Site consacré à l'écologie et à la construction d'une société durable, respectueuse de l'environnement Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal. Contact : economiedurable@laposte.net
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Estimation de la population mondiale au 1er janvier 2026
En millions d'habitants selon les compteurs suivants
| Source | 2025 | 2026 | Evolution | Evolution |
| en millions | en % | |||
| Countrymeters | 8 250 | 8 354 | 104 | + 1,3 % |
| Duurzame Demografie | 8 156 | 8 228 | 73 | + 0,9 % |
| INED | 8 197 | 8 266 | 69 | + 0,9 % |
| PopulationCity.world | 8 139 | 8 222 | 83 | + 1,0 % |
| Population.io | 8 155 | 8 228 | 73 | + 0,9 % |
| Population Matters | 8 156 | 8 228 | 72 | + 0,9 % |
| The Population Project | 8 155 | 8 227 | 72 | + 0,9 % |
| Terriens.com | 8 063 | 8 135 | 72 | + 0,9 % |
| US Census Bureau | 8 092 | 8 163 | 71 | + 0,9 % |
| Worldometer | 8 197 | 8 267 | 70 | + 0,9 % |
| Moyenne | 8 156 | 8 232 | 76 | + 0,9 % |
Nous voilà donc un peu plus de 8,2 milliards sur la Terre en ce 1er janvier 2026.
Si la croissance démographique est toujours forte (+ 76 millions de personnes supplémentaires en 2025) le rythme de progression tend à baisser, nous passons désormais sous la barre des + 1 % par an (*).
Cette baisse inquiète le monde politique comme le monde médiatique. La surpopulation, qui était un sujet tabou quant à son impact sur la biosphère, même chez beaucoup d'écologistes qui ne souhaitent pas évoquer ce facteur, est aujourd'hui au premier plan des préoccupations, mais... en sens opposé. Certains craignent la dépopulation et même, pour les plus extrémistes, un véritable effondrement de nos effectifs.
Nous en sommes pourtant loin. Non seulement notre niveau de peuplement est bien plus haut qu'il ne l'a jamais été - nous sommes plus de 5 fois plus nombreux qu'au début du 20e siècle -, mais nous croissons à un rythme plus élevé que durant l'essentiel de l'Histoire (+ 0,4 % par an en 1900 par exemple, soit plus 6 ou 7 millions de personnes, contre + 0,9 % par an aujourd'hui, soit plus 76 millions en 2025 ). Les projections les plus fréquentes prévoient une croissance jusqu'aux années 2080 avec plus de 2 milliards d'habitants supplémentaires, ce qui conduirait à plus de 10 milliards de personnes à la fin du siècle et à 9,6 ou 9,7 milliards en 2050, dans seulement 24 ans.
Ce qui justifie ces inquiétudes est la poursuite de la baisse de la fécondité depuis les années 1950-1960. La fécondité mondiale s'établissait alors à environ 5 enfants par femme, elle est aujourd'hui de 2,2. Une baisse plus que sensible donc, qui nous rapproche du seuil de renouvellement des générations (un peu supérieur à 2 enfants par femme quand la mortalité infantile est négligeable). Cette baisse touche les pays développés dont une majorité se trouve désormais sous le seuil de renouvellement, mais aussi les pays moins favorisés. L'Afrique a ainsi un indice de fécondité de 4 quand il était de 8 en 1950. Ce dernier taux conduit quand même à un quasi doublement de population à chaque génération, un couple étant remplacé par 4 personnes.
Toutefois la conjugaison de l'augmentation de la durée de vie moyenne et surtout l'écroulement de la mortalité infantile : 27 pour 1000 au niveau mondial, avec de larges disparités mais toujours très inférieure (même en Afrique : 43 pour 1000) à ce qu'elle a longtemps été.
Les inquiétudes se nourrissent aussi de projections envisageant une poursuite, voire une accélération durable de cette baisse de la fécondité dans les décennies à venir. Elles s'appuient parfois sur des cas extrêmes comme le Japon ou la Corée du sud (fécondité respectives de 1,2 et 0,7) sans mettre en parallèle les densité de populations que connaissent ces pays. Ces projections font là le pari d'une non réaction des populations à cette évolution. C'est improbable, même si les problèmes écologiques et la déplétion d'une majorité des sources d'énergies fossiles et de matières premières nous conduira à terme inexorablement à un équilibre démographique plus bas.
Vous trouverez dans cet article un résumé des objections que l'on peut opposer à ces inquiétudes. Un récent débat (très courtois) a d'ailleurs confronté sur ces questions l'économiste David Duhamel à l'auteur de ce site, le 15 décembre dernier à Paris.
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(*) Le compteur ici proposé par Countrymeters se situe manifestement au-delà des estimations les plus courantes aussi bien en terme de niveau (8,354 milliards) qu'en terme de progression (+ 104 millions, là, le chiffre est assez irréaliste). Toutefois, pour le montant total nous restons à peu près dans les marges d'erreurs habituellement retenues, la population mondiale est approximativement connue à 100 millions près, en plus ou en moins, et il influe peu sur la moyenne qui reste autour de 8,232 milliards avec + 0,9 % de croissance annuelle, ce qui correspond aux estimations données par les organismes les plus "officiels".
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2009 (6,759 milliards), 2010 (6,838 milliards), 2011 (6,914 milliards), 2012 (7,003 milliards),
2013 (7,082 milliards), 2014 (7,162 milliards), 2015 (7,260 milliards), 2016 (7,358 milliards),
2017 (7,440 milliards), 2018 (7,534 milliards), 2019 (7,637 milliards), 2020 (7,703 milliards),
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