions Demi-Lune,

              collection Résistance, octobre 2008 

 

  • Yvan Illitch,

            - Energie et équité,  Le Seuil, 1973

 

  • Jean-Marc Jancovici,

          - L'avenir climatique, quel temps ferons nous ? 2002

 

  • Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean

           - Le plein s’il vous plait, Le Seuil, 2005 (*)

              - C'est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde, 

             Le seuil, 2009 (**)

 

  • Bertrand de Jouvenel,

             - La civilisation de puissance, Fayard, 1976

  

  • André Gorz,

            - Ecologie et politique, Galilée, 1975

 

  • Nicolas Hulot,

           - Le syndrome du Titanic, Calmann-Lévy, 2004 (*)

           - Pour un pacte écologique, Calmann-Lévy, 2006

 

  • Robert Kandel,

           - Le réchauffement climatique, Coll Que sais-je ?, PUF 2002

 

  • Cédric Lagrandé,

            - L'actualité pure; essai sur le temps paralysé, PUF, 2009

            - La société intégrale, Flammarion, septembre 2009

 

  • Serge Latouche,

            - Petit traité de la décroissance sereine,

               Mille et une nuits, 2007

 

  • Eric Laurent,

            - La face cachée du pétrole, Pocket, février 2007 

  • Pierre Legendre,

           - L'empire de la vérité , Fayard,1983

           - Ce que l'Occident ne voit pas de l'Occident 

                     coll. les quarante piliers, Editions Mille et une nuits, 2004

 

  • Claude Lévi-Strauss,

            - La pensée sauvage, Plon, 1962

 

  • André Lebeau, 

           - L’engrenage de la technique, NRF Gallimard, 2005 (*)

           - L'enfermement planétaire, Coll le débat, Gallimard, 2008 (*)

 

  • James Lovelock,

          - La Terre est-elle un être vivant  ? L’hypothèse Gaïa,

             traduction française, Editions du Rocher, 1986

          - La revanche de Gaïa, Pourquoi la Terre riposte-t-elle ?

             Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Flammarion, 2007

 

  • Robert Thomas Malthus,

              - Essai sur le principe de population,1798

 

  • Jean-Claude Michéa,

           - L'empire du moindre mal, Champs, coll Essais, mars 2010

 

  • Théodore Monod,

            - Et si l’aventure humaine devait échouer, Grasset, 2000


  • Jacques Neirynck,

            - La grande illusion de la technique, Poche jouvence, 2006

  • Adolphe Nicolas,

            - 2050 Rendez-vous à risques, Belin (Pour la science), 2004

  • Yves Paccalet,

           - L’humanité disparaîtra bon débarras ! Arthaud, 2006

 

  • Pierre Papon,

           - L'énergie à l'heure des choix, Belin, (Pour la science), 2007

 

  • Jean-Marie Pelt,

           - Le tour du monde d'un écologiste,   Fayard, 1990

           - La Terre en héritage, Fayard, 2000 

 

  • Pierre Rahbi,

           - Vers la sobriété heureuse, Acte Sud, Avril 2010

 

  • René Riesel, Jaime Semprun,

         - Catastrophisme, administration du désastre et soumission

           durable, Edition de l'encyclopédie des nuisances, 2008

 

  • Aldo Schiavone,

            -  L'histoire brisée, Belin, 2003

 

  • Ernst Friedrich Schumacher,

            - Small is beautiful, une société à la mesure de l'homme, 

             pour la traduction française, Le Seuil, 1973 

 

  • Joseph E Stigliz,

            - Principe d'économie moderne

              De Boek Université, Bruxelles, 2007

 

  • Michel Tarrier, 

           - 2050 Sauve qui peut la Terre, Editions du temps, 2008

  • Michel Tarrier, Daisy Tarrier,

           - Faire des enfants tue, éloge de la dénatalité,

             Editions du temps, 2008

  • Henry David Thoreau,

           - L’esprit commercial des temps modernes,

             Le grand souffle éditions, 2007 (écrit en 1837).

 

  • Ernest U. Von Wiensäeker, Amaury B. Lovins, L. Hunter Lovins,

          - Facteur 4,  deux  fois plus de biens en consommant deux  fois

              moins de ressources

            Rapport au club de Rome, Terre Vivante, décembre 2007

 

  • Jean-Luc Wingert,

          - La vie après le pétrole, Autrement, 2005 (*)

 

 

(*)   :   Ouvrages faisant l'objet d'un commentaire dans la bibliographie.
(**)  :  Ouvrages faisant l'objet d'une note de lecture ou d'un article dédié.

 

 

 

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Published by Didier BARTHES - Jean-Christophe VIGNAL - dans Bibliographie
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 19:36

    Reprenant une étude du groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, le mensuel Science et Vie dans son numéro de juillet 2007 confirme l'aggravation de la situation sur le plan du CO2.
    Non seulement depuis la signature du protocole de Kyoto, les émissions de gaz carbonique ne diminuent pas mais elles augmentent et ce, à un rythme de plus en plus rapide. 
    De 2000 à 2004 le taux d'augmentation annuel est de 3,4 % tandis qu'il n'était que de 1,1% pendant la décennie précédente.
   Autre élément de l'étude, le poids croissant de la Chine dans ces émissions. Ce pays deviendra le premier émetteur entre les années 2010 et  2020. L'Inde et les autres pays dits émergents prendront aussi une part déterminante à cette forme de pollution.

    Pas de surprise donc : le problème est mondial et sa résolution, pour l'instant, très mal engagée.

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Published by Didier BARTHES - dans Revue de presse
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 17:44

   Quelques ouvrages sur la protection de l'environnement et les inévitables défis que l'humanité va devoir affronter.



- Paul ARIES : Décroissance ou barbarie,  Golias, 2004

     Une réflexion selon laquelle la protection de l'environnement et le maintien de l'équilibre de la société passent par une remise en cause de cette véritable religion qu'est devenue la croissance. Peu d'écologistes (au moins parmi ceux dont le discours est médiatisé) osent pousser le raisonnement  jusque là. Pourtant la démonstration est imparable. Dans un monde fini toute croissance matérielle est forcément condamnée. L'humanité devra se trouver d'autres buts que le "toujours plus". La façon dont l'individu est enfermé dans ces "obligations" : consommation, travail, croissance est particulièrement bien développée et ... convaincante.

 

- Yves COCHET: Pétrole apocalypse,   Fayard, 2005

 Comme les autres livres ici présentés  et consacrés au pétrole, celui ci affirme le caractère inéluctable d'une prochaine et profonde crise liée aux limites de la ressource.  La surestimation des réserves nous masque l'imminence et la gravité du problème. Il est intéressant sur un tel sujet de lire le point de vue d'un homme engagé dans le combat politique (les verts). Yves Cochet prêche évidemment la sobriété energétique   ainsi que la diversité des modes de production. Il est, comme on pouvait s'y attendre, très réservé sur le nucléaire qu'il juge (indépendamment des problèmes de sécurité non abordés ici) incapable de se substituer au pétrole pour une grande part des usages. Les développements concernant la part du pétrole et de l'énergie dans l'alimentation sont intéressants car souvent méconnus du grand public. On y trouvera également beaucoup de données chiffrées fort pertinentes permettant au lecteur d'avoir en tête les ordres de grandeur. Cela manque parfois dans ce type d'ouvrages.



- Jared Diamond :  Effondrement (Collapse en anglais) , 2008, Nrf  Essais, Gallimard  


 Un grand classique désormais et en effet une formidable réussite. L'auteur, à partir d'une dizaine de cas, analyse la façon dont les sociétés prennent les bonnes ou les mauvaises décisions.  Vous saurez ainsi pourquoi et comment nombre de sociétés passées se sont effondrée et comment quelques unes ont survécu. Une aide précieuse pour réfléchir à notre propre civilisation, question planétaire cette fois.
  Voir la note de lecture  consacrée à cet ouvrage.
 


-  
Geneviève FERONE, 2030 le krach écologique Grasset 2008

Selon Geneviève Ferone  à l'aproche des années 2030, la planète se trouvera sous le feu de  crises concomitantes: l’écologie, la démographie, l’énergie et la croissance. Ce livre constitue l’une des nombreuses démonstrations prouvant que « nous allons dans le mur ». Démonstration hélas si peu écoutée du monde politique.  Voir la  note de lecture correspondante

 

 

- Nicolas HULOT : Le syndrome du Titanic,  Calman Levy, 2004

  L'image du Titanic est hélas fort parlante. Voici ce qui nous arrivera si nous ne réagissons pas ! Nicolas HULOT connaît son sujet. Au delà du raisonnement écologique que l'on peut difficilement ne pas partager, cet ouvrage vaut aussi par la sensibilité qu'il révèle. On y trouve de jolies histoires comme celle de la rencontre avec Pierre Rabbi mais aussi plus profondément on découvre un profond respect pour la nature et pour les animaux. L'ecologie selon Nicolas Hulot ce n'est pas une vision utilitariste des choses, ce n'est pas il faut sauver l'Amazonie parce qu'on y découvrira des médicaments, c'est plutôt il faut sauver la nature parce qu'elle est belle et parce qu'elle est respectable. C'est là sans doute la seule base qui vaille ! Un  très beau livre, un de ceux qui savent convaincre et pour les bonnes raisons.

 

- Albert JACQUARD : Voici venu le temps du monde fini, 1993

  Un petit livre (180 pages) assez généraliste sur l'histoire des techniques et sur les problèmes passés et présent de l'humanité. Albert Jacquard n'hésite pas à y aborder la question de la démographie et de la formidable expansion de l'homme qu'on ne peut isoler des crises que nous connaissons. Question tabou ? Peu d'auteurs osent le faire !   L'ouvrage vaut aussi pour son titre qui résume bien le message, le monde est fini, nous ne pouvons continuer à l'ignorer !  Message aux économistes ?

 


- Jean-Marc JANCOVICI : L'avenir climatique :Quel temps ferons-nous ?) Point Sciences,  Seuil 2002

  Une très bonne introduction aux questions climatiques et à leur complexité. Le rôle et les conséquences des activités humaines sont bien sûr au coeur de la problématique tout en étant prédcédé d'un rappel très complet des mécanismes du climat (du cycle du CO2 par exemple). Le sous titre indique clairement notre responsabilité. La question de la démographie et surtout de l'énergie sont déja en filigrane comme une annonce pour le livre suivant : Le plein s'il vous plait !

 
- Jean-Marc JANCOVICI et Alain GRANDJEAN:
Le plein s'il vous plaît ! Seuil, 2005

    Un classique du sujet désormais !  Jean Marc Jancovici est en train de devenir à la question de l'énergie ce que Hubert Reeves est à l'astronomie : un grand spécialiste et un excellent vulgarisateur. Cet ouvrage est  bien argumenté et fort convaincant. Les auteurs analysent la prochaine crise du pétrole en termes physiques et en termes économiques.  Ils envisagent les conséquences sur l'avenir de la société et proposent des solutions pour aider l'humanité à passer le cap. Il nous faut nous  habituer peu à peu à un monde ou l'énergie tirée des hydrocarbures fossiles ne sera plus qu'un souvenir. Si nous repoussons les décisions à plus tard, le prix à payer sera plus lourd encore. On trouve des propositions courageuses comme celle de la taxe carbone, seront-elles suffisantes compte tenu de l'urgence du problème ? Un ouvrage à rapprocher de celui de Jean-Luc Wingert.


- Jean- Marc JANCOVICI et Alain GRANDJEAN : C'est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde Seuil, 2009
  Une suite au Plein s'il vous plait, mais plus orientée vers l'économie. Un livre très pragmatique visant à proposer des solutions. L'urgence en est un des maîtres-mots.
Voir la
note de lecture correspondante.

- Bertrand de JOUVENEL : La civilisation de puissance : Fayard, 1976
   Un livre ancien (1976) mais qui déja pose les base d'une réflexion sur notre désir de puissance et les menaces écologique qu'elle suppose. On  y évoque déja les menaces liées à l'accroissement du CO2 avec des statistiques qui datent de 1963. Ah si on avait écouté plus tôt !

- Robert KANDEL : Le réchauffement climatique, Collection  Que sais-je ? , PUF, 2005

 Pour commencer à connaître la question !

 

- Eric LAURENT : La face cachée du pétrole, Plon, 2006

  Sur le fond Eric Laurent reprend les thèses de Jean-Marc Jancovici, Alain Granjean, Yves Cochet ou Jean-Luc Wingert, le pétrole va manquer, la crise est plus grave et plus proche que ce qu'affirment  les média ou l'industrie pétrolière. Les réserves sont fortement surestimées. Ce livre apporte également un regard historique sur les mensonges du monde politique et industriel on y découvre les "magouilles" du milieu pétrolier, ses intrigues, ses basseses.  On y découvre les vérités sur l'Opep et le ressort des différentes crises du passé.  Le monde du pétrole n'est ni celui des anges, ni celui de la transparence. On s'en doutait !

 

- André LEBEAU: L'engrenage de la technique, NRF Gallimard, 2005

   Les sociétés humaines font de plus en plus appel à la technique et cette "fuite en avant" constitue un véritable engrenage qu'André LEBEAU  développe avec beaucoup d'intelligence. Un livre brillant dont  la lecture nous rend plus cultivés.  Le recul historique est très instructif. Un ouvrage à lire "en amont " des autres réflexions sur l'écologie.

 

- James LOVELOCK :  La Revanche de Gaia : Pourquoi la Terre riposte-t-elle ?  Flammarion (NBS), 2007

   Encore un vivant plaidoyer écologique où James Lovelock reprécise ce qu'il entend par "Hypothèse Gaia". Il y décrit les mécanismes par lesquels tout au long de son histoire notre planète a maintenu des conditions favorables à la vie. Ces mécanismes de régulations seront ils encore efficaces face à la terrible pression que notre espèce fait peser sur la biosphère ? Plusieurs fois Lovelock rappelle que quels que soient nos comportement nous sommes trop nombreux. Le développement durable était une bonne idée quand nous étions moins de un milliard. Aujourd'hui n'est ce pas un pieux mensonge, une tromperie habilement récupéré par le monde politique ? Lovelock fustige les écologistes qui selon lui diabolisent à tort l'énergie nucléaire, qui pourtant n'émet pas de gaz à effet de serre et crée finalement beaucoup moins de déchet que les autre mode de production. Un très beau livre

 

- Théodore MONOD : Et si l'aventure humaine devait échouer ? Grasset, 2000

  Cela fait toujours du bien de lire Théodore Monod on reprend espoir (malgré le titre), Le livre d'un humaniste clairvoyant, une leçon d'intelligence.

 

-  Jacques NEIRYNCK : La grande illusion de la technique, Poches Jouvence, 2006

  Cet ouvrage développe fort bien son titre. Son auteur  remet la technique en perspective au cours de l'histoire. La notion d'entropie et la lutte des civilisations pour tenter vainement d'y échapper sont au coeur de la réflexion. Comme celui  d'André Lebeau, ce livre est passionnant. Jacques Neirynck montre très bien comment les sociétés se sont toujours arrangées pour contourner (provisoirement) les lois de l'entropie par les conquêtes ou les déplacements, mais bien entendu aujourd'hui la Terre est entièrement peuplée et il va falloir trouver autre chose. La fuite en avant dans la technique n'est pas la bonne solution. Une position à opposer  à celle de Claude Allègre et à celles de la plupart des intervenants du monde politique. Il y a là un véritable débat, pour notre part nous penchons pour la vision de Jacques Neirynck.



- Adolphe NICOLAS : 2050 Rendez-vous à risques, Belin - Pour la science, 2004

   Un livre excellent, très bien documenté qui fait le point sur la question climatique et sur ses enjeux, oui le monde de 2050 se construit maintenant et nous ne pouvons pas jouer impunément. L'iconographie, comme celle de l'ouvrage suivant est très belle et fort pédagogique.



- Adolphe NICOLAS :  Futur empoisonné. Quels défis ? Quels remèdes ? Belin - Pour la science, 2007

  Une sorte de suite au livre précédent. Bien conçu comme tous les ouvrages de cette collection. Toutefois, sur la question du pétrole qui fait l'objet de la dernière partie, les textes  de Jean-Marc Jancovici , Alain Granjean  ou Jean-Luc Wingert nous semblent plus pertinents. L'ouvrage fait une grande place à la question du stockage du CO2 dont il décrit longuement les avantages et les contraintes.

 

- Yves PACCALET : L'humanité disparaîtra, bon débarras, Arthaud, 2006

  Derrière ce titre provocateur se cache un cri d'exaspération devant la lenteur de notre prise de conscience, devant notre effroyable volonté d'hégémonie, devant notre manque de respect pour la nature et pour tout ce qui n'appartient pas à notre espèce. Un cri contre notre bêtise et notre dureté pour le monde qui nous conduisent à notre perte..... Ce que certains en sont presque à souhaiter tant notre cas paraît irrécupérable.

 

- Jean Marie PELT : La Terre en héritage, Livre de poche, 2005

  Un classique qui donne quelques exemples des problèmes écologiques de notre monde.


- Michel TARRIER : Sauve qui peut la Terre , Editions du Temps, 2008

- Michel TARRIER : Faire des Enfants Tue, Editions du temps, 2008
Un plaidoyer contre la surpopulation ce sujet tabou des mouvements écologistes. Le style est un peu provocateur comme celui d'Yves Paccalet, cela peut agacer mais  le message est juste. 


- Alan WEISMAN : Homo disparitus, Flammarion, 2007

   Non pas un ouvrage d'analyse, mais une fiction sur ce que deviendrait (et à quel rythme) le monde une fois débarassé de la présence humaine. Dans ces 360 pages très attrayantes on parle beaucoup d'écologie, car à s'interroger sur la façon dont la nature partirait à la reconquète des ses territoires on mesure mieux comment nous l'avons asservie et détruite. Ne nous faisons pas d'illusions, très vite il ne resterait plus grand chose de nous ni de nos réalisations, quelques plastiques, quelques tunnels... La terre continerait de tourner au grand bonheur de la plupart des autres espèces. Un exemple tout à fait effrayant, La nature ne s'est jamais si bien portée à Tchernobyl que depuis l'explosion du réacteur, La vrai catastrophe n'était pas l'incendie de la centrale mais la présence des hommes, depuis leur départ lforcé, la flore et la faune sont revenues et semble-t-il en pleine forme ! Instructif !

Voir une animation autour de ce livre, Une maison sans les hommes 

 

-  Bernard WIESENFELD: L'énergie en 2050, EDP Sciences, 2005

   Une analyse technique très bien conçue et très pédagogique de la notion d'énergie ainsi qu'un grand travail sur les perspectives du demi-siècle à venir.

 

- Jean Luc WINGERT , La vie après le pétrole, Autrement (Frontières), 2005

  S'il  n'y avait qu'un livre à lire sur la future crise du pétrole, ce serait celui- ci (avec celui d'Alain Granjean et Jean-Marc Jancovici). Il permet au lecteur de se constituer une première culture sur cet univers et sur ses évolutions prévisibles.  On y trouve une très bonne étude de la notion de réserves et du phénomène de déplétion (objet d'étude  avec le pic de production  de l'association ASPO dont nous recommandons la consultation du site internet). L'auteur dénonce avec talent certaines des fausses vérités (des mensonges ?) qui émaillent encore trop souvent ce sujet. Non on ne récupérera pas un jour 100 % du contenu des gisements (les progrès sont en fait assez mineurs). Non on ne découvrira sans doute pas de nouvelle Arabie Saoudite. Non surtout  l'augmentation du cours du pétrole ne rendra pas rentable une infinité de gisements qui ne le sont pas aujourd'hui  car leur exploitation nécessite de l'energie et donc du pétrole le plus souvent, si le rendement est finalement négatif, aucune augmentation de prix ne pourra lutter contre cette réalité . Oui les réserves officielles sont souvent surestimées.

 La dernière partie du livre est consacrée aux solutions à mettre en oeuvre.

 

 

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Published by Didier Barthès - dans Bibliographie
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  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
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