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Site consacré à l'écologie et à la construction d'une société durable, respectueuse de l'environnement Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal. Contact : economiedurable@laposte.net

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Chasse à la Baleine : à l'origine du pessimisme.

 

 

     La reprise de la pêche à la baleine en Islande, mais aussi le maintien d’une hypocrite chasse scientifique au Japon ou la poursuite d’une activité commerciale même réduite en Norvège, paraissent aux yeux de beaucoup comme d’incompréhensibles anachronismes dans un monde qui voudrait afficher sa bonne volonté écologique.
     Ces captures, c’est à dire ces tueries, constituent en réalité beaucoup plus.

     C’est d’abord évidemment un scandale de tuer ces merveilleux animaux que sont les grands cétacés dont la survie est fortement menacée. Ces espèces au cerveau souvent plus lourd que le nôtre ont un niveau de conscience probablement très élevé et nous nous comportons en barbares.

  
     Mais ces massacres justifient également le plus profond des pessimismes.

      L’Islande, le Japon et la Norvège sont des pays riches pour qui cette chasse ne représente absolument rien de significatif (1). On sait que l’observation touristique des baleines constitue d'ores et déjà une activité économique largement plus importante (2).

     Mais surtout, les peuples de ces différentes nations bénéficient d’un haut niveau d’éducation et, on pourrait l’espérer, d’une forte conscience écologique, ils en ont d’ailleurs peu ou prou la réputation.

  
     Or, cela n’empêche rien !

  
     Si donc, les pays les plus riches et les plus éduqués ne sont pas capables de si petits sacrifices, s’ils ne peuvent comprendre l’absurdité de tels comportements, alors que peut-on attendre de l’humanité dans son ensemble ? 

     La plupart des hommes vivent dans des conditions plus précaires que les Islandais, les Norvégiens ou les Japonais, et ils n’ont pas toujours les moyens de placer l’écologie à la pointe de leurs préoccupations.

     On peut  imaginer sans difficultés qu’à la moindre crise c'est toute la mégafaune qui sera massacrée.
     Qui  pourra faire la leçon si les peuples privilégiés donnent d’aussi lamentables exemples ?

 

    Quant à la tradition évoquée par certains, elle prendra fin avec la dernière baleine et c’est trop tard que ceux là mesureront alors l’inanité de l’argument.

 


 

 (1) Certains avancent l’hypothèse qu’en réalité le Japon se moque bien de poursuivre la chasse à la baleine pour elle-même mais que ce pays redoute qu’en cédant sur ce point il n'ouvre la voie à d’autres compromis économiquement  plus significatifs, sur le thon rouge en particulier mais aussi sur toute la pêche en général. Par sa démographie le japon n’a pas les moyens physiques de se contenter de ses propres productions.

 

 (2) Je signale ce point, mais ne souhaite pas en faire un argument. Même si économiquement la chasse était plus importante que l’observation elle n’en serait pour autant ni écologiquement ni moralement justifiable.


Source de l'illustration : Wikipedia. 

 

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