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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 13:24

 

   ARTE diffusait hier soir (1) une émission consacrée aux conséquences écologiques de l'explosion de la centrale de Tchernobyl en 1986.

   Ceux qui s'intéressent au sujet savaient déjà que la nature ne s'est jamais si bien portée à Tchernobyl que depuis la catastrophe du sinistre réacteur (2).

   La façon dont les espèces ont réagi et se sont défendues contre les effets de la radioactivité était détaillée (mécanisme de réparation du génome dont les informations sont doublées, intense sélection naturelle... tout y était).

   Si, après l'explosion et l'incendie, les très fortes doses de radioactivité ont effectivement beaucoup tué, très vite, dés que cette radioactivité a commencé à baisser (tout en restant très élevée par rapport aux nivaux "naturels"), les animaux sont revenus et se sont adaptés.

   Bien sûr, il y a eu des mutations plus nombreuses qu’à l’ordinaire, mais la sélection naturelle a vite rétabli l’ordre des choses : une souris à deux pattes et demi n’a guère le loisir de transmettre son problème. D’ailleurs, toutes les espèces végétales, comme animales, ne résistent pas de la même manière, les petits rongeurs ou les bouleaux sont particulièrement résistants. Les chercheurs commencent à comprendre les raisons de ces différences et leurs hypothèses ont été évoquées.

   Aujourd'hui, la zone entourant Tchernobyl est très riche du point de vue de la faune et de la flore (sauf pour certains oiseaux, donc). Elle est même devenue "exportatrice naturelle" d'animaux sauvages vis à vis des régions environnantes. On y trouve de grands prédateurs comme les loups.

   Dommage qu'il ait fallu attendre la fin du reportage pour en comprendre la raison, ce n'est pas que la radioactivité soit bénéfique:  c’est juste qu'elle a chassé les hommes et que la nature, quand on lui laisse de la place et du temps sait se remettre de beaucoup d'agressions.

 

   Voila une leçon : N'essayons pas de protéger la nature par mille et mille mesures, laissons-lui simplement de la place pour vivre. Voici pourquoi nous devons faire preuve d'une plus grande "modestie démographique".

 

  L’exemple des forêts était également fort instructif, depuis que les forestiers n’entretiennent plus la forêt en coupant ou retirant les arbres morts ou malades, celle-ci se porte mieux et les arbres abîmés sont le siège d’une riche et nécessaire biodiversité.

 

  Moins nous intervenons, mieux vont les choses !

 

  La zone d’exclusion de Tchernobyl présente un rayon d’environ trente kilomètres, peut-être pourrions nous tenter, ici ou là, d’en créer d’autres dans le monde (dans les océans aussi). Il n’est même pas nécessaire d’y faire  préalablement exploser un réacteur nucléaire !

 

  Tchernobyl est une catastrophe humaine pour les nombreuses personnes qui y ont perdu la vie directement et indirectement (je ne rentre pas ici dans le débat des chiffres dont je sais qu'ils sont très controversés), ce n'est pas une catastrophe écologique (bien qu’en réalité, on ait construit, pas très loin une autre ville à la place pour reloger les habitants, il le fallait bien).

 

 

(1) Tchernobyl, une histoire naturelle, de Luc Riolon (France, 2009), diffusée le 25 mai 2010 à 20 h 35.

 

(2) Sauf les hirondelles et quelques oiseaux, comme le reportage l’expliquait fort bien et en détaillait les raisons. Les pins aussi ont moins bien résisté que d’autres arbres.

 

 

 

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Published by Didier BARTHES - dans Télévision
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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 07:56

 

 

A propos du film de Yann Arthus-Bertrand

 

 

   J’ai eu la chance de voir ce long film dans la salle de cinéma du Grand-Bornand, ce village de Haute-Savoie connu pour ses champs de neige et ses champions de ski, pour son habitude désormais de recevoir le Tour de France, ce village où les vaches sont plus nombreuses que les habitants et où les potagers continuent à occuper les jardins, j’ai eu la chance de voir ce film d’un coin de France où la nature a été préservée et où on a encore l’habitude de vivre avec elle.
   Et la salle de cinéma était pleine. Pleine de personnes qui avaient voulu voir ce film esthétisant sur un grand écran, pleine de personnes qui avaient souhaité voir ce film ensemble pour donner à cette projection toutes les caractéristiques d’un rendez-vous citoyen. Avec le sentiment de participer un tout petit peu à un évènement mondial, à la cristallisation d’une opinion enfin sensibilisée à la question écologique.

 


   Le film de Yann Arthus-Bertrand est beau, inquiétant, pédagogique, peut-être fait-il encore trop preuve d’optimisme, peut-être ne nous prévient-il pas assez des épreuves qui attendent l’humanité. Il est en tous cas un bel exemple de la capacité de nos sociétés, grâce à leurs techniques, à leurs grandes entreprises*, aux réseaux mis en place, à diffuser de l’information avec un impact mondial.

 


   Ce sont pourtant aussi ces techniques, ces grandes entreprises, ces réseaux et un peu cette passion qui nous caractérise pour les images animées, qui nous ont éloignés de la nature, jusqu’à préférer vivre majoritairement dans ces environnements hors sol que sont nos métropoles urbaines, jusqu’à compenser nos manques et nos frustrations d’être sortis de notre cadre de vie multiséculaire par une boulimie de consommation matérielle, jusqu’à oublier la beauté de notre planète et la fragilité de ses équilibres.

 


   Nous ne ferons pas de rétropédalage pour retrouver un équilibre écologique semblable à celui que nous connaissions avant la révolution industrielle. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est que les moyens d’exploitation de la nature que nous avons mis en place et le mode de vie qui va avec, et qui ont tant dégradé notre planète, qui ont si vite, à l’échelle humaine de l’histoire, cassé les équilibres écologiques, eh bien ! c’est que ces moyens, ce mode de vie, contribueront aussi, par leur capacité et leur rapidité, à nous permettre de réagir à temps.

 


   C’est là toute l’ambivalence et toute la puissance aussi du moment que nous venons de vivre avec ce film diffusé simultanément sur beaucoup d’écrans de notre planète.

 

 

 

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* le groupe PPR, dirigé par Didier Pineau-Valenciennes, dans une logique de mécénat écologique, a assuré le financement de cette opération.


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Published by J Bruguier - dans Télévision
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 10:05

 

  Un très beau film !

  
   C'était un film attendu que celui de Yann Arthus-Bertrand, et avouons-le, nous n’avons pas été déçus.

   Avec son esthétisme habituel le photographe-cinéaste a su nous faire partager son émerveillement pour les beautés de la planète et son inquiétude pour l’avenir.
  Les débuts mettent en perspective l’âge de la Terre avec celui de l’humanité, rappel bienvenu à un peu de modestie.

   C
ette œuvre constitue un diaporama légèrement animé, une déclinaison des multiples ouvrages déjà réalisés par l’auteur.
Mais si, parfois, dans ses livres les commentaires pouvaient être agaçants tant on semblait lire ce qu’il fallait penser, ici, les propos sonnent juste. Il y a peu d’inexactitude et en effet, nous serions bien avisés de prendre en compte ses avertissements.

   Quelques remarques vont plus loin que la vulgarisation habituelle, en particulier cette démonstration du formidable pouvoir du pétrole (et donc de notre dépendance) par comparaison entre l’énergie humaine et l’énergie fossile. On reconnaît là, la patte de notre ami, Jean-Marc Jancovici.

   De belles phrases aussi comme celle-ci :

   " La déforestation détruit l’essentiel pour produire le superflu"

    Pour la première fois, à notre connaissance, Yann Arthus-Bertrand évoque la surpopulation, hélas, sans développer le sujet.
Rappelons que toutes les solutions suggérées : une agriculture moins intensive et plus respectueuse de l’environnement, une utilisation massive d’énergies renouvelables, le respect des forêts primaires… supposent d’abord et sine qua non que nous soyons moins nombreux sur la Terre c'est à dire que nous nous reproduisions moins.
  Faute de quoi, ces méthodes seront insuffisantes pour nous alimenter et nous assurer un confort minimum.

   Afin de nous inciter à agir, la conclusion du film est optimiste et nous dit que tout n’est pas perdu. Souhaitons que notre talentueux cinéaste soit dans le vrai.

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Published by Didier BARTHES - dans Télévision
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 08:34

 
  Si l'on porte quelque crédit à l'intensité de la promotion, toute la France  "Ecophile" devrait se retrouver vendredi soir, qui devant son poste ou son ordinateur, qui au cinéma, qui chez son marchand de DVD pour la sortie multimédia du film de Yann Arthus-Bertrand : Home

   Ce film dont France 2 diffusera à 20 h 35 une version écourtée comporte, paraît-il, des images époustouflantes destinées à nous faire prendre conscience de la beauté de notre Terre et à nous inciter à tout faire pour la protéger.

  

   Nous serons curieux, bien entendu, de voir si la surpopulation souvent évoquée sur ce site sera mise en cause. 

   A vos écrans donc !

Home : de Yann Arthus-Bertrand, diffusée Vendredi 5 Juin à 20 h 35 sur France2. Sortie simultanée sur internet, au cinéma et en DVD.

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Published by Didier BARTHES - dans Télévision
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 06:17

France 5 diffuse ce jeudi 9 octobre à 15 h 35 une émission intitulée :


                                  Vent de fronde contre l’éolien.


Si les éoliennes ont la cote auprès des écologistes elles suscitent de plus en plus d’opposition de la part des riverains ou tout simplement des défenseurs des paysages.

L’éolien, source intéressante pour les lieux isolés (encore que son intermittence suppose l’existence de moyens de stockage du courant) constitue également une technologie  qui serait parfaite dans un monde peu gourmand en énergie.

Dans un pays comme la France, très consommateur, l’essentiel de l’électricité est fournie par le nucléaire (sans émission de Gaz à effet de serre). Dans ce cadre, doit-on effectivement sacrifier tant de paysages et raccorder au réseau des milliers d’éoliennes dont l’apport restera finalement marginal face aux grandes centrales électriques ? De récentes études montre que les oiseaux sont fortement victimes des pales géantes.

Rien n’est simple en matière d’environnement, et les solutions les plus sympathiques ne résistent pas toujours à l’analyse.

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Published by Didier BARTHES - dans Télévision
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