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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 17:04

Il y a eu, il y a et il y aura encore une démographie de la misère. C’est-à-dire un trop grand nombre d’hommes pour un biotope, un territoire donné, et les ressources que nous pouvons en exploiter en fonction de notre organisation sociale et politique et de nos capacités techniques.

Cela, nous l’avons connu maintes fois.   Au quatorzième siècle en Europe pour prendre un exemple dans le passé occidental.

Nous la voyons aujourd’hui, cette démographie de la misère, dans des pays comme Haïti ou dans d’autres pays pauvres qui sont l’objet d’une croissance démographique bien supérieure à l’augmentation de leurs ressources.

Nous la pressentons dans ce siècle en prolongeant les courbes de la démographie qui nous promettent d’être environ neuf milliards d’hommes au mitan du siècle, alors même que les ressources d’énergies faciles touchent à leur fin (nous avons passé le pic pétrolier probablement un peu avant 2010) et que les promesses alimentaires de la Révolution Verte, à base d’intrants chimiques, de mécanisation et d’optimisation simpliste des espèces travaillées, animales comme végétales, montrent plus que des signes de faiblesse. Comme si nous allions être pris à revers entre un monde d’hommes et de femmes toujours plus nombreux et dont l’idéal de vie se construit sur la généralisation du mode de consommation occidental, et une Terre qui ne pourra pas nous assurer durablement les ressources agricoles, minières, énergétiques, dont nous avons nécessairement besoin pour continuer à vivre ainsi.

Que se passera-t-il alors dans une Afrique habitée par deux milliards d’hommes, et que vantent aujourd’hui tant d’économistes ? Dans le sous-continent indien en route lui aussi vers les deux milliards ? Avec dans le même temps une planète mise à mal par l’acidification des océans, un réchauffement climatique moyen supérieur à 4 C° (cf. les prévisions du Giec pour 2060), et des ressources plus coûteuses à obtenir et à transporter ? Sans compter les effets de la crise sociale que vivront sans doute les anciens pays dominants des XIX et XXème siècles désormais contraints de partager plus équitablement les ressources de la planète avec les autres puissances et ainsi amener à diminuer le niveau de vie de leurs populations. Pouvons-nous croire sincèrement que tout cela se déroulera sans trop de heurts et de conflits, à l’image d’une retraite militaire bien ordonnée ? Ou dans une pagaille où les crises humaines ajouteront aux crises écologiques et aux batailles pour contrôler les ressources, désorganisant un peu plus un monde en manque ?

Notre avenir proche ne s’annonce pas comme une promenade de santé et nous pouvons bien comprendre que des démographes sérieux soucieux d’écologie lancent une alerte forte pour que, non seulement nous fassions évoluer nos modes de vie, mais aussi que nous commencions à entrer dans une période de décroissance démographique le plus rapidement possible afin d’éviter à l’humanité qui vient cette démographie de la misère.

Encore faut-il que leur message soit entendu. Et c’est là que les difficultés commencent. Comment faire passer une telle orientation dans des sociétés elles-mêmes héritières de civilisations multimillénaires construites avec l’idée qu’il était bon que nous soyons toujours plus nombreux ? Comment faire comprendre que nous avons passé un seuil et atteint les limites de la planète ? Et donc qu’il nous faut changer radicalement notre façon de voir. Que ce qui était vrai sous Ramsès II, Confucius ou Alexandre, et a fortiori au néolithique, ne l’est plus aujourd’hui ?

La tâche est rude, urgente, mais aussi délicate, comme toujours lorsqu’on touche à la fois à un fonds culturel partagé par des centaines de générations et à l’envie inscrite dans nos cellules de nous reproduire.

Et c’est là que les démographes responsables doivent faire preuve de prudence et savoir se dissocier le plus nettement possible de ceux qui vont jusqu’à considérer la disparition de l’humanité comme une bonne chose, de ceux qui n’hésitent pas à proclamer (1) avec Yves Paccalet ‘L’humanité disparaîtra … bon débarras !’. Sans compter aussi les dé-natalistes radicaux qui envisagent des divisions par dix du nombre d’hommes et de femmes sur Terre en dix décennies.

Ceux-là sont des individus dont la pensée politique peut se révéler dangereuse et doit être dénoncée et combattue comme telle.

D’une part parce que leur programme radical suppose concrètement, et même s’ils s’en défendent, soit des éliminations massives d’humains, soit des interdictions de procréer systématiques et généralisées impossibles à supporter pacifiquement par nos sociétés humaines, tant sur un plan individuel qu’économique et social. Ils ressemblent pour tout dire à ces militants acteurs ou complices de tous les totalitarismes du siècle dernier (2), qui n’hésitaient pas à sacrifier les hommes bien vivants à leur utopie meurtrière.

D’autre part parce que leurs positions antihumaines polluent et discréditent l’approche raisonnée des démographes responsables dont l’objectif, faut-il le rappeler, est d’éviter à la communauté des hommes les malheurs qui s’annoncent si nous croyons pouvoir impunément continuer à nous multiplier sans voir que nous avons atteint les limites écologiques de notre planète.

Pour éviter demain une démographie de la misère, il est aussi nécessaire de combattre sans faiblesse ces excités du contrôle extrême de la population, nouvelle misère de la démographie.

___________________________________________________________________________

1 : A noter toutefois que le contenu du livre d’Yves Paccalet ne reflète pas complètement ce que sous-entend son titre, qu’il faudrait plutôt comprendre comme un cri de désespoir au sujet d’une écologie qui ne réussit pas à imposer ses thèmes. Je persiste néanmoins à penser que toute allusion ‘homicide’ contribue à obscurcir un débat qui doit être guidé par la prudence et la rigueur intellectuelles, évitant toute provocation inutile.

2 : Un parallèle peut d’ailleurs être fait entre la volonté affichée de ces militants d’une décroissance démographique ultrarapide dans les faits mais insoutenable socialement sans dégâts considérables, et la volonté léniniste de ‘brûler les étapes’ sans se préoccuper des inévitables pesanteurs sociales pour établir au plus vite ‘un paradis socialiste’ qui s’est illustré par le goulag. Ou quand la radicalité rejoint ou n’exprime que le mépris de l’humain et de la vie… D’où aussi le choix du titre de cet article, en référence au débat entre Marx et Proudhon, qui a accompagné bien des questionnements et des réflexions sur les racines du totalitarisme. 

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Published by Jean-Christophe VIGNAL - dans Démographie
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commentaires

Jean 18/01/2013 15:08

On fait quoi de tout ça ?

Vous voyez bien qu'on parle dans le désert...

Je salue néanmoins, très chaleureusement, vos efforts.

Tristement,
Jean

Jean-Christophe Vignal 19/01/2013 17:19



ici on sème des graines ...



Jean 16/12/2012 20:59

Bonjour, merci pour votre réponse.

Vous dites : "Comme il y a rarement une cause et une seule qui explique un problème général et collectif, il y a rarement aussi une solution miracle, aussi intelligente soit-elle."

N'empêche que l'argent est la solution miracle contre la pauvreté !

VOUS : "Concernant les retraites, certes il s'agit d'un mécanisme d'ingénierie sociale a priori assez malin dans la mesure où, du fait de sa généralité à l'ensemble d'une population donnée, il
fonctionne comme un mécanisme assurantiel en gommant l'incertitude individuelle ou familiale."

C'est vrai, mais le mot "incertitude" est bien faible : il s'agit de peur et d'angoisse du lendemain, qui décuplent : incapacité à penser, délinquance, conflits, rapacité, servilité, maladies…

VOUS : "Toutefois son impact sur la démographie est assez limité puisque les plus farouches défenseurs des systèmes de retraites par répartition sont aussi les premiers à expliquer qu'il est
souhaitable d'avoir un nombre d'actifs toujours croissant afin d'avoir un mécanisme qui n'écrase pas les actifs par le poids des cotisations, soit par une dynamique démographique interne, soit en
faisant appel à l'immigration."

L'impact sur la démographie crève les yeux.
Nous n'allons tout de même pas attendre que la maffia capitaliste, qui aspire davantage à acheter les pays pauvres qu'à aider leur population, commandite et publie des études qui aboutiraient à un
éloge des retraites par répartition ?

Alors on fait dire, dans les grands médias, par quelques intellectuels ou démographes, toujours les mêmes, que la baisse de la natalité en Europe est due à l'élévation de son niveau de vie et de sa
culture, à la contraception, à la crise du logement..."

"Les plus farouches défenseurs des retraites par répartition" n'entendent pas grand'chose à l'écologie, pas plus que les écologistes aux retraites ou aux combats sociaux du passé.

Essayez donc de parler écologie dans les réunions ou les manifs de retraités…

Les deux mondes sont séparés, "spécialisés", surmenés, chacun dans leur niche, sourds l'un à l'autre.

Tapez donc "surpopulation mondiale et retraites vieillesse", entre guillemets, dans Google, vous verrez comment m'a reçu Michel Tarrier sur son blog il y a près de cinq ans.

Tapez aussi "retraites" sur Biosphère et dites-moi si Tarrier vous semble avoir beaucoup pensé, beaucoup compris le phénomène retraites, pour moi la plus fabuleuse conquête de l'histoire
humaine...

Comme disait Coluche : "L'intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c'est avec ça qu'on juge."

Actuellement, ce sont les actifs qui cotisent pour les retraites du fait de l'assiette historique des cotisations, basée sur les salaires pour les salariés, et sur les bénéfices pour les artisans
et commerçants.

Cela ne concerne pas les fonctionnaires, pour qui les retraites sont un salaire continué. L'état paie tout.

Mais on pourrait asseoir les cotisations sur les machines, les bénéfices, les impôts...

Puisqu'en dernière analyse, c'est l'ensemble des biens produits qui permet à la fois aux actifs et aux retraités de vivre, la seule contrainte étant de produire ce qu'on consomme.

Il n'en demeure pas moins que, comme il ressort de ce que vous dites, les actifs travaillent à la fois pour eux et pour les inactifs.

Avec un gros bémol, qu'un écologiste comprend :

Les actifs sont très loin d'être les seuls producteurs : il y a aussi le pétrole, le ciel, la terre et l'eau... toutes choses limitées comme vous savez, d'où justement les dangers de la
surpopulation mondiale.

VOUS : On ne peut donc compter sur ce mécanisme social là, même si je le déplore, pour contrôler aisément notre démographie, comme vous le laissez entendre.

Là, vous exécutez en règle trente ans de réflexion...

Il n'en demeure pas moins que c'est l'argent qui commande, qui mène le bal.

C'est pas "on", c'est pas "nous", c'est pas "nos" petites idées.

SAUF PEUT-ÈTRE... si l'une d'entre elles était assez pensée, assez bonne, assez juste, assez séduisante pour le grand nombre, assez simple pour être comprise de tous, assez facilement traduisible
dans toutes les langues, assez diffusée pour émerger du fatras, et, surtout, à terme, assez mobilisatrice pour faire descendre assez de gens dans la rue partout dans le monde pour modifier le
rapport de force existant.

Imaginez qu'à Tunis, au Caire, à Tripoli, on se soit d'abord battu pour les retraites : ils changeait leur vie, ils en devenaient beaucoup plus propriétaires.
Tandis que là, ils vont surtout changer de maîtres...

Vous dites : "Notre démographie". La démographie n'est alarmante que si on raisonne à l'échelle planétaire, car avec l'Italie et l'Espagne à 1,3 ou 1,4 enfants par femme…

Mais c'est bien dans les régions du monde où les retraites ne sont pas généralisées à l'ensemble de la population qu'on se reproduit le plus démesurément...

VOUS : La solution, parce qu'il faudra bien en trouver une, nous amènera sans doute à jouer sur plusieurs leviers ... ce qui mériterait bien un article approfondi de la part des auteurs de ce blog
!!

Il faudra bien trouver une solution ? Pourquoi donc ? En vertu de quelle providence divine ?

La solution ne sera-t-elle pas le retour à des millénaires de moyen âge, avec l'oubli de presque toutes les conquêtes modernes ?

La plupart des techniques romaines furent oubliées pendant plus de mille ans, ainsi qu'en attestent les ruines de Pompéi et le musée de Naples.

Déjà plein d'écologistes, le voulant ou non, préparent les esprits à ça, à la disparition des retraites, au retour à la terre que voulait déjà Pétain pendant l'occupation allemande...

Ce qui maintiendra en vie le Veau d'or, et avec lui la misère humaine.

Cordialement, Jean

Jean-Christophe VIGNAL 22/12/2012 11:50



Vous avez raison à mon sens de souligner que nous, collectivement, ne pensons pas assez 'global' ; et c'est vrai que ni les écoloqistes n'ont essayé de penser sérieusement la question des
retraites, ni  les économistes et autres groupes intéressés par le problème des retraites n'ont réellement intégré la question écologique. Ce que nous avons tenté de faire, avec nos moyens,
dans ce blog à l'occasion de plusieurs articles comme 'retraite, une fausse solution' ou 'retraite : l'équation impossible'.


Quant à votre remarque sur la démographie européenne, il est vrai qu'elle est globalement entrée en phase de décroissance ... sauf si on ajoute les apports migratoires. Toutefois, il n'en demeure
pas moins que nous sommes aujourd'hui trop nombreux sur le territoire européen pour respecter un équilibre écologique et ne pas exploiter les ressources desautres continents dans le cadre d'un
échange équilibré. Il serait faux de croire que la maitrise de la démographie ne concernerait que l'Afrique et l'Asie, l'Europe et les autres pays riches ont aussi une politique à mener en ce
sens.


L'idée globale que nous défendons n'est pas un retour à un passé difficile, il n'est en aucun cas de punir un monde qui aurait fauté à l'instar de ce qu'ont voulu faire les pétainistes en 1940,
il est que l'humanité sache ajuster au mieux et au plus vite et son nombre et son mode de vie pour éviter un effondrement qui lui nous mènerait à bien de la misère.



Jean 13/12/2012 22:45

Bonjour,

GUERRE DES VENTRES...

La surpopulation mondiale est orchestrée par les chefs religieux, qui vont jusqu'à condamner la contraception pour que leur entreprise ne soit pas dépassée en nombre de bénis oui-oui par la
concurrence.
La surpopulation, qui fait grimper les prix de l'immobilier, est aussi bénie par les riches.

Cela étant dit, il est quand même dégueulasse, de la part des rares aventuriers qui déplorent publiquement la surpopulation mondiale, de demander aux pauvres dont la vieillesse n'est pas assurée
par de bonnes retraites de faire moins d'enfants.

Les retraites sont bien plus que ce que tout un chacun en pense, même chez les plus sincères, les plus éclairés, même chez Bernard Friot (Les retraites, un trésor impensé) : ELLES DIMINUENT LA
NATALITÉ PROPREMENT, c’est-à-dire autrement que par la misère, l'inculture et les guerres.

Tant que les retraites n'existent pas ou sont insuffisantes, les enfants, et donc le ventre des femmes, servent depuis toujours, essentiellement, de "bâtons de vieillesse", en clair : de caisse de
retraite.

La peur qu'ont les pauvres de manquer plus tard explique l'escroquerie ancestrale d'un paradis futur dans le ciel, avec du pastis ou des vierges à gogo.
La peur de l'avenir explique aussi la multiplication par quatre de la population mondiale en un siècle.

Les retraites, si elles étaient partout développées et généralisées, pourraient changer l'homme en lui donnant le temps de penser à autre chose qu'à sa survie, et marquer, enfin, le vrai début
d'une vraie civilisation.

Dans leur quasi-totalité, les penseurs n'ont rien vu, et pour eux le mot "retraite" semble tabou. Tous les médias évitent la question des retraites comme la peste, même France Culture, même radio
Ici et Maintenant, les deux radios que j'écoute.

Faut croire que l'objet retraite n'est pas très vendable !

Puisque ça n'est pas vendable, que ceux qui savent encore donner s'emparent de cette question, et comprennent que c'est par ce combat là qu'il faut commencer prioritairement.

Rien n'est plus révolutionnaire que les retraites par répartition !
Rien de plus écologique aussi que les retraites par répartition, qui, en plus d'être la plus fabuleuse invention de l'humanité, peuvent tout simplement sauver la planète.

Des millions d'associations caritatives en Afrique et ailleurs. Il y en a-t-il une seule qui œuvre en quoi que ce soit au DROIT à la retraite pour tous ?
Les églises défendent les retraites ? Le Front National a-t-il jamais appelé à une manif en faveur des retraites ?
Tout ce beau monde-là défend la famille, l'amour, la bonté, le partage...
...Mais pas ce par quoi il faudrait commencer pour affaiblir le pouvoir aveugle de l'argent : les retraites chez nous et l'exigence de leur généralisation mondiale.

Pour que triomphe une idée comme celle-là, comme pour qu'une boisson gazeuse l'emporte sur ses concurrentes, il faudrait investir des milliards, des milliards que les pauvres n'ont pas.
Mais les pauvres sont eux-mêmes des milliards, et si les plus éclairés d'entre eux pouvaient cesser de s'éparpiller eux-mêmes et d'éparpiller tout le monde sur mille fronts différents, si les plus
médiatisés d'entre eux pouvaient briser la loi du silence qui règne autour du trésor caché et impensé que sont les retraites, la chose pourrait devenir autrement enthousiasmante, mobilisatrice et
donc prometteuse pour l'avenir de l'humanité.

Il faudrait aboutir à un mouvement international pour les retraites. Pas seulement pour les retraités sur la défensive, mais POUR LES RETRAITES PARTOUT ET POUR TOUT LE MONDE.

Personne n'a compris, même parmi ceux qui sont sortis dans la rue par millions en France en 2010, à quel point les retraites pourraient être le carburant miracle capable de métamorphoser le
monde.
A ma connaissance, aucun stratège, aucun tacticien (ça existe ?), qu'il se réclame de l'écologie ou d'autre chose, n'a compris que les retraites, c'est cinq milliards d'alliés potentiels, donc le
meilleur terrain d'affrontement à l'échelle mondiale contre la puissante machine de guerre des riches et de leurs serviteurs.

Personne n'a compris comment, en nous concentrant sur le combat pour les retraites, nous pourrions, sinon tuer le Veau d'Or, du moins diminuer son arrogance et augmenter d'autant le pouvoir des
hommes.

Jean

Jean-Christophe VIGNAL 15/12/2012 19:47



Comme il y a rarement une cause et une seule qui explique un problème général et collectif, il y a rarement aussi une solution miracle, aussi intelligente soit-elle.


Concernant les retraites, certes il s'agit d'un mécanisme d'ingénierie sociale a priori assez malin dans la mesure où, du fait de sa généralité à l'ensemble d'une population donnée, il fonctionne
comme un mécanisme assurantiel en gommant l'incertitude individuelle ou familiale. Toutefois son impact sur la démographie est assez limité puisque les plus farouches défenseurs des systèmes de
retraites par répartition sont aussi les premiers à expliquer qu'il est souhaitable d'avoir un nombre d'actifs toujours croissant afin d'avoir un mécanisme qui n'écrase pas les actifs par le
poids des cotisations, soit par une dynamique démographique interne, soit en faisant appel à l'immigration.


On ne peut donc compter sur ce mécanisme social là, même si je le déplore, pour contrôler aisément notre démographie, comme vous le laissez entendre. La solution, parce qu'il faudra bien en
trouver une, nous amènera sans doute à jouer sur plusieurs leviers ... ce qui mériterait bien un article approfondi  de la part des auteurs de ce blog !!



teysseire 02/12/2012 08:27

Je viens effectivement de lire un article de Tarrier dans Planète Infos où la pertinence de ses analyses est déconsidérée par sa "solution"(finale?): faire la grève des ventres jusqu'à ce que
l'humanité disparaisse. Du coup, on ne retient que sa haine, ne fut-elle que littéraire, de l'humanité.Sa provocation n'est qu'un pose et je doute qu'il se soucie beaucoup de la terre et de
l'avenir des autres même si ses intentions ne sont pas dictatoriales. Je doute aussi , hélas, que les hommes prennent conscience et agissent avant de nombreuses catastrophes. Ce qui n'empêche
pas,au contraire, de continuer à alerter et espérer.

Jean-Christophe VIGNAL 03/12/2012 21:59



Alerter et espérer, alerter pour espérer, c'est un peu le but des articles d'"Economie Durable".


En matière de démographie, domaine sensible s'il en est, cet article voudrait tenter de poser des jalons pour une solution du juste milieu, éloignée à la fois de tous ceux qui voient dans la
croissance démographique une solution à nos problèmes et une roue de secours à la croissance économique, et de tous les extrémistes qui ne peuvent que donner l'impression qu'ils ont des comptes à
régler avec l'humanité. Les uns confortant les autres volens nolens, et empêchant ainsi l'émergence d'une position démographique responsable et raisonnable qu'il est urgent de populariser et de
mettre en pratique.



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  • : Site de réflexion sur l'écologie pour une société durable. Auteurs : Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal.
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