Site consacré à l'écologie et à la construction d'une société durable, respectueuse de l'environnement Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal. Contact : economiedurable@laposte.net
Par Didier BARTHES
Nombreux sont ceux qui considèrent la conférence de Nagoya comme un succès notamment par ce qu’elle nous engagerait dans la voie d’un élargissement des zones protégées.
Certes, mais on peut faire deux remarques qui ne laissent pas d’inquiéter et en réalité remettent tout en cause.
Tout d’abord la question démographique a été complètement mise de coté, comme d’ailleurs dans la quasi-totalité des conférences sur le sujet. Comment réussira-t-on à protéger des surfaces plus importantes si, dans le même temps, plus d’hommes viennent occuper les terres ? Faudra-t-il tous les entasser ? Les nourrir d’une agriculture hors sol ?
En second lieu voici un commentaire très représentatif qui illustre combien fondamentalement notre état d’esprit n’a pas changé.
« Les objectifs chiffrés reconnaissent la valeur des bénéfices irremplaçables que la nature fournit à l’homme sous forme de nourriture, de combustible, de fibre ou d’eau potable dont chacun dépend » a conclu Andrew Deutz, responsable de l’organisation américaine Nature Conservancy.
La nature n'a donc aucune valeur par elle-même. Il faut la protéger pour pouvoir continuer à l'exploiter, c’est un simple outil au service de l'homme et son économie.
Je persiste et signe, cette conception utilitariste est une double erreur. Une erreur morale et une erreur pratique qui nous conduisent à l’impasse.
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