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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 16:04

Alors qu’une récente étude  (1) publiée par la revue Nature fait grand bruit puisqu’elle évoque un possible effondrement des équilibres écologiques pour la fin de ce siècle, les géologues aussi apportent leur pierre à l’édifice de la prise de conscience.

Sous le titre « Mais dans quelle époque vivons-nous ? » La revue Science et Vie (2) consacre un article au prochain Congrès International de Géologie qui se tiendra à Brisbane du 5 au 22 août 2012.

Congrès ô combien significatif, puisque l’un des thèmes de discussion sera : Doit-on (et comment) faire entrer le concept d’Anthropocène dans la classification des temps géologiques ?

Il existe bien sûr une convention internationale (3) sur les dénominations en la matière. Nul ne doit confondre le Sinémurien (entre - 190 et - 196 millions d’années) qui constitue l’un des quatre étages du Jurassique inférieur  avec le Stathérien (entre - 1,4 et - 1,6 milliards d’années), le plus récent des étages du Paléo-protérozoïque !

Cette convention qui permet aux chercheurs du monde entier de parler un langage commun est structurée en plusieurs niveaux : Eon, ère, période, époque et enfin étage. Il va de soi que tout aménagement doit faire l’objet d’un consensus, sur les noms, les périodes considérées et aussi sur les marqueurs géologiques permettant de se repérer sur le terrain.

Si l'Anthropocène est, de fait, déjà largement présent dans le vocabulaire écologique, son entrée dans la « science officielle » constituerait un pas important vers notre prise de conscience. Il ne s’agit pas de simplement se soumettre à une mode ou à un modernisme de bon aloi. L’humanité marque profondément son époque et impose à la surface de la planète et à sa biosphère en particulier des modifications fondamentales tout à fait comparables ou même supérieures à celles des grands bouleversements géologiques passés.

Quelques exemples ?

Les quantités de poissons réduites de 80 à 90 % en un siècle, les effectifs des grands prédateurs terrestres réduits de 95 % au cours du même siècle (le 20ème). La surface des forêts primaires qui s’écroule. Bref voilà qui ressemble tout à fait aux grands épisodes passés, au point que certains parlent de notre époque comme celle de la sixième extinction. Curieusement, notre civilisation impose à la planète exactement le même traitement que lui a fait subir la fameuse météorite qui mit fin au règne des dinosaures il y a 65 millions d’années : Une élimination de la quasi-totalité des espèces sauvages de grande taille. Pour les dinosaures, le changement climatique (et donc de la végétation et de leur source d'alimentation) induit par l’énergie dégagée lors du choc semble le principal responsable. Pour nous, l’occupation systématique des espaces dévolus aux espèces de grands animaux constitue le facteur déterminant des exterminations, mais dans les deux cas, le résultat est le même et présente la même brutalité. Un siècle ce n’est rien et les géologues du futur verront clairement dans les sédiments l’effondrement de la faune sauvage (et la modification climatique aussi).

Cette constatation ne conduit pas pour autant au consensus car les critères à retenir pour définir une nouvelle période sont nombreux et en conséquence, les dates qui en fixent les limites sont toutes aussi diverses.

Parmi ces critères possibles :   

- La disparition des espèces sauvages et leur remplacement par des espèces domestiques ainsi que l’homogénéisation de la faune mondiale (cela a bien commencé il y a 10 à 12 000 ans mais cela s’est accéléré prodigieusement il y a 100 ans). Quelle date doit-on alors retenir ?

- L’apparition des plastiques: Une couche sédimentaire riche en cette matière artificielle sera-elle un jour caractéristique d’un « plasticocène » ? En ce cas, il faudrait la faire commencer il y a environ 50 ans.

- L’urbanisation générale de la planète et l’occupation et la transformation de la majorité des espaces sauvages ? Là encore, le phénomène est progressif mais s’est accéléré  prodigieusement au cours de la seconde moitié du 20ème siècle.

- L’entrée dans l’ère nucléaire laisse aussi des traces avec quelques marqueurs radioactifs à longue durée de vie (aussi bien du fait du nucléaire civil que militaire dont, espérons-le pour ce dernier, les essais des décennies 1950 et 1960 resteront les seuls témoins).

Bref, de beaux débats en perspectives pour nos savants (4) et une vraie réflexion pour distinguer l’essentiel de l’accessoire, et les causes des conséquences.

Quant à la majorité d’entre nous, puissions-nous en retenir cette leçon : Quels que soient le nom et la date retenue, nous avons vraiment changé d’ère et sommes entrés dans un autre monde dont nous constituons un acteur essentiel dont la survie n’est absolument pas garantie. A nous d’en tirer les leçons et d’agir avec sagesse. Là aussi, prenons du recul, et ne croyons pas durables les équilibres actuels qui n’ont que 50 ans et se basent sur une consommation, forcément provisoire, du capital  de la planète et s'accompagnent d'un appauvrissement déconcertant de la diversité du monde vivant. 

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(1) Voir aussi à  ce sujet l'excellent article d'Audrey Garric sur son blog du Monde

(2) Science et Vie : Dans quel monde vivons-nous ? Numéro 1139, août 2012, p 78 à 87. Article de M. Boris Bellanger.    

(3) Convention qui, vous le constaterez, a éliminé toute référence aux ères primaire, secondaires et tertiaire. Le monde des sciences évolue sans égard et sans nostalgie pour nos études passées.

(4) J’aime ce mot de "savant", un peu désuet certes, mais  tellement plus joli que le vocable de "scientifique". Cela rappelle le monde de Jules Verne qui, j’en fais le pari, et malgré sa fascination pour la science et la technologie aurait été aujourd’hui un écologiste convaincu et un amoureux de la nature.    

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 18:04

science-et-vie-nucleaire-le-choc.jpg

  Science et Vie  propose sous le titre : Nucléaire, Le choc un numéro hors série spécial consacré à la catastrophe de Fukushima. C'est l'occasion de faire un point sur le parc nucléaire français et sur les leçons de Tchernobyl. On y trouve aussi un aticle sur les différentes filières nucléaires en activité dans le monde.

   Un bon dossier pour qui, sans être spécialiste, veut aller un peu au delà des informations télévisées.

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 08:16

 

PLS.jpg  Pour la Science (1) consacre un long article de son numéro de juin 2010 à la fusion nucléaire. Allons droit à la conclusion; si l'on en croit les auteurs : Ce n’est pas fait ! Cette promesse de profusion énergétique, cette véritable corne d’abondance dont l'idée est ancienne semble encore bien éloignée.

 

 

 

  Le mensuel détaille les deux principales techniques aujourd’hui développées : le confinement magnétique (comme dans ITER) et le confinement inertiel (par tir laser sur de petites sphères de combustible).

  Dans les deux cas, il s’agit d’imiter le Soleil et les étoiles. On tente de faire fusionner des noyaux d’hydrogène afin de les transformer en noyaux d’hélium. La différence de masse entre les éléments d’entrée et de sortie étant convertie, et on l’espère récupérée, sous forme d’énergie utilisable.

  Pour des raisons liées aux densités et aux températures accessibles aux moyens humains (2), la fusion, et cela dans chacune des deux filières, ne concerne pas des noyaux d’hydrogène classique (un proton) mais plutôt deux de ses isotopes : le deutérium (un proton + un neutron) et le tritium (un proton + deux neutrons). Notons que le deutérium est la variété d’hydrogène que l’on trouve dans l’eau lourde (3), bien connue des physiciens nucléaires.

  La technique du confinement magnétique consiste à enfermer dans un grand tore (4) un volume substantiel de deutérium et de tritium et à provoquer leur fusion en les chauffant à l’aide d'intenses champs magnétiques. Cette technique dite du tokamak est celle retenue pour le réacteur de recherche ITER actuellement en construction à Cadarache.

  Dans la filière par confinement inertiel, on focalise de puissants rayons laser sur de petites sphères de combustible, provoquant leur fusion et donc une mini explosion nucléaire dont, là aussi, on tentera de récupérer l’énergie.

  Chacune des options pose de très difficiles problèmes à deux niveaux.

 

  D’abord sur la réaction nucléaire proprement dite :

  Dans le cadre du tokamak, il faut pouvoir entretenir cette réaction, suffisamment longtemps et réussir à produire plus d’énergie que l’on en a dépensé pour chauffer le plasma. Ni ces problèmes de durée ni ces problèmes de rendement ne peuvent être aujourd’hui considérés comme réglés.

  Pour la filière laser, il faut être capable de faire succéder à un rythme rapide (une dizaine de fois par seconde) plusieurs explosions nucléaires au même endroit ( !) Les sphères doivent donc être manipulées et positionnées très précisément et à grande vitesse dans un environnement difficile.

 

  Sur la récupération de l’énergie ensuite.

 La fusion nucléaire est extrêmement agressive pour les parois des réacteurs. Les parois des tokamaks doivent simultanément : Résister au rayonnement sur longue période, assurer le transfert de l’énergie (en récupérant l’énergie cinétique des neutrons et en la transformant en chaleur) et fournir une source régulière de tritium (5) l’impact du rayonnement sur les parois étant susceptible de générer cet élément par ailleurs quasi introuvable sur Terre car, assez fortement radioactif, il présente une très brève durée de vie et disparaît rapidement (demi-vie de 12,3 ans).

  Pour la filière " laser " la question de la récupération énergétique n’est pas encore réglée non plus.

  Indépendamment des questions techniques (qui ne constituent pas un détail), la fusion nucléaire est considérée comme prometteuse par les quantités d’énergie qu’elle pourrait produire et par le peu de radioactivité qu’elle génère, notamment au niveau des déchets et comparativement à celle émise par les centrales à fission.

  Ceci ne doit pas nous dispenser d’une réflexion plus générale (qui ne fait en aucun cas partie de l’étude de Pour la Science) : 

  Même en admettant que la fusion finisse par fonctionner, et même en admettant que les problèmes de radioactivité soit si minimes qu’ils en soient acceptables, un tel succès sera-t-il un bienfait pour l’humanité ? Une source pratique et infinie d’énergie serait-elle potentiellement écologique ?  Si l’homme n’a plus de barrière à son pouvoir, ne risque-t-il pas d’être tenté de mettre toute la planète sous sa coupe ?   Si l’énergie n’est plus, ni rare, ni polluante (ce rêve qui réunit les écologistes et les économistes en une touchante unanimité), alors l’homme ne macadamisera-t-il pas l’ensemble de la planète pour la transformer moitié en routes et autoroutes, moitié en villes, usines et bureaux ?

  En un mot, les contraintes énergétiques et même écologiques que nous subissons actuellement, ne sont-elles pas en réalité de précieux garde-fous ? On aimerait entendre les écologistes sur ce point. (voir sur ce même site l'article :  Energie facile: Et si ce rêve était un chauchemar ! ) 

 

  Pour leur part, Science et Vie (6) et Sciences et Avenir (7) consacrent tous deux quelques pages à l’éruption de l’Eyjafjöll qui a mis en émoi le ciel européen. C’est l’occasion pour les deux revues de nous rappeler la modestie de cette éruption (même si la présence de glace à, au contact de la lave, favorisé l’émission de particules dans l’atmosphère). C’est un appel à reconsidérer les choses avec modestie. De grandes éruptions comme la Terre en connaît régulièrement feraient beaucoup plus que paralyser quelques jours le trafic aérien au-dessus d’un continent.

  Notre société industrielle et consommatrice, notre démographie nombreuse s’est bâtie sur une relative clémence des conditions climatiques et géologiques. La planète connaîtra des périodes volcaniques beaucoup plus intenses et des changements climatiques puissants (de nouvelles périodes glaciaires par exemple). Nous devrons nous y adapter.

  Notons que les deux revues disent aussi un petit mot du nucléaire. Science et Vie (8) en évoquant les difficultés de la filière EPR et Sciences et Avenir (9) par la brève description d’un projet de réacteur à fission à longue durée de vie (100 ans).

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(1) Pour la Science, La fusion nucléaire sera-t-elle un jour exploitable ? Numéro 392, juin 2010, pages  27 à 45, article de Michael Moyer et Christine Labaune. 

(2) Dans le Soleil et les étoiles, c’est la gravité qui maintient la matière confinée.

(3) L’eau lourde, malgré ses liens avec l’industrie nucléaire n’est en aucun cas un produit radioactif, elle sert de ralentisseur de neutrons et permet, dans certains réacteurs de favoriser les réactions de fission (en aidant à la capture des neutrons). L’eau lourde (et une autre variété, dite eau semi-lourde où, seul un des deux noyaux d’hydrogène est remplacé par du deutérium) est naturellement présente en petite proportion dans l’eau des océans. C’est pourquoi le deutérium (à la différence du tritium, très rare parce qu'il est radioactif et de courte période) est largement disponible sur Terre. Notons également que, dans les armes nucléaires (les bombes dites H) ce sont aussi ces deux isotopes (deutérium et tritium) qui sont utilisés et non l’hydrogène classique comme dans le Soleil.

(4) Le volume de la chambre de fusion d’ITER est d’environ 200 mètres cubes.

(5) Le tritium serait généré par impact des neutrons sur du lithium que l’on ferait circuler dans les parois du réacteur.

 (6) Science et Vie : Volcan islandais : L’éruption qui a paralysé l’Europe, numéro 1113, juin 2010, pages 14 à 21.

 (7) Sciences et Avenir : Volcans : Le grand réveil, article de Azar Khaltabari et Rachel Mulot, numéro 760, juin 2010 pages 10 à 16.  

(8) Science et Vie : EPR : Les quatre erreurs de la filière française, article de Vincent Nouyrigat, même numéro, pages 86 à 97. 

(9) Sciences et Avenir : Un réacteur nucléaire peut-il fonctionner cent ans ? même numéro, pages 82 et 83.

 

 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 07:20

science et vie mars 2010     
      Le climat est à l'honneur ce mois-ci dans Science et Vie
    Sous le titre : " Climat : Le réchauffement est-il sûr ? ",
    la revue  pose la question qui fâche.

    

    Les attaques régulières et déja anciennes de Claude Allègre ou celles, plus récentes, de Vincent Courtillot peuvent instiller le doute dans l'esprit du public.

     Disons le tout de suite, l'article de Science et Vie ne donne pas raison à ces "climato-sceptiques" : Ni sur la réalité du réchauffement, ni sur la discussion concernant le  caractère anthropique ou non de ses causes.

        Sur la réalité d'abord : les indices sont tous convergents.

       -  La température moyenne de la Terre a bien augmenté depuis 1900 d'environ 0,6 C°. Cette augmentation a marqué une pause entre 1940 et 1970, mais depuis, le mouvement est reparti de plus belle.

       -  Depuis 1980, la surface estivale de la banquise arctique suit un trend décroissant et est passé en 30 ans (pour les données lissées) d'environ 7,5 à 6,5 millions de kilomètres carrés

       -  La floraison des arbres fruitiers est clairement en avance depuis les années 1980 (Science et Vie propose un graphique montrant  l'évolution historique de la floraison des célèbres cerisiers japonais).

        -  Enfin, le niveau des océans monte assez nettement et a gagné 10 centimètres depuis 1970. On sait que l'on attribue cette élévation pour partie à la fonte des glaciers et pour partie à la dilatation des eaux.



       Sur les causes du réchauffement climatique :

    De nombreux éléments  entrent bien sûr en ligne de compte, mais l'augmentation régulière du taux de gaz carbonique dans l'atmosphère constitue un facteur  déterminant et souvent les climato-sceptiques n'expliquent guère comment cette élévation resterait  sans conséquences.
     Or, la concentration en COest passée de 280 parties par millions avant l'ère industrielle à 387 ppm aujourd'hui. Il est difficile d'imaginer que ceci ne se traduise pas par une élévation des températures, sauf à trouver des mécanismes ad hoc exactement compensateurs. On sait que la pollution induit une réduction de l'ensoleillement du sol. Plutôt qu'y voir un mécanisme compensateur on peut hélas y voir un phénomène masquant et réduisant simplement pour un temps l'ampleur du réchauffement. Il serait dangereux (pour ne pas dire pervers) de compter sur certains effets de la pollution pour en masquer d'autres.


      Sciences et Avenir consacre également dans son numéro de mars quelques pages à la question. L'article propose un tableau comparatif des arguments des uns et des autres. Dans une troisième colonne, la revue donne son propre commentaire. Bien que de façon peut-être moins marquée que pour Science et Vie, la balance penche pour les points de vue du GIEC.


     Enfin et sur un sujet tout à fait différent, Pour la Science, nous offre sous la plume d'Henry Léridon un article intutilé : La croissance démographique est-elle soutenable ?
     A vrai dire, L'auteur discute plutôt des estimations qu'il ne répond à la question posée. En conclusion, M. Léridon estime que la population humaine devrait atteindre neuf  milliards en 2050 mais "que ce chiffre ne devrait plus guère augmenter après". C'est là un consensus sur lequel s'accordent beaucoup de démographes.
     Est-ce certain ?  Mais surtout est-ce que les neuf milliards d'êtres humains prévus pour 2050 ne constituent pas déja un effectif  insuportable pour la planète telle que nous l'aimons ? 
      Sur Economie Durable, vous savez que nous pensons que si.

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Pour plus d'information sur  ces sujets :

Taux de CO2 dans l'atmosphère : Les chiffres clefs du CO2
Mécanismes de l'effet de serres : Le site Manicore
De combien nous réchauffe l'effet de serre  ? Un peu de calcul

Science et Vie : numéro 1110,  mars 2010, pages 40 à 64.
Sciences et Avenir : numéro 757, mars 2010, pages 8 à 14.
Pour la Science : numéro 389, mars 2010, pages 22 à 25.

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 08:58

Le-Point-Demographie-11-Fevrier-2010.jpg   
    Une fois n'est pas coutume, un grand hebdomadaire ose briser le tabou et fait sa une de la menace démographique.

     Surpopulation générale, urbanisation massive, problèmes alimentaires, pollution, poids des traditions (en Afrique en particulier avec l'exemple du Niger), liens entre natalité et niveau de vie, et entre natalité et éducation, déséquilibre des naissances hommes/femme :  la plupart des grandes questions démographiques sont abordées.

   
   L'article rappelle les quelques  associations tentant de faire prendre conscience de cette question  (l'Optimum Population Trust en Grande Bretagne et Démographie Responsable en France).

    Vous trouverez également un interview du démographe Henry Léridon et quelques propos de Gilles Pison.

   1969             
     Cette préoccupation démographique est rare dans la grande presse qui se plait généralement  à célébrer tous les records de natalité. Toutefois en 1969 l'Express avait évoqué la question en première page dans des termes assez proches : la marée humaine


   L'étude du Point se termine opportunément par un regard plus historique sur l'histoire de l'homme avec un article de Frédéric Léwino intitulé : Comment un petit singe à conquis le monde


   Notez que le même numéro propose également  quelques pages sur la surexploitation du  thon rouge, sujet que nous avions évoqué sur ce site.

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Le Point numéro 1952 daté du 11 février 2010.
Pages  52 à 69 pour les articles sur la démographie (textes d'Emilie Lanez, Medhi Benchelah Vanessa Dougnac Frédéric Léwino).  Notez que d'une certaine façon, le Point récidive puisque son directeur Claude Imbert avait, en décembre 2009, titré un éditorial : le tabou démographique.
Pages 70 à 73 pour l'article sur le thon rouge (texte de Frédéric Léwino et Karyn Poupée).



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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 21:17


             Sous le titre les promesses des énergies renouvelables, le mensuel La RECHERCHE publie dans son numéro daté de décembre 2009 un dossier complet sur les énergies renouvelables : 
               
            Eolien, Solaire, Géothermie, Biomasse, Hydraulique, vous saurez tout de l'état actuel des techniques comme sur les ordres de grandeurs de la production.  
           C'est l'occasion de faire le point sur les espoirs soulevés et les  difficultés générées par ces énergies qui ne sont pas nouvelles puisqu'elles ont longtemps été les seules dont disposaient les hommes. 

   
           La Recherche, décembre 2009, numéro 436, pages 38 à 53.
            Principaux auteurs : Franck Daninos, Jean-Philippe Braly, Jacques-Olivier Baruch, ainsi qu'un  un entretien avec Arthouros Zervos par Yves Sciama.


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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 08:42


     Sous le titre "Contrôler le climat", le mensuel Sciences et Avenir propose un dossier complet sur les enjeux de la conférence de  Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009.



    Etat des lieux, impact du réchauffement, risque d'emballement climatique, positions et moyens d'actions des principaux pays, tous les grands thèmes sont abordés.

   Intéressante aussi, la position de Brice Lalonde, ancienne figure de l'écologie politique française, qui sera notre ambassadeur à ce sommet.

    Brice Lalonde y qualifie le nucléaire de "mal nécessaire". Rares sont les écologistes qui ne rejettent pas cette technologie  même  si James Lovelock en Angleterre ou Jean-Marc Jancovici en France ont depuis longtemps expliqué que c'était là un moindre mal face aux autres formes de production d'énergie finalement plus polluantes. 

   Sciences et Avenir (mensuel), numéro 754,  décembre 2009

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 16:05

 

      L’environnement, et ce serait heureux si ce n’était une conséquence de la gravité du problème, est à ce point devenu un thème dominant qu'une revue de presse ne peut prétendre à la moindre exhaustivité.

       Aussi voilà quelques articles,  publiés au cours des trois derniers mois et qui, pris parmi beaucoup d'autres, nous ont semblés particulièrement instructifs.

 

 Tout d’abord l’excellent dossier que consacre la revue Terra Eco à la question démographique et où, pour une fois , les anti-natalistes ne sont pas systématiquement diabolisés. On y trouvera notamment un passionnant débat entre Yves Cochet (le député vert qui avait remis en cause la progressivité des allocations familiales avec le nombre d’enfants) et le démographe Henri Léridon récemment nommé au Collège de France. Les points de vues ne sont pas toujours aussi opposés que les commentaires de la revue ne le laissent penser. Tous deux savent que la poursuite de la croissance de la population aura et devra bientôt avoir un terme. Utile rappel aussi des positions  de James Lovelock le père de la fameuse hypothèse Gaïa. (Terra Eco, numéro d’octobre 2009, page 42).

 

 La Recherche propose un passionnant numéro de ses " Dossiers de la Recherche " sur  la Mer (numéro trimestriel 36 d’août 2009). Outre le renouvellement du constat accablant : nous sommes en train de vider les océans, la revue pointe l’inefficacité des mesures actuelles de protection. Rejeter les poissons à la mer en dessous d’une certaine taille ne sert quasiment à rien ils sont morts la plupart du temps, et quand ça marche un peu, on sélectionne les plus petites espèces. De plus, un poisson déjà grand à souvent une meilleure espérance de reproduction qu’un petit qui à toutes les chances de se faire manger à brève échéance. Bref la seule méthode est l’interdiction totale de la pêche dans de vastes zones : nous en sommes loin. Un pour cent seulement de l’océan est classé en " Aire Marine Protégée ".

 


 Sciences et Avenir consacre pour sa part quelques articles à une alimentation qui serait tout à la fois plus saine pour le consommateur et moins déstabilisante pour la planète. Pas de miracle, la viande et la viande rouge en particulier tiennent le mauvais rôle, il faudra en réduire la consommation si nous voulons sauver notre bonne vieille Terre (ou plutôt ses équilibres).  Vous y trouverez des conseils pratiques pour être un consommateur plus responsable. Bon si vous aimer la viande ...
   Concernant la pêche vous lirez  évidemment la confirmation de ce qu'affirmait La Recherche dans l'article précédent.

    Dans ce même numéro dont l'éditorial de Dominique Leglu s'intitule avec justesse "Frugalité " vous trouverez un article édifiant sur les achats de terres arables à l'étranger. Les principaux acheteurs sont l'Afrique du Sud et la Chine. 
  Encore une conséquence de la  confrontation entre notre croissance  démographique et et les limites physiques de la planète. Que se passera-t-il quand il n'y aura plus de terres à vendre ?

 Enfin il est juste  de citer  ceux qui vous contredisent.
Si nous avons parfois mis en cause les nouvelles lampes dites basse consommation qui vont bientôt, loi oblige,  supplanter les lampes à incandescence, vous trouverez dans Science et Vie (numéro 1104 septembre 2009 p 74) une défense de ces ampoules.

     Le magazine souligne que le mercure tant redouté y est présent en toute petites quantités (moins que dans les tubes néons déjà largement diffusés depuis des décennies). Le rejet dans la nature de tout le mercure qu'elles contiennent  (pour une consommation de 30 millions d'ampoules par an) n’augmenterait que de 1 pour cent les rejets de ce métal. Enfin les lampes en comportent de moins en moins, leur teneur en mercure a été divisé par dix en trente ans !
   Quant aux champs électromagnétiques générés par ces appareils, ils  ne semblent pas trop inquiéter non plus (il est vrai que, là aussi c’est désormais, c'est  tout notre environnement qui en regorge par une multitude de sources, et ces ampoules  n'en constituent  qu’une de plus). Nous abordons là une de ces fameuses batailles d'experts.
  Science et Vie n’évoque pas le fait qu’une partie de la chaleur des lampes à incandescence n’est toutefois pas perdue, comme on le dit, mais participe au moins l’hiver, au chauffage des habitations au même titre et avec le même rendement que n’importe quelle résistance électrique.


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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 15:25


  Sous ce titre le magazine Télérama (*) présente un entretien fort intéressant avec le philosophe Dominique Bourg, professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et par ailleurs membre du comité de veille de la fondation Nicolas Hulot.
   Dominique Bourg y met en cause la façon dont la société récupère la mode verte pour continuer à promouvoir la croissance dans un monde pourtant fini.
   Vaste contradiction que nous ne cessons de souligner sur ce blog.
  Le philosophe qui passe au crible l'automobile et l'informatique déclare notamment :

  " La croissance verte est un leurre ....
    Cette vision de l'écologie triomphe actuellement parce qu'elle nous permet de ne réformer notre système que partiellement. Avec la croissance verte nous pouvons continuer sur notre lancée du " toujours plus". Les Etats Unis d'Obama sont certes beaucoup plus écolos mais restent dans cette logique. Ils ne voient pas le problème et ne peuvent sans doute pas le voir. "

  Parfois les magazines de télévision sont plus intéressants que la télévision elle-même !




(*) Télérama numéro 1090 du 4 au 10 avril 2009, page 38, entretien mené par Weronika Zarachowicz.

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:29

 
   Le mensuel Sciences et Avenir présente dans son dernier numéro une enquête sur la consommation d’énergie et la pollution générée par les nouvelles technologies (informatique, audiovisuel, téléphonie…)

   Les chiffres commencent à devenir inquiétants. Selon Sciences et Avenir, les centres serveurs consommeraient 1 % de l’électricité mondiale.

   Concernant l’informatique (internet compris), nos ordinateurs et terminaux ne sont pas seuls en cause. Les serveurs avec leur fonctionnement 24 h /24 et leurs machines redondantes consomment 50 % de l’énergie du secteur dont la moitié pour la seule climatisation (l’énergie liée à la fabrication des appareils n’est pas prise en compte dans cette étude).

    Pour la téléphonie mobile 75 % de l’électricité est consommée par les infrastructures et 20 % par les terminaux.

   Selon Olivier Sidler de la société Enertech, " 10 ans d’effort sur la réduction des consommations des appareils électroménagers ont été réduits à néant par la poussée de l’audiovisuel et de l’informatique " C’est là un phénomène tout à fait comparable à celui que nous avions signalé pour l’automobile : tous les progrès réalisés sur le rendements des moteurs sont anéantis par l’augmentation de poids et de puissance des véhicules.

    Encore un beau terrain pour la course aux économies !

 
Sciences et Avenir, numéro 745, p.74, mars 2009. Notez que le mensuel présente également une critique du livre " C’est maintenant ! " objet de notre article précédent.

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